mercredi, 28 octobre 2009
« Un nouvel élan » : la vie continue ...
... après la "petite mort" du 28 juin (VDN du 27/10/2009)

Jean-Pierre Policante, Pierre Ferrari, Patrick Piret et Christine Coget partagent toujours le même «Élan»...*
Il y a quatre mois, la claque faisait mal. Très mal. Si mal qu'on aurait pu l'imaginer destructrice du « Nouvel élan » né dans la douleur et le deuil des sacrifiés à la « cause » que furent Marie-Noëlle Lienemann et Éric Mouton.
Et pourtant, alors que la plaie est loin d'être cicatrisée pour Pierre Ferrari et ses amis d'infortune, l'« Élan » n'a pas été brisé.
Et se prolonge l'aventure plurielle qui fait cohabiter sans le moindre état d'âme militant PC et MODEM, anti-Dalongevilliens primaires et anciens proches du maire déchu ayant depuis lors fait leur mea culpa... Une équipe hétéroclite sur le papier mais qui s'avoue soudée et le prouve depuis l'installation de l'équipe Duquenne en ne lâchant rien.
Un « Nouvel élan » qui vient de faire le point avec ses militants au local de la rue Victor-Mathé, fourmilière où la vie militante continue de grouiller malgré la défaite du 28 juin et l'inévitable coup de mou qui l'a suivi.
Massés en fond de salle, alanguis dans des divans ou sagement assis, buvant les paroles de Pierre Ferrari, les militants de l'Élan sont à l'image du bureau de leur association, multigénérationnels et représentatifs de la diversité héninoise.
Sujet bien évidemment majeur de cette soirée que l'ubuesque situation locale entre les menaces « virtuelles » du retour de Gérard Dalongeville par la voie juridique et les problèmes de santé de Daniel Duquenne qui auront nourri beaucoup de fantasmes. « Il faut dire aux gens qu'il n'y aura pas deux maires à Hénin-Beaumont ! » martèle Pierre Ferrari. Qui voit dans ce qui est annoncé ici et là par certains Cassandre autour de la future décision du Conseil d'État « comme un scénario-catastrophe qui ne peut profiter qu'au FN ». Une situation pour laquelle le Bureau de l'Élan recommande à ses membres d'être des relais « pédagogues » auprès de la population. « Faisons attention, on se doit d'être précis et d'expliquer aux gens ! » précisera Jacques Boutillier
Avec les Verts et le PRG ?
Une aventure commune des partis héninois à laquelle ne participent pas les Verts, ce qui vaudra quelques questions parmi les adhérents. « Régine Calzia devrait être présente lors de notre prochaine réunion. Ne vous inquiétez pas, on travaille au rassemblement aussi bien avec les Verts qu'avec le PRG ! » expliquera Pierre Ferrari.
En attendant, le quotidien de l'Élan, c'est l'animation de pas moins de 20 commissions balayant le plus largement possible la vie locale, comme unshadow cabinet à l'anglaise. Et puis ce sont les permanences des mercredis et vendredis (de 18 h à 20 h) « qui sont un véritable succès ». Environ dix personnes y sont reçues chaque semaine et quelque cent dossiers sont en cours de traitement : « Beaucoup des gens qui viennent nous voir ne sont pas reçus en mairie et grâce aux compétences et réseaux de chacun, on essaie de les aider au mieux ».
PASCAL WALLART
* Et David NOËL
et aussi en page Région
HÉNIN-BEAUMONT
Faute de partis, un « Élan »... Depuis le 5 juillet, les partis classiques ont officiellement quitté l'enceinte du conseil municipal. Avec une association aux commandes et le FN en guise d'opposition interne, les partis traditionnels sont « à la rue ». D'où la volonté des colistiers PCF, MJS, MoDem et MRC, de continuer à se serrer les coudes dans l'association Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont. Ces militants veulent être un véritable « shadow cabinet » ne lâchant rien quant à l'évolution de la tourmentée vie politique locale.
01:05 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : policante, ferrari, un nouvel élan pour hénin beaumont, noel, coget, piret, duquenne, dalongeville, calzia, mouton, lienemann, boutillier
mardi, 27 octobre 2009
Une AG réussie pour un Nouvel Elan pour Hénin Beaumont
Il y avait du monde, vendredi, au local de la rue Victor Mathé pour l'Assemblée Générale mensuelle de l'équipe d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont.
Notre association politique qui rassemble des adhérents du PS, du MJS, du PC, du MRC et du MoDem, mais aussi de nombreux adhérents sans parti regroupe déjà plus d'une centaine d'adhérents qui s'investissent dans la vie de l'association.
Vendredi soir, plus de 60 militants étaient présents pour l'Assemblée Générale du mois d'octobre qui a été l'occasion de remettre leur carte aux adhérents, mais aussi de faire un point sur l'actualité municipale et sur la vie de l'association.
Pierre Ferrari, président d'Un Nouvel Elan a expliqué avec beaucoup de pédagogie ce qui vient de se passer au tribunal administratif de Lille. Patrick Piret, vice-président de l'association, est intervenu sur les complaisances de l'AR et du FN. Jean-Pierre Policante, membre du bureau de l'association est revenu sur le retour de Georges Bouquillon dans le giron de Jean-Marie Alexandre, un patron du MRC 62 qui s'est mis dans une situation de dissidence face à Jean-Pierre Chevènement en créant une association de financement distincte de celle du MRC. Georges Bouquillon rejoint un dissident du MRC qui a été le parrain politique de Gérard Dalongeville. Jean-Pierre Chevènement, lui, a soutenu Jean-Pierre Policante. Enfin, David Noël a commenté la condamnation de Steeve Briois pour diffamation tandis que Christine Coget a expliqué l'action d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont en faveur du salon du mariage.
Unie et soudée, Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont aura très bientôt son site internet en cours de finalisation. Notre association est présente systématiquement sur toutes les manifestations du weekend et tient deux permanences par semaine au local de la rue Victor Mathé, les mercredi et vendredi soir. Chaque soir, c'est plus d'une dizaine de personnes qui viennent expliquer leurs problèmes à Pierre Ferrari, Claudine Policante, Marc Drapier et Chantal Renoncourt, qui animent les permanences. Au total, notre association suit plus d'une centaine de dossiers, en particulier des demandes de logement dans une ville qui compte plus de 800 demandes de logement en attente et notre action porte ses fruits.
Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont s'est organisée à l'image d'un shadow cabinet à l'anglaise. Nos commissions thématiques balaient tout le champ municipal : Patrick Piret anime la commission sport, David Noël la commission culture, Chantal Renoncourt la commission affaires sociales et logement, Christine Coget la commission urbanisme et transports, Smaïl Yousfi la commission handicap, Claire Boutillier et Jérémy Debienne la comission jeunesse... Au total, ce sont pas moins de vingt commissions thématiques et organisationnelles qui ont été créées et qui se réuniront régulièrement.
La Voix du Nord fait ce matin un compte-rendu de notre Assemblée Générale. Ceux qui prédisaient la fin de notre aventure au lendemain du 5 juillet dernier en seront pour leurs frais ! Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont est toujours là et continuera d'être force de proposition et d'action au service des habitants.
12:52 Publié dans Un Nouvel Elan | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : un nouvel élan pour hénin beaumont, ferrari, noel, piret, policante, coget, drapier, renoncourt, yousfi, debienne
lundi, 19 octobre 2009
L'Alliance Républicaine à la dérive.
L'Alliance Républicaine a vécu, elle dérive aujourd'hui vers une fin inexorable. Afin de mieux comprendre le parcours de cette association politique originale, il faut passer par un retour chronologique détaillé.
La création de l'AR ne remonte pas à "de nombreuses années", mais date de janvier 2007. Par contre, ses "créateurs" ont un passé politique plus fourni.
Georges Bouquillon : élu en 2001 sur la liste de Dalongeville, il sera adjoint à la culture jusque décembre 2002 et adjoint sans délégation (après s'être fait retiré sa délégation par le maire) jusqu'en mars 2008. Fin 2003, il créera "Civisme et Valeurs Républicaines", une association d'opposition à l'action municipale.
Christine Coget : élue conseillère municipale d'opposition dès la 1ère mandature de Dalongeville, elle créera avec Thierry Deneuville l'association "Transparence et Citoyenneté" fin 2004, juste après avoir organisé la manifestation inédite contre l'augmentation de 85% des impôts locaux. Leur slogan sera "Ni Briois, ni Dalongeville".
Fin 2005, les 2 associations fusionneront pour former "Civisme et Transparence" qui fonctionnera de manière démocratique, et dont une des conditions d'adhésion sera la non-appartenance à un parti politique, quel qu'il soit.
Un rapprochement aura lieu entre "Civisme et Transparence" et la section PS Canal Historique. Rapprochement qui aboutira à la création de l'Alliance Républicaine, après vote des adhérents en janvier 2007. C'est en juin 2007 que Daniel Duquenne, ex-collaborateur de Darchicourt, et secrétaire d'une section socialiste bannie par la Fédération PS 62, en sera élu Président. Georges Bouquillon, Christine Coget et Thierry Deneuville seront quant à eux vice-présidents.
Dès lors, l'appartenance à titre personnel à un parti politique n'est plus interdite. Christine Coget rejoint le MoDem par conviction, suivie par de nombreux adhérents, et ce en vue des élections municipales de 2008. L'AR présentera une liste composée, en grande majorité, de membres de la Société Civile, et soutenue par le MoDem et les Verts. Au lendemain de la défaite, des différences d'opinions et de méthodes deviendront de véritables divergences qui entraîneront le départ de Christine Coget et d'autres membres influents en octobre 2007. Au chapitre des divergences notamment, le rejet par l'AR des partis politiques courtisés quelques mois auparavant et les relations florissantes entre dirigeants de l'AR (Bouquillon et Duquenne) et du FN (Briois et Bilde).
Une fois la rupture officialisée, Christine Coget siégera au conseil municipal en tant que représentante du MoDem qu'elle se chargera de développer avec Patrick Piret et Smail Yousfi. Dès lors, (par jalousie? par rancoeur? par respect de ses relations avec le FN ?) Georges Bouquillon n'aura de cesse de dénigrer l'action des représentants du MoDem auprès des responsables et acteurs politiques locaux. Campagne de dénigrement qui n'aura pas résonnance auprès de Pierre Ferrari ni de David Noël.
Aujourd'hui, l'Alliance Républicaine n'a plus grand chose de républicain.
- Duquenne et Bouquillon ont trahi leur parole donnée à Pierre Ferrari en refusant la fusion au soir du 1er tour.
- Ils ont trahi les électeurs qui, en votant pour eux, voulaient prioritairement battre le FN de Briois; en effet les relations entre les 2 entités va bien au-delà de l'usage républicain.
- Ils ont trahi leurs sympathisants en se présentant comme une liste au-dessus des partis et en laissant Bouquillon rentrer au bercail du MRC. L'AR étant composée essentiellement de familles et d'amis du Président et du Vice-Président, il est d'ailleurs fort à parier que la section héninoise du MRC va rapidement voir ses rangs gonfler extraordinairement.
- Ils ont trahi leurs militants en les mettant devant le fait accompli. Presque tous ont appris l'allégeance de Bouquillon à Alexandre en lisant la VDN.
- Ils ont trahi leurs valeurs surtout, et ce de 2 manières. Tout d'abord en pratiquant l'entente cordiale avec Briois, le représentant local du parti d'extrême-droite. Et puis également en adoptant la doctrine de JM Alexandre, le parrain politique et soutien indéfectible de Dalongeville.
L'Alliance Républicaine d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec l'Alliance Républicaine de 2007, sacrifiée sur l'autel de l'ambition personnelle de Georges Bouquillon.
01:59 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alliance républicaine, duquenne, coget, yousfi, piret, bouquillon, deneuville, briois, bilde, noël, ferrari, alexandre, mrc
mardi, 06 octobre 2009
La fin ne justifie pas tous les moyens
"Deux des plus fermes adversaires de cette stratégie suicidaire étaient C. Coget et P. Piret et ils avaient bien raison."
Par ses propos, G. Bouquillon admet n'avoir jamais été convaincu de la pertinence d'une opposition à Gérard Dalongeville telle que celle menée par David Noël à l'intérieur de l'ancienne majorité municipale. Par ses mêmes propos, Georges Bouquillon reconnaît donc aussi le rôle d'opposant que ce dernier exerça. En ce sens, il rejoint Steeve Briois qui, il y a peu, concédait aussi à Pierre Ferrari d'avoir été l'un des adversaires à Gérard Dalongeville, dés ce dernier élu.
Nous sommes désormais bien loin des discours de campagne tapageurs et hargneux de Daniel Duquenne et des frontistes.
Il n'y a plus guère que le retors Jean Pierre Chruszez sur le retour pour vous jurer de l'existence d'éloquentes collaborations avec son cicérone. C'est là une bien pitoyable défense que celle chantonnée sur l'air du "on est tous coresponsable".
JP Chruszez n'a rien perdu de son talent de maître embobineur.
C'est ainsi, que dans la VDN de ce 5 octobre, l'apprenti argentier nous livre sa plaidoirie : sa compétence n'ayant pas suffi pour convaincre Gérard Dalongeville de l'inopportunité de certaines actions, il s'en alla présenter en Conseil Municipal un rapport de la CRC puis le budget…
Le "je t'aime moi non plus" de Jean Pierre Chruszez est véritablement exceptionnel. Il nous confesse sa connaissance des faits et pour autant jamais l'idée, si ce n'est de démissionner mais de dénoncer ne sera, au moins une fois, venue l'interpeller…
Les "spectateurs" des conseils municipaux n'auront pourtant aucune difficulté à se souvenir d'un Jean Pierre Chruszez virtuose justifiant l'injustifiable, dans une ambiance d' "hilarité" générale.
Mais notre JPC local nous gratifie toutefois d'une bonne nouvelle : à ce jour il n'a plus vraiment envie de faire de la politique… A ce jour… Quel crédit donner aux paroles d'un homme politique qui manifestement n'a jamais su gérer celui qu'une majorité d'hénibeaumontois lui avait en toute confiance légué ?
Reconnaissons-lui également le mérite de s'être essayé à l'apport d'un démenti aux propos venant de divers horizons, tous l'accablant.
Certains, sur des sujets différents mais tout aussi symptomatiques de graves dérives politiciennes, s'y refusent toujours. Ce sont ceux là même qui à force de rédiger des scenarii les plus invraisemblables, contribuent, bien malgré eux, à rétablir quelques vérités.
02:33 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouquillon, noël, ferrari, dalongeville, briois, duquenne, chruszez, hénin beaumont
dimanche, 30 août 2009
Retour sur un retour ...
Sur le blog de l'Alliance Républicaine, aujourd'hui, Georges Bouquillon nous propose un "retour sur les élections municipales de 2009".
Sacré Georges! Si je ne te connaissais pas, je pourrais presque te croire sincère. Quand tu écris par exemple qu'à l'AR, les décisions se prennent collectivement, tu oublies de préciser sans doute que celles-ci sont prises en amont, et présentées de manière à abonder dans votre sens à Daniel et à toi. Mais ceci relève du fonctionnement interne de ton association, et ce fonctionnement ne nous regarde pas...
Quand tu écris qu'un accord avec Eric Mouton en tant que tête de liste était envisageable puisque "celui-ci avait eu le mérite de quitter Dalongeville dès 2004", tu y vas fort, Georges! Eric Mouton a quitté Dalongeville en 2005, après avoir voté en 2004 l'augmentation de 85% des impôts locaux, et après avoir, dans un excès de zèle, défendu son maître à penser de manière très officielle par le biais d'un communiqué lu en compagnie de sa collègue Mme Bombeke. Tu étais donc prêt à discuter avec Eric Mouton qui avait une lourde responsabilité dans le budget 2004, et pas avec Pierre Ferrari et David Noël que tu n'as pas hésité à qualifier de complices des dérives dalongevilliennes. Tu y vas vraiment fort Georges!
Quand tu écris "cerise sur le gâteau, apparition du MoDem hénibeaumontois", je sens comme une connotation négative dans ce propos. C'est oublier bien vite que certains membres de l'AR sont aussi adhérents du MoDem, et surtout que l'opération "OPA de l'AR sur le MoDem" en fin 2007 a été mûrement réfléchie et orchestrée par tes soins. Ce qui était bon pour l'AR en 2008 ne l'était plus en 2009, les différences d'opinions étant devenues des divergences, et le vent ayant de ce fait soufflé sur tes convictions.
Quand tu écris que les Verts ne sont pas concernés par tout cela, tu te trompes. Mais je te laisse le soin de contacter Régine Calzia ou Thierry Deneuville, nos colistiers de 2008.
Quand tu écris que si Pierre Ferrari avait été tête de liste au 2ème tour, les frontistes l'auraient emporté, là je pense que tu es sans doute malheureusement dans le vrai. Parce que je suis convaincue que l'AR se serait maintenue, et qu'une triangulaire ne vous aurait pas gênés.
Ne vois dans ces propos aucun esprit "mauvais perdant", ni même de l'amertume, sache qu'en cas de liste d'union, j'aurais refusé de prendre part à l'éxécutif. L'Alliance Républicaine d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec l'association que j'avais contribuée à créer. Les valeurs pour lesquelles je me suis toujours battue depuis 2001 (la rétrospective du blog Etats d'âme http://une-ville-exsangue-henin-beaumont.kazeo.com/ est très explicite), je continue pour ma part à les défendre au quotidien, la conscience tranquille.
Christine COGET
13:53 Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouquillon, gouvernance, mouton, bonbeke, ferrari, noël, coget, calzia, deneuville
vendredi, 31 juillet 2009
Au feu les pompiers
Sur son blog, le 30 juillet, Alain Alpern a souhaité réagir aux observations de Pierre Ferrari quant à la position de Daniel Duquenne sur la construction d’une nouvelle caserne.
Rappelons que pour ce dernier, ce dossier n’est pas considéré comme une urgence.
Quelques précisions peuvent encore apparaître utiles.
L’intervention de Pierre Ferrari est à mettre au crédit de l’association « Un Nouvel Elan pour Hénin Beaumont ». Vice-président de cette dernière, je ne puis qu’adhérer à ce communiqué tant sur sa forme que sur son contenu.
La tache de Daniel Duquenne demande bien évidemment une prise en main raisonnée et ordonnancée des dossiers. Mais elle requière également une grande détermination et de l’envie. Sur ce point, le doute semble permis.
Les rapports qui ne donnent pas suite à un texte de loi font bien souvent la une de quelques médias spécialisés… Je doute que le fonctionnement des SDIS puisse constituer l'un des sujets prioritaires de la prochaine rentrée parlementaire. La réforme des collectivités locales devrait animer plus sérieusement l’automne de nos députés. Nous faudra t-il attendre quelques décrets d’application des textes, qui dans ce cadre pourraient être adoptées, pour oser s’emparer, à Hénin Beaumont, de la réflexion "construction d’une nouvelle caserne" ? Un pronostic sur l’échéance monsieur Alpern ?
Certes, la question concernant l'acquisition préalable de terrains ne peut être ignorée. Mais est-ce une réponse que la re-pousser …?
Evitons en effet, monsieur Alpern, toute polémique inutile ; Refusons de verser dans la critique destructrice et systématique mais aussi de tomber, indépendamment des circonstances, dans l’admiration béate.
De la détermination et de l’envie disions nous ?
Patrick Piret
01:53 Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alpern, équipement, duquenne, ferrari, piret
jeudi, 09 juillet 2009
Pourquoi avoir suivi ?
Pourquoi avoir suivi Pierre Ferrari ?
La question est intéressante et sa permanence explique pour partie les résultats du 1er tour. Pour y répondre, il importe d'en modifier préalablement son libellé. Nous n'avons pas suivi ! Pire serait-on tenté de dire, nous avons œuvré à la mise en place de ce rassemblement, convaincus que, face au danger du FN, le rassemblement devait s'imposer (la dynamique citoyenne et républicaine du second tour le confirme, une dynamique qui fut en outre cette fois-ci suffisante pour minimiser l'effet du repli identitaire de l'AR), et convaincus que ce rassemblement était aussi un préalable pour qui désirait mobiliser toutes les compétences utiles au redressement de la ville. Aucune composante politique locale ne pouvait - et ne peut encore aujourd'hui - se prévaloir de toutes les posséder.
Nous n'avons pas suivi et nous pourrions même prétendre avoir initié ce rassemblement depuis de longs mois. Cette démarche fut celle notamment de l'AR lors des municipales de 2008, une démarche qu'elle décida d'abandonner en octobre de cette même année lors d'une Assemblée Générale. AG au cours de laquelle une contribution écrite visant à sa reconduction fut présentée par mes soins et rejetée par Daniel Duquenne dés le lendemain via un article paru dans la VDN.
L'actualité de ce mercredi 8 juillet (cf VDN) vient confirmer, et plus que jamais, la pertinence à rassembler.
Le discours d'indépendance tenu par l'AR la semaine dernière apparaît d'ores et déjà périmé.
En osant aborder dès cette semaine quelques questions fâcheuses, nous savions que nous serions accusés de revanchards.
Et pourtant, il nous faut au plus vite dénoncer les leurres d'hier pour éviter ceux de demain. Ce n'est donc pas l'expression d'une amertume qui nous anime mais un avenir pour Hénin Beaumont à préserver. Ne nous y trompons pas, l'épée de Damoclès que représente un FN aux aguets, demeure présente.
Nous ne pouvons ni ne voulons prendre le risque de voir l'AR la laisser s'abattre. Aucun démenti n'a été apporté aux propos de Marine Le Pen quant au recours de Daniel Duquenne rédigé par le FN. Et ce n'est là qu'un exemple ! Et pourtant Georges Bouquillon atteste l'avoir fait, preuve à l'appui.
Dés lors, à quoi bon voter l'AR ? A quoi bon voter pour les "Tous pourris" ? Voilà le discours que ne manqueront pas probablement de nous livrer très prochainement Steeve Briois et Cie.
Le FN s'est vanté d'avoir seul dénoncé les dérives de la politique conduite par Gérard Dalongeville ? Il pourrait en faire demain autant avec les pratiques de l'AR.
Que Georges Bouquillon puisse considérer certaines interventions comme un "pétage de plomb" en dit suffisamment long des écarts entre le discours et les pratiques que d'ores et déjà nous pouvons observer. N'est-ce pas Georges Bouquillon qui qualifiait, il y a peu encore, notre combat contre le FN de sophisme ? On peut aujourd'hui en imaginer les raisons.
Lorsque la fin justifie l'usage de tous les moyens, c'est l'extrême-droite qui en profite.
En attribuant à Pierre Ferrari et David Noël l'entière responsabilité des dérives dalongeviliennes, l'AR a commis plus qu'une méprise politique. Stratégie politicienne à courte visée.
Tout comme il eut été de bon ton que le PS puisse faire un véritable mea culpa aux Hénibeaumontois, il appartiendra à Daniel Duquenne, au nom de l'AR, de faire amende honorable de ses déjà très nombreuses erreurs. Il est des négociations si vite oubliées que pour ma part, je n'y crois pas... Nous y reviendrons. Messieurs Binaisse, Duquenne et Bouquillon devraient en effet nous y inviter.
Il ne peut y avoir deux logiques sous prétexte que le FN serait plus respectable que Gérard Dalongeville. C'est pourtant à cette idée que tentent de nous convier quelques politiques aux discours de parade. La mise sous tutelle du MJS 62 n'est pas le fruit du hasard. Quelques déjeuners d'affaire non plus.
Voilà pourquoi nous avons œuvré à ce rassemblement. Et nous ne regrettons rien.
01:25 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales 2009, ferrari, alliance républicaine, duquenne, fn, bouquillon, briois, ps, mjs
mardi, 07 juillet 2009
Hénin-Beaumont : corruption, clientélisme, bienvenue chez les ch’tis socialistes !
Cet article de Médiapart est riche d'enseignements tant sur notre passé que pour notre avenir. Nous aurions sans conteste pu le co-signer. Nous le reproduisons donc dans son intégralité.
Hénin-Beaumont : corruption, clientélisme, bienvenue chez les ch’tis socialistes !
01 Juillet 2009
Le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont risque d'offrir dimanche à un Front national décati un bastion local pour rebondir, et c'est un système tout entier qui pourrait être sanctionné.lors d'un reportage sur place, le 20 juin dernier.
Au-delà du seul cas du maire Gérard Dalongeville, écroué en avril dernier pour détournement de fonds, un retour sur ses relations avec la fédération du Pas-de-Calais ces dix dernières années révèle en creux l'incroyable faillite du PS local. Ce «parti dans le parti» est devenu complice tacite et suicidaire du retour en force de l'extrême droite.
A l'issue du premier tour électoral de dimanche dernier, le FN est en ballottage favorable (39,3% des voix) et le reste des résultats en dit long sur l'état du socialisme à Hénin-Beaumont. Daniel Duquenne, secrétaire de section socialiste exclu du parti, arrive en deuxième position (avec 20,2%), devant Pierre Ferrari, président de la section du Mouvement des jeunes socialistes, soutenu par Martine Aubry mais pas par "la fédé", qui obtient 17%.
Plus loin, derrière les Verts (8,5%) et devant l'UMP (4,3%), on retrouve Pierre Darchicourt, ancien maire PS de 1999 à 2001 (5,3%).
Le politologue lillois Rémy Lefebvre résume: «Dans le bassin minier, et à Hénin-Beaumont plus qu'ailleurs, le PS est en situation de monopole électoral: la droite et le PCF n'existent pas. Comme la ville est considérée comme imperdable, toutes les dissidences sont permises.» Selon lui, la forte participation (60%, ce qui est important pour une élection partielle), succédant à de fortes abstentions lors des scrutins précédents, montre que «le FN a su ouvrir une brèche dans la forteresse en récupérant un électorat populaire peu à peu déstabilisé par la mauvaise gestion socialiste et les affaires». Une dynamique dont Mediapart avait rendu compte,
Deux autres ingrédients viennent compléter la recette du possible succès frontiste, conclut Lefebvre: «un fort encadrement militant, unique dans la région, et la médiatisation du scrutin, qui rend visible le vote protestataire». Mais même si la question est presque devenue taboue devant la crainte du spectre lepéniste, le rôle du socialisme du Pas-de-Calais interroge. Car Hénin-Beaumont est devenu le monstre dégénéré d'un socialisme municipal historique: l'hyper-personnalisation a remplacé les figures charismatiques; la solidarité locale a laissé place au paternalisme clientéliste, le mélange des intérêts du parti et de ceux de l'institution règne en maître.
Aux origines du mal: les municipales de 2001
A en croire Catherine Génisson, la nouvelle première fédérale du PS du Pas-de-Calais, «le problème central d'Hénin-Beaumont, c'est surtout la déviance d'un individu et le climat délétère d'une commune. Cela fait un terreau idéal pour le FN. Mais la division du parti a commencé dès 2001, quand un directeur de cabinet se présente contre son maire». Gérard Dalongeville est dans le rôle du traître, quand il s'empare de la ville au détriment du sortant Pierre Darchicourt, décrit comme autoritaire et replié dans sa mairie.
Tous les coups sont alors permis pour Dalongeville, jusqu'à une rencontre sur un parking de supermarché avec le candidat FN, Steve Briois, pour lui transmettre des dossiers sur Darchicourt. C'est l'affaire dite "Babou", révélée par Briois lui-même en conseil municipal dès 2002.
Dans l'ombre du nouveau premier magistrat, l'on retrouve les deux barons les plus puissants du département: Daniel Percheron, sénateur et président de la région Nord-Pas-de-Calais, et Jean-Pierre Kucheida, député et maire de Liévin (la plus grosse section PS de France, avec 1.400 "cartes"). Ce sont eux qui règnent en maître sur la "fédé", dont ils contrôlent tous les rouages et les dépendances.
Ce sont eux qui ont ainsi préservé des foudres du PS national Jacques Mellick, le maire de Béthune – et ancien trésorier de la fédération –, après sa condamnation en 1996 pour faux témoignage au profit de Bernard Tapie dans l'affaire VA-OM. Ce sont eux qui ont plaidé pour sa réintégration dans le parti, après sa réélection à Béthune en 2002, lui permettant d'obtenir l'investiture socialiste aux législatives de 2007, puis aux municipales de 2008 (où il sera à chaque fois battu).
De la même façon, à Hénin-Beaumont, Percheron et Kucheida ne lâcheront pas Dalongeville. Bien qu'il soit exclu du PS et que son début de mandat tourne vite vinaigre, entre crises politiques dans sa majorité et premières critiques de la chambre régionale des comptes. Ils lui conseilleront même d'accueillir dans son cabinet Jean-Pierre Chruszez, l'ancien "dir'cab" de Mellick.
Après avoir soutenu et accompagné Jean-Pierre Chevènement lors de la présidentielle de 2002, le maire aujourd'hui incarcéré sera progressivement assimilé à la famille PS. D'abord discrètement, le rapprochement s'illustrant par des présences remarquées lors de cérémonies de vœux, ou des soutiens électoraux réciproques. Puis plus ouvertement, en 2006, pour contourner le secrétaire de section en conflit avec Dalongeville (un certain Daniel Duquenne, aujourd'hui au second tour contre le FN).
Rattachée directement à la "fédé", une section parallèle, dite "radical-socialiste", est créée à Hénin-Beaumont. Et le Pas-de-Calais plaidera dans la foulée auprès de Solférino la réintégration de Dalongeville dans le parti.
A ce moment, le Pas-de-Calais est tout-puissant dans l'appareil socialiste, et François Hollande semble avoir renoncé à toute autorité du pouvoir central. Preuve de l'audience retrouvée de Dalongeville : Ségolène Royal a répondu positivement à la proposition d'être l'invitée d'honneur aux traditionnels vœux du maire en janvier 2007.
Las, la participation est annulée au dernier moment, et c'est Arnaud Montebourg, alors porte-parole de la candidate PS à la présidentielle (tout juste suspendu pour cause de méchanceté à l'égard de François Hollande), qui se rend à Hénin-Beaumont. Ce dernier se souvient «d'une ambiance très lourde». «J'ai été dépêché trois jours avant et je suis arrivé là-dedans sans avoir les infos sur la situation locale, explique le député de Saône-et-Loire. C'était un champ de mines, il y avait des gens à qui on me disait de ne pas parler, comme s'il y avait un scorpion sous chaque pierre.»
Après la présidentielle, les législatives de juin 2007 marqueront le début de la fin.
Hammadi: «Ce qui arrive aujourd'hui est un secret de polichinelle !»
En mars 2008, dans cette 14e circonscription du Pas-de-Calais, Marine Le Pen obtient 45% des voix face au député et maire de Courrières, Albert Facon. Celui-ci se fâche et accuse Dalongeville de ne pas avoir fait campagne. Le même Dalongeville est aussi en guerre ouverte avec le secrétaire de section Daniel Duquenne (qui crée alors l'Alliance républicaine avec les Verts et le MoDem), tout comme avec le MJS, dont les locaux ont été cambriolés par deux employés municipaux.
La dégradation du climat et la poussée du FN provoquent une relative prise de conscience chez les caciques fédéraux, qui se décident à encadrer le maire. Tout le monde se rend compte de l'essoufflement du système, alors on essaie de sauver les apparences, pour sauver les élus de la "famille socialiste au sens large". Le premier fédéral du Pas-de-Calais, le député Serge Janquin, sur les conseils de François Hollande, cherche à insuffler un peu de sang neuf, pour opérer le rassemblement d'une gauche toujours plus éclatée, mais plus aussi certaine de se réélection.
On songe un temps à "implanter" Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon et président du MJS finissant son mandat. Celui-ci raconte: «Au début, on m'a parlé de volonté de changement, de faire table rase du passé. Puis les barons ont calmé Janquin et lui ont dit que Dalongeville devait être tête de liste et le socialiste, c'est-à-dire moi, deuxième. Je n'y étais pas opposé. Mais il a suffi de rester 72h dans la ville pour saisir la nature du discrédit du maire sortant.»
Et l'actuel secrétaire national du PS aux services publics d'enfoncer le clou: «Ce qui arrive aujourd'hui est un secret de polichinelle! Tout le monde était au courant de la gestion Dalongeville. Ce qui arrive aujourd'hui n'est que la conséquence du cynisme électoral de certains socialistes locaux.»
Un argument que balaie l'actuelle première fédérale Catherine Génisson, proche de Martine Aubry: «Le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) de 2006 ne faisait pas état d'irrégularités de gestion à Hénin-Beaumont.» Le maire sortant est donc investi par le PS, et c'est finalement l'eurodéputée essonnienne Marie-Noëlle Lienemann qui est dépêchée pour assurer l'unité et un poste de première-adjointe en forme de garde-fou.
Elle aussi dit avoir «fait confiance au rapport de la CRC, en laissant de côté les bruits, car il y en a beaucoup dans le coin, et qu'on ne peut pas se fier qu'à des rumeurs». Elle croit alors obtenir une composition équitable de la liste (entre socialistes, "dalongevilliens" et partenaires de gauche), ainsi que la garantie d'être réinvestie pour les prochaines européennes, et la refonte en une seule section de l'encadrement militant.
Mais à mesure que le temps s'écoule, les désillusions s'accumulent. Les Verts et Daniel Duquenne font bande à part, et la liste est finalement trustée par les proches du maire sortant. Sitôt la liste Dalongeville élue (avec 51,9% des voix, contre 28,8% au FN et 19,2% pour Daniel Duquenne), les ennuis recommencent. Albert Facon, jugé pas suffisamment contrôlable par la fédé, se fait chiper la présidence de la communauté de communes, au profit d'un proche de Dalongeville. Puis la fédération PS du Pas-de-Calais réintègre l'édile revenu en grâce dans ses effectifs (qui diffèrent de ceux du fichier Rosam du "national", comme Mediapart l'avait alors révélé).
Avant le congrès de Reims, la section d'Hénin-Beaumont pèse 300 mandats. Trois urnes trônent dans la salle de vote, une pour le MJS, une pour les "adhérents Rosam", une pour les adhérents "à la fédé du Pas-de-Calais", dont on assure que la régularisation ne saurait tarder. Dalongeville reprend la main sur le PS local, quelques jours avant de finir sous les verrous.
Après un nouveau rapport alarmant de la Chambre régionale des comptes, Marie-Noëlle Lienemann et Pierre Ferrari (président du MJS local) refusent de voter le budget et se voient retirer leurs délégations d'adjoint. Le 9 avril 2009, après une descente de la brigade financière à l'hôtel de ville, le parquet de Béthune ordonne la mise en détention du maire, de son ancien adjoint aux finances et de l'éditeur d'un journal gratuit local (répondant au nom de… Guy Mollet).
Le pire n'étant jamais sûr chez les socialistes héninois et beaumontois, même l'électrochoc de la mise en examen de Gérard Dalongeville pour détournement de fonds ne semble pas ébranler davantage la fédération du Pas-de-Calais. La maison brûle, et tout le monde regarde ailleurs.
Aubry monte au créneau, mais pas trop
L'élection partielle donne lieu à une invraisemblable campagne à gauche: Marie-Noëlle Lienemann jette l'éponge (et «refuse d'alimenter la polémique d'ici le vote»), la fédération du Pas-de-Calais accorde son investiture comme tête de liste à un radical à la notoriété très limitée (13% des habitants le connaissent, selon un sondage confidentiel commandé alors). Avant que Martine Aubry ne tape du poing sur la table, et appelle par un communiqué national à voter pour le MJS Pierre Ferrari, qui emmène une liste avec le PCF, le MRC et le MoDem. «C'est la première fois qu'elle se fâche avec une de "ses" fédés, confie-t-on dans l'entourage de la première secrétaire. Elle a dit: "Finies les conneries!" Il n'est pas sérieux qu'un candidat PS ne soit pas soutenu par le PS.»
Pourtant, hormis un coup de fil de la maire de Lille et un autre de Benoît Hamon, on ne s'est pas senti très soutenu du côté de chez Ferrari. Les soutiens les plus actifs furent les élus voisins du MoDem. Chez les socialistes, seul Guy Delcourt, le maire de Lens, est venu mouiller la chemise. Il déclare au Parisien: «Les Verts ont réussi à faire venir ici Bové ou Mamère. Mais localement, notre candidat a été peu épaulé (…) Si les choses tournent mal dimanche, certains socialistes devront prendre leurs responsabilités.»
A Solférino, on jure pourtant que «Martine avait prévu de s'y rendre, avec Marie-George (Buffet). Mais ce sont les socialistes d'Hénin-Beaumont qui nous ont dit de ne pas venir, pour ne pas médiatiser et nationaliser l'enjeu». Il ne faudrait donc surtout pas voir dans cette mise en retrait le souhait de ne pas froisser de trop une puissante fédération, à qui l'on doit pour partie son élection à la tête du PS.
Si on «ne nie pas» certaines contradictions et difficultés liées à la relation entre Aubry et le voisin chtimi, on promet que les choses vont évoluer: «Ce qui est sûr, c'est qu'on aura un regard là où il n'y en avait plus depuis bien longtemps. Il n'y aura plus de réintégration à la hussarde, il va falloir clarifier certaines méthodes et certaines procédures.»
Première fédérale du Pas-de-Calais, Catherine Génisson laisse entrevoir un timide espoir critique, quand elle estime que «la fédé doit réfléchir à sa rénovation et au passage de témoins, comme elle doit débattre de l'opportunité de ne pas avoir que des élus professionnels ou des collaborateurs d'élus». Mais cette proche de la maire de Lille possède-t-elle un réel pouvoir, face à Daniel Percheron et aux autres grands barons du département? Personne ne le dit. Elle tempère même: «Il n'est pas question de jeter aux orties tout ce qui a été fait.»
Dimanche, la liste PS serait totalement écartée du conseil municipal, le challenger du duo frontiste Steve Briois/Marine Le Pen ayant fait le choix de ne fusionner avec aucun de ses concurrents de gauche du premier tour, qui se sont désistés.
Mais en cas de victoire de Daniel Duquenne, le scénario est déjà écrit : l'ancien secrétaire de section banni serait réintégré dans le giron fédéral socialiste. Comme quand il était le directeur général des services de Pierre Darchicourt, le prédécesseur de Gérard Dalongeville. «Là-bas, on devient socialiste une fois qu'on a été élu, et ça peut recommencer plusieurs fois», soupire un proche de Martine Aubry. Ce pourrait être drôle, si ce n'était pas à pleurer.
18:47 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : dalongeville, fn, ferrari, verts, génisson, affaire babou, kucheida, percheron, facon, janquin, hollande, crc
lundi, 08 juin 2009
Importante marche de l'espoir
Autant l’admettre, la mobilisation de la marche de l’espoir ne fut pas à la hauteur de ceux escomptés. Il convient toutefois de remercier la soixantaine d’Hénibeaumontois venus exprimer leur volonté d’œuvrer pour l’avenir de leur ville ainsi que les habitants qui le long du parcours nous ont témoigné leur sympathie.
Parmi les participants, à signaler la présence de Christine Coget et de Frédéric Leturque, responsable de la fédération départementale du MoDem, ainsi que de messieurs David Noël et Pierre Ferrari. Citons aussi le soutien apporté par monsieur Pascal Wallerand de DLR.
Pour autant, de cette marche il est possible de tirer quelques enseignements et interrogations.
Difficile en effet d’ignorer certaines absences et notamment celles de messieurs Duquenne et Bouquillon de l’AR. Il est juste de dire que Daniel Duquenne nous avait informé de la non participation de son association. Il est tout aussi juste d’affirmer que les motivations d’une telle position ne nous furent nullement présentées.
Comment dès lors ne point accorder de crédit à ce que diplomatiquement et publiquement nous appellerons encore supputations.
Comment imputer au hasard la présence de monsieur Duquenne, à quelques encâblures de la mairie lors de l’arrivée des manifestants ?
Une présence à l’écart de deux représentants du FN, qui tels des paparazzi en mal de scoop, s’en étaient venus filmer un événement qu’ils n’eurent, eux, pas le courage politique d’organiser.
Ces interrogations ont un sens. Et il importe de reconnaître qu’elles ne sont malheureusement ni isolées, ni isolables.
Mais au-delà de ces interrogations, se dégage, surtout et avant tout, la conviction d’un grand et impérieux chantier à poursuivre : restaurer la confiance de nombre d’Hénibeaumontois en la Politique.
Certaines attitudes perçues ces derniers temps et aujourd’hui semblent attester d’une ambition bien différente chez certains. On y va de sa liste comme pour mieux flatter son ego. Et pour n’en rien laisser paraître, on s’abrite derrière son perpétuel ni-ni de façade. C’est tout bonnement inacceptable, de la part de qui, il y a peu encore, dénonçait le populisme et la démagogie de Gérard Dalongeville. C’est tout bonnement irresponsable pour qui aspire à redresser véritablement Hénin Beaumont.
Cette marche de l’espoir était, pour ces différentes raisons, véritablement importante.
02:27 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestations, coget, leturque, ferrari, noël, wallerand, duquenne, bouquillon, fn, dalongeville
lundi, 01 juin 2009
Conférence de presse
Quelques précisions sur la conférence de presse qui a eu lieu samedi matin.
Cette conférence de presse avait pour but de réunir les partis et le groupe politique qui ont démissionné lundi dernier du conseil municipal.
Etaient présents, par ordre à la table: Eric Mouton pour le PRG, Régine Calzia pour les Verts, Pierre Ferrari pour le MJS, moi-même pour le MoDem, Marie-Noëlle Lienemann pour le PS, David Noël pour le PCF, et Jean-Pierre Policante pour le MRC (de Chevénement). L'AR, conviée, n'était pas présente.
Chaque parti a pu prendre la parole pour expliquer le "pourquoi" de la démission. Chacun est tombé d'acord pour dire que la page Dalongeville étant tournée, il faut maintenant regarder devant et uniquement penser à l'avenir des Hénibeaumontois.
Les dates des élections (28 juin et 5 juillet) devraient être confirmées cette semaine. Si tel était le cas, nous serions dans l'obligation de nous organiser et de mener une campagne éclair et dans l'urgence. Le MoDem hénibeaumontois n'a pris samedi aucune décision quant à l'option pour les élections. En effet, toute l'équipe travaille depuis quelque temps déjà à l'élaboration du programme et à la constitution d'une liste. Nous communiquerons sur ce sujet très rapidement.
Nous voulions obtenir des nouvelles élections, cet objectif est atteint grâce aux démissions de ces élus et des suivants de listes, n'en déplaise à Le Pen.
La prochaine étape va arriver très vite. Le MoDem hénibeaumontois est prêt.
Christine COGET
01:40 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : municipales 2009, coget, mouton, calzia, ferrari, lienemann, le pen


