mardi, 10 novembre 2009
Il était une mauvaise foi *
Croyez moi ou pas, mais Steeve Briois est un homme consensuel.
Voilà un gentilhomme qui, en sus de sa lourde charge professionnelle, ne rechigne nullement à participer aux tâches du foyer. Un gendre idéal, comme le dirait ma belle-mère, qui malgré la fatigue venue, s'en va faire quelques achats pour lui remplir un frigo bien vide en ces temps de crise.
Un homme qui stationne son véhicule sur le parking de Babou ne peut pas être un mauvais homme. Oh, bien sûr, ce n'est pas l'enseigne où il escompte faire ses achats, mais la place, malgré l'heure tardive, venant à manquer sur les emplacements du supermarché, celui que chacun s'accorde à reconnaître comme l'enfant du pays, fera contre fortune bon cœur de cet aléa et remerciera finalement la providence de lui offrir l'opportunité d'une petite marche nocturne, bien sympathique ma foi.
Que monsieur Briois y rencontra Gérard Dalongeville et qu'un enregistrement de ce qu'il convient de présenter comme un non-événement fut réalisé - mais, charité oblige, jamais diffusé - ne peut relever, vous le comprendrez, que du pur hasard.
Un hasard, s'acharnant sur celui que des intimes aiment à appeler "ce bon vieux Steeve" mais qui, fort heureusement, n'entame en rien son très haut sens de la modestie et de l'altruisme.
Jugez donc : à la gloire promise que lui aurait conférée un fer médiatique croisé avec Gérard Dalongeville, le saint homme préfèrera laisser sa place sur le plateau de France 3 à une jeune femme inconnue. Et c'est tout naturellement qu'il mit à la disposition de cette dernière son art de la communication et de la médiation.
Croyez moi ou pas, mais voilà aussi un homme qui bien qu'adepte des produits régionaux - reconnaissons-lui, comme à ses flibustiers, de redoutables capacités d'adaptation et une ouverture d'esprit sans limite : préférences européennes, régionales, hénibeaumontoises, … - et de la bonne cuisine française (oui messieurs-dames, française) se résigna malgré tout à inviter Georges Bouquillon, Bruno Bilde, Daniel Duquenne, Marine Le Pen pour faire pitance autour de quelques modestes pizzas. Son haut sens des usages républicains le poussa même jusqu'à faire de Christine Coget, sa tête d'affiche puis, élections européennes obligent, probablement, sa tête de turc.
Et ce ne fut pas faute, pour Steeve le sage, que d'avoir tout entrepris pour inciter l'infâme traîtresse à demeurer fidèle au PS de Gérard Dalongeville puis, dès cette dure lutte perdue, au sein de l'AR, du moins de celle de son grand complice, le nouvel alexandrin.
Pauvre monsieur Briois ! Un homme si affable et courtois, cible quotidienne des pires railleries. Non, ce Che Guevara hénibeaumontois n'est pas le leader de la cause "tête blanche - mains hautes", qu'on se le dise.
Sa condamnation pénale, qu'un appel viendra à coup sûr casser, rétablira l'homme dans sa dignité. De celle qui le conduit sans répit à sermonner ses ouailles au moindre débordement de potache. De ces blagues telles que "Et transmettez à Piret de bien recevoir l'huissier de justice" et qui, manifestement, le font douloureusement souffrir.
Que dire enfin de cet orateur hors norme, puisant dans la mythologie l'inspiration de ses discours d'anthologie, fervent serviteur de la langue de Molière, qui sans la moindre attente d'un retour, livre sa plume et son temps à qui le lui demande, même au 3ème adjoint et à son maire. Et je vais vous dire, que le Goncourt de 2009 ne lui ait pas été décerné, et c'est encore l'arbitraire qui s'est ainsi manifesté.
Croyez moi ou pas, mais pour son mutisme contenu, comme pour tout ce qui ci-avant fut évoqué, monsieur Briois est véritablement un saint homme.
Mais évidemment, vous n'êtes pas obligé de me (ni de le) croire *.
Patrick Piret
*Avec la coopération involontaire de la chonique de Jean-Pierre Gauffre
03:05 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : briois, le pen, duquenne, bouquillon, coget, piret, bilde, alliance républicaine, alexandre
samedi, 07 novembre 2009
De la suffisance et des insuffisances
Lieu de débat et de gestion des affaires de la ville, le conseil municipal sous l’impulsion de Marine Le Pen, Steeve Briois et de Georges Bouquillon est devenu un espace où il est désormais admis de mener campagne à son profit.
A Marine Le Pen, la palme des plus belles illusions : celle de transformer en or tout ce qu’elle touche. Que certains avocats puissent abuser des effets de manches pour justifier ce qui autrement serait impossible n’est pas exceptionnel. Que la frontiste y ajoute de la suffisance, qu’elle s’affranchisse de la prudence pourtant indispensable à qui s’en ira réclamer à l’Etat 5,8 M €, voilà qui témoigne de sa volonté de faire de cette situation son nouveau jouet médiatique.
Mais il est vrai que cette somme serait fort utile à Steeve Briois. Ce dernier, endossant l’habit de grand architecte et oubliant comme par enchantement, l’espace d’un temps, les graves difficultés financières de la ville, s’en est allé exposer sa vision urbanistique de l’Hénin Beaumont de …. 2050, serions nous tentés de dire.
Si de telles attitudes démagogiques sont de nouveau possibles au sein de ce conseil, le FN le doit à une majorité municipale, certes pour partie courageuse mais complètement dépassée par les évènements. Une majorité qui est aussi désormais divisée en son sein : l’un de ses élus s’en allant même préférer Marine Le Pen à Daniel Duquenne pour une représentation de la ville au sein du Conseil d'administration d'Adevia.
Mais elle le doit aussi à Georges Bouquillon qui est toujours à la recherche des responsabilités que la France entière est pourtant capable d’attribuer à Gérard Dalongeville. Un 3ème adjoint qui pour y parvenir se livre de manière éhontée à quelques fâcheux oublis le concernant ainsi qu’à certains raccourcis mensongers. Une plaidoirie égocentrique aux antipodes du combat qu’il conviendrait pourtant de mener et des actions à développer en faveur de la population.
Un argumentaire d’une faiblesse imbécile que Marine Le Pen, n’eut aucune difficulté à démonter en s’appuyant sur des documents préalablement classés … Le hasard ce jeudi soir ne souriait manifestement pas qu’aux audacieux …
Que dire aussi de l’invitation de l’AR faite au FN de siéger dans nombre de conseils d’administration ? Erreur politique assurément mais aussi une opportunité supplémentaire pour Marine le Pen et Steeve Briois d’asséner un discours bien trop policé pour l’obtention d’un certificat d’authenticité, de jouer les outragés et de parader pour faire ainsi et notamment oublier la condamnation récente de celui qui se gargarise d’être l’enfant du pays.
Tout ça n’est vraiment pas sérieux face aux défis qu’il importe avant toute autre chose de relever pour viser à un avenir des Héninois et Beaumontois plus juste et solidaire. Les acteurs de ce dernier Conseil Municipal étaient manifestement très éloignés de toutes ces considérations et aspirations.
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jeudi, 05 novembre 2009
Restaurer enfin la démocratie !
RESTAURER ENFIN LA DEMOCRATIE !
Louable et oh combien indispensable intention… Plus encore, l’un des 8 piliers constitutifs des engagements pris devant les Hénibeaumontois par l’Alliance Républicaine en 2008 et reconduits sans la moindre hésitation en juin et juillet 2009.
4 mois se sont écoulés et des promesses formulées, aucune n’a fait à ce jour, l’objet d’une mise en œuvre.
Mais rafraîchissons-nous donc la mémoire. Restaurer enfin la démocratie et pour ce faire :
-Instaurer une commission de transparence et de citoyenneté (dite des Sages) visant à faire respecter au mieux les engagements présentés dans ce projet.
-Développer les instances de concertation avec les habitants et les représentants de la société civile Héninoise (commerçants, associations …)
-Renouveler les conseils de quartier en respectant une désignation démocratique des membres et communiquer à la population les propositions et avis rendus.
-Libérer la communication de la ville dans un journal municipal et rendre l’information aux citoyens accessible, indépendante d’intérêts privés.
-Encourager, accompagner et faciliter l’initiative des habitants en stimulant la participation citoyenne.
-Elaborer une charte de qualité des services publics visant à simplifier les démarches administratives des habitants (désignation des interlocuteurs, connaissance des délais…)
-Mettre en place des permanences municipales délocalisées au niveau des quartiers.
-Conforter le rôle des conseils municipaux relatifs à la jeunesse et aux enfants
-Consulter systématiquement les élus de l’opposition représentants des électeurs de la ville afin de respecter leurs droits légitimes d’expression.
9 mesures aux incidences financières quasi nulles, comme autant de projets glissés au fin fond d’un tiroir d’un bureau lui-même fermé à clef ? Nous pourrions nous amuser à chercher les propriétaires de ce mobilier pourtant naguère si décrié et désormais patiné avec soin quasi quotidiennement.
Hénin Beaumont n’en finit pas de souffrir de cette gouvernance d’un autre temps.
Alors que notre ville doit s’ouvrir, l’adjoint à la communication apparaît s’employer de son mieux pour viser au contraire à un enfermement, réellement et fortement préjudiciable pour l’intérêt collectif. Les solidarités budgétaires ne s’imposeront pas d’elles-mêmes.
Dès lors, comment encore s’étonner que le conseil municipal de ce jour ne fasse pas l’objet d’une information à la population digne de ce nom ? Restaurer enfin la démocratie ? Force est d’observer qu’à Hénin Beaumont, nous en sommes bien loin.
A défaut d’être entendu, nous savons Alter Echo lu. J’invite donc la majorité municipale à s’emparer de la réforme des collectivités territoriales pour exprimer, en l’état du projet, son opposition ainsi que de dénoncer l’illusion d’un débat voulu, à quelques encablures des prochaines élections régionales, par l’UMP, sur l’identité nationale. 2 motions qui pourraient nous épargner le traditionnel et regrettable « Vous avez raison Madame Le Pen ».
Car, pour ce qui est du combat politique à mener en faveur du respect des contribuables hénibeaumontois, il est déjà trop tard ! Les impôts locaux sont malheureusement là pour en témoigner.
Mais au fait, qu’en pense monsieur Georges Bouquillon, adjoint à la communication ?
01:36 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernance, bouquillon, conseil municipal, alexandre, alliance républicaine, le pen
jeudi, 29 octobre 2009
L'identité nationale n'appartient pas aux politiques
Par avance, je ne puis qu'implorer notre nouvel ami canadien (1) de m'accorder son pardon pour les propos ci-après et une introduction moins ampoulée qu'à l'accoutumée.
Marine Le pen prend-elle les Hénibeaumontois et les Français pour des imbéciles ?
La question s'impose en effet à la lecture du Monde du 28/10/2009 et de son sujet "Marine Le Pen veut rencontrer Nicolas Sarkozy"
Prise de vitesse par une UMP qui, à l'approche des régionales, s'extrêmise, la N°2 des frontistes hénibeaumontois se lance à corps perdu dans une opération visant à déborder Nicolas Sarkozy. L'exercice est ardu car il lui faut éviter tout dérapage incontrôlé susceptible de la plonger à nouveau dans l'image du FN paternel.
Un cadrage-débordement conduisant la colistière de l'enfant du pays à une nouvelle provocation : selon elle, le futur débat sur l'identité nationale "mérite mieux que des discussions de sous-préfecture encadrées par M. Besson avec quelques emplois-jeunes issus d'associations subventionnées qui ne représentent personne et une poignée de syndicalistes qui ne représentent personne".
Manifestement, Marine Le Pen entend nourrir sa campagne des Régionales de bling bling médiatiques et de buzz marketing. Nul doute que les Héninois et les Beaumontois goûteront goulûment des artifices présidentiels qu'elle entend s'approprier…
Roulez tambour et sonnez trompette. Marine Le Pen s'en est allée réclamer un rendez-vous à Nicolas Sarkozy pour parler de l'organisation de ce débat national… un débat avec celui que pourtant son père a accusé de récupération électoraliste ….Voilà qui est fort cohérent.
Plus que jamais, l'OPA UMP sur une partie des électeurs du FN fonctionne à merveille et devrait entraîner une radicalisation des discours de l'Extrême-Droite. L'image d'Epinal, il est vrai, résiste bien mieux au temps que celles tirées sur papier glacé.
Mais comme le dit si bien Marine Le Pen, la tactique, "ça n'a pas d'importance. C'est de la politicaille". De celle à laquelle, tout comme Nicolas Sarkozy, vous contribuez, madame Le Pen.
Patrick PIRET
(1) suite à l'article de lundi présentant le dernier tract du MoDem, un individu se disant canadien et militant FN nous a contactés par téléphone. Il souhaitait nous exprimer son incompréhension face à notre ténacité à dénoncer les très nombreuses incohérences de monsieur Steeve Briois et de ses amis.
Sur le même sujet
François Bayrou a affirmé lundi que "l'identité nationale n'appartient pas aux politiques", après l'annonce d'un vaste débat sur ce thème par le ministre de l'Immigration, Eric Besson.
"L'indentité nationale n'appartient aux politiques. C'est comme l'histoire, il n'appartient pas aux politiques de s'en accaparer", a-t-il déclaré à l'AFP.
"C'est une identité toujours en construction. Elle est fondée pour nous sur des valeurs: liberté, égalité, fraternité en premier et intègre tous ceux qui avec le temps s'y rattachent", a fait valoir l'ancien ministre de l'Education en citant l'écrivain Ernest Renan qui la définissait comme "un plébiscite quotidien".
"Rien n'est pire que d'en faire un sujet d'affontement politique surtout quand, par ailleurs, on laisse abîmer l'image de la France. Et, encore pire d'en faire une utilisation partisane", a-t-il dénoncé. "La nation appartient à tout le monde (...) Chacun en a son idée et sa meilleure illustration est la réussite de notre pays", a affirmé François Bayrou.
"Evidemment cette nouvelle annonce (d'Eric Besson) est une recette électorale. Chaque fois qu'une élection se présente à l'horizon, le parti UMP agite le sujet de l'identité nationale et de l'immigration", souligne-t-il.
"Cela a pu marcher mais le jour va venir où les Français se rendront compte que toutes ces déclarations à grands sons de trompe n'ont rien a voir avec une réalité qui s'aggrave tous les jours, empêchant toute intégration et renforçant les discriminations, accompagnés de décisions qui sont le contraire des valeurs et l'identité de notre pays", a-t-il ajouté en citant en exemple le récent renvoi de trois Afghans à Kaboul.
01:31 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, identité nationale, besson, le pen, sarkozy, piret
vendredi, 23 octobre 2009
Steeve Briois : coupable, pas victime !

Mais que se passe t-il au FN ?
Si maintenant Steeve Briois, qui aime à s'abriter derrière le slogan "tête haute - mains propres", est condamné pour diffamation, alors il y a de quoi être réellement inquiet …
Que les choses soient claires, le MoDem hénibeaumontois n'a aucune raison de se réjouir de cette décision judiciaire. Cette condamnation confirme, en revanche, les craintes de voir une opposition davantage injuriée et une presse vilipendée si Steeve Briois devenait le 1er magistrat de la commune. La liberté d'expression, et notamment celle des médias, semble être pour "l'enfant du pays" et ses collaborateurs à géométrie variable.
Le frontiste Steeve Briois s'en remet désormais à l'organisation d'un complot érigé par l'ensemble des partis politiques pour se présenter comme en étant la victime. Une défense pour mieux fuir sa responsabilité.
Mais Steeve Briois n'est pas victime, il est coupable !
Il est vrai qu'il est coutumier de tels artifices qui désormais ne peuvent plus tromper. Il suffit pour s'en convaincre de se souvenir des amalgames honteux auxquels avec l'Alliance Républicaine il s'était livré lors des dernières municipales.
Monsieur Briois doit savoir qu'il ne suffit pas de provoquer les polémiques pour se targuer d'être irréprochable et se donner de la consistance. Plus que jamais, les Héninois et Beaumontois ont besoin d'élus compétents et non de politiciens pleurnichant.
Avec cette condamnation, Steeve Briois s'inscrit dans la lignée de celles de Jean-Marie Le Pen. Mais que se passe t-il au FN ? Rien de nouveau serions nous tentés de dire.
photo daylife.com
01:54 Publié dans Communiqué de presse | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fn, briois, justice, le pen, condamnation
samedi, 10 octobre 2009
Marine Le Pen est indignée. Moi aussi !
Marine Le Pen a demandé au cours de l’émission "Mots croisés", la démission du ministre de la Culture et de la communication. Pour elle justifier le bien-fondé de sa requête, elle fit part de son indignation résultant de la lecture du livre "La Mauvaise Vie", ouvrage à succès publié en 2005 par Frédéric Mitterrand, et dans lequel des scènes de tourisme sexuel sont, selon elle, décrites.
Je n’ai, pour ma part, pas lu ce livre et me dispenserait donc de remettre en cause l’interprétation de Marine le Pen tout comme celle de ceux qui n'y trouvent rien à redire.
Quoi qu'il en soit, il est un fait que si les pratiques prêtées par la conseillère régionale d’île de France à Frédéric Mitterrand venaient à être confirmées, l’indignation ne pourrait être, bien évidemment, que de mise. Et peu importeraient les 4 années écoulées depuis la sortie de l'ouvrage. La responsabilité, contrairement à la culpabilité, ne peut guère s'accommoder du concept de prescription.
Nous n'évoquerons donc pas l’idée d’une indignation différée et volontairement médiatisée chez Marine Le Pen même si une telle intention ne peut pas, bien évidemment, d'emblée être exclue.
Si dans le domaine des ignominies, il est hasardeux de s'aventurer dans la mise en œuvre d'une hiérarchie, il est cependant des propos tenus qui ne peuvent qu'y trouver une place de 1er choix.
Le florilège des déclarations nauséabondes de Jean Marie Le Pen en fait incontestablement partie pour nombre de français. Que sa fille et Steeve Briois ne puissent en être tenus responsables est un fait. Mais il va différemment que de les dénoncer ainsi que ceux auxquels s'est livré Bruno Gollnisch.
Pour ce dernier, on aura vu l'empressement avec lequel les frontistes se seront réjouis d'une décision de justice cassée en appel, sans jamais condamner le fond de ces prises de paroles publiques !
Pour Marine le Pen, comme pour Steeve Briois, il est indéniablement des indignations à géométrie variable.
Et puisque Steeve Briois semble nostalgique d'un bouc disparu depuis 2000, nous ne saurions que l'inviter à conseiller sa seconde de parfois tourner sept fois eus' lang dins bouque avant de nous faire part de ses profondes indignations.
Pour notre part, nous aimerions croire que les prétendus adeptes de l'opération mains propres puissent s'appliquer une attitude cohérente, conforme à celle qu'ils recommandent à qui ne leur est pas acquis. Qu'ils en appellent donc à la démission de Jean Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch. Pour le second cité, gageons qu'une pétition recueillerait probablement, y compris sur le blog de l'enfant du pays, bon nombre de signatures chez les frontistes locaux… Pensez donc, un concurrent au trône. De quoi être indigné !
Patrick PIRET
Photo Marine Le Pen : Source l'express.fr
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jeudi, 24 septembre 2009
Le dernier bastion ?
"Marine Le Pen pourrait-elle quitter Hénin Beaumont ?" s'interrogeait la VDN du 21 septembre.
La spontanéité d'un oui, même franc et massif, prêterait à n'en pas douter peu d'intérêt à l'argumentaire ainsi développé. Nous décrions suffisamment l'usage d'une telle pratique chez le frontiste Steeve Briois pour nous même nous en dispenser.
Nous sommes convaincus de l'intérêt de Marine Le Pen pour Hénin Beaumont, et pour cause…
En ligne de mire, l'avenir fort incertain du FN et le devenir de celle qui aspire à prendre la suite de son père.
Celle qui le 13 septembre dernier ne sut que répondre, sur les plateaux de Canal + quant à son terrain de jeu pour les prochaines régionales, dit opter finalement pour le Nord-Pas-De-Calais. Quelques économies en conséquence puisque qu'après son "les chtis avec Marine" des européennes, un coup de ciseau et un point de colle devraient suffire pour l'actualisation 2010 de son message publicitaire.
Que les Normands se rassurent ! "La liste FN sera menée par Nicolas Bay, candidat du MNR de Bruno Megret en 2004. M. Bay, qui "n'est pas adhérent au FN", selon Mme Le Pen, a quitté le MNR pour se rapprocher, "il y a deux ans", du Front où il a soutenu activement Marine Le Pen lors de la municipale partielle à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) en juin." (Le Monde – 21/09/09).
Il n'y a guère que chez les Picards que cet "amour du maillot" pourrait faire des envieux…
Marine Le Pen est une cumularde : parlementaire européenne, conseillère régionale d'Ile-de-France et conseillère municipale d'opposition à Hénin-Beaumont.
Mais peu importe puisque pour l'enfant du pays Steeve Briois, l'existence d'un recours suspensif suffit à répondre à celles et ceux pour qui "la vice-présidente du FN bénéficie, selon la loi, d'un mandat de trop" (VDN 21 09 09). De là à penser que les recours déposés par le FN n'ont que pour seul objectif de fournir de telles réponses, il y a un pas que chacun pourra ou non franchir.
De tout ceci Marine Le Pen en a cure. Pour celle qui vise la succession paternelle à la tête du FN, à quoi bon lui parler "d'un truc qui se passera dans un an et demi et d'une élection à la présidence qui reste quelque chose de conditionnel. On verra ça dans un an et demi." Les Héninois et Beaumontois apprécieront et attendront…
C'est aussi et pourtant à cela que les invite Steeve Briois en exposant le combat mené et dont lui seul semble se préoccuper : faire que le mandat de conseiller communautaire entre en ligne de compte dans la loi sur le cumul des mandats.
L'incohérence du propos nous laisse bien songeur de la part d'un salarié de la politique. Il semble témoigner en effet d'une très grande méconnaissance de l'intercommunalité.
A plus d'un titre, Hénin Beaumont semble bien être le dernier bastion de l'extrême-droite qui connaît, comme notre ville, une grave situation financière.
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mercredi, 23 septembre 2009
Communiqué de presse
Daniel Duquenne campe dans son rôle d'opposant. Le propos s'il était provocateur eût été plus agréable. Mais force est de constater que la tenue du dernier Conseil Municipal prive démocrates et républicains d'une possibilité de réagir sur le mode des moqueries politiciennes.
Un conseil municipal qui confirme, s'il en était besoin, les difficultés auxquelles sont et seront confrontés cette majorité trop inexpérimentée.
Ne reste à Daniel Duquenne qu'à épargner la population des dérives qui pourraient en résulter, car les craintes s'affirment plus encore chaque jour.
Deux exemples suffisent pour illustrer le propos.
Daniel Duquenne qui le 13 septembre s'enorgueillissait d'une excellente nouvelle - un acheteur sur des bases convenables pour la résidence de Léon - est resté sur ce sujet beaucoup plus prudent hier soir.
Quant à imputer à Gérard Dalongeville, maintenu en détention, la responsabilité de l'annulation de délibérations prises par la nouvelle majorité le 12 juillet dernier, voilà qui relève d'un énième mensonge.
Les registres d'inquiétudes ne manquent pas. Les multiples complaisances de Daniel Duquenne à l'égard de Steeve Briois et de Marine Le Pen vont bien au-delà des cordialités républicaines d'usage.
A défaut d'un béni oui-oui, Daniel Duquenne est manifestement du pain béni pour les 2 frontistes, qui après avoir obtenu satisfaction à nombre de leurs demandes, se sont livrés à quelques réactions plus intempestives, comme pour mieux affirmer le rôle qu'ils entendent jouer aux côtés de la majorité. Une jurisprudence héninoise que le FN ne manquera pas probablement d'exporter !
Il ne faudra guère compter sur Daniel Duquenne pour livrer combat aux "valeurs" véhiculées par l'extrême droite ! Qu'il lui préfère l'exclusivité d'une politique locale (difficilement entendable chez un homme se déclarant fidèle au socialisme) le place plus encore face à des responsabilités qu' il nous dit pourtant et d'ores et déjà ne pas vouloir assurer. Et pour cause !
Eugène Binaisse nous invite, dans un lapsus malheureux, à "ne pas remettre en cause la mauvaise foi de la majorité". Dont acte, mais si l'argumentaire venait à perdurer, il serait alors permis de douter, si ce n'est de sa sincérité, tout du moins de son efficacité. Car plus que jamais, Hénin Beaumont a besoin de compétences, et non de complaisances vis à vis de l'extrême-droite, dont les pratiques demeurent, y compris à Hénin Beaumont, indignes.
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mardi, 22 septembre 2009
L'entente cordiale
Hier soir avait lieu le 1er conseil municipal de l'ère Duquenne, après le conseil d'installation du 12 juillet dernier.
Et une terrible constatation: c'est le FN qui dirige Hénin Beaumont !
Daniel Duquenne, toujours aussi piètre orateur, ne semble pas s'être aperçu qu'il n'était plus dans l'opposition. La présentation du énième rapport de la CRC fut l'occasion pour lui de retrouver le fond de commerce dans lequel il a excellé durant ces 8 dernières années: Gérard Dalongeville et ses dérives. Daniel Duquenne n'a toujours pas tourné la page, se réfère sans cesse au passé, semble avoir du mal à endosser le costume de maire, qu'il trouve lui-même trop grand, avouant ne pas pouvoir prendre seul ses responsabilités.
Pendant ce temps, Briois et Le Pen boivent du petit lait, et viennent en aide au 1er magistrat, proposant ici un amendement, là une délibération, ou là encore un mode de fonctionnement pour les élections des conseillers dans les différentes commissions. Et Duquenne y va de ses "je reconnais que", "je n'y vois aucun inconvénient", "vous avez raison", "je vous rejoins sur ce point".
Point d'orgue de cette connivence affichée: Marine le Pen se lève, imitée par les élus de la majorité et de l'opposition (sic) et tous se dirigent ensemble vers l'urne... Ah consensus, quand tu les tiens !!
Peu à peu la séance prend toutefois des allures de chemin de croix pour les élus majoritaires qui voient la situation leur échapper et leur amateurisme éclater au grand jour.
Mais même en démontant les arguments de l'adjoint aux finances, même en démontrant l'illégalité d'une délibération qui aurait dû être une motion, même en posant le doigt sur des erreurs de calcul et/ou de présentation, Briois emploie un ton complaisant, s'excusant presque de mieux maîtriser les sujets.
Daniel Duquenne n'en finit pas de se faire manger tout cru, et même s'ils sont au regret de le faire, Briois et Le Pen ne peuvent laisser passer les erreurs commises ou autres approximations.
Dans la salle, le public n'en croit ni ses yeux, ni ses oreilles: mais qui donc est réellement le maire d'Hénin Beaumont ? Sous l'oeil "bienveillant" de Bilde qui jubile de voir sa stratégie fonctionner à merveille, les élus frontistes sont chez eux, grâce à Daniel Duquenne qui leur offre les clés sur un plateau doré.
En agissant de la sorte, Daniel Duquenne ne fait pas que banaliser le FN, il le crédibilise !
En plus de la situation financière catstrophique, les Hénibeaumontois vont devoir subir cette gouvernance pseudo-républicaine et vivre avec le sentiment d'avoir été trompés. A ce jeu dangereux, les Hénibeaumontois ne seront pas gagnants . Quelle déception ! Quelle honte !
Christine COGET
00:30 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : duquenne, conseil municipal, briois, le pen, complicités, bilde, hénin beaumont
samedi, 18 juillet 2009
Communiqué de presse
L' article consacré à Daniel Duquenne dans la VDN de jeudi, met en lumière des relations entre le FN et l'AR.
Ce qui est qualifié de "gentleman agreement" apparaît reconnu par les deux parties. Cette formule laisse la place à de multiples interprétations, certaines, et il convient de le signaler, bien plus fâcheuses que d'autres.
Le MoDem hénibeaumontois demande à Daniel Duquenne la plus grande clarté sur la nature des relations évoquées. Tous les électeurs, qu'ils se soient ou non déclarés en faveur du Front Républicain le 5 juillet dernier, ont droit à cet égard.
Par ailleurs, nous tenons à réaffirmer ici notre plus grande vigilance quant aux actions menées et aux décisions prises par le Conseil Municipal à l'avenir. C'est pourquoi, je demande dès aujourd'hui à Daniel Duquenne de bien vouloir me remettre, chaque fois qu'un Conseil Municipal est prévu, le document des délibérations municipales, afin d'étudier les différents dossiers. Ce faisant, il ne permettra pas à l'extrême-droite de Steeve Briois et de Marine Le Pen de se présenter comme la seule et dernière alternative politique à Hénin Beaumont. Un refus de Daniel Duquenne confèrerait à ce "gentleman agreement" une signification fort déplaisante que nous ne manquerions pas alors de dénoncer.
Christine COGET
01:39 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : duquenne, complicités, gouvernance, briois, le pen, coget


