vendredi, 23 octobre 2009

Steeve Briois : coupable, pas victime !

briois le pen.jpg

Mais que se passe t-il au FN ?

 

Si maintenant Steeve Briois, qui aime à s'abriter derrière le slogan "tête haute - mains propres", est condamné pour diffamation, alors il y a de quoi être réellement inquiet …

 

Que les choses soient claires, le MoDem hénibeaumontois n'a aucune raison de se réjouir de cette décision judiciaire. Cette condamnation confirme, en revanche, les craintes de voir une opposition davantage injuriée et une presse vilipendée si Steeve Briois devenait le 1er magistrat de la commune. La liberté d'expression, et notamment celle des médias, semble être pour "l'enfant du pays" et ses collaborateurs à géométrie variable.

 

Le frontiste Steeve Briois s'en remet désormais à l'organisation d'un complot érigé par l'ensemble des partis politiques pour se présenter comme en étant la victime. Une défense pour mieux fuir sa responsabilité.

Mais Steeve Briois n'est pas victime, il est coupable !

 

Il est vrai qu'il est coutumier de tels artifices qui désormais ne peuvent plus tromper. Il suffit pour s'en convaincre de se souvenir des amalgames honteux auxquels avec l'Alliance Républicaine il s'était livré lors des dernières municipales.

 

Monsieur Briois doit savoir qu'il ne suffit pas de provoquer les polémiques pour se targuer d'être irréprochable et se donner de la consistance. Plus que jamais, les Héninois et Beaumontois ont besoin d'élus compétents et non de politiciens pleurnichant. 

 

Avec cette condamnation, Steeve Briois s'inscrit dans la lignée de celles de Jean-Marie Le Pen. Mais que se passe t-il au FN ?  Rien de nouveau serions nous tentés de dire.

 

photo daylife.com

samedi, 10 octobre 2009

Marine Le Pen est indignée. Moi aussi !

MLP.jpgMarine Le Pen a demandé au cours de l’émission "Mots croisés", la démission du ministre de la Culture et de la communication. Pour elle justifier le bien-fondé de sa requête, elle fit part de son indignation résultant de la lecture du livre "La Mauvaise Vie", ouvrage à succès publié en 2005 par Frédéric Mitterrand, et dans lequel des scènes de tourisme sexuel sont, selon elle, décrites.

 

Je n’ai, pour ma part, pas lu ce livre et me dispenserait donc de remettre en cause l’interprétation de Marine le Pen tout comme celle de ceux qui n'y trouvent rien à redire.

 

Quoi qu'il en soit, il est un fait que si les pratiques prêtées par la conseillère régionale d’île de France à Frédéric Mitterrand venaient à être confirmées, l’indignation ne pourrait être, bien évidemment, que de mise. Et peu importeraient les 4 années écoulées depuis la sortie de l'ouvrage. La responsabilité, contrairement à la culpabilité, ne peut guère s'accommoder du concept de prescription.

 

Nous n'évoquerons donc pas l’idée d’une indignation différée et volontairement médiatisée chez Marine Le Pen même si une telle intention ne peut pas, bien évidemment, d'emblée être exclue.

 

Si dans le domaine des ignominies, il est hasardeux de s'aventurer dans la mise en œuvre d'une hiérarchie, il est cependant des propos tenus qui ne peuvent qu'y trouver une place de 1er choix.

 

Le florilège des déclarations nauséabondes de Jean Marie Le Pen en fait incontestablement partie pour nombre de français. Que sa fille et Steeve Briois ne puissent en être tenus responsables est un fait. Mais il va différemment que de les dénoncer ainsi que ceux auxquels s'est livré Bruno Gollnisch.

 

Pour ce dernier, on aura vu l'empressement avec lequel les frontistes se seront réjouis d'une décision de justice cassée en appel, sans jamais condamner le fond de ces prises de paroles publiques !

 

109952834.jpgPour Marine le Pen, comme pour Steeve Briois, il est indéniablement des indignations à géométrie variable.

Et puisque Steeve Briois semble nostalgique d'un bouc disparu depuis 2000, nous ne saurions que l'inviter à conseiller sa seconde de parfois tourner sept fois eus' lang dins bouque avant de nous faire part de ses profondes indignations.

 

Pour notre part, nous aimerions croire que les prétendus adeptes de l'opération mains propres puissent s'appliquer une attitude cohérente, conforme à celle qu'ils recommandent à qui ne leur est pas acquis. Qu'ils en appellent donc à la démission de Jean Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch. Pour le second cité, gageons qu'une pétition recueillerait probablement, y compris sur le blog de l'enfant du pays, bon nombre de signatures chez les frontistes locaux… Pensez donc, un concurrent au trône. De quoi être indigné !

Patrick PIRET

 

 Photo Marine Le Pen : Source l'express.fr

mercredi, 22 juillet 2009

Qui a vu l’homme qui a vu l’ours...

Il est des omissions qui ont pour objet de visiter certaines rétrospectives afin d’en faire quelques présentations bien avantageuses.

 

Je n’éprouve à l’égard de monsieur Bilde aucune colère. Sans doute est ce la raison qui le conduit à me prêter quelques immodesties.

 

Je lui confère, quant  à moi, quelques lacunes dans ses pratiques politiciennes ; de ces lacunes à même de lui jouer de vilains tours. 2 tout du moins, ceux des 28 juin et 5 juillet dernier.

 

Le FN, en ménageant dans ses attaques l’AR depuis plusieurs années, n’a pu obtenir l’effet escompté qu’il était, on peut le penser, venu chercher par ses révélations bien tardives

 

Le voilà désormais face à un choix ici déjà évoqué : quel comportement adopter vis-à-vis de l’AR ?

 

L’étiquette du « tous pourris », que l’extrême droite héninoise s’est délectée d’accrocher à tout ce qui de loin ou de près lui est opposée, pourrait finalement lui revenir très prochainement.

 

Car les paradoxes se font jour, et notamment:

 

L’étonnement du FN, face au recours rédigé par ses soins pour l’AR, et l’intervention de monsieur Briois, en réponse aux demandes adressées à monsieur Duquenne par madame Coget.

 

Que penser de la préférence nationale épousant lors des dernières Européennes une dimension communautaire ? Encore un peu et certains pourraient prendre les dirigeants du FN pour d’opiniâtres défenseurs de l’ouverture aux frontières.

 

Que comprendre aussi et encore de vos dires spécifiant une dépendance de madame Coget envers son Pygmalion, un Pygmalion qu'elle n’hésiterait pas, pourtant en privé, à tackler. Ce roi de Chypre vous ferait-il perdre votre latin ?

 

Mais, monsieur Bilde a raison sur un point. Je fais du combat contre les pratiques et idéaux du FN l’un des piliers de mon engagement politique.

 

spycam.jpgLe meusien qu’il est, devrait le comprendre aisément.

Lui, qui à l’appui d’un seul témoignage daté de 2000 (et non de 2001 comme vous l'affirmez !) et émanant d’un bénévole associatif en déduit l’existence d’une relation politique - par le biais d’une bonne vieille stratégie qu’est celle de « Qui a vu l’homme qui a vu l’ours » - entre Gérard Longuet et ma personne. Pour un peu on aurait même pu me présenter comme son maître à penser.

 

Seriez vous amnésique ou mal renseigné monsieur Bilde ? Peu m’importe, mais confondre la contribution d’un dirigeant associatif avec l’implication jusqu’au boutiste d’un «dangereux et furieux militant» peut difficilement relever d’une erreur de jeunesse ; plus probablement d’une grande méconnaissance de ce qu’est le fait associatif.

Je pourrais, monsieur Bilde, si vous me faisiez la demande, vous expliquer la différence qu’il y a entre un éducateur sportif et un éducateur canin.

 

Mais poursuivons, monsieur Bilde.

Vous n’êtes pas sans savoir - vos capacités d’archiviste mettent bien à mal les attributs d'un professionnel des RG que quelques-uns de vos partisans aiment à me prêter – que ce témoignage fut avant tout une contribution, en réaction des politiques conduites par le 1er magistrat en place, ainsi que la marque d’une confiance envers madame Pergent ( http://pourleverdunois.over-blog.com/article-25476900-6.h... ), seconde de liste en 2001 et candidate en 2008 aux municipales de Verdun. Que monsieur Patrick François (UMP) ait, lui, opté différemment en rejoignant monsieur Lux, voilà qui pourrait présenter quelques similitudes avec le parcours de monsieur Briois. Selon Bakchich info, après l’échec de l’aventure MNR de Monsieur Mégret, Monsieur Briois désireux de garder son fauteuil au conseil régional, revint vers le FN ( http://www.bakchich.info/Steeve-Briois-le-succes-d-un-fel... ).

Et s’il me fallait vous ôter d’un dernier doute quant à ma grande complicité avec Gérard Longuet, je vous invite comme tout à chacun, à prendre son attache pour lui demander de vous donner de mes nouvelles. Parions sur son incompréhension en guise de seule réponse possible …

 

Vous pouvez focaliser vos attaques à l’encontre de celles et de ceux qui ne peuvent et ne pourront se reconnaître dans vos pratiques.

Les propos insultants lus ces derniers jours sur un blog ayant retrouvé sa flamme, sont le signe tangible du bien fondé de ce qui ici, notamment, est dénoncé et continuera, autant que nécessaire, de l’être. Ils sont aussi la preuve qu'en matière de combat contre le FN, il ne peut, pour ma part, y avoir de sophisme. Que monsieur Bouquillon puisse en disconvenir, voilà une position qu'il lui faudra plus amplement expliciter.

 

Votre version de l'arroseur arrosé, monsieur Bilde, fait plaisir à voir et les prétendues fuites organisées n'enlèvent rien au spectacle déplorable que vous nous donnez. Comptez sur un style moins ampoulé pour en assurer auprès d'un large public la promotion.

 

jeudi, 09 juillet 2009

Pourquoi avoir suivi ?

Pourquoi avoir suivi Pierre Ferrari ?

 

La question est intéressante et sa permanence explique pour partie les résultats du 1er tour. Pour y répondre, il importe d'en modifier préalablement son libellé. Nous n'avons pas suivi ! Pire serait-on tenté de dire, nous avons œuvré à la mise en place de ce rassemblement, convaincus que, face au danger du FN, le rassemblement devait s'imposer (la dynamique citoyenne et républicaine du second tour le confirme, une dynamique qui fut en outre cette fois-ci suffisante pour minimiser l'effet du repli identitaire de l'AR), et convaincus que ce rassemblement était aussi un préalable pour qui désirait mobiliser toutes les compétences utiles au redressement de la ville. Aucune composante politique locale ne pouvait - et ne peut encore aujourd'hui - se prévaloir de toutes les posséder.

 

Nous n'avons pas suivi et nous pourrions même prétendre avoir initié ce rassemblement depuis de longs mois. Cette démarche fut celle notamment de l'AR lors des municipales de 2008, une démarche qu'elle décida d'abandonner en octobre de cette même année lors d'une Assemblée Générale. AG au cours de laquelle une contribution écrite visant à sa reconduction fut présentée par mes soins et rejetée par Daniel Duquenne dés le lendemain via un article paru dans la VDN.

 

L'actualité de ce mercredi 8 juillet (cf VDN) vient confirmer, et plus que jamais, la pertinence à rassembler.

 

Le discours d'indépendance tenu par l'AR la semaine dernière apparaît d'ores et déjà périmé.

 

En osant aborder dès cette semaine quelques questions fâcheuses, nous savions que nous serions accusés de revanchards.

 

Et pourtant, il nous faut au plus vite dénoncer les leurres d'hier pour éviter ceux de demain. Ce n'est donc pas l'expression d'une amertume qui nous anime mais un avenir pour Hénin Beaumont à préserver. Ne nous y trompons pas, l'épée de Damoclès que représente un FN aux aguets, demeure présente.

Nous ne pouvons ni ne voulons prendre le risque de voir l'AR la laisser s'abattre. Aucun démenti n'a été apporté aux propos de Marine Le Pen quant au recours de Daniel Duquenne rédigé par le FN. Et ce n'est là qu'un exemple ! Et pourtant Georges Bouquillon atteste l'avoir fait, preuve à l'appui.

 

Dés lors, à quoi bon voter l'AR ? A quoi bon voter pour les "Tous pourris" ? Voilà le discours que ne manqueront pas probablement de nous livrer très prochainement Steeve Briois et Cie.

 

Le FN s'est vanté d'avoir seul dénoncé les dérives de la politique conduite par Gérard Dalongeville ? Il pourrait en faire demain autant avec les pratiques de l'AR.

 

Que Georges Bouquillon puisse considérer certaines interventions comme un "pétage de plomb" en dit suffisamment long des écarts entre le discours et les pratiques que d'ores et déjà nous pouvons observer. N'est-ce pas Georges Bouquillon qui qualifiait, il y a peu encore, notre combat contre le FN de sophisme ? On peut aujourd'hui en imaginer les raisons.

 

Lorsque la fin justifie l'usage de tous les moyens, c'est l'extrême-droite qui en profite.

 

En attribuant à Pierre Ferrari et David Noël l'entière responsabilité des dérives dalongeviliennes, l'AR a commis plus qu'une méprise politique. Stratégie politicienne à courte visée.  

Tout comme il eut été de bon ton que le PS puisse faire un véritable mea culpa aux Hénibeaumontois, il appartiendra à Daniel Duquenne, au nom de l'AR, de faire amende honorable de ses déjà très nombreuses erreurs. Il est des négociations si vite oubliées que pour ma part, je n'y crois pas... Nous y reviendrons. Messieurs Binaisse, Duquenne et Bouquillon devraient en effet nous y inviter.

 

Il ne peut y avoir deux logiques sous prétexte que le FN serait plus respectable que Gérard Dalongeville. C'est pourtant à cette idée que tentent de nous convier quelques politiques aux discours de parade. La mise sous tutelle du MJS 62 n'est pas le fruit du hasard. Quelques déjeuners d'affaire non plus.

 

Voilà pourquoi nous avons œuvré à ce rassemblement. Et nous ne regrettons rien.

mardi, 07 juillet 2009

Hénin-Beaumont : corruption, clientélisme, bienvenue chez les ch’tis socialistes !

Cet article de Médiapart est riche d'enseignements tant sur notre passé que pour notre avenir. Nous aurions sans conteste pu le co-signer. Nous le reproduisons donc dans son intégralité.

 

 

Hénin-Beaumont : corruption, clientélisme, bienvenue chez les ch’tis socialistes !

01 Juillet 2009

 

Le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont risque d'offrir dimanche à un Front national décati un bastion local pour rebondir, et c'est un système tout entier qui pourrait être sanctionné.lors d'un reportage sur place, le 20 juin dernier.

Au-delà du seul cas du maire Gérard Dalongeville, écroué en avril dernier pour détournement de fonds, un retour sur ses relations avec la fédération du Pas-de-Calais ces dix dernières années révèle en creux l'incroyable faillite du PS local. Ce «parti dans le parti» est devenu complice tacite et suicidaire du retour en force de l'extrême droite.

A l'issue du premier tour électoral de dimanche dernier, le FN est en ballottage favorable (39,3% des voix) et le reste des résultats en dit long sur l'état du socialisme à Hénin-Beaumont. Daniel Duquenne, secrétaire de section socialiste exclu du parti, arrive en deuxième position (avec 20,2%), devant Pierre Ferrari, président de la section du Mouvement des jeunes socialistes, soutenu par Martine Aubry mais pas par "la fédé", qui obtient 17%.

Plus loin, derrière les Verts (8,5%) et devant l'UMP (4,3%), on retrouve Pierre Darchicourt, ancien maire PS de 1999 à 2001 (5,3%).

Le politologue lillois Rémy Lefebvre résume: «Dans le bassin minier, et à Hénin-Beaumont plus qu'ailleurs, le PS est en situation de monopole électoral: la droite et le PCF n'existent pas. Comme la ville est considérée comme imperdable, toutes les dissidences sont permises.» Selon lui, la forte participation (60%, ce qui est important pour une élection partielle), succédant à de fortes abstentions lors des scrutins précédents, montre que «le FN a su ouvrir une brèche dans la forteresse en récupérant un électorat populaire peu à peu déstabilisé par la mauvaise gestion socialiste et les affaires». Une dynamique dont Mediapart avait rendu compte,

Deux autres ingrédients viennent compléter la recette du possible succès frontiste, conclut Lefebvre: «un fort encadrement militant, unique dans la région, et la médiatisation du scrutin, qui rend visible le vote protestataire». Mais même si la question est presque devenue taboue devant la crainte du spectre lepéniste, le rôle du socialisme du Pas-de-Calais interroge. Car Hénin-Beaumont est devenu le monstre dégénéré d'un socialisme municipal historique: l'hyper-personnalisation a remplacé les figures charismatiques; la solidarité locale a laissé place au paternalisme clientéliste, le mélange des intérêts du parti et de ceux de l'institution règne en maître.

Aux origines du mal: les municipales de 2001

A en croire Catherine Génisson, la nouvelle première fédérale du PS du Pas-de-Calais, «le problème central d'Hénin-Beaumont, c'est surtout la déviance d'un individu et le climat délétère d'une commune. Cela fait un terreau idéal pour le FN. Mais la division du parti a commencé dès 2001, quand un directeur de cabinet se présente contre son maire». Gérard Dalongeville est dans le rôle du traître, quand il s'empare de la ville au détriment du sortant Pierre Darchicourt, décrit comme autoritaire et replié dans sa mairie.

Tous les coups sont alors permis pour Dalongeville, jusqu'à une rencontre sur un parking de supermarché avec le candidat FN, Steve Briois, pour lui transmettre des dossiers sur Darchicourt. C'est l'affaire dite "Babou", révélée par Briois lui-même en conseil municipal dès 2002.

Dans l'ombre du nouveau premier magistrat, l'on retrouve les deux barons les plus puissants du département: Daniel Percheron, sénateur et président de la région Nord-Pas-de-Calais, et Jean-Pierre Kucheida, député et maire de Liévin (la plus grosse section PS de France, avec 1.400 "cartes"). Ce sont eux qui règnent en maître sur la "fédé", dont ils contrôlent tous les rouages et les dépendances.

Ce sont eux qui ont ainsi préservé des foudres du PS national Jacques Mellick, le maire de Béthune – et ancien trésorier de la fédération –, après sa condamnation en 1996 pour faux témoignage au profit de Bernard Tapie dans l'affaire VA-OM. Ce sont eux qui ont plaidé pour sa réintégration dans le parti, après sa réélection à Béthune en 2002, lui permettant d'obtenir l'investiture socialiste aux législatives de 2007, puis aux municipales de 2008 (où il sera à chaque fois battu).

De la même façon, à Hénin-Beaumont, Percheron et Kucheida ne lâcheront pas Dalongeville. Bien qu'il soit exclu du PS et que son début de mandat tourne vite vinaigre, entre crises politiques dans sa majorité et premières critiques de la chambre régionale des comptes. Ils lui conseilleront même d'accueillir dans son cabinet Jean-Pierre Chruszez, l'ancien "dir'cab" de Mellick.

Après avoir soutenu et accompagné Jean-Pierre Chevènement lors de la présidentielle de 2002, le maire aujourd'hui incarcéré sera progressivement assimilé à la famille PS. D'abord discrètement, le rapprochement s'illustrant par des présences remarquées lors de cérémonies de vœux, ou des soutiens électoraux réciproques. Puis plus ouvertement, en 2006, pour contourner le secrétaire de section en conflit avec Dalongeville (un certain Daniel Duquenne, aujourd'hui au second tour contre le FN).

Rattachée directement à la "fédé", une section parallèle, dite "radical-socialiste", est créée à Hénin-Beaumont. Et le Pas-de-Calais plaidera dans la foulée auprès de Solférino la réintégration de Dalongeville dans le parti.

A ce moment, le Pas-de-Calais est tout-puissant dans l'appareil socialiste, et François Hollande semble avoir renoncé à toute autorité du pouvoir central. Preuve de l'audience retrouvée de Dalongeville : Ségolène Royal a répondu positivement à la proposition d'être l'invitée d'honneur aux traditionnels vœux du maire en janvier 2007.

Las, la participation est annulée au dernier moment, et c'est Arnaud Montebourg, alors porte-parole de la candidate PS à la présidentielle (tout juste suspendu pour cause de méchanceté à l'égard de François Hollande), qui se rend à Hénin-Beaumont. Ce dernier se souvient «d'une ambiance très lourde». «J'ai été dépêché trois jours avant et je suis arrivé là-dedans sans avoir les infos sur la situation locale, explique le député de Saône-et-Loire. C'était un champ de mines, il y avait des gens à qui on me disait de ne pas parler, comme s'il y avait un scorpion sous chaque pierre.»

Après la présidentielle, les législatives de juin 2007 marqueront le début de la fin.

Hammadi: «Ce qui arrive aujourd'hui est un secret de polichinelle !»

En mars 2008, dans cette 14e circonscription du Pas-de-Calais, Marine Le Pen obtient 45% des voix face au député et maire de Courrières, Albert Facon. Celui-ci se fâche et accuse Dalongeville de ne pas avoir fait campagne. Le même Dalongeville est aussi en guerre ouverte avec le secrétaire de section Daniel Duquenne (qui crée alors l'Alliance républicaine avec les Verts et le MoDem), tout comme avec le MJS, dont les locaux ont été cambriolés par deux employés municipaux.

La dégradation du climat et la poussée du FN provoquent une relative prise de conscience chez les caciques fédéraux, qui se décident à encadrer le maire. Tout le monde se rend compte de l'essoufflement du système, alors on essaie de sauver les apparences, pour sauver les élus de la "famille socialiste au sens large". Le premier fédéral du Pas-de-Calais, le député Serge Janquin, sur les conseils de François Hollande, cherche à insuffler un peu de sang neuf, pour opérer le rassemblement d'une gauche toujours plus éclatée, mais plus aussi certaine de se réélection.

On songe un temps à "implanter" Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon et président du MJS finissant son mandat. Celui-ci raconte: «Au début, on m'a parlé de volonté de changement, de faire table rase du passé. Puis les barons ont calmé Janquin et lui ont dit que Dalongeville devait être tête de liste et le socialiste, c'est-à-dire moi, deuxième. Je n'y étais pas opposé. Mais il a suffi de rester 72h dans la ville pour saisir la nature du discrédit du maire sortant.»

Et l'actuel secrétaire national du PS aux services publics d'enfoncer le clou: «Ce qui arrive aujourd'hui est un secret de polichinelle! Tout le monde était au courant de la gestion Dalongeville. Ce qui arrive aujourd'hui n'est que la conséquence du cynisme électoral de certains socialistes locaux.»

Un argument que balaie l'actuelle première fédérale Catherine Génisson, proche de Martine Aubry: «Le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) de 2006 ne faisait pas état d'irrégularités de gestion à Hénin-Beaumont.» Le maire sortant est donc investi par le PS, et c'est finalement l'eurodéputée essonnienne Marie-Noëlle Lienemann qui est dépêchée pour assurer l'unité et un poste de première-adjointe en forme de garde-fou.

Elle aussi dit avoir «fait confiance au rapport de la CRC, en laissant de côté les bruits, car il y en a beaucoup dans le coin, et qu'on ne peut pas se fier qu'à des rumeurs». Elle croit alors obtenir une composition équitable de la liste (entre socialistes, "dalongevilliens" et partenaires de gauche), ainsi que la garantie d'être réinvestie pour les prochaines européennes, et la refonte en une seule section de l'encadrement militant.

Mais à mesure que le temps s'écoule, les désillusions s'accumulent. Les Verts et Daniel Duquenne font bande à part, et la liste est finalement trustée par les proches du maire sortant. Sitôt la liste Dalongeville élue (avec 51,9% des voix, contre 28,8% au FN et 19,2% pour Daniel Duquenne), les ennuis recommencent. Albert Facon, jugé pas suffisamment contrôlable par la fédé, se fait chiper la présidence de la communauté de communes, au profit d'un proche de Dalongeville. Puis la fédération PS du Pas-de-Calais réintègre l'édile revenu en grâce dans ses effectifs (qui diffèrent de ceux du fichier Rosam du "national", comme Mediapart l'avait alors révélé).

Avant le congrès de Reims, la section d'Hénin-Beaumont pèse 300 mandats. Trois urnes trônent dans la salle de vote, une pour le MJS, une pour les "adhérents Rosam", une pour les adhérents "à la fédé du Pas-de-Calais", dont on assure que la régularisation ne saurait tarder. Dalongeville reprend la main sur le PS local, quelques jours avant de finir sous les verrous.

Après un nouveau rapport alarmant de la Chambre régionale des comptes, Marie-Noëlle Lienemann et Pierre Ferrari (président du MJS local) refusent de voter le budget et se voient retirer leurs délégations d'adjoint. Le 9 avril 2009, après une descente de la brigade financière à l'hôtel de ville, le parquet de Béthune ordonne la mise en détention du maire, de son ancien adjoint aux finances et de l'éditeur d'un journal gratuit local (répondant au nom de… Guy Mollet).

Le pire n'étant jamais sûr chez les socialistes héninois et beaumontois, même l'électrochoc de la mise en examen de Gérard Dalongeville pour détournement de fonds ne semble pas ébranler davantage la fédération du Pas-de-Calais. La maison brûle, et tout le monde regarde ailleurs.

Aubry monte au créneau, mais pas trop

L'élection partielle donne lieu à une invraisemblable campagne à gauche: Marie-Noëlle Lienemann jette l'éponge (et «refuse d'alimenter la polémique d'ici le vote»), la fédération du Pas-de-Calais accorde son investiture comme tête de liste à un radical à la notoriété très limitée (13% des habitants le connaissent, selon un sondage confidentiel commandé alors). Avant que Martine Aubry ne tape du poing sur la table, et appelle par un communiqué national à voter pour le MJS Pierre Ferrari, qui emmène une liste avec le PCF, le MRC et le MoDem. «C'est la première fois qu'elle se fâche avec une de "ses" fédés, confie-t-on dans l'entourage de la première secrétaire. Elle a dit: "Finies les conneries!" Il n'est pas sérieux qu'un candidat PS ne soit pas soutenu par le PS.»

Pourtant, hormis un coup de fil de la maire de Lille et un autre de Benoît Hamon, on ne s'est pas senti très soutenu du côté de chez Ferrari. Les soutiens les plus actifs furent les élus voisins du MoDem. Chez les socialistes, seul Guy Delcourt, le maire de Lens, est venu mouiller la chemise. Il déclare au Parisien: «Les Verts ont réussi à faire venir ici Bové ou Mamère. Mais localement, notre candidat a été peu épaulé (…) Si les choses tournent mal dimanche, certains socialistes devront prendre leurs responsabilités.»

A Solférino, on jure pourtant que «Martine avait prévu de s'y rendre, avec Marie-George (Buffet). Mais ce sont les socialistes d'Hénin-Beaumont qui nous ont dit de ne pas venir, pour ne pas médiatiser et nationaliser l'enjeu». Il ne faudrait donc surtout pas voir dans cette mise en retrait le souhait de ne pas froisser de trop une puissante fédération, à qui l'on doit pour partie son élection à la tête du PS.

Si on «ne nie pas» certaines contradictions et difficultés liées à la relation entre Aubry et le voisin chtimi, on promet que les choses vont évoluer: «Ce qui est sûr, c'est qu'on aura un regard là où il n'y en avait plus depuis bien longtemps. Il n'y aura plus de réintégration à la hussarde, il va falloir clarifier certaines méthodes et certaines procédures.»

Première fédérale du Pas-de-Calais, Catherine Génisson laisse entrevoir un timide espoir critique, quand elle estime que «la fédé doit réfléchir à sa rénovation et au passage de témoins, comme elle doit débattre de l'opportunité de ne pas avoir que des élus professionnels ou des collaborateurs d'élus». Mais cette proche de la maire de Lille possède-t-elle un réel pouvoir, face à Daniel Percheron et aux autres grands barons du département? Personne ne le dit. Elle tempère même: «Il n'est pas question de jeter aux orties tout ce qui a été fait.»

Dimanche, la liste PS serait totalement écartée du conseil municipal, le challenger du duo frontiste Steve Briois/Marine Le Pen ayant fait le choix de ne fusionner avec aucun de ses concurrents de gauche du premier tour, qui se sont désistés.

Mais en cas de victoire de Daniel Duquenne, le scénario est déjà écrit : l'ancien secrétaire de section banni serait réintégré dans le giron fédéral socialiste. Comme quand il était le directeur général des services de Pierre Darchicourt, le prédécesseur de Gérard Dalongeville. «Là-bas, on devient socialiste une fois qu'on a été élu, et ça peut recommencer plusieurs fois», soupire un proche de Martine Aubry. Ce pourrait être drôle, si ce n'était pas à pleurer.

mardi, 09 juin 2009

Question de bon sens

Au lendemain des Européennes, il est une constatation évidente à faire: les Hénibeaumontois ne croient plus aux discours des politiques. Par rejet plus que par idéologie, ils donnent ainsi leur voix à l'extrême-droite qui cultive le "tous pourris sauf nous".

A Hénin Beaumont, pour le scrutin du 28 juin, le FN est déjà malheureusement en ordre de marche. Les affiches de Briois, épurées de l'oriflamme et du visage de Le Pen, ont depuis hier matin, poussé comme des champignons aux quatre coins de la ville.

Pendant ce temps, il est regrettable de voir que les différentes forces politiques locales ne soient pas capables de composer pour, dès le 1er tour, s'unir et ainsi faire barrage au FN.

Dans cette situation héninoise particulièrement atypique et grave, personne n'est indispensable serait- on tenté de dire, mais personne ne peut non plus se vanter de pouvoir, sans danger, y aller seul.

Avec pour objectif le seul intérêt des Hénibeaumontois et le retour d' un espoir possible pour Hénin Beaumont, le MoDem en appelle au bon sens et non à la guerre des égos. Seul un rassemblement le plus large possible peut être bénéfique à notre ville.

Parce que les Hénibeaumontois le méritent amplement.

 

Christine COGET

 

lundi, 08 juin 2009

Importante marche de l'espoir

Autant l’admettre, la mobilisation de la marche de l’espoir ne fut pas à la hauteur de ceux escomptés. Il convient toutefois de remercier la soixantaine d’Hénibeaumontois venus exprimer leur volonté d’œuvrer pour l’avenir de leur ville ainsi que les habitants qui le long du parcours nous ont témoigné leur sympathie.

Parmi les participants, à signaler la présence de Christine Coget et de Frédéric Leturque, responsable de la fédération départementale du MoDem, ainsi que de messieurs David Noël et Pierre Ferrari. Citons aussi le soutien apporté par monsieur Pascal Wallerand de DLR.

 

Pour autant, de cette marche il est possible de tirer quelques enseignements et interrogations.

 

Difficile en effet d’ignorer certaines absences et notamment celles de messieurs Duquenne et Bouquillon de l’AR. Il est juste de dire que Daniel Duquenne nous avait informé de la non participation de son association. Il est tout aussi juste d’affirmer que les motivations d’une telle position ne nous furent nullement présentées.

Comment dès lors ne point accorder de crédit à ce que diplomatiquement et publiquement nous appellerons encore supputations.

Comment imputer au hasard la présence de monsieur Duquenne, à quelques encâblures de la mairie lors de l’arrivée des manifestants ?

Une présence à l’écart de deux représentants du FN, qui tels des paparazzi en mal de scoop, s’en étaient venus filmer un événement qu’ils n’eurent, eux, pas le courage politique d’organiser.

Ces interrogations ont un sens. Et il importe de reconnaître qu’elles ne sont malheureusement ni isolées, ni isolables.

Mais au-delà de ces interrogations, se dégage, surtout et avant tout, la conviction d’un grand et impérieux chantier à poursuivre : restaurer la confiance de nombre d’Hénibeaumontois en la Politique.

ego.jpgCertaines attitudes perçues ces derniers temps et aujourd’hui semblent attester d’une ambition bien différente chez certains. On y va de sa liste comme pour mieux flatter son ego. Et pour n’en rien laisser paraître, on s’abrite derrière son perpétuel ni-ni de façade. C’est tout bonnement inacceptable, de la part de qui, il y a peu encore, dénonçait le populisme et la démagogie de Gérard Dalongeville. C’est tout bonnement irresponsable pour qui aspire à redresser véritablement Hénin Beaumont.

Cette marche de l’espoir était, pour ces différentes raisons, véritablement importante.

 

 

 

vendredi, 05 juin 2009

Communiqué

Les élections municipales auront  lieu les 28 juin et 5 juillet. Les démissions actées juste avant la révocation de Gérard Dalongeville auront donc porté leurs fruits. Mais le plus difficile reste à faire.
Depuis novembre 2008, le MoDem hénibeaumontois n'a eu de cesse d'en appeler au rassemblement des démocrates et des républicains afin de réunir les compétences au service de la population.
Aujourd'hui, l'échéance est proche, et toutes les options sont possibles. Le MoDem est en capacité de présenter une liste autonome. Même si des contacts ont été pris avec différents partis, aucune alliance n'a encore été conclue. Nous ne sommes pas sur l'échiquier politique local pour jouer les trouble-fête ou pour brouiller les pistes, nous y sommes au même titre que les partis depuis longtemps installés.
Le seul guide pour le MoDem étant l'intérêt des Hénibeaumontois, nous agirons pour le mieux, afin de rendre un espoir possible, et d'empêcher une victoire du Front National.
Christine COGET

jeudi, 04 juin 2009

Chassez le naturel ...

 

Ces élections européennes nous laissent entrevoir un retour du FN à ses thèmes favoris de campagne, bien loin de ses discours épurés des municipales 2008.

 

Un FN qui, sans doute chagriné par les divisions internes (plus que jamais, l’avenir de Marine Le Pen et de son parti sont en jeu. Une défaite à Hénin Beaumont aurait à n’en pas douter de fâcheuses répercussions pour la fille du leader frontiste), concurrencé sur le champ de l’exploitation de leurres politiques, en revient à ce mélange des genres savamment orchestré : d’un côté le repli identitaire, l’insécurité, l’immigration, le rétablissement de la peine de mort, le respect du principe de préférence nationale (d’un slogan, ils en ont fait un principe …), une fidélité aux valeurs morales et spirituelles de l’Europe (faut-il comprendre aux valeurs chrétiennes ?), de l’autre notamment, la garantie d’une protection sociale et des services publics, la défense des salariés et des épargnants, une indépendance alimentaire,...

 

marseillaise.jpgSi le FN peut se défendre de n’établir explicitement aucun lien de causalité entre ses exigences, les zones d’ombre réapparaissent ; et on ne peut s’empêcher de penser que l’adjectif « national » tant usité par l’extrême droite recouvre un sens et une finalité bien différents de ceux auxquels de nombreux  citoyens restent profondément attachés, en particulier à Hénin Beaumont.

 

Et que Bruno Bilde nous épargne  toute manifestation d’humeur. Nous savons, tout comme lui, entonner, et sans le moindre complexe, le chant de la Marseillaise.

 

Le FN n’est vraiment pas un parti comme les autres.

samedi, 05 juillet 2008

Etat des lieux

Présentation1.jpgLes prochains mois devraient nous renseigner sur la date des prochaines élections municipales. Les décisions rendues par la CRC et le Tribunal Administratif sont susceptibles en effet de provoquer quelques sérieuses perturbations sur la scène politique héninoise.

Le mercato automnal devrait modifier l’équipe dalongevilienne et raviver en son sein certaines plaies.

Au rang des départs (volontaires ou non), il est probable que nous y retrouvions quelques inéligibles, quelques mauvais perdants, voire même quelques femmes ou hommes sincères.

Reste à savoir à qui le capitaine entendra confier son brassard pour, du banc de touche, continuer à donner ses consignes. Il est possible que le sélectionneur départemental (indéboulonable aussi) convienne d'une radiation et pour le remplacer, convoque un nouveau général. Reste qu’un général en mocassin n’est point paré pour avancer dans ce bourbier héninois ; un bourbier que Gérard Dalongeville prend bien soin d’entretenir pour y plonger ses meilleurs ennemis. Quant à Alain Alpern, nouvel adhérent du PS, sa volonté de poursuivre son combat de l’intérieur est louable. Reste que le romantique n’est que très rarement implosif.

L’UMP, en conservant comme tête de liste Laurent Bocquet, pourra t-il se maintenir dans sa fonction de variable d’ajustement dalongevilienne ? Je laisse bien évidemment au groupe de ses partisans le soin d'en débattre librement. Une autre brigade pourrait également les y inviter.

Côté FN, si l’équation possède encore quelques inconnues, le résultat semble d’ores et déjà acquis. L’équipage, après une longue escale, semble vouloir reprendre la mer. il se pourrait toutefois qu’une tempête nationale le conduise à prendre définitivement l’eau.

Quant à la LCR ou futur NPA, pourra t-elle bénéficier de l’aura de son leader parisien ? Subira t-elle, au contraire, les effets d’un vote utile héninois ?

Ces différentes hypothèses ont toutes un point commun. L’intérêt pour ces partis de s’intéresser prioritairement à la forme dans un contexte local qui pourtant devrait conduire chacun à privilégier le fond !

C’est fort de ce constat que l’Alliance Républicaine n’a eu de cesse de dénoncer les faits, de pointer les absences de réaction, d’alerter les consciences. C’est fort de ce constat que l’AR s’est, dés le lendemain du second tour des municipales, mobilisée. Les 20% d’opinion favorable ne lui offrent aucun droit. Ils lui imposent en revanche un devoir : celui d’être une alternative crédible à Gérard Dalongeville et d’endiguer les velléités d’un front national fustigeant mais ne pouvant supporter toute controverse. Il lui faudra cependant, tout comme l'équipe municipale et Laurent Bocquet, les accepter après l'été.

PP

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