mardi, 10 novembre 2009
Il était une mauvaise foi *
Croyez moi ou pas, mais Steeve Briois est un homme consensuel.
Voilà un gentilhomme qui, en sus de sa lourde charge professionnelle, ne rechigne nullement à participer aux tâches du foyer. Un gendre idéal, comme le dirait ma belle-mère, qui malgré la fatigue venue, s'en va faire quelques achats pour lui remplir un frigo bien vide en ces temps de crise.
Un homme qui stationne son véhicule sur le parking de Babou ne peut pas être un mauvais homme. Oh, bien sûr, ce n'est pas l'enseigne où il escompte faire ses achats, mais la place, malgré l'heure tardive, venant à manquer sur les emplacements du supermarché, celui que chacun s'accorde à reconnaître comme l'enfant du pays, fera contre fortune bon cœur de cet aléa et remerciera finalement la providence de lui offrir l'opportunité d'une petite marche nocturne, bien sympathique ma foi.
Que monsieur Briois y rencontra Gérard Dalongeville et qu'un enregistrement de ce qu'il convient de présenter comme un non-événement fut réalisé - mais, charité oblige, jamais diffusé - ne peut relever, vous le comprendrez, que du pur hasard.
Un hasard, s'acharnant sur celui que des intimes aiment à appeler "ce bon vieux Steeve" mais qui, fort heureusement, n'entame en rien son très haut sens de la modestie et de l'altruisme.
Jugez donc : à la gloire promise que lui aurait conférée un fer médiatique croisé avec Gérard Dalongeville, le saint homme préfèrera laisser sa place sur le plateau de France 3 à une jeune femme inconnue. Et c'est tout naturellement qu'il mit à la disposition de cette dernière son art de la communication et de la médiation.
Croyez moi ou pas, mais voilà aussi un homme qui bien qu'adepte des produits régionaux - reconnaissons-lui, comme à ses flibustiers, de redoutables capacités d'adaptation et une ouverture d'esprit sans limite : préférences européennes, régionales, hénibeaumontoises, … - et de la bonne cuisine française (oui messieurs-dames, française) se résigna malgré tout à inviter Georges Bouquillon, Bruno Bilde, Daniel Duquenne, Marine Le Pen pour faire pitance autour de quelques modestes pizzas. Son haut sens des usages républicains le poussa même jusqu'à faire de Christine Coget, sa tête d'affiche puis, élections européennes obligent, probablement, sa tête de turc.
Et ce ne fut pas faute, pour Steeve le sage, que d'avoir tout entrepris pour inciter l'infâme traîtresse à demeurer fidèle au PS de Gérard Dalongeville puis, dès cette dure lutte perdue, au sein de l'AR, du moins de celle de son grand complice, le nouvel alexandrin.
Pauvre monsieur Briois ! Un homme si affable et courtois, cible quotidienne des pires railleries. Non, ce Che Guevara hénibeaumontois n'est pas le leader de la cause "tête blanche - mains hautes", qu'on se le dise.
Sa condamnation pénale, qu'un appel viendra à coup sûr casser, rétablira l'homme dans sa dignité. De celle qui le conduit sans répit à sermonner ses ouailles au moindre débordement de potache. De ces blagues telles que "Et transmettez à Piret de bien recevoir l'huissier de justice" et qui, manifestement, le font douloureusement souffrir.
Que dire enfin de cet orateur hors norme, puisant dans la mythologie l'inspiration de ses discours d'anthologie, fervent serviteur de la langue de Molière, qui sans la moindre attente d'un retour, livre sa plume et son temps à qui le lui demande, même au 3ème adjoint et à son maire. Et je vais vous dire, que le Goncourt de 2009 ne lui ait pas été décerné, et c'est encore l'arbitraire qui s'est ainsi manifesté.
Croyez moi ou pas, mais pour son mutisme contenu, comme pour tout ce qui ci-avant fut évoqué, monsieur Briois est véritablement un saint homme.
Mais évidemment, vous n'êtes pas obligé de me (ni de le) croire *.
Patrick Piret
*Avec la coopération involontaire de la chonique de Jean-Pierre Gauffre
03:05 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : briois, le pen, duquenne, bouquillon, coget, piret, bilde, alliance républicaine, alexandre
samedi, 31 octobre 2009
Et s'il fallait s'en repartir aux urnes
La jubilation de maître Cattoir à l'idée d'un grand chelem peut être compréhensible.
Mais il est des périodes ou des endroits plus propices que d'autres pour en expliquer les raisons.
Hénin Beaumont ne peut en faire partie. Quoi de plus normal pour une ville où les aléas judiciaires ne pourront effacer les déficits occasionnés au cours de ces trop nombreuses dernières années.
Cette jubilation est donc maladroite comme malhabile fut, pour certains, le communiqué de la LDH demandant le respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence pour Gérard Dalongeville
Pour autant la maladresse n'enlève rien à la justesse des actions entreprises. Faire respecter le droit, d'une part et, pour monsieur Pruvost, veiller aux "considérations de simple humanité". Tous deux restent dans leur rôle, même si, politiquement, il est de bon ton que de hurler l'inverse.
Il en va ainsi aussi de la sincérité de celles et de ceux, qui bien que se préoccupant réellement de l'état de santé de Daniel Duquenne , poursuivent leur action politique. Il y a dans cette atitude, et quoi qu'en disent quelques âmes bien intentionnées, le témoignage d'un véritable respect dû à chacun, au maire tout comme à l'ensemble des Hénibeaumontois.
La situation hénibeaumontoise est exceptionnelle. Elle l'est tant et tant qu'elle génère quelques inconciliables. Il en est un notamment que l'actualité prochaine pourrait nous réserver : faut-il se réjouir d'un retour aux urnes ?
La réponse est sans conteste NON. Deux raisons au moins à cela.
La première trouve son origine dans le marasme hénibeaumontois. Il importe plus que jamais pour la ville d'Hénin Beaumont et ses habitants de retrouver de la sérénité. L'amputation d'1/3 de ce mandat 2008-2014 serait dommageable pour la majorité municipale qui viendrait à se constituer à l'issue de ce 3ème retour aux urnes.
La seconde est liée à la nature même de notre engagement politique. Celui-ci n'est pas téléguidé par des échéances électorales. Une élection n'est pas une fin en soi. Elle n'est qu'un RDV avec la population, un préalable à la conduite de politiques auxquelles nous croyons et en faveur desquelles déjà nous oeuvrons.
Non, nous n'avons donc nulle raison de nous réjouir s'il fallait repartir aux urnes.
Mais il est un fait, en revanche, acquis : si élection il y avait, nous serions bien évidemment prêts.
01:24 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cattoir, municipales 2009, justice, ldh, duquenne, pruvost
mercredi, 28 octobre 2009
« Un nouvel élan » : la vie continue ...
... après la "petite mort" du 28 juin (VDN du 27/10/2009)

Jean-Pierre Policante, Pierre Ferrari, Patrick Piret et Christine Coget partagent toujours le même «Élan»...*
Il y a quatre mois, la claque faisait mal. Très mal. Si mal qu'on aurait pu l'imaginer destructrice du « Nouvel élan » né dans la douleur et le deuil des sacrifiés à la « cause » que furent Marie-Noëlle Lienemann et Éric Mouton.
Et pourtant, alors que la plaie est loin d'être cicatrisée pour Pierre Ferrari et ses amis d'infortune, l'« Élan » n'a pas été brisé.
Et se prolonge l'aventure plurielle qui fait cohabiter sans le moindre état d'âme militant PC et MODEM, anti-Dalongevilliens primaires et anciens proches du maire déchu ayant depuis lors fait leur mea culpa... Une équipe hétéroclite sur le papier mais qui s'avoue soudée et le prouve depuis l'installation de l'équipe Duquenne en ne lâchant rien.
Un « Nouvel élan » qui vient de faire le point avec ses militants au local de la rue Victor-Mathé, fourmilière où la vie militante continue de grouiller malgré la défaite du 28 juin et l'inévitable coup de mou qui l'a suivi.
Massés en fond de salle, alanguis dans des divans ou sagement assis, buvant les paroles de Pierre Ferrari, les militants de l'Élan sont à l'image du bureau de leur association, multigénérationnels et représentatifs de la diversité héninoise.
Sujet bien évidemment majeur de cette soirée que l'ubuesque situation locale entre les menaces « virtuelles » du retour de Gérard Dalongeville par la voie juridique et les problèmes de santé de Daniel Duquenne qui auront nourri beaucoup de fantasmes. « Il faut dire aux gens qu'il n'y aura pas deux maires à Hénin-Beaumont ! » martèle Pierre Ferrari. Qui voit dans ce qui est annoncé ici et là par certains Cassandre autour de la future décision du Conseil d'État « comme un scénario-catastrophe qui ne peut profiter qu'au FN ». Une situation pour laquelle le Bureau de l'Élan recommande à ses membres d'être des relais « pédagogues » auprès de la population. « Faisons attention, on se doit d'être précis et d'expliquer aux gens ! » précisera Jacques Boutillier
Avec les Verts et le PRG ?
Une aventure commune des partis héninois à laquelle ne participent pas les Verts, ce qui vaudra quelques questions parmi les adhérents. « Régine Calzia devrait être présente lors de notre prochaine réunion. Ne vous inquiétez pas, on travaille au rassemblement aussi bien avec les Verts qu'avec le PRG ! » expliquera Pierre Ferrari.
En attendant, le quotidien de l'Élan, c'est l'animation de pas moins de 20 commissions balayant le plus largement possible la vie locale, comme unshadow cabinet à l'anglaise. Et puis ce sont les permanences des mercredis et vendredis (de 18 h à 20 h) « qui sont un véritable succès ». Environ dix personnes y sont reçues chaque semaine et quelque cent dossiers sont en cours de traitement : « Beaucoup des gens qui viennent nous voir ne sont pas reçus en mairie et grâce aux compétences et réseaux de chacun, on essaie de les aider au mieux ».
PASCAL WALLART
* Et David NOËL
et aussi en page Région
HÉNIN-BEAUMONT
Faute de partis, un « Élan »... Depuis le 5 juillet, les partis classiques ont officiellement quitté l'enceinte du conseil municipal. Avec une association aux commandes et le FN en guise d'opposition interne, les partis traditionnels sont « à la rue ». D'où la volonté des colistiers PCF, MJS, MoDem et MRC, de continuer à se serrer les coudes dans l'association Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont. Ces militants veulent être un véritable « shadow cabinet » ne lâchant rien quant à l'évolution de la tourmentée vie politique locale.
01:05 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : policante, ferrari, un nouvel élan pour hénin beaumont, noel, coget, piret, duquenne, dalongeville, calzia, mouton, lienemann, boutillier
mardi, 20 octobre 2009
Projet contre projet
Le tribunal administratif de Lille rendra très prochainement sa décision sur la demande en annulation de la suspension de Gérard Dalongeville.
Une décision dont chacun connaît l'importance puisque susceptible d'apporter une sérieuse indication quant aux probabilités d'un 2nd retour aux urnes hénibeaumontoises, ou pour Daniel Duquenne, de mener son mandat à terme.
Notons au passage que le lieu retenu par le FN pour implanter son siège de campagne des prochaines régionales ne relèvent en rien du hasard et lui permettrait de prétendre courir 2 lièvres à la fois.
Si les prochaines semaines permettent progressivement de lever les hypothèses, elles ne peuvent en revanche justifier un temps d'arrêt dans le combat politique à poursuivre et à renforcer contre le frontiste Steeve Briois.
Les plus optimistes argueront que l'enfant du pays a mangé le pain blanc offert l'été dernier par Gérard Dalongeville et qu'à force de le voir repasser le plat, il en perd sa saveur.
Il est heureux, en effet, d'observer que de nombreux abusés du 5 juillet trouvent maintenant le besoin de nous le signifier.
Hénin Beaumont dispose donc des atouts suffisants pour en finir avec ce passé. Un passé qu'il convient non pas d'oublier mais duquel il importe de s'extraire.
Les incompréhensions exprimées suite au retour de Georges Bouquillon au MRC de Jean Marie Alexandre ont été nombreuses. Les interrogations - car n'en déplaisent aux détracteurs qui aiment les travestir en insinuations les plus contestables (1) – aussi.
Ce retour de Georges Bouquillon aux côtés de Jean Marie Alexandre nous ramène, quoi que l'on puisse en dire, à Gérard Dalongeville. Dés lors le risque d'une triangulaire permanente apparaît comme accepté (si ce n'est souhaité) (2) dans un contexte politique qui pourtant devrait conduire chaque démocrate et républicain à s'en éloigner !
C'est donc dés à présent qu'il appartient à chacun de s'engager pour qu'une telle éventualité ne puisse se produire.
Un engagement comme une invitation lancée à l'ensemble des responsables politiques locaux de :
- mener chaque campagne "projet contre projet"
- de s'effacer, le soir du 1er tour, en faveur du/de la candidat(e) républicain(e) et démocrate le/la mieux placé(e) pour s'en aller battre le parti d'extrême droite auquel appartient Steeve Briois.
Patrick PIRET
(1) Que les choses soient claires. La vie privée de George Bouquillon comme ses choix politiques lui appartiennent. Et si je m'interdis d'évoquer la première, les sous-entendus les plus perfides ne m'empêcheront pas de critiquer, et autant que je le juge nécessaire, les seconds.
(2) S'il est des femmes et des hommes, membres de l'Alliance Républicaine avec qui l'avenir de notre ville pourrait très sérieusement se réfléchir, il en est d'autres, avec qui, des compromis apparaissent, en l'état, fort difficilement envisageables. Non par rancœur, ni même pour une revanche à prendre. Il en va tout simplement de la cohérence entre notre discours et nos actes ainsi que, bien évidemment, du respect des électeurs !
01:48 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : briois, justice, piret, bouquillon, duquenne, élections régionales, municipales 2009
lundi, 19 octobre 2009
L'Alliance Républicaine à la dérive.
L'Alliance Républicaine a vécu, elle dérive aujourd'hui vers une fin inexorable. Afin de mieux comprendre le parcours de cette association politique originale, il faut passer par un retour chronologique détaillé.
La création de l'AR ne remonte pas à "de nombreuses années", mais date de janvier 2007. Par contre, ses "créateurs" ont un passé politique plus fourni.
Georges Bouquillon : élu en 2001 sur la liste de Dalongeville, il sera adjoint à la culture jusque décembre 2002 et adjoint sans délégation (après s'être fait retiré sa délégation par le maire) jusqu'en mars 2008. Fin 2003, il créera "Civisme et Valeurs Républicaines", une association d'opposition à l'action municipale.
Christine Coget : élue conseillère municipale d'opposition dès la 1ère mandature de Dalongeville, elle créera avec Thierry Deneuville l'association "Transparence et Citoyenneté" fin 2004, juste après avoir organisé la manifestation inédite contre l'augmentation de 85% des impôts locaux. Leur slogan sera "Ni Briois, ni Dalongeville".
Fin 2005, les 2 associations fusionneront pour former "Civisme et Transparence" qui fonctionnera de manière démocratique, et dont une des conditions d'adhésion sera la non-appartenance à un parti politique, quel qu'il soit.
Un rapprochement aura lieu entre "Civisme et Transparence" et la section PS Canal Historique. Rapprochement qui aboutira à la création de l'Alliance Républicaine, après vote des adhérents en janvier 2007. C'est en juin 2007 que Daniel Duquenne, ex-collaborateur de Darchicourt, et secrétaire d'une section socialiste bannie par la Fédération PS 62, en sera élu Président. Georges Bouquillon, Christine Coget et Thierry Deneuville seront quant à eux vice-présidents.
Dès lors, l'appartenance à titre personnel à un parti politique n'est plus interdite. Christine Coget rejoint le MoDem par conviction, suivie par de nombreux adhérents, et ce en vue des élections municipales de 2008. L'AR présentera une liste composée, en grande majorité, de membres de la Société Civile, et soutenue par le MoDem et les Verts. Au lendemain de la défaite, des différences d'opinions et de méthodes deviendront de véritables divergences qui entraîneront le départ de Christine Coget et d'autres membres influents en octobre 2007. Au chapitre des divergences notamment, le rejet par l'AR des partis politiques courtisés quelques mois auparavant et les relations florissantes entre dirigeants de l'AR (Bouquillon et Duquenne) et du FN (Briois et Bilde).
Une fois la rupture officialisée, Christine Coget siégera au conseil municipal en tant que représentante du MoDem qu'elle se chargera de développer avec Patrick Piret et Smail Yousfi. Dès lors, (par jalousie? par rancoeur? par respect de ses relations avec le FN ?) Georges Bouquillon n'aura de cesse de dénigrer l'action des représentants du MoDem auprès des responsables et acteurs politiques locaux. Campagne de dénigrement qui n'aura pas résonnance auprès de Pierre Ferrari ni de David Noël.
Aujourd'hui, l'Alliance Républicaine n'a plus grand chose de républicain.
- Duquenne et Bouquillon ont trahi leur parole donnée à Pierre Ferrari en refusant la fusion au soir du 1er tour.
- Ils ont trahi les électeurs qui, en votant pour eux, voulaient prioritairement battre le FN de Briois; en effet les relations entre les 2 entités va bien au-delà de l'usage républicain.
- Ils ont trahi leurs sympathisants en se présentant comme une liste au-dessus des partis et en laissant Bouquillon rentrer au bercail du MRC. L'AR étant composée essentiellement de familles et d'amis du Président et du Vice-Président, il est d'ailleurs fort à parier que la section héninoise du MRC va rapidement voir ses rangs gonfler extraordinairement.
- Ils ont trahi leurs militants en les mettant devant le fait accompli. Presque tous ont appris l'allégeance de Bouquillon à Alexandre en lisant la VDN.
- Ils ont trahi leurs valeurs surtout, et ce de 2 manières. Tout d'abord en pratiquant l'entente cordiale avec Briois, le représentant local du parti d'extrême-droite. Et puis également en adoptant la doctrine de JM Alexandre, le parrain politique et soutien indéfectible de Dalongeville.
L'Alliance Républicaine d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec l'Alliance Républicaine de 2007, sacrifiée sur l'autel de l'ambition personnelle de Georges Bouquillon.
01:59 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alliance républicaine, duquenne, coget, yousfi, piret, bouquillon, deneuville, briois, bilde, noël, ferrari, alexandre, mrc
samedi, 17 octobre 2009
Mes amis, mes amours, mes emmerdes
A l'en croire, Georges Bouquillon se doperait aux attaques qu'il subit. Qui pour le croire ? Ses multiples réactions épidermiques l'ont toujours conduit à rechercher un espace d'expression digne de ses aspirations personnelles et de son "talent" politique. Ne vous y trompez pas, Georges Bouquillon est tout sauf un imbécile. Fort probable qu'il puisse penser que Daniel Duquenne et l'Alliance Républicaine font d'ores et déjà partie du passé. Il lui faut donc aller de nouveau ailleurs.
Nous pourrions sans peine relever une nouvelle fois les incohérences de son parcours. Mais au-delà de cette démarche d'information et de communication utile, le retour de Georges Bouquillon au sein du MRC de Jean Marie Alexandre est tout sauf un fait du hasard, et qui doit nous conduire à nous interroger.
Le 3ème adjoint n'est pas indifférent aux réactions auxquelles s'est livrée une large majorité des représentants politiques locaux. Pour autant, gageons qu'il les a volontairement provoquées.
Pour lui, sans doute, l'espoir d'une porte de sortie honorable que lui confierait l'habit de victime dont il sut, à maintes reprises, se parer.
L' "histoire" pourrait en rester là. Mais il est des sorties qui n'ont rien de définitives et qui, au contraire, ne sont que des préalables.
Georges Bouquillon est un stratège politique, n'ayant rien à envier ni à Gérard Dalongeville, ni au bras droit de Steeve Briois. Peu étonnant qu'il ait donc avec Bruno Bilde œuvré à la mise en place de relations entre le FN et l'AR, des relations plus importantes et assidues que ne le recommandent les usages républicains.
Préalable, mais à quoi ?
A la sauvegarde peu avouable d'intérêts particuliers ?
A satisfaire une ambition personnelle que pourrait notamment lui offrir un départ de Daniel Duquenne ?
Le préalable à un dernier baroud d'honneur contre la "nomenklatura" politique régionale ? Un retour au MRC 59/62 comme un soutien apporté à Steeve Briois ? Le soutien d'un homme venant volontairement mettre en pratique ce qu'aime à dénoncer le frontiste ?
Un peu des trois à la fois ?
Quoi qu'il en soit, les prochaines interventions politiques de Georges Bouquillon n'en seront que plus dangereuses car visant à nous éloigner des préoccupations de la population, des insuffisances de sa majorité municipale, ainsi que des complicités légitimant un FN trop heureux de l'aubaine.
ARCHIVES
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/01/bonne-...
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/08/31/causer...
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/07/la-dec...
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/03/l-ar-n...
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Ci après, l'intégralité du communiqué de presse de la section hénibeaumontoise du MoDem ainsi que des extraits de l'article VDN consacré au sujet ce 15 octobre.
"Monsieur Bouquillon peut oublier les raisons de son échec dalongevillien et les conditions de sa séparation avec Jean-Marie Alexandre.Mais Georges Bouquillon apporte une nouvelle pierre à l'édifice des incohérences de l'Alliance Républicaine. Une AR qui, il y a peu encore, vous jurait son grand dieu de son indépendance vis à vis des appareils politiques.Sa manoeuvre politicienne est d'autant plus détestable qu'elle nous apparaît comme étant orchestrée par un homme que chacun s'accordera à présenter comme le parrain politique et jusqu'au boutiste de Gérard Dalongeville, ce même Jean-Marie Alexandre. Quelle honte et quel manque de fierté monsieur Bouquillon ! Et surtout quelle révélation de ce que vous êtes vraiment: un politicard dans le sens le plus négatif du terme ! Cette déplorable habitude "du faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais" qui caractérise l'un des principaux membres de la majorité municipale, viendra, et monsieur Bouquillon ne peut l'ignorer, alimenter le discours du "tous pourris" que nous déverse le frontiste Steeve Briois, celui-là même qui en oubliera, pour la circonstance, ses complicités avec le maire et son 3ème adjoint. Une attitude politicienne aux antipodes des conditions qu'il conviendrait pourtant de mettre en place pour oeuvrer au redressement d'Hénin Beaumont. Un redressement qui manifestement semble passer au second plan chez Georges Bouquillon, cet adepte de l'histoire ancienne et contre-productive à laquelle il a, et quoi qu'il s'en défende, hautement contribué. Une histoire qu'il entend ainsi prolonger. A l'heure des feuilles d'imposition, les Héninois et les Beaumontois apprécieront".
Mariage arrangé. Côté MJS, Anne-Sophie Taszarek analyse ce retour comme « l'aveu cinglant de l'isolement politique dans lequel se trouve le président du groupe majoritaire », supputant « les prémisses d'un mariage arrangé entre Jean-Marie Alexandre et l'Alliance Républicaine en perspective des élections régionales... Georges Bouquillon, en se ralliant à Jean-Marie Alexandre laisse s'envoler à tout jamais l'espoir d'une municipalité nouvelle, ferme et décomplexée que Dalongeville n'avait pas su incarner ... » - « Un homme de l'Établissement ». On imagine le rire tonitruant de Jean-Pierre Policante, dissident MRC, évoquant un « retournement de veste qui fait perdre à l'adjoint de Daniel Duquenne sa crédibilité d'homme politique... Georges Bouquillon démontre également que c'est un homme de l'Établissement qui ne sortira jamais du système, à la fois par intérêt politicard et par nécessité tactique ... » - Quelle honte ! Le responsable de la section communiste, David Noël, avoue que ce retour n'a, pour lui, « rien d'une surprise », rappelant le soutien du MRC 59-62 à l'Alliance républicaine lors des municipales. « Loin de combattre le "système ", Georges Bouquillon (...) réintègre une fédération MRC 59-62 vérolée et tenue par le parrain politique de Gérard Dalongeville... Quelle honte pour Georges Bouquillon ! Comment ses amis de l'Alliance Républicaine pourraient-ils accepter ce retournement de veste ?... »
01:16 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouquillon, alexandre, alliance républicaine, duquenne, briois, dalongeville
mardi, 13 octobre 2009
Un bien triste tour d'horizon
Les Hénibeaumontois peuvent supporter beaucoup de choses, ils l'ont d'ailleurs montré ces dernières années. Nombreuses augmentations d'impôts locaux, fermetures d'usines, détérioration de leur cadre de vie, dégradation de leur tissu social, malversations et magouilles de Dalongeville, la liste n'est pas exhaustive.
Il est pourtant une chose qu'ils ne supportent pas, c'est d'être pris pour des imbéciles.
Malheureusement, depuis l'élection de l'équipe majoritaire en juillet dernier, de nombreux éléments laissent à penser qu'ils ne sont ni entendus ni même simplement écoutés. Aux 4 coins de notre ville, le mécontentement se fait entendre, le désenchantement également. Les rares dossiers pris en charge par l'équipe de Daniel Duquenne ont été traités de manière fort légère, non-informée.
Pour le principal d'entre-eux, à savoir l'augmentation des impôts locaux, notre maire s'est totalement défaussé sur le Préfet, qui le lui a d'ailleurs publiquement reproché. Le résultat est tangible, à la lecture des feuilles d'imposition qui parviennent en cette période dans les foyers.
Dans le dossier des ressources humaines, il est indéniable que le malaise va grandissant au sein des services municipaux. Les agents travaillent dans un climat délétère, l'information interne ne circule pas, le travail de dénigrement et de culpabilisation est à son summum.
Autre frange de la population à afficher son désarroi: les commerçants. Les organisateurs du Salon du Mariage se souviendront longtemps de la façon dont leur sujet a été traité. Manque de concertation, prise de position fébrile, pas d'implication du premier magistrat. Autre raison pour les commerçants de ne pas être satisfaits: la gestion de la ducasse de septembre laissait grandement à désirer. Des problèmes de sécurité et d'hygiène ont notamment été déplorés. De l'autre côté, les forains se sont plaints des relations peu chaleureuses entre les élus et leurs représentants.
Les associations sont au bord de l'asphyxie. Certaines ne voient pas l'avenir d'un bon oeil. Et celles qui fonctionnent voient parfois leur manifestation, organisée en amont depuis de longs mois, être victime d'un "hold-up" par un ou plusieurs adjoints. Ce fut le cas par exemple samedi dernier lors de la braderie du Vieux Hénin.
Quant aux préoccupations quotidiennes de certains habitants, elles ne le sont pas forcément jugées "sérieuses". Les riverains du Clos du Lac, reçus en mairie la semaine dernière sont repartis sans aucune réponse, et ont eu une grande impression d'amateurisme de la part de l'adjoint chargé du dossier.
La liste n'est pas exhaustive, loin s'en faut... A ces exemples il conviendra d'ajouter celui de la politesse et du savoir-vivre. A force de rester groupés, les élus de l'Alliance Républicaine semblent vivre en vase clos et en oublient même souvent de saluer leurs concitoyens. C'est oublier bien rapidement le devoir de l'élu. C'est surtout un manque de respect envers les Hénibeaumontois qui souffrent dignement depuis de trop longues années.
01:09 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : duquenne, impôts locaux, grh, manifestations, association, clos du lac
samedi, 10 octobre 2009
Prompt rétablissement
Nous avons appris hier après-midi l'hospitalisation soudaine de Monsieur Daniel Duquenne, à la suite d'un malaise.
Le MoDem hénibeaumontois se joint à moi pour lui souhaiter un prompt rétablissement, espérant que ce coup de fatigue ne soit que passager et qu'il rejoindra très vite sa famille ainsi que ses fonctions de premier magistrat de notre ville.
Christine COGET
00:50 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : duquenne
mercredi, 07 octobre 2009
Situation de blocage dommageable ?
L'annonce hier, dans les colonnes de la VDN, d'un possible rebondissement dans les affaires politiques hénibeaumontoises – en jeu, l'obtention d'une annulation de l'arrêté ministériel de suspension de Gérard Dalongeville – a tout d'une bien mauvaise plaisanterie.
S'il convient de laisser le temps aux puristes et aux juristes de défaire les nœuds de cet imbroglio, il est des conséquences qui dès aujourd'hui peuvent d'ores et déjà être échafaudées :
La décision que rendra prochainement le Tribunal Administratif de Lille fera, nous pouvons sérieusement le penser, l'objet d'un appel devant le Conseil d'Etat.
2 mois seraient alors nécessaires pour cette instance se prononcer. Sa décision, si elle venait à rendre caduc l'arrêté ministériel de suspension, placerait de nouveau l'Etat face à ses responsabilités.
Un gouvernement, désireux de ne pas perdre la face, s'engagerait dans une nouvelle mesure de suspension puis de révocation de Gérard Dalongeville. 2 mois supplémentaires au cours desquels la population se devrait de patienter pour elle retrouver le calme auquel elle aspire.
L'ensemble de ces procédures conduirait alors les hénibeaumontois, pour la 3ème fois en moins de 2 ans, à s'en retourner aux urnes, à partir de la mi-février prochain. La proximité de dates aidant, les élections régionales de mars 2010 pourraient donc revêtir à Hénin Beaumont un double enjeu.
Conséquences dommageables disions-nous puisque aux premiers pas scabreux de Daniel Duquenne s'en suivrait une période de troubles importants et surtout peu propice pour entamer les actions et démarches pourtant indispensables au redressement financier de la ville.
La Communauté d'Agglomération se retrouverait de nouveau orpheline de la ville la plus peuplée de son territoire. L'ambition de réelles politiques communautaires ne manquerait pas d'attendre pour s'exprimer.
Conséquences dommageables enfin pour des élections régionales ayant leur propre raison d'être. Le "oui" irlandais au traité de Lisbonne vient confirmer que dans un contexte particulier le sujet posé peut être motif à l'expression d'autres revendications.
S'il en était ainsi, nous ne serions que trop recommander à Daniel Duquenne de ne pas venir ajouter à cette ubuesque situation quelques procédures juridico-administratives supplémentaires.
Car si nous pourrions en effet comprendre l'existence d'un désenchantement chez celui qui, quelques mois après son élection, se verrait débarrasser de ses prérogatives, nous ne pourrions en revanche accepter que ce désappointement puisse primer sur l'intérêt des hénibeaumontois, et venir allonger inutilement une période de fortes instabilités.
Quoi qu'il en soit, cet énième rebondissement n'est pas sans poser la question suivante : pour faire quoi ?
L'intérêt pour Gérard Dalongeville d'un "honneur retrouvé", que pourrait lui conférer l'annulation de sa suspension, nous apparaît en effet bien mince pour un homme qui aura également à rendre compte de ses actes devant une juridiction autre qu'administrative.
D'ores et déjà, nous confirmons notre engagement à ne pas laisser la population faire les frais de quelques marchés de dupes supplémentaires. Des marchés dont furent coutumiers, il y a peu encore, certains acteurs locaux.
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mardi, 06 octobre 2009
La fin ne justifie pas tous les moyens
"Deux des plus fermes adversaires de cette stratégie suicidaire étaient C. Coget et P. Piret et ils avaient bien raison."
Par ses propos, G. Bouquillon admet n'avoir jamais été convaincu de la pertinence d'une opposition à Gérard Dalongeville telle que celle menée par David Noël à l'intérieur de l'ancienne majorité municipale. Par ses mêmes propos, Georges Bouquillon reconnaît donc aussi le rôle d'opposant que ce dernier exerça. En ce sens, il rejoint Steeve Briois qui, il y a peu, concédait aussi à Pierre Ferrari d'avoir été l'un des adversaires à Gérard Dalongeville, dés ce dernier élu.
Nous sommes désormais bien loin des discours de campagne tapageurs et hargneux de Daniel Duquenne et des frontistes.
Il n'y a plus guère que le retors Jean Pierre Chruszez sur le retour pour vous jurer de l'existence d'éloquentes collaborations avec son cicérone. C'est là une bien pitoyable défense que celle chantonnée sur l'air du "on est tous coresponsable".
JP Chruszez n'a rien perdu de son talent de maître embobineur.
C'est ainsi, que dans la VDN de ce 5 octobre, l'apprenti argentier nous livre sa plaidoirie : sa compétence n'ayant pas suffi pour convaincre Gérard Dalongeville de l'inopportunité de certaines actions, il s'en alla présenter en Conseil Municipal un rapport de la CRC puis le budget…
Le "je t'aime moi non plus" de Jean Pierre Chruszez est véritablement exceptionnel. Il nous confesse sa connaissance des faits et pour autant jamais l'idée, si ce n'est de démissionner mais de dénoncer ne sera, au moins une fois, venue l'interpeller…
Les "spectateurs" des conseils municipaux n'auront pourtant aucune difficulté à se souvenir d'un Jean Pierre Chruszez virtuose justifiant l'injustifiable, dans une ambiance d' "hilarité" générale.
Mais notre JPC local nous gratifie toutefois d'une bonne nouvelle : à ce jour il n'a plus vraiment envie de faire de la politique… A ce jour… Quel crédit donner aux paroles d'un homme politique qui manifestement n'a jamais su gérer celui qu'une majorité d'hénibeaumontois lui avait en toute confiance légué ?
Reconnaissons-lui également le mérite de s'être essayé à l'apport d'un démenti aux propos venant de divers horizons, tous l'accablant.
Certains, sur des sujets différents mais tout aussi symptomatiques de graves dérives politiciennes, s'y refusent toujours. Ce sont ceux là même qui à force de rédiger des scenarii les plus invraisemblables, contribuent, bien malgré eux, à rétablir quelques vérités.
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