samedi, 14 novembre 2009
Rien d'étonnant
Christine Coget et Patrick Piret ne s'étonnent guère des propos tenus ce jour par Georges Bouquillon et Steeve Briois dans les colonnes de la VDN. Des réactions tellement interchangeables qu'ils s'interrogent de moins en moins sur la volonté de l'adjoint à la communication de se mettre sincèrement au service de la majorité municipale.
Chacun pourra observer que Georges Bouquillon et Steeve Briois, faute d'arguments solides, ne s'attaquent nullement au fond des actions développées par l'ensemble des composantes politiques et citoyennes oeuvrant au sein du Nouvel Elan pour Hénin Beaumont. Tous les deux se raccrochent systématiquement à un passé auquel ils ont pourtant largement contribué et une histoire qu'ils aiment à travestir.
Quant à madame Régine Calzia, il est temps de l'inviter à prendre de la hauteur et à voir ainsi bien au-delà des prochaines élections régionales et de ses ambitions personnelles. Nul doute que les hénibeaumontois(e)s auront apprécié de l'entendre qualifier de peu sérieux, en ces temps de réelles difficultés pour nombre d'habitants, la possibilité d'une remise de la taxe d'habitation pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros !"
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mardi, 10 novembre 2009
Il était une mauvaise foi *
Croyez moi ou pas, mais Steeve Briois est un homme consensuel.
Voilà un gentilhomme qui, en sus de sa lourde charge professionnelle, ne rechigne nullement à participer aux tâches du foyer. Un gendre idéal, comme le dirait ma belle-mère, qui malgré la fatigue venue, s'en va faire quelques achats pour lui remplir un frigo bien vide en ces temps de crise.
Un homme qui stationne son véhicule sur le parking de Babou ne peut pas être un mauvais homme. Oh, bien sûr, ce n'est pas l'enseigne où il escompte faire ses achats, mais la place, malgré l'heure tardive, venant à manquer sur les emplacements du supermarché, celui que chacun s'accorde à reconnaître comme l'enfant du pays, fera contre fortune bon cœur de cet aléa et remerciera finalement la providence de lui offrir l'opportunité d'une petite marche nocturne, bien sympathique ma foi.
Que monsieur Briois y rencontra Gérard Dalongeville et qu'un enregistrement de ce qu'il convient de présenter comme un non-événement fut réalisé - mais, charité oblige, jamais diffusé - ne peut relever, vous le comprendrez, que du pur hasard.
Un hasard, s'acharnant sur celui que des intimes aiment à appeler "ce bon vieux Steeve" mais qui, fort heureusement, n'entame en rien son très haut sens de la modestie et de l'altruisme.
Jugez donc : à la gloire promise que lui aurait conférée un fer médiatique croisé avec Gérard Dalongeville, le saint homme préfèrera laisser sa place sur le plateau de France 3 à une jeune femme inconnue. Et c'est tout naturellement qu'il mit à la disposition de cette dernière son art de la communication et de la médiation.
Croyez moi ou pas, mais voilà aussi un homme qui bien qu'adepte des produits régionaux - reconnaissons-lui, comme à ses flibustiers, de redoutables capacités d'adaptation et une ouverture d'esprit sans limite : préférences européennes, régionales, hénibeaumontoises, … - et de la bonne cuisine française (oui messieurs-dames, française) se résigna malgré tout à inviter Georges Bouquillon, Bruno Bilde, Daniel Duquenne, Marine Le Pen pour faire pitance autour de quelques modestes pizzas. Son haut sens des usages républicains le poussa même jusqu'à faire de Christine Coget, sa tête d'affiche puis, élections européennes obligent, probablement, sa tête de turc.
Et ce ne fut pas faute, pour Steeve le sage, que d'avoir tout entrepris pour inciter l'infâme traîtresse à demeurer fidèle au PS de Gérard Dalongeville puis, dès cette dure lutte perdue, au sein de l'AR, du moins de celle de son grand complice, le nouvel alexandrin.
Pauvre monsieur Briois ! Un homme si affable et courtois, cible quotidienne des pires railleries. Non, ce Che Guevara hénibeaumontois n'est pas le leader de la cause "tête blanche - mains hautes", qu'on se le dise.
Sa condamnation pénale, qu'un appel viendra à coup sûr casser, rétablira l'homme dans sa dignité. De celle qui le conduit sans répit à sermonner ses ouailles au moindre débordement de potache. De ces blagues telles que "Et transmettez à Piret de bien recevoir l'huissier de justice" et qui, manifestement, le font douloureusement souffrir.
Que dire enfin de cet orateur hors norme, puisant dans la mythologie l'inspiration de ses discours d'anthologie, fervent serviteur de la langue de Molière, qui sans la moindre attente d'un retour, livre sa plume et son temps à qui le lui demande, même au 3ème adjoint et à son maire. Et je vais vous dire, que le Goncourt de 2009 ne lui ait pas été décerné, et c'est encore l'arbitraire qui s'est ainsi manifesté.
Croyez moi ou pas, mais pour son mutisme contenu, comme pour tout ce qui ci-avant fut évoqué, monsieur Briois est véritablement un saint homme.
Mais évidemment, vous n'êtes pas obligé de me (ni de le) croire *.
Patrick Piret
*Avec la coopération involontaire de la chonique de Jean-Pierre Gauffre
03:05 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : briois, le pen, duquenne, bouquillon, coget, piret, bilde, alliance républicaine, alexandre
jeudi, 29 octobre 2009
L'identité nationale n'appartient pas aux politiques
Par avance, je ne puis qu'implorer notre nouvel ami canadien (1) de m'accorder son pardon pour les propos ci-après et une introduction moins ampoulée qu'à l'accoutumée.
Marine Le pen prend-elle les Hénibeaumontois et les Français pour des imbéciles ?
La question s'impose en effet à la lecture du Monde du 28/10/2009 et de son sujet "Marine Le Pen veut rencontrer Nicolas Sarkozy"
Prise de vitesse par une UMP qui, à l'approche des régionales, s'extrêmise, la N°2 des frontistes hénibeaumontois se lance à corps perdu dans une opération visant à déborder Nicolas Sarkozy. L'exercice est ardu car il lui faut éviter tout dérapage incontrôlé susceptible de la plonger à nouveau dans l'image du FN paternel.
Un cadrage-débordement conduisant la colistière de l'enfant du pays à une nouvelle provocation : selon elle, le futur débat sur l'identité nationale "mérite mieux que des discussions de sous-préfecture encadrées par M. Besson avec quelques emplois-jeunes issus d'associations subventionnées qui ne représentent personne et une poignée de syndicalistes qui ne représentent personne".
Manifestement, Marine Le Pen entend nourrir sa campagne des Régionales de bling bling médiatiques et de buzz marketing. Nul doute que les Héninois et les Beaumontois goûteront goulûment des artifices présidentiels qu'elle entend s'approprier…
Roulez tambour et sonnez trompette. Marine Le Pen s'en est allée réclamer un rendez-vous à Nicolas Sarkozy pour parler de l'organisation de ce débat national… un débat avec celui que pourtant son père a accusé de récupération électoraliste ….Voilà qui est fort cohérent.
Plus que jamais, l'OPA UMP sur une partie des électeurs du FN fonctionne à merveille et devrait entraîner une radicalisation des discours de l'Extrême-Droite. L'image d'Epinal, il est vrai, résiste bien mieux au temps que celles tirées sur papier glacé.
Mais comme le dit si bien Marine Le Pen, la tactique, "ça n'a pas d'importance. C'est de la politicaille". De celle à laquelle, tout comme Nicolas Sarkozy, vous contribuez, madame Le Pen.
Patrick PIRET
(1) suite à l'article de lundi présentant le dernier tract du MoDem, un individu se disant canadien et militant FN nous a contactés par téléphone. Il souhaitait nous exprimer son incompréhension face à notre ténacité à dénoncer les très nombreuses incohérences de monsieur Steeve Briois et de ses amis.
Sur le même sujet
François Bayrou a affirmé lundi que "l'identité nationale n'appartient pas aux politiques", après l'annonce d'un vaste débat sur ce thème par le ministre de l'Immigration, Eric Besson.
"L'indentité nationale n'appartient aux politiques. C'est comme l'histoire, il n'appartient pas aux politiques de s'en accaparer", a-t-il déclaré à l'AFP.
"C'est une identité toujours en construction. Elle est fondée pour nous sur des valeurs: liberté, égalité, fraternité en premier et intègre tous ceux qui avec le temps s'y rattachent", a fait valoir l'ancien ministre de l'Education en citant l'écrivain Ernest Renan qui la définissait comme "un plébiscite quotidien".
"Rien n'est pire que d'en faire un sujet d'affontement politique surtout quand, par ailleurs, on laisse abîmer l'image de la France. Et, encore pire d'en faire une utilisation partisane", a-t-il dénoncé. "La nation appartient à tout le monde (...) Chacun en a son idée et sa meilleure illustration est la réussite de notre pays", a affirmé François Bayrou.
"Evidemment cette nouvelle annonce (d'Eric Besson) est une recette électorale. Chaque fois qu'une élection se présente à l'horizon, le parti UMP agite le sujet de l'identité nationale et de l'immigration", souligne-t-il.
"Cela a pu marcher mais le jour va venir où les Français se rendront compte que toutes ces déclarations à grands sons de trompe n'ont rien a voir avec une réalité qui s'aggrave tous les jours, empêchant toute intégration et renforçant les discriminations, accompagnés de décisions qui sont le contraire des valeurs et l'identité de notre pays", a-t-il ajouté en citant en exemple le récent renvoi de trois Afghans à Kaboul.
01:31 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, identité nationale, besson, le pen, sarkozy, piret
mercredi, 28 octobre 2009
« Un nouvel élan » : la vie continue ...
... après la "petite mort" du 28 juin (VDN du 27/10/2009)

Jean-Pierre Policante, Pierre Ferrari, Patrick Piret et Christine Coget partagent toujours le même «Élan»...*
Il y a quatre mois, la claque faisait mal. Très mal. Si mal qu'on aurait pu l'imaginer destructrice du « Nouvel élan » né dans la douleur et le deuil des sacrifiés à la « cause » que furent Marie-Noëlle Lienemann et Éric Mouton.
Et pourtant, alors que la plaie est loin d'être cicatrisée pour Pierre Ferrari et ses amis d'infortune, l'« Élan » n'a pas été brisé.
Et se prolonge l'aventure plurielle qui fait cohabiter sans le moindre état d'âme militant PC et MODEM, anti-Dalongevilliens primaires et anciens proches du maire déchu ayant depuis lors fait leur mea culpa... Une équipe hétéroclite sur le papier mais qui s'avoue soudée et le prouve depuis l'installation de l'équipe Duquenne en ne lâchant rien.
Un « Nouvel élan » qui vient de faire le point avec ses militants au local de la rue Victor-Mathé, fourmilière où la vie militante continue de grouiller malgré la défaite du 28 juin et l'inévitable coup de mou qui l'a suivi.
Massés en fond de salle, alanguis dans des divans ou sagement assis, buvant les paroles de Pierre Ferrari, les militants de l'Élan sont à l'image du bureau de leur association, multigénérationnels et représentatifs de la diversité héninoise.
Sujet bien évidemment majeur de cette soirée que l'ubuesque situation locale entre les menaces « virtuelles » du retour de Gérard Dalongeville par la voie juridique et les problèmes de santé de Daniel Duquenne qui auront nourri beaucoup de fantasmes. « Il faut dire aux gens qu'il n'y aura pas deux maires à Hénin-Beaumont ! » martèle Pierre Ferrari. Qui voit dans ce qui est annoncé ici et là par certains Cassandre autour de la future décision du Conseil d'État « comme un scénario-catastrophe qui ne peut profiter qu'au FN ». Une situation pour laquelle le Bureau de l'Élan recommande à ses membres d'être des relais « pédagogues » auprès de la population. « Faisons attention, on se doit d'être précis et d'expliquer aux gens ! » précisera Jacques Boutillier
Avec les Verts et le PRG ?
Une aventure commune des partis héninois à laquelle ne participent pas les Verts, ce qui vaudra quelques questions parmi les adhérents. « Régine Calzia devrait être présente lors de notre prochaine réunion. Ne vous inquiétez pas, on travaille au rassemblement aussi bien avec les Verts qu'avec le PRG ! » expliquera Pierre Ferrari.
En attendant, le quotidien de l'Élan, c'est l'animation de pas moins de 20 commissions balayant le plus largement possible la vie locale, comme unshadow cabinet à l'anglaise. Et puis ce sont les permanences des mercredis et vendredis (de 18 h à 20 h) « qui sont un véritable succès ». Environ dix personnes y sont reçues chaque semaine et quelque cent dossiers sont en cours de traitement : « Beaucoup des gens qui viennent nous voir ne sont pas reçus en mairie et grâce aux compétences et réseaux de chacun, on essaie de les aider au mieux ».
PASCAL WALLART
* Et David NOËL
et aussi en page Région
HÉNIN-BEAUMONT
Faute de partis, un « Élan »... Depuis le 5 juillet, les partis classiques ont officiellement quitté l'enceinte du conseil municipal. Avec une association aux commandes et le FN en guise d'opposition interne, les partis traditionnels sont « à la rue ». D'où la volonté des colistiers PCF, MJS, MoDem et MRC, de continuer à se serrer les coudes dans l'association Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont. Ces militants veulent être un véritable « shadow cabinet » ne lâchant rien quant à l'évolution de la tourmentée vie politique locale.
01:05 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : policante, ferrari, un nouvel élan pour hénin beaumont, noel, coget, piret, duquenne, dalongeville, calzia, mouton, lienemann, boutillier
mardi, 27 octobre 2009
Une AG réussie pour un Nouvel Elan pour Hénin Beaumont
Il y avait du monde, vendredi, au local de la rue Victor Mathé pour l'Assemblée Générale mensuelle de l'équipe d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont.
Notre association politique qui rassemble des adhérents du PS, du MJS, du PC, du MRC et du MoDem, mais aussi de nombreux adhérents sans parti regroupe déjà plus d'une centaine d'adhérents qui s'investissent dans la vie de l'association.
Vendredi soir, plus de 60 militants étaient présents pour l'Assemblée Générale du mois d'octobre qui a été l'occasion de remettre leur carte aux adhérents, mais aussi de faire un point sur l'actualité municipale et sur la vie de l'association.
Pierre Ferrari, président d'Un Nouvel Elan a expliqué avec beaucoup de pédagogie ce qui vient de se passer au tribunal administratif de Lille. Patrick Piret, vice-président de l'association, est intervenu sur les complaisances de l'AR et du FN. Jean-Pierre Policante, membre du bureau de l'association est revenu sur le retour de Georges Bouquillon dans le giron de Jean-Marie Alexandre, un patron du MRC 62 qui s'est mis dans une situation de dissidence face à Jean-Pierre Chevènement en créant une association de financement distincte de celle du MRC. Georges Bouquillon rejoint un dissident du MRC qui a été le parrain politique de Gérard Dalongeville. Jean-Pierre Chevènement, lui, a soutenu Jean-Pierre Policante. Enfin, David Noël a commenté la condamnation de Steeve Briois pour diffamation tandis que Christine Coget a expliqué l'action d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont en faveur du salon du mariage.
Unie et soudée, Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont aura très bientôt son site internet en cours de finalisation. Notre association est présente systématiquement sur toutes les manifestations du weekend et tient deux permanences par semaine au local de la rue Victor Mathé, les mercredi et vendredi soir. Chaque soir, c'est plus d'une dizaine de personnes qui viennent expliquer leurs problèmes à Pierre Ferrari, Claudine Policante, Marc Drapier et Chantal Renoncourt, qui animent les permanences. Au total, notre association suit plus d'une centaine de dossiers, en particulier des demandes de logement dans une ville qui compte plus de 800 demandes de logement en attente et notre action porte ses fruits.
Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont s'est organisée à l'image d'un shadow cabinet à l'anglaise. Nos commissions thématiques balaient tout le champ municipal : Patrick Piret anime la commission sport, David Noël la commission culture, Chantal Renoncourt la commission affaires sociales et logement, Christine Coget la commission urbanisme et transports, Smaïl Yousfi la commission handicap, Claire Boutillier et Jérémy Debienne la comission jeunesse... Au total, ce sont pas moins de vingt commissions thématiques et organisationnelles qui ont été créées et qui se réuniront régulièrement.
La Voix du Nord fait ce matin un compte-rendu de notre Assemblée Générale. Ceux qui prédisaient la fin de notre aventure au lendemain du 5 juillet dernier en seront pour leurs frais ! Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont est toujours là et continuera d'être force de proposition et d'action au service des habitants.
12:52 Publié dans Un Nouvel Elan | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : un nouvel élan pour hénin beaumont, ferrari, noel, piret, policante, coget, drapier, renoncourt, yousfi, debienne
mardi, 20 octobre 2009
Projet contre projet
Le tribunal administratif de Lille rendra très prochainement sa décision sur la demande en annulation de la suspension de Gérard Dalongeville.
Une décision dont chacun connaît l'importance puisque susceptible d'apporter une sérieuse indication quant aux probabilités d'un 2nd retour aux urnes hénibeaumontoises, ou pour Daniel Duquenne, de mener son mandat à terme.
Notons au passage que le lieu retenu par le FN pour implanter son siège de campagne des prochaines régionales ne relèvent en rien du hasard et lui permettrait de prétendre courir 2 lièvres à la fois.
Si les prochaines semaines permettent progressivement de lever les hypothèses, elles ne peuvent en revanche justifier un temps d'arrêt dans le combat politique à poursuivre et à renforcer contre le frontiste Steeve Briois.
Les plus optimistes argueront que l'enfant du pays a mangé le pain blanc offert l'été dernier par Gérard Dalongeville et qu'à force de le voir repasser le plat, il en perd sa saveur.
Il est heureux, en effet, d'observer que de nombreux abusés du 5 juillet trouvent maintenant le besoin de nous le signifier.
Hénin Beaumont dispose donc des atouts suffisants pour en finir avec ce passé. Un passé qu'il convient non pas d'oublier mais duquel il importe de s'extraire.
Les incompréhensions exprimées suite au retour de Georges Bouquillon au MRC de Jean Marie Alexandre ont été nombreuses. Les interrogations - car n'en déplaisent aux détracteurs qui aiment les travestir en insinuations les plus contestables (1) – aussi.
Ce retour de Georges Bouquillon aux côtés de Jean Marie Alexandre nous ramène, quoi que l'on puisse en dire, à Gérard Dalongeville. Dés lors le risque d'une triangulaire permanente apparaît comme accepté (si ce n'est souhaité) (2) dans un contexte politique qui pourtant devrait conduire chaque démocrate et républicain à s'en éloigner !
C'est donc dés à présent qu'il appartient à chacun de s'engager pour qu'une telle éventualité ne puisse se produire.
Un engagement comme une invitation lancée à l'ensemble des responsables politiques locaux de :
- mener chaque campagne "projet contre projet"
- de s'effacer, le soir du 1er tour, en faveur du/de la candidat(e) républicain(e) et démocrate le/la mieux placé(e) pour s'en aller battre le parti d'extrême droite auquel appartient Steeve Briois.
Patrick PIRET
(1) Que les choses soient claires. La vie privée de George Bouquillon comme ses choix politiques lui appartiennent. Et si je m'interdis d'évoquer la première, les sous-entendus les plus perfides ne m'empêcheront pas de critiquer, et autant que je le juge nécessaire, les seconds.
(2) S'il est des femmes et des hommes, membres de l'Alliance Républicaine avec qui l'avenir de notre ville pourrait très sérieusement se réfléchir, il en est d'autres, avec qui, des compromis apparaissent, en l'état, fort difficilement envisageables. Non par rancœur, ni même pour une revanche à prendre. Il en va tout simplement de la cohérence entre notre discours et nos actes ainsi que, bien évidemment, du respect des électeurs !
01:48 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : briois, justice, piret, bouquillon, duquenne, élections régionales, municipales 2009
lundi, 19 octobre 2009
L'Alliance Républicaine à la dérive.
L'Alliance Républicaine a vécu, elle dérive aujourd'hui vers une fin inexorable. Afin de mieux comprendre le parcours de cette association politique originale, il faut passer par un retour chronologique détaillé.
La création de l'AR ne remonte pas à "de nombreuses années", mais date de janvier 2007. Par contre, ses "créateurs" ont un passé politique plus fourni.
Georges Bouquillon : élu en 2001 sur la liste de Dalongeville, il sera adjoint à la culture jusque décembre 2002 et adjoint sans délégation (après s'être fait retiré sa délégation par le maire) jusqu'en mars 2008. Fin 2003, il créera "Civisme et Valeurs Républicaines", une association d'opposition à l'action municipale.
Christine Coget : élue conseillère municipale d'opposition dès la 1ère mandature de Dalongeville, elle créera avec Thierry Deneuville l'association "Transparence et Citoyenneté" fin 2004, juste après avoir organisé la manifestation inédite contre l'augmentation de 85% des impôts locaux. Leur slogan sera "Ni Briois, ni Dalongeville".
Fin 2005, les 2 associations fusionneront pour former "Civisme et Transparence" qui fonctionnera de manière démocratique, et dont une des conditions d'adhésion sera la non-appartenance à un parti politique, quel qu'il soit.
Un rapprochement aura lieu entre "Civisme et Transparence" et la section PS Canal Historique. Rapprochement qui aboutira à la création de l'Alliance Républicaine, après vote des adhérents en janvier 2007. C'est en juin 2007 que Daniel Duquenne, ex-collaborateur de Darchicourt, et secrétaire d'une section socialiste bannie par la Fédération PS 62, en sera élu Président. Georges Bouquillon, Christine Coget et Thierry Deneuville seront quant à eux vice-présidents.
Dès lors, l'appartenance à titre personnel à un parti politique n'est plus interdite. Christine Coget rejoint le MoDem par conviction, suivie par de nombreux adhérents, et ce en vue des élections municipales de 2008. L'AR présentera une liste composée, en grande majorité, de membres de la Société Civile, et soutenue par le MoDem et les Verts. Au lendemain de la défaite, des différences d'opinions et de méthodes deviendront de véritables divergences qui entraîneront le départ de Christine Coget et d'autres membres influents en octobre 2007. Au chapitre des divergences notamment, le rejet par l'AR des partis politiques courtisés quelques mois auparavant et les relations florissantes entre dirigeants de l'AR (Bouquillon et Duquenne) et du FN (Briois et Bilde).
Une fois la rupture officialisée, Christine Coget siégera au conseil municipal en tant que représentante du MoDem qu'elle se chargera de développer avec Patrick Piret et Smail Yousfi. Dès lors, (par jalousie? par rancoeur? par respect de ses relations avec le FN ?) Georges Bouquillon n'aura de cesse de dénigrer l'action des représentants du MoDem auprès des responsables et acteurs politiques locaux. Campagne de dénigrement qui n'aura pas résonnance auprès de Pierre Ferrari ni de David Noël.
Aujourd'hui, l'Alliance Républicaine n'a plus grand chose de républicain.
- Duquenne et Bouquillon ont trahi leur parole donnée à Pierre Ferrari en refusant la fusion au soir du 1er tour.
- Ils ont trahi les électeurs qui, en votant pour eux, voulaient prioritairement battre le FN de Briois; en effet les relations entre les 2 entités va bien au-delà de l'usage républicain.
- Ils ont trahi leurs sympathisants en se présentant comme une liste au-dessus des partis et en laissant Bouquillon rentrer au bercail du MRC. L'AR étant composée essentiellement de familles et d'amis du Président et du Vice-Président, il est d'ailleurs fort à parier que la section héninoise du MRC va rapidement voir ses rangs gonfler extraordinairement.
- Ils ont trahi leurs militants en les mettant devant le fait accompli. Presque tous ont appris l'allégeance de Bouquillon à Alexandre en lisant la VDN.
- Ils ont trahi leurs valeurs surtout, et ce de 2 manières. Tout d'abord en pratiquant l'entente cordiale avec Briois, le représentant local du parti d'extrême-droite. Et puis également en adoptant la doctrine de JM Alexandre, le parrain politique et soutien indéfectible de Dalongeville.
L'Alliance Républicaine d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec l'Alliance Républicaine de 2007, sacrifiée sur l'autel de l'ambition personnelle de Georges Bouquillon.
01:59 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alliance républicaine, duquenne, coget, yousfi, piret, bouquillon, deneuville, briois, bilde, noël, ferrari, alexandre, mrc
lundi, 05 octobre 2009
Salon du mariage
Article paru le 4 octobre dans la VDN
L'espace Mitterrand réquisitionné pour cause de grippe A, c'est l'union sacrée pour sauver le Salon du mariage !
Et pourtant, c'est arrivé. Vendredi soir, Alliance républicaine, MoDem, FN, MJS, avaient mis sous le boisseau leurs animosités coutumières pour préserver le salon du mariage. Ce dernier, prévu mi-janvier est compromis en raison de la réquisition de la salle Wilquin de l'espace Mitterrand pour quatre mois, à compter de la mi-octobre. Une mesure prise cette semaine par la préfecture dans le cadre de la prévention de la grippe A. En cas de pandémie, 73 000 vaccins seraient administrés aux habitants d'Hénin et alentours sur ce laps de temps.
Dégât collatéral, le salon du mariage saute. Illico presto, Olivier et Virginie Duquesnoy, les organisateurs, ont donc réuni commerçants, élus et responsables politiques à leur Atelier photographique pour trouver un plan B. « Le salon du mariage c'est 6 000 visiteurs en deux jours et 45 stands. Il fait vivre Hénin-Beaumont et beaucoup de commerçants, rappelle un Olivier Duquesnoy alarmiste. Il y en a qui ne se relèveront pas, on va se battre pour eux ».
Le gros des formations politiques héninoises soudé dans un même combat ? Un cas de figure que beaucoup n'auraient jamais imaginé. ...
Solutions de repli
Les solutions de repli échafaudées par les commerçants ne collent pas. Un chapiteau ? Trop cher. Les locaux de Sublistatic ? Hors de prix. La concession Renault ? Impossible. Décaler les dates du salon à février ? Niet, répond O. Duquesnoy. « Tous les grands salons de la région ont eu lieu. C'est l'époque où les gens passent commande. » Partisan de maintenir le salon à Hénin, Steeve Briois suggère que les vaccinations aient lieu au Cèdre bleu (en liquidation judiciaire). « Il appartient à la ville, est assez vaste pour accueillir beaucoup de personnes. Il faut insister vigoureusement auprès de la préfecture. » « Ce n'est pas une solution viable, objecte Ernest Binaisse, premier adjoint. Le liquidateur a toujours possibilité de le vendre. »
Délocatisation ?
Patrick Piret (MoDem) suggère « d'élargir la gamme des possibles. Pourquoi pas délocaliser ? » Curieusement, chaque responsable se tourne vers la ville vers laquelle il a des alliés. Guy Delcourt et Lens ont les faveurs de Pierre Ferrari, Jean Urbaniak et Noyelles celles de Patrick Piret. Cette idée est d'ailleurs la plus consensuelle. Même si elle pose problème pour le stationnement.
De son côté, Éric Bessan, commerçant oigninois, a pris attache avec la mairie de Dourges. « Ils sont d'accord pour prêter une salle mais ils veulent que le salon y reste l'année suivante. Ils ne veulent pas servir de roue de secours. » Hors de question de laisser la belle s'envoler, arbitrent les adjoints au maire.
Alors ? Alors, les élus, forts du soutien des politiques, ont promis de réétudier le problème avec la préfecture demain. Les participants se retrouveront en soirée. Sans illusions excessives. « De toute façon ce sera la solution la moins pire », observe Patrick Piret
C. L. C.
09:19 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : manifestations, piret, binaisse
mercredi, 30 septembre 2009
On ne savait pas
Ci dessous le courrier remis en mairie le 23 septembre
à l'attention de chacun des adjoints et des conseillers
de la majorité municipale.
exception faite de M. Georges Bouquillon
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
L'AR a perdu le plus important de ses combats : celui des valeurs. Ceux qui en avaient la charge n'ont pas tenu leurs engagements.
Des premiers soupçons de mai 2008 aux faits reconnus en juillet 2009, des cordialités prétendues républicaines aux complicités diverses, l'existence de relations entre le FN et l'AR ne fait désormais plus, pour nombre d'Héninois et de Beaumontois, l'ombre d'un doute.
La confiance que l'on accorde et celle dont on espère, en retour, être bénéficiaire empêchent parfois sa raison de conduire l'analyse d'une situation. Nombre de mensonges voire de manipulations s'appuient sur cette difficulté : admettre d'avoir été trompé.
Oui, Steeve Briois est un élu d'extrême droite. Non, le FN n'est pas un parti comme les autres, à Hénin Beaumont, comme partout en France. L'opposition très feutrée de Steeve Briois à Daniel Duquenne dans les médias est surprenante à plus d'un titre. On est bien loin des insultes et des pratiques indignes employées par le frontiste et son équipe à l'égard, notamment de Christine Coget et de moi-même.
Que penser également d'un maire qui non seulement se dispense de rassembler et qui en outre, volontairement, enchaîne les provocations à l'égard des seuls démocrates et républicains ?
Je le dis sans aucune réserve : Daniel Duquenne a trahi les électeurs qui ont participé au sursaut républicain. Il vous appartiendra de juger librement de sa culpabilité comme de celle de Georges Bouquillon.
Je note pour ma part que mes demandes successives de démentis sont toujours restées, depuis 2008, sans suite.
Ce courrier n'a qu'une ambition : vous éviter d'endosser la responsabilité des complicités FN – AR. Une responsabilité comparable à celle des collaborateurs les plus zélés de Gérard Dalongeville et qui pour leur tardive défense s'en allèrent clamer leur "on ne savait pas".
Il est bien évident que je reste à votre disposition pour, si vous en estimiez le besoin, entamer la controverse.
Je vous prie d'agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l'expression de ma considération courtoise et distinguée.
Patrick PIRET
01:51 Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alliance républicaine, adjoint, conseiller, complicités, piret
jeudi, 17 septembre 2009
AMICALEMENT VOTRE ?
Tout comme Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Pierre Mauroy, Catherine Génisson, Vincent Lena, Jean-Marie Alexandre, Albert Facon, Jean-Pierre Corbisez, Jean Haja, Bernard Czerwinski, mais aussi comme de nombreuses autres personnalités, le MoDem s'est réjoui de la défaite du FN aux dernières municipales d'Hénin Beaumont.
En affirmant détenir le soutien des personnes citées, Daniel Duquenne cherche à s'octroyer un blanc-seing avec, serions nous tentés de dire, la bénédiction de Steeve Briois.
Exemples pour les uns, soupçons pour d'autres, la complicité entre l'AR et le FN fait chaque jour de plus en plus débat. Les situations, il est vrai, se multiplient. Dernière en date, la jubilation de Steeve Briois.
Le leader frontiste semble en effet ne pas tenir rigueur à Daniel Duquenne de son mois de juillet 2009. Les urnes ont parlé et le chef de la propagande se tait. Même Candide n'y trouverait rien à redire.
Steeve Briois donc jubile de voir la "gauche la plus bête de France" s'entre déchirer et de ceci, il en fait porter la responsabilité à Pierre Ferrari. Son collègue Daniel Duquenne ne serait être tenu responsable d'un tel marasme.
Pas un mot, pas même l'ébauche d'une critique sur les nouvelles amitiés de Daniel Duquenne et sur les premiers pas de ce dernier. Admirable: entre enfants du pays, on se comprend.
Et pourtant, il n'aura pas échappé au leader frontiste que le MoDem ainsi que d'autres formations politiques de droite comme de gauche portent un jugement sans concession sur le début de mandature. Un bilan si exceptionnel que tous s'accordent, sauf Steeve Briois, sur l'indécence à observer, pour une fois, une période de grâce.
Manifestement, l'opération "il faut sauver le soldat Duquenne" semble s'afficher comme la priorité pour le représentant de l'extrême-droite locale. Quelques contre parties promises sont parfois bien suffisantes pour patienter en silence.
S'il en était ainsi, ce sont bien ses propres électeurs que Steeve Briois trahirait.
Que Steeve Briois s'en remette à de piètres pirouettes pour balbutier quelques explications n'est en soit, pas étonnant. Mais ce n'est pas le MoDem ni même le MJS ou le PC qui ont avoué les liaisons dangereuses entre le FN et l'AR.
Au pays des borgnes, les aveugles seraient-ils les rois des muets ?
Nous sommes en droit de le penser. Steeve Briois, toujours lui, déclare dans VDN "La spécialité de Ferrari et de Noël est d'appeler les citoyens à voter pour des gens qu'ils combattent aussitôt élus." Le propos, pour une fois est intéressant puisque le frontiste reconnaît ainsi et sans réserve l'action d'opposant de Pierre Ferrari et David Noël à Gérard Dalongeville et admet donc la nullité des attaques politiciennes vociférées par le FN durant cette campagne 2009.
Quant au 1er magistrat en place, il est un fait que Georges Bouquillon, 3ème adjoint, ne pourra démentir : l'apport d'une garantie préalable au soutien apporté au candidat Duquenne par la liste "Un Nouvel Elan pour Hénin Beaumont" était en l'occurrence l'absence de toute connivence entre le FN et l'AR !
On sait, depuis, ce qu'il en est de la sincérité de la démarche politique de Georges Bouquillon. Une sincérité qui nous pousse à croire que l'Autant-vous-le-dire de Daniel Duquenne paru dimanche dernier dans la VDN fut écrit à plusieurs mains dont celles de Bruno Bilde, conseiller de Steeve Briois.
Il est des OPA sur lesquelles la secrétaire départementale du PS, Catherine Génisson, ferait bien, pour une fois, d'être fort attentive.
En agissant ainsi, Steeve Briois confirme que la véritable opposition crédible à Hénin Beaumont, la seule soucieuse des Héninois et Beaumontois n'est manifestement pas celle qui siège au conseil municipal !
Patrick PIRET
01:28 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : duquenne, briois, complicités, bouquillon, bilde, ps, piret


