vendredi, 24 juillet 2009

Présidence suédoise de l'Union Européenne

Intervenant dans le cadre de la présentation par la présidence suédoise de l'Union européenne, mercredi 15 juillet, Marielle de Sarnez, députée européenne du Mouvement Démocrate, a rappelé les deux principales questions qu'aurait à traiter la présidence suédoise : "la première, c'est la question de la crise. Tout le monde le sait, nous avons besoin d'une réponse cohérente et commune à la crise économique et sociale et donc d'un plan de relance européen pour porter des investissements durables et pour soutenir l'emploi". La vice-présidente du groupe "Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe" a ajouté "l'Europe doit vraiment se montrer aujourd'hui plus attentive, plus proche de nos concitoyens dans les difficultés qu'ils traversent. Elle doit aider davantage ceux qui sont frappés par la crise. De ce point de vue-là, il y a urgence !"

 


Puis Marielle de Sarnez a soulevé la deuxième question, celle du nouveau modèle de développement qui doit émerger à l'issue de la crise. Marielle de Sarnez défend "un modèle plus sobre, plus juste et plus durable, qui mette la finance au service de l'économie réelle ; qui développe de nouvelles formes de solidarité entre Européens ; qui prenne en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans les échanges internationaux ; et qui réforme en profondeur nos relations avec les pays les plus pauvres de la planète, je pense notamment à l'Afrique".
 
Enfin, Marielle de Sarnez a rappelé l'exigence démocratique liée au processus de ratification du traité de Lisbonne : "il y a des différences très importantes entre le traité de Nice et le traité de Lisbonne concernant ce processus de désignation : majorité simple d'un côté, majorité qualifiée de l'autre ; désignation d'un côté, proposition de l'autre ; nombre de commissaires qui diverge selon l'un ou l'autre des Traités. Je vous demande vraiment que soient respectés l'esprit et la lettre des Traités". "C'est de votre responsabilité. Ceci est très important pour la crédibilité de nos institutions" a-t-elle ajouté.

lundi, 20 juillet 2009

Travail Dominical

Le Mouvement Démocrate s'oppose énergiquement à tout élargissement des autorisations d'ouverture des commerces le dimanche. Dans un contexte de crise économique majeure, cela ne peut qu'aboutir à des transferts d'achats mais en aucune manière à augmenter la consommation et à dynamiser l'économie.

Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate et spécialiste reconnu des questions de consommation et de commerce a déclaré : « Toutes les études démontrent que ce sont les grands commerces des zones périphériques et les chaînes qui seront les bénéficiaires du transfert d'activité et cela au détriment des petits commerçants et de l'activité des centres villes et des quartiers. Or, à tranches de chiffre d'affaires identiques, les grands commerces emploient moins de salariés et en faisant davantage appel au temps partiels que les commerçants indépendants et de centre ville. Par ailleurs, accepter une dérogation de plus conduira forcément à des demandes de dérogations nouvelles dans quelques mois de la part des commerçants d'autres zones qui se sentiront lésés. C'est ainsi que cela se produit depuis des années.»

housse-couette-metro-boulot-dodo.jpgLes Français ont raison d’être hostiles à cette mesure qui accroît la pression marchande et qui banalise le dimanche, journée qu’il est important de réserver à des activités de loisirs, de pratique sportive, de vie associative ou de rencontres familiales et amicales. Qui peut croire que face à la pression qu’exerce la montée dramatique du chômage, les salariés amenés à travailler le dimanche le fassent sur le principe du volontariat ?

samedi, 24 mai 2008

Les doigts dans la confiture

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Je ne reviendrai pas sur l’analyse de la venue de la CRC développée par M. Georges BOUQUILLON (http://alliancerepublicaine.typepad.fr). Celle-ci est claire, précieuse et fait preuve d’une retenue que ne mérite pas pour ma part les acteurs concernés, tous membres de la majorité municipale.

S’il convient de ne pas anticiper sur les conclusions du rapport que remettra la CRC, je ne peux toutefois que condamner :

-          la restitution journalistique bien incomplète des faits et de la situation.  Je ne comprends guère que les personnes citées (y compris lorsque celles-ci se revendiquent du FN) ou visées ne puissent être interrogées et apporter ainsi les éléments utiles à la controverse démocratique. Du partiel au partial…  Monsieur Wallart svp, restez  en  aux couvertures d’écoliers en prenant bien soin toutefois de les protéger … de toute tentative de récupération politique. D’avance, je vous en remercie.

-          l’attitude déplorable d’un élu qui excelle dans l’art de la fuite, transférant sa seule responsabilité à d’autres et notamment au magistrat désigné par la CRC. Un  magistrat au sujet duquel Monsieur Dalongeville s’étonne d’une appréciation des chiffres sensiblement différente de la sienne (diantre, braves gens, comment cela peut-il être possible ?) ainsi qu’il ait donné suite à quelques courriers rédigés notamment par Monsieur Georges BOUQUILLON. Des courriers, bien évidemment, dénués de tout argumentaire plausible … M. Dalongeville nous prendrait-il pour des imbéciles ? Il est d’usage en effet de voir la CRC répondre aux invitations qui lui sont lancées. Essayez donc, vous serez surpris !

 

Un second sujet abordé par nombre de commentaires postés sur différents blogs mais alimentant aussi les conversations de voisinage attire mon attention : le non renouvellement des contrats de travail des personnes embauchées par notre bon maire aux lendemains des fêtes de Noël (Non rien à voir avec David). Des commentaires pointant avec précision ce qu’il appartiendra à d’autres juges de trancher : la conformité ou non de ces embauches avec les textes de lois en vigueur s’appliquant en période d’élections municipales. Ces recrutements provoquent en moi un sentiment de dégoût. Un dégoût nullement suscité par ceux qui en ont bénéficié. Je sais ce que 4 mois de salaire, même modeste, peuvent représenter comme ligne d’horizon pour des personnes qui de fait ne peuvent s’en passer. Ce dégoût me vient de celles et ceux qui, pleinement conscients de cet état de haute dépendance et de ses conséquences en ont, dans un contexte budgétaire ne le permettant pas,  accepté le principe. Rien ne peut le justifier !

Ce paternalisme et cette démagogie m’exècrent ; ils enferment l’individu dans un état, non d’assistance qui reste indispensable, mais d’assistanat.

Gérard Dalongeville et les membres de son équipe ne pourront éternellement se défausser en prétextant l’ignorance. Il est des dettes bien plus dramatiques que les dettes financières : ce sont les dettes morales.

De plus en plus nombreux sont les héninois qui n’ont plus confiance dans celui chargé de s’occuper des biens publics et du devenir de ses concitoyens. Une prouesse dalongevillienne d’autant plus remarquable lorsque l’on connaît l’attachement usuel des français à leur maire.

Une dette morale et financière qui ne sera pas sans incidence sur le devenir de notre ville. La présence sur Hénin Beaumont de différentes catégories socioprofessionnelles pourrait très rapidement n’être qu’un sinistre souvenir dont les principales victimes n’auront que faire des recommandations de la CRC, faute de pouvoir y apporter une quelconque suite. Ces mêmes gens pour qui Madame Lienemann croit bon se dispenser de permanence. Madame Lienemann, que des tâches besogneuses soient sur Hénin Beaumont bien trop sérieuses pour les laisser dans les mains de politiques d’envergure est une chose que je peux non seulement comprendre mais aussi admettre. Mais il eût été plus raisonnable alors d’envisager différemment votre engagement au local. Il y a sur Hénin Beaumont des gens que vous savez de qualité et dont le seul tort est de ne pas avoir accepté les dérives avalisées par le parti auquel vous appartenez. Cette dette morale, Madame Lienemann, n’hésitez nullement, vous aussi, à vous en revendiquer !

PP

illustration Jean Pierre PETIT