lundi, 28 septembre 2009

Ras le bol

011.JPG013.JPGLes riverains du Clos du lac ont en assez. Et on les comprend aisément. La qualité du cadre de vie de leur résidence n'est pas, loin s'en faut, à la hauteur des espérances de ces propriétaires qui n'en finissent plus de regretter leur choix d'il y a quelques années. Une pétition circule depuis quelques jours et rencontre un franc succès.

Premier de leurs griefs, la circulation. En effet, la résidence se trouvant sur le chemin du centre commercial, c'est un raccourci emprunté chaque jour par de nombreuses voitures, souvent à vitesse excessive. Le rétrécissement de chaussée et le ralentisseur n'ont pas découragé les automobilistes. C'est donc la fermeture d'une des 2 entrées qui est demandée, ou la mise en sens unique de circulation, ou encore l'installation d'un dos d'âne à espace rapproché. Juste une question de bon sens pour la sécurité des personnes et notamment des enfants.

Deuxième sujet d'inquiétude: l'environnement. Les riverains de la rue de la Canche sont les plus concernés par l'urbanisation à outrance qui régit ce secteur. Au bout de cette rue, juste derrière les habitations de deux familles, ce sont des immeubles de 2 niveaux qui ont été construits, annihilant du même coup tout espoir de tranquillité et de calme. Sur le côté droit de la rue, la coulée verte n'existe plus. A la place, ce sont également des habitations qui sont en phase de construction. Une inquiétude des riverains concerne l'éventualité de l'ouverture d'un passage entre les deux lotissements.

Dernier sujet de colère, et non des moindres: le futur tramway. Lors de la présentation du projet de tramway, en février et en juin 2009, certains tracés faisaient passer le tramway entre les jardins des riverains de la rue de la Canche et feue la coulée verte. L'arrivée de métreurs, dernièrement, et la pose de bornes laisse envisager le pire.  La pétition est éloquente à ce sujet, le tramway n'est pas nommé désir dans ce secteur. Et on comprend pourquoi !

Dès février, en conseil municipal, Christine Coget avait proposé la tenue de réunions par quartiers afin que tous nous soyons acteurs et non spectateurs de l'implantation du tramway à Hénin Beaumont. La pétition est une illustration parfaite de la pertinence de cette demande. Espérons que la nouvelle municipalité saura prendre ce sujet à bras-le-corps, et trouvera les réponses adéquates. Nous soutenons l'action des riverains du Clos du lac et resterons vigilants quant aux solutions proposées par l'équipe majoritaire.

mardi, 18 août 2009

Une ville qui bouge ...

VCA1F6JTACAZDGPR7CA1EPOP3CAKUWYQ6CA0CUE8KCA9ZMNI7CA6NV5TYCADB0MN4CAAR5JE4CAB9QI7XCAJOT0XBCALB6GKHCAZE7XAXCALGSGWRCAA23UFFCAF23ASSCANUZQAICARH4CCN.jpegIl y a juste un an, l'Alliance Républicaine titrait sur son blog "Balades dans une ville qui bouge".

Nous proposons aujourd'hui, à ceux qui le souhaitent, un circuit pédestre dans le quartier Est de notre ville.

Départ de la gare pour vous rendre au plan d'eau. Au fil des rues empruntées, vous pourrez admirer les détritus et les déjections canines qui jonchent les trottoirs, vous slalomerez entre les tessons de bouteilles et les débris divers.

En faisant un crochet par le petit parc face à l'Espace Mitterrand, prenez garde aux petits rongeurs qui ont élu domicile dans les hautes herbes qui bordent les allées  comme le boulevard Jacques Piette.

Vous arriverez ensuite au plan d'eau, cet espace de loisirs malheureusement déjà dégradé: jeux pour enfants détériorés, allées bosselées, pédalos disparus.

Autre quartier, mêmes constats, comme évoqué dans un article de la VDN du 17/08/09. Boulevard des Frères Leterme, cité Darcy, c'est l'accès au terril qui pose un problème supplémentaire.

Certains endroits sont nettoyés, d'autres sont tondus, mais de manière aléatoire, un rond-point par-ci, un parterre par-là. Quant aux mauvaises herbes et bordures, jamais elles ne sont arrachées ni entretenues.

A cela, le DGS répond que "c'est compliqué d'acheter une binette". Daniel Duquenne ayant refusé de baisser les indemnités de sa majorité, malgré ce qu'il avait annoncé lors de la campagne,  nous proposons aux élus majoritaires de faire un don spécifique à la ville, sur le montant de leurs indemnités, ou d'acheter tondeuses et binettes pour en faire profiter les services techniques dont le personnel ne demande qu'à travailler.

Dans une ville qui bouge, à chaque problème on peut trouver une solution...

jeudi, 30 juillet 2009

Energie - Se souvenir pour l'avenir

Le calendrier se livre parfois à quelques coïncidences que l'on pourrait croire hasardeuses.

A l'approche des quatre-vingt ans de la catastrophe minière de Courcelles, les médias nous informent sur l'augmentation de 1,9% des tarifs d'électricité pour les particuliers proposé par le ministère de l'Ecologie et de l'Energie, ainsi que sur le rapport traitant de la faisabilité d'une taxe carbone, remis par Michel Rocard au chef du gouvernement.

 

Ce triste anniversaire n'est pas, dans une certaine mesure, sans nous inviter à nous engager dans quelques réflexions relatives à la production et l'utilisation de ressources énergétiques.

 

cheminée.jpgLa "contribution climat énergie" vise à taxer les produits générant beaucoup de gaz à effets de serre (gaz, pétrole – fioul et diesel compris –, charbon voire électricité) et ainsi à modifier les comportements des consommateurs.

Le lien de responsabilité peut surprendre. Non seulement parce qu'il impute aux consommateurs la responsabilité des choix énergétiques du pays, faits depuis de nombreuses décennies par des politiques, mais aussi par qu'il fait du stimulus-réponse, le seul mode d'intervention capable d'opérer chez chacun d'entre nous les changements de comportement attendus.

En revanche, le lien de causalité et les conclusions qui s'y rapportent ne doivent eux plus guère étonner.

 

C'est pourquoi, le projet de création d'une taxe carbone peut s'avérer à plus d'un titre pertinent pour peu que cette nouvelle contribution :

- n'oublie pas de répondre aux préoccupations des plus démunis. Des contreparties sociales doivent être en ce sens garanties.

- s'accompagne de sérieuses incitations à changer, par exemples, d'appareils de chauffage et de voiture.

- soit donc appréhendée comme un outil au service de la sortie de crise.

 

Une crise qui tout comme la mine autrefois engendre et compte déjà des victimes.