dimanche, 25 mai 2008
Sport et politique(s) - acte 2
Que n’aurait-on pas pu nous reprocher si d’aventure le nom du nouveau Président avait été dévoilé avant la tenue de l’Assemblée Générale de l’OMS…
« Une nouvelle ère » titre la VDN de ce jour. Tout porte à croire en effet que l’ambition municipale de voir cette instance devenir une structure indépendante du pouvoir politique et sportif (sic !) y contribuera. Tout sauf probablement :
- le nom du nouveau président, soutien de M. Dalongeville (je n’ose dire du candidat, le tract diffusé pendant la campagne vantant les mérites d’un Office des Sports … Municipal !)
- la candidature unique pour accéder à cette fonction présidentielle.
- La désignation, de droit, de deux représentants dalongevilliens au sein du comité directeur d’un office des sports demeurant de fait municipal.
Du côté de ses prérogatives, l’idée d’émettre des avis sur les subventions votées par la ville est ubuesque et confirme ce à quoi pourrait se réduire in fine cet OMS : servir de caution à la politique conduite par Gérard Dalongeville. Qu’un Office des Sports soit associé à la définition et à la mise en œuvre partielle d’une politique sportive est pertinent. Lui demander un avis sur les subventions adoptées en conseil municipal relève en revanche et de nouveau d’un acte purement démagogique : Le respect d’engagements convenus préalablement à toute mise en œuvre, ou résultant de l’application de modalités clairement acceptées par les différentes parties, représente une garantie bien plus sérieuse qu’une opinion formulée à posteriori. Aucune association ne peut en outre se prévaloir d’une légitimité politique supérieure à celle des élus locaux, et y compris des conseillers d’opposition. Que dire enfin du rôle dévolu au service municipal des sports dont la technicité pourrait ne rien peser si d’aventure, Claude Leclerc exprimait son désappointement face aux propositions préparées par les agents du dit service. L’ex Directeur Technique National, homme probablement habitué aux doubles tutelles, devient de fait le véritable adjoint aux sports de la ville d’Hénin Beaumont.
Pas un mot, en revanche, sur les 375 000 € versés par la ville à l’OMS. Rien non plus quant à l’utilisation d’une telle somme. Une somme qui devrait suffire pour « recenser les besoins et chercher les moyens de les satisfaire, faire des propositions sur l’utilisation des équipements sportifs, … » y compris dans une période où comme aime systématiquement à le rappeler G. Dalongeville :
- l’Etat se désengage (aucun chiffre concernant ce désengagement). Certains hommes politiques sont comparables à un ordinateur muni d’une seule fonctionnalité « on/off » et qui, même en l’absence d’une légère pression, s’active et délivre un même message « mais non, c’est pas moi !» .
- la CAHC se désengage (-40%). Une Communauté d’Agglomération au demeurant non dotée réellement d’une compétence sportive…
L’appel à plus de financements privés raisonne alors comme une petite révolution bien mensongère et peu ambitieuse. Le sponsoring n’a pas vocation à se substituer aux aides publiques. Il n’en a pas l’ambition. Quant aux mécènes et autres réels partenariats économiques, ils ne s’intéressent sérieusement qu’au sport de haut niveau ou aux manifestations permettant un retour sur investissement financier.
Tout le contraire en sorte d’une mission de service public qu’il conviendrait de mener à l’échelon d’un territoire municipal. Il ne m’appartient pas de convenir ou non d’un désengagement de l’Etat. Je me languis, en revanche, de ne point percevoir un réel engagement politique du maire et de son adjoint dans le domaine du sport.
Et comme dirait Bis répétita, Affaire à suivre.
PP
22:42 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sport, oms, vie associative, mairie, indépendance, finance publique
jeudi, 22 mai 2008
Sport et Politique(s)
Convaincu de la nécessité, à l’image de différents présidents de clubs, d’une totale indépendance politique des associations sportives vis-à-vis des élus locaux, j’observe avec intérêt ce que certains qualifient une mutation de l’OMS en perspective, et notamment l’abandon du cumul forfaitaire « adjoint au sport – président de l’OMS » jusqu’à présent pratiqué à Hénin Beaumont.
Il s’agit en effet de garantir, pour ma part, à chaque association, sportive ou non, le droit de disposer d’une grande liberté dans la poursuite de son objet statutaire ainsi qu’à la collectivité locale l’exercice de ses prérogatives dans la définition et mise en oeuvre d’une politique sportive. De cette indépendance découlent l’efficience de la dite politique et le respect de l’ensemble des acteurs acceptant ou non d’y contribuer collectivement.
S’il convient pour une collectivité de soutenir et d’accompagner les associations dans leur fonctionnement – le développement de cette vie associative peut alors être appréhendé comme un objectif à part entière - il importe également de considérer les clubs sportifs comme une ressource mobilisable comme peuvent ou doivent l’être notamment les services municipaux en charge des questions de jeunesse et des enjeux sportifs, des problématiques sociales, …, et ce au regard des objectifs assignés au projet communal.
Sans prévaloir des dispositions qui ce samedi matin seront débattues en Assemblée Générale de l’OMS, plusieurs interrogations mériteraient d’être levées :
Pourra-on parler d’indépendance en conservant l’adjectif Municipal entre un O et un S. Le ou les représentant(s) de la ville d’Hénin Beaumont sera/seront-il(s) considéré(s) comme membre de droit et doté(s) d’une voie délibérante ou consultative. L’OMS, en clair, disposera t-il d’une capacité à s’administrer pouvant aller à l’encontre des orientations préconisées par la municipalité si elle le juge nécessaire ?
Peut on parler d’indépendance en présence d’une subvention municipale conséquente accordée à l’OMS, 375 000 €, et votée en sus des aides consacrées par le maire et son équipe au sport, 802 500 € ? Pour quelle(s) mission(s), quels postes de dépense, quelle(s) complémentarité(s) ?
Autant de questions auxquelles il appartiendra à l’OMS ainsi qu’au maire d’apporter ou non ce samedi les éléments de réponses. Il en va, non d’une volonté d’inciter la ville d’Hénin Beaumont à se désengager pour des raisons purement et bassement idéologiques. L’objectif vise au contraire à jouer pleinement le jeu des partenariats, des complémentarités et des priorités que génèrent les besoins et attentes de toute une population dans le domaine des pratiques sportives et de ses déclinaisons : pratiques de compétition, féminine, des seniors, des publics en difficultés, apprentissage de la citoyenneté, ainsi que sport et santé, …
PP
22:21 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sport, oms, vie associative, mairie, indépendance, finance publique


