samedi, 07 novembre 2009

De la suffisance et des insuffisances

vanité.jpgLieu de débat et de gestion des affaires de la ville, le conseil municipal sous l’impulsion de Marine Le Pen, Steeve Briois et de Georges Bouquillon est devenu un espace où il est désormais admis de mener campagne à son profit.

A Marine Le Pen, la palme des plus belles illusions : celle de transformer en or tout ce qu’elle touche. Que certains avocats puissent abuser des effets de manches pour justifier ce qui autrement serait impossible n’est pas exceptionnel. Que la frontiste y ajoute de la suffisance, qu’elle s’affranchisse de la prudence pourtant indispensable à qui s’en ira réclamer à l’Etat 5,8 M €, voilà qui témoigne de sa volonté de faire de cette situation son nouveau jouet médiatique.

Mais il est vrai que cette somme serait fort utile à Steeve Briois. Ce dernier, endossant l’habit de grand architecte et oubliant comme par enchantement, l’espace d’un temps, les graves difficultés financières de la ville, s’en est allé exposer sa vision urbanistique de l’Hénin Beaumont de …. 2050, serions nous tentés de dire.

Si de telles attitudes démagogiques sont de nouveau possibles au sein de ce conseil, le FN le doit à une majorité municipale, certes pour partie courageuse mais complètement dépassée par les évènements. Une majorité qui est aussi désormais divisée en son sein : l’un de ses élus s’en allant même préférer Marine Le Pen à Daniel Duquenne pour une représentation de la ville au sein du Conseil d'administration d'Adevia.

Mais elle le doit aussi à Georges Bouquillon qui est toujours  à la recherche des responsabilités que la France entière est pourtant capable d’attribuer à Gérard Dalongeville. Un 3ème adjoint qui pour y parvenir se livre de manière éhontée à quelques fâcheux oublis le concernant ainsi qu’à certains raccourcis mensongers. Une plaidoirie égocentrique aux antipodes du combat qu’il conviendrait pourtant  de mener et des actions à développer en faveur de la population.

Un argumentaire d’une faiblesse imbécile que Marine Le Pen, n’eut aucune difficulté à démonter en s’appuyant sur des documents préalablement classés … Le hasard ce jeudi soir ne souriait manifestement pas qu’aux audacieux …

Que dire aussi de l’invitation de l’AR faite au FN de siéger dans nombre de conseils d’administration ? Erreur politique assurément mais aussi une opportunité supplémentaire pour Marine le Pen et Steeve Briois d’asséner un discours bien trop policé pour l’obtention d’un certificat d’authenticité, de jouer les outragés et de parader pour faire ainsi et notamment oublier la condamnation récente de celui qui se gargarise d’être l’enfant du pays.

Tout ça n’est vraiment pas sérieux face aux défis qu’il importe avant toute autre chose de relever pour viser à un avenir des Héninois et Beaumontois plus juste et solidaire. Les acteurs de ce dernier Conseil Municipal étaient manifestement très éloignés de toutes ces considérations et aspirations.

 

jeudi, 05 novembre 2009

Restaurer enfin la démocratie !

l_illusionniste.jpgRESTAURER ENFIN LA DEMOCRATIE !

Louable et oh combien indispensable intention… Plus encore, l’un des 8 piliers constitutifs des engagements pris devant les Hénibeaumontois par l’Alliance Républicaine en 2008 et reconduits sans la moindre hésitation en juin et juillet 2009.

4 mois se sont écoulés et des promesses formulées, aucune n’a fait à ce jour, l’objet d’une mise en œuvre.

Mais rafraîchissons-nous donc la mémoire. Restaurer enfin la démocratie et pour ce faire :

-Instaurer une commission de transparence et de citoyenneté (dite des Sages) visant à faire respecter au mieux les engagements présentés dans ce projet.

-Développer les instances de concertation avec les habitants et les représentants de la société civile Héninoise (commerçants, associations …)

-Renouveler les conseils de quartier en respectant une désignation démocratique des membres et communiquer à la population les propositions et avis rendus.

-Libérer la communication de la ville dans un journal municipal et rendre l’information aux citoyens  accessible, indépendante d’intérêts privés.

-Encourager, accompagner et faciliter l’initiative des habitants en stimulant la participation citoyenne.

-Elaborer une charte de qualité des services publics visant à simplifier les démarches administratives des  habitants (désignation des interlocuteurs, connaissance des délais…)

-Mettre en place des permanences municipales délocalisées au niveau des quartiers.

-Conforter le rôle des conseils municipaux relatifs à la jeunesse et aux enfants

-Consulter systématiquement les élus de l’opposition représentants des électeurs de la ville afin de respecter leurs droits légitimes d’expression.

 

 

9 mesures aux incidences financières quasi nulles, comme autant de projets glissés au fin fond d’un tiroir d’un bureau lui-même fermé à clef ? Nous pourrions nous amuser à chercher les propriétaires de ce mobilier pourtant naguère si décrié et désormais patiné avec soin quasi quotidiennement.

 

Hénin Beaumont n’en finit pas de souffrir de cette gouvernance d’un autre temps.

Alors que notre ville doit s’ouvrir, l’adjoint à la communication apparaît s’employer de son mieux pour viser au contraire à un enfermement, réellement et fortement préjudiciable pour l’intérêt collectif. Les solidarités budgétaires ne s’imposeront pas d’elles-mêmes.

 

Dès lors, comment encore s’étonner que le conseil municipal de ce jour ne fasse pas l’objet d’une information à la population digne de ce nom ? Restaurer enfin la démocratie ? Force est d’observer qu’à Hénin Beaumont, nous en sommes bien loin.

 

A défaut d’être entendu, nous savons Alter Echo lu. J’invite donc la majorité municipale à s’emparer de la réforme des collectivités territoriales pour exprimer, en l’état du projet, son opposition ainsi que de dénoncer l’illusion d’un débat voulu, à quelques encablures des prochaines élections régionales, par l’UMP, sur l’identité nationale. 2 motions qui pourraient nous épargner le traditionnel et regrettable « Vous avez raison Madame Le Pen ».

 

Car, pour ce qui est du combat politique à mener en faveur du respect des contribuables hénibeaumontois, il est déjà trop tard ! Les impôts locaux sont malheureusement là pour en témoigner.

 

Mais au fait, qu’en pense monsieur Georges Bouquillon, adjoint à la communication ?

lundi, 02 novembre 2009

François Bayrou sur RTL

fb-rtl-291009.jpgFrançois Bayrou était l'invité de Jean-Michel Aphatie, jeudi 29 octobre, sur RTL. Le Président du Mouvement Démocrate est revenu sur la présence des troupes françaises en Afghanistan, sur le débat lancé par le gouvernement relatif à l'identité nationale, ainsi que sur sa vision du régime en place.

Bonjour François Bayrou

François Bayrou : Bonjour

Les Talibans ont frappé, hier, au coeur de Kaboul ; et tous les journaux, ce matin, s'inquiètent et s'interrogent sur l'évolution de la situation en Afghanistan. Les soldats français doivent-ils poursuivre leur tâche dans ce pays, François Bayrou ? Ou faut-il envisager leur retour ?

Il y a de quoi s'inquiéter parce que la France ne participe pas du tout, en tout cas de manière apparente à la réflexion sur un changement éventuel de stratégie en Afghanistan. Tout le monde note qu'il y a un très grand échec, c'est que désormais ces troupes d'intervention apparaissent pour la population civile comme des troupes d'occupation. Tout le monde voit qu'il y a un changement de stratégie en cours. Barack Obama  -et je pense qu'il a raison- depuis plusieurs semaines, est engagé dans une réflexion sur ...

Il hésite, surtout !

Oui, mais je trouve qu'il est normal de réfléchir quand on est Président des Etats-Unis

Réfléchir, c'est bien ; hésiter, ce n'est pas bien !

Ce que je trouve qui est très frappant pour nous qui avons des soldats engagés sur place et qui meurent, hélas, ce qui est très frappant c'est que nous ne participons pas à cette réflexion ... On nous avait dit ...

Est-ce qu'on peut rester en Afghanistan ? Est-ce que ça a un sens encore, selon vous François Bayrou ?

Je réponds dans une seconde. On nous avait dit : on va entrer dans le commandement intégré de l'OTAN pour pouvoir jouer un rôle dans les décisions qui vont être prises. Aujourd'hui, nous sommes entrés dans le commandement intégré de l'OTAN et nous ne jouons aucun rôle dans les décisions qui vont être prises.

Rester ou pas ? La question se pose ?

Alors vous dites : est-ce qu'on peut rester ou partir ? En tout cas, on ne peut pas s'en aller comme des voleurs en laissant aux Talibans, c'est-à-dire à ce qu'il y a de pire à peu près en organisation terroriste sur la planète, la victoire en Afghanistan  mais le changement de stratégie s'impose et nous devons y participer.

Tous les combattants de la Grande Guerre 14-18 sont morts ; et exceptionnellement, cette année, la Chancelière allemande sera présente sous l'Arc de Triomphe en compagnie du Président de la République pour célébrer la réconciliation franco-allemande, ce sera un événement. Est-ce que vous vous en félicitez, François Bayrou ?

Oui, je trouve que c'est un geste qui est bien. J'ai été plus inquiété par une déclaration du gouvernement ...

A propos de ça ?

.. d'un ministre qui a dit : le 11 novembre va maintenant changer de vocation, il va devenir la fête de l'amitié franco-allemande. Je trouve qu'en règle générale, on manipule trop l'Histoire et les symboles. On nous entraine dans des terrains où il ne faut pas aller parce que ça n'appartient pas au Pouvoir, et ça n'appartient à personne. Le 11 novembre, c'est la fête du Sacrifice. 1 million et demi d'hommes, de jeunes hommes, ont donné leur vie pour leur pays et combien d'autres ! Américains, Canadiens, Anglais sont venus les aider. C'était une guerre mondiale. Je trouve qu'il est bon que le 11 novembre garde sa vocation. Il y a une fête de l'amitié franco-allemande, c'est le 9 mai : c'est la fête de l'Europe. Célébrons-la comme nous devons la célébrer et ne changeons pas le 11 novembre de vocation.

Est-ce que vous participerez au débat sur l'identité nationale, François Bayrou ?

Oui je suis très choqué de l'utilisation qu'on veut faire, une nouvelle fois, de l'identité nationale. L'identité nationale, ça non plus c'est comme l'Histoire, ça n'appartient pas au Pouvoir, ça n'appartient pas au gouvernement. L'identité nationale, on a eu une très longue réflexion en France et elle a fini par culminer cette réflexion sur l'identité nationale : c'est le respect des valeurs qui sont les nôtres. C'est les respects des valeurs de la république. Respectons-les. Est-ce qu'elles sont respectées aujourd'hui ? Non. Que le gouvernement au lieu de faire une utilisation de ce sujet dont on voit très bien ce qu'on y cherche, au lieu de faire une utilisation de ce sujet, que le gouvernement respecte les valeurs de la république.

Vous ne participerez donc pas aux débats, François Bayrou ?

Non, je ne dis pas ça parce que je ne veux pas ... En tout cas ...

Ah, vous y participerez  parce que ça commence la semaine prochaine ?

Je refuse d'être instrumentalisé par le gouvernement ...

Donc, vous n'y participez pas ? Les choses sont simples parfois. Si c'est une instrumentalisation, vous n'y participerez pas ?

...Mais ne cherchez pas des réponses simplistes. En tout cas, moi je n'ai pas envie de participer à une instrumentalisation.

Vous n'avez pas envie ; donc, on peut imaginer que vous n'y participerez pas. Vous chantez "la Marseillaise" lors des cérémonies officielles, François Bayrou ?

Oui.

D'accord.

Oui, et ça appartient à tout le monde.

On n'est pas obligé de la chanter non plus mais vous la chantez. Henri Proglio, nouveau P-DG d'EDF, a été auditionné, mardi, par les députés de la commission des Affaires Economiques et Henri Proglio a confirmé à cette occasion, son projet de faire d'EDF, entreprise publique, le premier actionnaire de Véolia, son ancienne entreprise dont il conserve, par ailleurs, la présidence du conseil d'administration. Que pensez-vous de ce projet, François Bayrou ?

Je pense que c'est inacceptable. Je pense que la présidence de la plus grande entreprise publique française ne devrait pas être compatible avec la présidence d'une très grosse entreprise privée. Encore moins quand elles ont des filiales en commun et encore moins lorsqu'on veut faire d'EDF l'actionnaire de Véolia qui est terriblement endettée. Autrement dit, on va mettre à la charge du consommateur d'électricité français le désendettement d'une entreprise privée ; en tout cas, moi c'est comme ça que je le lis. Et ceci est absolument le contraire des principes qui jusqu'à maintenant avaient inspiré l'action de l'Etat dans ce domaine si sensible de l'électricité.

Avez-vous un moyen de mener ce débat, de faire en sorte que ça ne se produise pas, pour  ce que vous jugez inacceptable ?

Oui, je le mène devant vous. Nous avons ... vous aussi, je veux dire la presse aussi ... et nous responsables politiques, nous n'avons qu'un recours dans ces affaires : c'est l'opinion. On l'a vu dans l'affaire de Jean Sarkozy. Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que le gouvernement avait décidé de passer en force, que le pouvoir et le président de la République avaient décidé de passer en force et puis, l'émotion des Français a fait qu'il a été obligé de changer de ligne. Eh bien, je suis pour que nous saisissions cette émotion. Pour l'instant, dans l'affaire de la nomination d'Henri Proglio, personne ne dit rien. Ce n'est pas la personne qui est en cause, c'est le fait qu'on nomme un homme qui va avoir à l'esprit non pas l'intérêt des consommateurs d'électricité français mais aussi les intérêts d'une entreprise privée et d'actionnaires privés. Ce n'est pas acceptable et il faut que les Français le disent.

Donc, ce matin, vous l'avez dit sur RTL. Plus anecdotique mais pas moins intéressant : Le Nouvel Observateur raconte, cette semaine, que finalement François Bayrou vous avez rencontré Ségolène Royal. Leur entrevue s'est déroulée dans un bistrot parisien, début octobre et elle a duré deux heures. Vrai ou faux ?

Faux.

Ç a n'a pas duré deux heures ?

Non, non.

Ça a été plus court que ça ?

J'ai rencontré Ségolène Royal. Je ne l'ai pas rencontrée dans un bistrot parce que disons que c'est un peu voyant... des rencontres dans les bistrots ; et j'ai rencontré Ségolène Royal comme je rencontre tous les responsables politiques en France qui ont une responsabilité dans le débat qui est devant nous.

C'est le début d'une affaire politique ?

Je résume le débat. Est-ce que nous allons accepter que le régime qui est en place marque le pays de son empreinte pendant dix ans ?

Le régime ! enfin, vous voulez dire le gouvernement ?

Non, je dis le régime parce qu'il y a une idéologie ...

Le régime ? Il est élu, il est républicain, il est légitime.

Oui, c'est ce que vous dites.

Ce n'est pas un régime quand même !

Je ne suis pas de cet avis.

Ah !

Je dis qu'il y a un régime parce qu'il y a une idéologie et une pratique du pouvoir qui ne respecte pas nos principes. Et je ne suis pas le seul à le dire -vous avez vu ce qu'Alain Juppé a dit de l'identité nationale, hier, vous avez vu ce qu'Edouard Balladur a dit de l'immigration, hier aussi-. Il y a beaucoup de gens qui s'inquiètent y compris dans la droite républicaine française, tous ceux-là doivent avoir quelque chose à se dire et je parle à tous.

François Bayrou, invité de RTL, ce matin, bonne journée.

 

mardi, 27 octobre 2009

La CAHC ne doit plus être un gâteau à partager

Qu'il y ait des décisions d'attribution de subventions venant provoquer quelques réactions n'est en soit pas très étonnant. Ces postures ne sont pas, en revanche, anodines et peuvent résulter de dysfonctionnements.

Qu'en est-il de la politique sportive de la CAHC ? Sa mise en œuvre fait l'objet d'un clivage que nous pourrions résumer ainsi : Il y a les "pour" une aide à Hénin Gym et le Cercle d'escrime, et il y a les "pour" un soutien communautaire aux équipements sportifs (investissement et/ou fonctionnement)

 

En l'état, il est illusoire de vouloir prétendre procéder à une hiérarchisation entre ces 2 priorités. 3 raisons au moins à ceci:

1) Il conviendrait de s'assurer que le sujet "Sport" en amont des délibérations ait donné lieu préalablement à de larges débats.

2) Le sport de haut niveau et l'aide aux infrastructures renvoient pour partie à des problématiques de même nature.

3) Il existe bien d'autres déclinaisons et extensions à l'objet sportif (sport santé, vie associative, etc.…) à même d'être, pour certains, jugées tout autant prioritaires.

 

Plus que jamais, il importe de définir ce que peut et doit être l'intérêt communautaire dans la définition et la mise en œuvre d'une politique sportive.

Sur ce champ, comme sur celui de la Dotation de Solidarité Communautaire, notamment, la CAHC doit résolument investir le terrain de l'action voir de l'anticipation et non celui des réactions trop tardives. Ne nous y trompons pas, la réforme des collectivités locales pourrait venir bouleverser la donne et contraindre les plus récalcitrants à se satisfaire de miettes. La CAHC ne doit plus être un gâteau à partager.

mardi, 01 septembre 2009

Bonne rentrée à tous.

Un été comme les autres ?

Un été où l'absence d'actualité politique offre quelques espaces aux acteurs de second plan pour occuper volontairement ou non le devant de la scène.

Citons à titre d'exemples Luc Chatel et sa réunion tupperware organisée dans un supermarché. Tout aussi critiquable, bien que pour des raisons fort différentes, la déclaration de Jean Marie Le Pen sur RTL le 20 août dernier. Selon le leader du FN, 90% des faits divers sont dus à un immigré ou une personne d'origine immigrée. (Le Monde - le 21/08/2009)

 

Un été et ses universités. Celles du PS s'inscrivant notamment dans le prolongement des rencontres organisées préalablement par certains de ses représentants. La question de l'alliance à gauche avec le MoDem peut-elle encore être comparée à un flirt d'été ne pouvant résister à l'épreuve du temps l'automne revenu ?

Le contexte national et l'échéance des prochaines régionales peuvent sembler bien éloignés des attendus héninois et de la situation politique locale tels qu'observés lors des dernières municipales.

Pour ma part, je suis convaincu que les questionnements que nous avions eus sont grandement semblables à ceux qui animent actuellement le national.

Il est fréquent que les divergences d'opinions soient stigmatisées voire volontairement provoquées. Un usage si profondément inscrit dans les pratiques politiciennes que les convergences, y compris les plus évidentes, ne sont guère évoquées. le MoDem, le MJS, le PC et les acteurs de la société civile de la liste "un nouvel élan pour Hénin Beaumont" ont réussi à inverser les polarités de ce procédé qui dés lors muta en process. Dés lors il fut possible de parler projet et de mise en synergie des compétences. De cette expérience est née l'association un "Nouvel élan pour Hénin Beaumont". L'AR a fait un autre choix. Et quoi que puisse en dire Georges Bouquillon, l'AR qu'il pilote s'est politiquement comportée et continue de se comporter de manière on ne peut plus traditionnelle. Dés lors, comment s'étonner des révélations fâcheuses bien tardives, des difficultés de sa majorité municipale pour relever les défis ?

 

D'autres similitudes peuvent être également avancées. Le débat de la liberté et l'égalité.

Je me refuse au sacrifice de l'une au profit de l'autre, convaincu, en économie comme dans bien d'autres domaines, que liberté et égalité ne peuvent aller que de pair.

A Hénin Beaumont, le clientélisme a contribué à alimenter la situation difficile rencontrée par les habitants. Ce serait une grave erreur que de lui substituer de bonnes doses de démagogie. L'AR devra choisir entre s'enfermer ou se désavouer. C'est sur ce choix que des divergences profondes entre Daniel Duquenne et Georges Bouquillon sont susceptibles d'apparaître.

La décision pourrait alors servir Steeve Briois et/ou faire de l'AR une association en sursis. La constitution d'un nouveau groupe politique « républicain » au sein de la CAHC, différent du groupe socialiste est un 1er élément. Les prochaines régionales nous en diront davantage.

Quoi qu'il en soit, aucun des grands défis auxquels notre ville est confrontée ne peut avoir de réponse exclusivement locale. Aussi, et en l'état, la gouvernance de Daniel Duquenne ne peut être raisonnablement une solution durable.

Le MoDem, en son nom et au sein de l'association "Un nouvel élan pour Hénin Beaumont" continuera non seulement à exercer sa vigilance mais aussi, à pallier autant que se peut les insuffisances, à œuvrer pour la mise en place, dès que possible, d'un véritable renouveau.

 

Bonne rentrée à tous

dimanche, 30 août 2009

Retour sur un retour ...

Sur le blog de l'Alliance Républicaine, aujourd'hui, Georges Bouquillon nous propose un "retour sur les élections municipales de 2009".

Sacré Georges! Si je ne te connaissais pas, je pourrais presque te croire sincère. Quand tu écris par exemple qu'à l'AR, les décisions se prennent collectivement, tu oublies de préciser sans doute que celles-ci sont  prises en amont, et présentées de manière à abonder dans votre sens à Daniel et à toi. Mais ceci relève du fonctionnement interne de ton association, et ce fonctionnement ne nous regarde pas...

Quand tu écris qu'un accord avec Eric Mouton en tant que tête de liste était envisageable puisque "celui-ci avait eu le mérite de quitter Dalongeville dès 2004", tu y vas fort, Georges! Eric Mouton a quitté Dalongeville en 2005, après avoir voté en 2004 l'augmentation de 85% des impôts locaux, et après avoir, dans un excès de zèle, défendu son maître à penser de manière très officielle par le biais d'un communiqué lu en compagnie de sa collègue Mme Bombeke. Tu étais donc prêt à discuter avec Eric Mouton qui avait une lourde responsabilité dans le budget 2004, et pas avec Pierre Ferrari et David Noël que tu n'as pas hésité à qualifier de complices des dérives dalongevilliennes. Tu y vas vraiment fort Georges!

Quand tu écris "cerise sur le gâteau, apparition du MoDem hénibeaumontois", je sens comme une connotation négative dans ce propos. C'est oublier bien vite que certains membres de l'AR sont aussi adhérents du MoDem, et surtout que l'opération "OPA de l'AR sur le MoDem" en fin 2007 a été mûrement réfléchie et orchestrée par tes soins. Ce qui était bon pour l'AR en 2008 ne l'était plus en 2009, les différences d'opinions étant devenues des divergences, et le vent ayant de ce fait soufflé sur tes convictions.

Quand tu écris que les Verts ne sont pas concernés par tout cela, tu te trompes. Mais je te laisse le soin de contacter Régine Calzia ou Thierry Deneuville, nos colistiers de 2008.

Quand tu écris que si Pierre Ferrari avait été tête de liste au 2ème tour, les frontistes l'auraient emporté, là je pense que tu es sans doute malheureusement dans le vrai. Parce  que je suis convaincue que l'AR se serait maintenue, et qu'une triangulaire ne vous aurait pas gênés.

Ne vois dans ces propos aucun esprit "mauvais perdant", ni même de l'amertume, sache qu'en cas de liste d'union, j'aurais refusé de prendre part à l'éxécutif. L'Alliance Républicaine d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec l'association que j'avais contribuée à créer. Les valeurs pour lesquelles je me suis toujours battue depuis 2001 (la rétrospective du blog Etats d'âme http://une-ville-exsangue-henin-beaumont.kazeo.com/ est très explicite), je continue pour ma part à les défendre au quotidien, la conscience tranquille.

Christine COGET

mercredi, 19 août 2009

Impatience.

Depuis le 12 juillet, l'impatience gagne de nombreux Hénibeaumontois.point d'interrogation.jpg

L'impatience de constater un déclic et une mise au travail de l'équipe majoritaire.

Devant l'immobilisme de monsieur Duquenne et de son équipe d'élus, comment ne pas ressentir d'impatience et de mauvaise humeur... En effet, ces mois de juillet et d'août n'auront servi à rien, et septembre va démarrer sans qu'aucune décision n'ait été prise.

Pas de conseil muncipal, pas de délibération, tant pis pour les affaires urgentes, tant pis pour les associations et le personnel notamment, et puis surtout tant pis pour Hénin Beaumont, les vacances, c'est sacré!

A chaque fois qu'un problème se pose, on nous répond: pas de budget! Certes ... Alors voici juste quelques pistes qui ne nécessitent pas de budget et qui permettraient de laisser entrevoir un semblant de vie au sein de la municipalité:

  • Réorganiser les services municipaux demande tout d'abord une entrevue avec chacun des membres du personnel. Monsieur le Maire n'a, pour l'instant, reçu aucun agent, et s'est contenté d'une réunion au lendemain de son élection, réunion destinée à "rassurer" les agents sur leur devenir, mais à laquelle tous n'avaient pas été conviés. Concluant son propos d'un flambant "La France vous regarde!", Monsieur le Maire a finalement ainsi reporté la responsabilité du travail à venir sur les épaules des personnels. Pas facile quand dans tel service, personne ne sait plus qui est le "chef". Pas facile quand l'adjointe déléguée aux Affaires Scolaires et à la Jeunesse démissionne, en pleine période des centres de loisirs, et à 3 semaines de la rentrée,  sans avoir véritablement pu prendre en charge les dossiers. Pas facile quand les habitants de notre ville voient les rues et les espaces verts se détériorer et qu'ils le font fort justement remarquer. Pas facile quand la communication interne est inexistante et qu'aucune feuille de route n'a été donnée.

 

  • Recevoir et expliquer, voilà qui ne coûte pas grand chose non plus, le temps mis à part. Certains présidents d'associations ne comprennent pas d'avoir porte close, les Hénibeaumontois non plus. Pas de permanence d'élus ? Pas de communication ... comment alors ne pas regretter la tenue d'élections en septembre plutôt qu'en juin, puisque rien n'a changé.

 

La rentrée s'annonce confuse, les élus majoritaires n'ont pas bousculé leur emploi du temps estival, on peut le regretter. Chacun a droit aux vacances, c'est certain, mais tout est question de priorités.  Quelles priorités justement pour Hénin Beaumont ?

lundi, 27 juillet 2009

Le MoDem dénonce un manquement "déontologique" et "d'équité"

Robert Rochefort, député européen, a dénoncé au nom du Mouvement Démocrate la publication par la presse de plusieurs sondages "financés par l'Elysée", dans laquelle il voit un manquement "déontologique" pour les titres concernés et "d'équité" entre les publications.

Au regard des éléments rendus publics jeudi par la Cour des comptes dans son rapport sur le budget de l'Elysée, il apparaît que certains sondages publiés dans la presse ont été "financés par l'Elysée via un cabinet-conseil", a déclaré le député européen.


Il ne s'agit pas de dire que parce que le sondage est payé par l'Elysée il est forcément truqué dans ses résultats ou dans la façon de poser les questions, mais cela pose clairement un problème d'équité entre les titres de presse: il y a ceux qui paient et ceux qui ne paient pas", a-t-il encore déclaré.

"Au-delà se pose la question de l'indépendance de l'information politique par rapport à la sphère gouvernementale", a conclu Robert Rochefort.

jeudi, 23 juillet 2009

Communiqué de presse

Les participants à la séance d'installation auront pu noter quelques anachronismes dans les explications fournies par Daniel Duquenne pour justifier le report d'un conseil municipal prévu cette semaine.

Monsieur Duquenne nous dit en effet avoir pris connaissance de la gravité de la situation financière héninoise lors d'une réunion en Sous Préfecture le 9 juillet dernier. Rappelons que c'est conscient de ces difficultés, que la liste "un nouvel élan pour Hénin Beaumont" avait proposé la réduction des indemnités versées aux élus et l'affectation des sommes ainsi économisées à l'action sociale.

Hors, ce 12 juillet, c'est bien monsieur Duquenne qui, prétextant un ordre du jour trop long pour aborder la question des subventions aux associations, prit l'initiative d'annoncer la programmation d'une prochaine séance du CM au 20 ou 21 juillet…

Ce flou interroge sur la volonté de monsieur Duquenne à agir réellement en toute transparence. Un nouveau couac qui atteste du bien fondé de la demande du MoDem à être systématiquement rendu destinataire du document des délibérations municipales.

Une demande dont le but n'est pas d'attribuer au nouveau maire le passif de son prédécesseur, mais, bien au contraire, de mettre tout en œuvre pour assurer l'avenir d'Hénin Beaumont.

En réduisant l'échiquier politique local aux seuls membres du FN et de l'AR, monsieur Duquenne prend un risque sérieux quant à cet avenir. Ce qu'il ne peut ignorer.

 

Patrick PIRET

mardi, 21 juillet 2009

Réforme des collectivités locales

réforme.jpgLa réforme des collectivités locales est annoncée comme le grand débat de la prochaine rentrée politique.  L'avant projet de loi que s'est procuré le quotidien "20 minutes" semble fournir les éléments susceptibles de contribuer à la "simplification du millefeuille territorial", si chère à Nicolas Sarkozy.

Ainsi, pourraient être discutées les recommandations du comité Balladur suivantes :

- création d'un nouveau statut de conseiller territorial. Elus pour six ans, ces représentants devraient siéger à la fois au conseil général de leur département d'élection et au conseil régional. Il conviendra d'apporter une très grande attention aux modalités de leur élection qui semblent aujourd'hui ne pas être encore précisées. Un certitude toutefois, l'élection de tous les conseillers généraux aura lieu en même temps.

- création d'un nouvel échelon territorial, "la métropole", destiné à remplacer le département. Les agglomérations de plus de 500 000 habitants, comme par exemple Lille, se verraient dotées de pouvoirs élargis relevant jusqu'à présent du champ de compétence des départements. Cette RGPP "territoriales" aurait également une incidence sur les fonctionnaires départementaux, puisqu'une partie d'entre eux viendraient à dépendre de la métropole.  Des métropoles qui pourraient en outre venir se substituer aux communautés urbaines, exercer des compétences communales voire même intervenir en lieu et place de la Région si les collectivités en exprimaient le souhait.

- enfin, le texte donnerait la possibilité pour deux départements ou deux régions de fusionner.

 

Ce projet de loi restant à compléter devrait être présenté au conseil des ministres à la fin du mois de juillet, pour être débattu au Parlement au début de l'automne.

 

Nous reviendrons ultérieurement et plus longuement sur cet avant projet ; car sans se prévalloir des décisions qui, par la suite, seront adoptées, il nous faudra se tenir informés des aboutissements de cette réforme. Ses mesures viendront impacter le périmètre des interventions partenariales des communes. Hénin Beaumont n'y échappera pas, bien évidemment. L'importance de ces interventions et la capacité de la majorité municipale à les mobiliser sont et demeureront, en ces périodes de crise, essentielles pour le devenir des Hénibeaumontois.

 

 

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