samedi, 07 novembre 2009

De la suffisance et des insuffisances

vanité.jpgLieu de débat et de gestion des affaires de la ville, le conseil municipal sous l’impulsion de Marine Le Pen, Steeve Briois et de Georges Bouquillon est devenu un espace où il est désormais admis de mener campagne à son profit.

A Marine Le Pen, la palme des plus belles illusions : celle de transformer en or tout ce qu’elle touche. Que certains avocats puissent abuser des effets de manches pour justifier ce qui autrement serait impossible n’est pas exceptionnel. Que la frontiste y ajoute de la suffisance, qu’elle s’affranchisse de la prudence pourtant indispensable à qui s’en ira réclamer à l’Etat 5,8 M €, voilà qui témoigne de sa volonté de faire de cette situation son nouveau jouet médiatique.

Mais il est vrai que cette somme serait fort utile à Steeve Briois. Ce dernier, endossant l’habit de grand architecte et oubliant comme par enchantement, l’espace d’un temps, les graves difficultés financières de la ville, s’en est allé exposer sa vision urbanistique de l’Hénin Beaumont de …. 2050, serions nous tentés de dire.

Si de telles attitudes démagogiques sont de nouveau possibles au sein de ce conseil, le FN le doit à une majorité municipale, certes pour partie courageuse mais complètement dépassée par les évènements. Une majorité qui est aussi désormais divisée en son sein : l’un de ses élus s’en allant même préférer Marine Le Pen à Daniel Duquenne pour une représentation de la ville au sein du Conseil d'administration d'Adevia.

Mais elle le doit aussi à Georges Bouquillon qui est toujours  à la recherche des responsabilités que la France entière est pourtant capable d’attribuer à Gérard Dalongeville. Un 3ème adjoint qui pour y parvenir se livre de manière éhontée à quelques fâcheux oublis le concernant ainsi qu’à certains raccourcis mensongers. Une plaidoirie égocentrique aux antipodes du combat qu’il conviendrait pourtant  de mener et des actions à développer en faveur de la population.

Un argumentaire d’une faiblesse imbécile que Marine Le Pen, n’eut aucune difficulté à démonter en s’appuyant sur des documents préalablement classés … Le hasard ce jeudi soir ne souriait manifestement pas qu’aux audacieux …

Que dire aussi de l’invitation de l’AR faite au FN de siéger dans nombre de conseils d’administration ? Erreur politique assurément mais aussi une opportunité supplémentaire pour Marine le Pen et Steeve Briois d’asséner un discours bien trop policé pour l’obtention d’un certificat d’authenticité, de jouer les outragés et de parader pour faire ainsi et notamment oublier la condamnation récente de celui qui se gargarise d’être l’enfant du pays.

Tout ça n’est vraiment pas sérieux face aux défis qu’il importe avant toute autre chose de relever pour viser à un avenir des Héninois et Beaumontois plus juste et solidaire. Les acteurs de ce dernier Conseil Municipal étaient manifestement très éloignés de toutes ces considérations et aspirations.

 

mercredi, 28 octobre 2009

« Un nouvel élan » : la vie continue ...

 ... après la "petite mort" du 28 juin (VDN du 27/10/2009)

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Jean-Pierre Policante, Pierre Ferrari, Patrick Piret et Christine Coget partagent toujours le même «Élan»...*

 

 

 

Il y a quatre mois, la claque faisait mal. Très mal. Si mal qu'on aurait pu l'imaginer destructrice du « Nouvel élan » né dans la douleur et le deuil des sacrifiés à la « cause » que furent Marie-Noëlle Lienemann et Éric Mouton.

Et pourtant, alors que la plaie est loin d'être cicatrisée pour Pierre Ferrari et ses amis d'infortune, l'« Élan » n'a pas été brisé.

 

Et se prolonge l'aventure plurielle qui fait cohabiter sans le moindre état d'âme militant PC et MODEM, anti-Dalongevilliens primaires et anciens proches du maire déchu ayant depuis lors fait leur mea culpa... Une équipe hétéroclite sur le papier mais qui s'avoue soudée et le prouve depuis l'installation de l'équipe Duquenne en ne lâchant rien.

Un « Nouvel élan » qui vient de faire le point avec ses militants au local de la rue Victor-Mathé, fourmilière où la vie militante continue de grouiller malgré la défaite du 28 juin et l'inévitable coup de mou qui l'a suivi.

Massés en fond de salle, alanguis dans des divans ou sagement assis, buvant les paroles de Pierre Ferrari, les militants de l'Élan sont à l'image du bureau de leur association, multigénérationnels et représentatifs de la diversité héninoise.

Sujet bien évidemment majeur de cette soirée que l'ubuesque situation locale entre les menaces « virtuelles » du retour de Gérard Dalongeville par la voie juridique et les problèmes de santé de Daniel Duquenne qui auront nourri beaucoup de fantasmes. « Il faut dire aux gens qu'il n'y aura pas deux maires à Hénin-Beaumont ! » martèle Pierre Ferrari. Qui voit dans ce qui est annoncé ici et là par certains Cassandre autour de la future décision du Conseil d'État « comme un scénario-catastrophe qui ne peut profiter qu'au FN ». Une situation pour laquelle le Bureau de l'Élan recommande à ses membres d'être des relais « pédagogues » auprès de la population. « Faisons attention, on se doit d'être précis et d'expliquer aux gens ! » précisera Jacques Boutillier

 

Avec les Verts et le PRG ?

 

Une aventure commune des partis héninois à laquelle ne participent pas les Verts, ce qui vaudra quelques questions parmi les adhérents. « Régine Calzia devrait être présente lors de notre prochaine réunion. Ne vous inquiétez pas, on travaille au rassemblement aussi bien avec les Verts qu'avec le PRG ! » expliquera Pierre Ferrari.

En attendant, le quotidien de l'Élan, c'est l'animation de pas moins de 20 commissions balayant le plus largement possible la vie locale, comme unshadow cabinet à l'anglaise. Et puis ce sont les permanences des mercredis et vendredis (de 18 h à 20 h) « qui sont un véritable succès ». Environ dix personnes y sont reçues chaque semaine et quelque cent dossiers sont en cours de traitement : « Beaucoup des gens qui viennent nous voir ne sont pas reçus en mairie et grâce aux compétences et réseaux de chacun, on essaie de les aider au mieux ».

 

 

PASCAL WALLART

 * Et David NOËL

et aussi en page Région

HÉNIN-BEAUMONT

 

Faute de partis, un « Élan »... Depuis le 5 juillet, les partis classiques ont officiellement quitté l'enceinte du conseil municipal. Avec une association aux commandes et le FN en guise d'opposition interne, les partis traditionnels sont « à la rue ». D'où la volonté des colistiers PCF, MJS, MoDem et MRC, de continuer à se serrer les coudes dans l'association Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont. Ces militants veulent être un véritable « shadow cabinet » ne lâchant rien quant à l'évolution de la tourmentée vie politique locale.

jeudi, 22 octobre 2009

Gérard Dalongeville - Une responsabilité morale irréfutable

dalongeville.jpgFaut-il voir dans ce hasard des calendriers un clin d'œil ? La  condamnation de Steeve Briois coïncide avec l'annulation de la suspension de Gérard Dalongeville.

Quoi qu'il en soit, et concernant cette seconde, le MoDem hénibeaumontois confirme que ce rebondissement a tout d'une très mauvaise plaisanterie qui ne peut faire oublier les trop nombreux rapports de la CRC et qui ravive la rancœur d'une population confrontée à de sérieuses difficultés, qui plus est si la motivation première de l'ancien maire était de nature pécuniaire.

 

Pour Christine COGET et Patrick PIRET, il importe que Gérard Dalongeville ne puisse se penser au-dessus des lois. Pour ce faire, il est vrai que les sanctions administratives ne peuvent être entachées de la moindre irrégularité, même sur le fond.

 

Mais ne nous y trompons pas, il est des condamnations parfois plus importantes que les décisions judiciaires : les condamnations morales. Et sur ce sujet, le MoDem n'en démordra pas : la responsabilité de Gérard Dalongeville dans le marasme héninois est irréfutable. Pour sa culpabilité, nous nous en remettons, comme pour Steeve Briois, aux décisions des tribunaux.

 photo Nord Eclair

samedi, 17 octobre 2009

Mes amis, mes amours, mes emmerdes

DSC_7791.JPGA l'en croire, Georges Bouquillon se doperait aux attaques qu'il subit. Qui pour le croire ? Ses multiples réactions épidermiques l'ont toujours conduit à rechercher un espace d'expression digne de ses aspirations personnelles et de son "talent" politique. Ne vous y trompez pas, Georges Bouquillon est tout sauf un imbécile. Fort probable qu'il puisse penser que Daniel Duquenne et l'Alliance Républicaine font d'ores et déjà partie du passé. Il lui faut donc aller de nouveau ailleurs.

 

Nous pourrions sans peine relever une nouvelle fois les incohérences de son parcours. Mais au-delà de cette démarche d'information et de communication utile, le retour de Georges Bouquillon au sein du MRC de Jean Marie Alexandre est tout sauf un fait du hasard, et qui doit nous conduire à nous interroger.

 

Le 3ème adjoint n'est pas indifférent aux réactions auxquelles s'est livrée une large majorité des représentants politiques locaux. Pour autant, gageons qu'il les a volontairement provoquées.

Pour lui, sans doute, l'espoir d'une porte de sortie honorable que lui confierait l'habit de victime dont il sut, à maintes reprises, se parer.

 

L' "histoire" pourrait en rester là. Mais il est des sorties qui n'ont rien de définitives et qui, au contraire, ne sont que des préalables.

 

Georges Bouquillon est un stratège politique, n'ayant rien à envier ni à Gérard Dalongeville, ni au bras droit de Steeve Briois. Peu étonnant qu'il ait donc avec Bruno Bilde œuvré à la mise en place de relations entre le FN et l'AR, des relations plus importantes et assidues que ne le recommandent les usages républicains.

 

Préalable, mais à quoi ?

A la sauvegarde peu avouable d'intérêts particuliers ?

A satisfaire une ambition personnelle que pourrait notamment lui offrir un départ de Daniel Duquenne ?

Le préalable à un dernier baroud d'honneur contre la "nomenklatura" politique régionale ? Un retour au MRC 59/62 comme un soutien apporté à Steeve Briois ? Le soutien d'un homme venant volontairement mettre en pratique ce qu'aime à dénoncer le frontiste ?

Un peu des trois à la fois ?

 

Quoi qu'il en soit, les prochaines interventions politiques de Georges Bouquillon n'en seront que plus dangereuses car visant à nous éloigner des préoccupations de la population, des insuffisances de sa majorité municipale, ainsi que des complicités légitimant un FN trop heureux de l'aubaine.

 

ARCHIVES

 

http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/01/bonne-...

 

http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/08/31/causer...

 

http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/07/la-dec...

 

http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/03/l-ar-n...

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Ci après, l'intégralité du communiqué de presse de la section hénibeaumontoise du MoDem ainsi que des extraits de l'article VDN consacré au sujet ce 15 octobre.

"Monsieur Bouquillon peut oublier les raisons de son échec dalongevillien et les conditions de sa séparation avec Jean-Marie Alexandre.Mais Georges Bouquillon apporte une nouvelle pierre à l'édifice des incohérences de l'Alliance Républicaine. Une AR qui, il y a peu encore, vous jurait son grand dieu de son indépendance vis à vis des appareils politiques.Sa manoeuvre politicienne est d'autant plus détestable qu'elle nous apparaît comme étant orchestrée par un homme que chacun s'accordera à présenter comme le parrain politique et jusqu'au boutiste de Gérard Dalongeville, ce même Jean-Marie Alexandre. Quelle honte et quel manque de fierté monsieur Bouquillon ! Et surtout quelle révélation de ce que vous êtes vraiment: un politicard dans le sens le plus négatif du terme ! Cette déplorable habitude "du faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais" qui caractérise l'un des principaux membres de la majorité municipale, viendra, et monsieur Bouquillon ne peut l'ignorer, alimenter le discours du "tous pourris" que nous déverse le frontiste Steeve Briois, celui-là même qui en oubliera, pour la circonstance, ses complicités avec le maire et son 3ème adjoint. Une attitude politicienne aux antipodes des conditions qu'il conviendrait pourtant de mettre en place pour oeuvrer au redressement d'Hénin Beaumont. Un redressement qui manifestement semble passer au second plan chez Georges Bouquillon, cet adepte de l'histoire ancienne et contre-productive à laquelle il a, et quoi qu'il s'en défende, hautement contribué. Une histoire qu'il entend ainsi prolonger. A l'heure des feuilles d'imposition, les Héninois et les Beaumontois apprécieront".

Mariage arrangé. Côté MJS, Anne-Sophie Taszarek analyse ce retour comme « l'aveu cinglant de l'isolement politique dans lequel se trouve le président du groupe majoritaire », supputant « les prémisses d'un mariage arrangé entre Jean-Marie Alexandre et l'Alliance Républicaine en perspective des élections régionales... Georges Bouquillon, en se ralliant à Jean-Marie Alexandre laisse s'envoler à tout jamais l'espoir d'une municipalité nouvelle, ferme et décomplexée que Dalongeville n'avait pas su incarner ... » - « Un homme de l'Établissement ». On imagine le rire tonitruant de Jean-Pierre Policante, dissident MRC, évoquant un « retournement de veste qui fait perdre à l'adjoint de Daniel Duquenne sa crédibilité d'homme politique... Georges Bouquillon démontre également que c'est un homme de l'Établissement qui ne sortira jamais du système, à la fois par intérêt politicard et par nécessité tactique ... » - Quelle honte ! Le responsable de la section communiste, David Noël, avoue que ce retour n'a, pour lui, « rien d'une surprise », rappelant le soutien du MRC 59-62 à l'Alliance républicaine lors des municipales. « Loin de combattre le "système ", Georges Bouquillon (...) réintègre une fédération MRC 59-62 vérolée et tenue par le parrain politique de Gérard Dalongeville... Quelle honte pour Georges Bouquillon ! Comment ses amis de l'Alliance Républicaine pourraient-ils accepter ce retournement de veste ?... »

mercredi, 07 octobre 2009

Situation de blocage dommageable ?

O0TCASGMDXLCAJ35TDYCAZ97K7ZCAHOEE3ECATZDPZRCAW4X8B2CA60GIC2CAE2A7FYCAMPNNV4CA6IU36ECAS4L3C5CAY4NGCICAFIM5CPCAZNERKJCAFEDVH5CAIOGTEQCAGFIBKYCAIJ0MT3CA435GZH.jpgL'annonce hier, dans les colonnes de la VDN, d'un possible rebondissement dans les affaires politiques hénibeaumontoises – en jeu, l'obtention d'une annulation de l'arrêté ministériel de suspension de Gérard Dalongeville – a tout d'une bien mauvaise plaisanterie.

S'il convient de laisser le temps aux puristes et aux juristes de défaire les nœuds de cet imbroglio, il est des conséquences qui dès aujourd'hui peuvent d'ores et déjà être échafaudées :

La décision que rendra prochainement le Tribunal Administratif de Lille fera, nous pouvons sérieusement le penser, l'objet d'un appel devant le Conseil d'Etat.

2 mois seraient alors nécessaires pour cette instance se prononcer. Sa décision, si elle venait à rendre caduc l'arrêté ministériel de suspension, placerait de nouveau l'Etat face à ses responsabilités.

Un gouvernement, désireux de ne pas perdre la face, s'engagerait dans une nouvelle mesure de suspension puis de révocation de Gérard Dalongeville. 2 mois supplémentaires au cours desquels la population se devrait de patienter pour elle retrouver le calme auquel elle aspire.

L'ensemble de ces procédures conduirait alors les hénibeaumontois, pour la 3ème fois en moins de 2 ans, à s'en retourner aux urnes, à partir de la mi-février prochain. La proximité de dates aidant, les élections régionales de mars 2010 pourraient donc revêtir à Hénin Beaumont un double enjeu.

Conséquences dommageables disions-nous puisque aux premiers pas scabreux de Daniel Duquenne s'en suivrait une période de troubles importants et surtout peu propice pour entamer les actions et démarches pourtant indispensables au redressement financier de la ville.

La Communauté d'Agglomération se retrouverait de nouveau orpheline de la ville la plus peuplée de son territoire. L'ambition de réelles politiques communautaires ne manquerait pas d'attendre pour s'exprimer.

Conséquences dommageables enfin pour des élections régionales ayant leur propre raison d'être. Le "oui" irlandais au traité de Lisbonne vient confirmer que dans un contexte particulier le sujet posé peut être motif à l'expression d'autres revendications.

S'il en était ainsi, nous ne serions que trop recommander à Daniel Duquenne de ne pas venir ajouter à cette ubuesque situation quelques procédures juridico-administratives supplémentaires.

Car si nous pourrions en effet comprendre l'existence d'un désenchantement chez celui qui, quelques mois après son élection, se verrait débarrasser de ses prérogatives, nous ne pourrions en revanche accepter que ce désappointement puisse primer sur l'intérêt des hénibeaumontois, et venir allonger inutilement une période de fortes instabilités.

Quoi qu'il en soit, cet énième rebondissement n'est pas sans poser la question suivante : pour faire quoi ?

L'intérêt pour Gérard Dalongeville d'un "honneur retrouvé", que pourrait lui conférer l'annulation de sa suspension, nous apparaît en effet bien mince pour un homme qui aura également à rendre compte de ses actes devant une juridiction autre qu'administrative.

D'ores et déjà, nous confirmons  notre engagement à ne pas laisser la population faire les frais de quelques marchés de dupes supplémentaires. Des marchés dont furent coutumiers, il y a peu encore, certains acteurs locaux.

mardi, 06 octobre 2009

La fin ne justifie pas tous les moyens

"Deux des plus fermes adversaires de cette stratégie suicidaire étaient C. Coget et P. Piret et ils avaient bien raison."

Par ses propos, G. Bouquillon admet n'avoir jamais été convaincu de la pertinence d'une opposition à Gérard Dalongeville telle que celle menée par David Noël à l'intérieur de l'ancienne majorité municipale. Par ses mêmes propos, Georges Bouquillon reconnaît donc aussi le rôle d'opposant que ce dernier exerça. En ce sens, il rejoint Steeve Briois qui, il y a peu, concédait aussi à Pierre Ferrari d'avoir été l'un des adversaires à Gérard Dalongeville, dés ce dernier élu.

Nous sommes désormais bien loin des discours de campagne tapageurs et hargneux de Daniel Duquenne  et des frontistes.

 

Il n'y a plus guère que le retors Jean Pierre Chruszez sur le retour pour vous jurer de l'existence d'éloquentes collaborations avec son cicérone. C'est là une bien pitoyable défense que celle chantonnée sur l'air du "on est tous coresponsable".

 

JP Chruszez n'a rien perdu de son talent de maître embobineur.

 

C'est ainsi, que dans la VDN de ce 5 octobre, l'apprenti argentier nous livre sa plaidoirie : sa compétence n'ayant pas suffi pour convaincre Gérard Dalongeville de l'inopportunité de certaines actions, il s'en alla présenter en Conseil Municipal un rapport de la CRC puis le budget…

Le "je t'aime moi non plus" de Jean Pierre  Chruszez est véritablement exceptionnel. Il nous confesse sa connaissance des faits et pour autant jamais l'idée, si ce n'est de démissionner mais de dénoncer ne sera, au moins une fois, venue l'interpeller…

Les "spectateurs" des conseils municipaux n'auront pourtant aucune difficulté à se souvenir d'un Jean Pierre Chruszez virtuose justifiant l'injustifiable, dans une ambiance d' "hilarité" générale.

 

Mais notre JPC local nous gratifie toutefois d'une bonne nouvelle : à ce jour il n'a plus vraiment envie de faire de la politique… A ce jour… Quel crédit donner aux paroles d'un homme politique qui manifestement n'a jamais su gérer celui qu'une majorité d'hénibeaumontois lui avait en toute confiance légué ?

 

Reconnaissons-lui également le mérite de s'être essayé à l'apport  d'un démenti aux propos venant de divers horizons, tous l'accablant.

 

Certains,  sur des sujets différents mais tout aussi symptomatiques de graves dérives politiciennes, s'y refusent toujours. Ce sont ceux là même qui à force de rédiger des scenarii les plus invraisemblables, contribuent, bien malgré eux, à rétablir quelques vérités.

jeudi, 01 octobre 2009

Politisation de la fonction publique

Ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Dalongeville sera indéniablement un procès politique. Bien sûr, l'ancien maire d'Hénin Beaumont ne pourra pour sa défense prétendre être la victime de "l'acharnement d'un homme". Bien sûr, l'impartialité du tribunal n'est pas à remettre en cause.

Non, ce procès sera politique de part l'exploitation à laquelle ne manqueront pas de se livrer … les représentants politiques.

Et il est évident que nous en serons. Il en va de la cohérence de l'engagement qui individuellement et collectivement nous anime au MoDem hénibeaumontois.

 

Le jugement de l'individu est certes nécessaire. Mais nous attendons autre chose de ce procès.

 

Nous pensons en effet que la responsabilité individuelle de Gérard Dalongeville dans la situation hénibeaumontoise, aussi importante soit-elle, n'aurait jamais pu pleinement s'exercer sans l'expression de complaisances involontaires ou savamment orchestrées, selon les avis qui ne manqueront pas d'être exposés.

 

Ce n'est pas un parti qu'il conviendra d'incriminer mais la mise en place depuis plusieurs décennies d'un système replié sur lui-même. La consanguinité politique conduit à l'appauvrissement des ressources humaines et épouse différentes formes de communautarismes, dont certaines excessives.

 

Martine Aubry, à juste raison, s'est prononcée sur France Inter ce 30 septembre contre la politisation de la fonction publique. Dés lors, on peut s'interroger qu'il en soit ainsi sur notre territoire.

De telles pratiques sont dommageables. Elle privilégie l'appartenance aux compétences qui, en s'effaçant, viennent à favoriser les dérives et les abus les plus inacceptables.

 

A suivre donc.

jeudi, 03 septembre 2009

L'AR n'est-il qu'un "parti" d'opposition ?

Une obligation de moyens et de résultats.

Aux lendemains de l'ère dalongevilienne, ce double objectif est un impératif, connu par la classe politique locale bien avant les dernières municipales. Que l'exécutif soit désormais dans les mains de l'AR n'y change rien !

 

Steeve Briois vous dit préférer attendre les 100 jours pour se prononcer sur un 1er bilan - probablement d'ores et déjà rédigé - de l'action entreprise par Daniel Duquenne.

Si le constat venait à porter sur les résultats de cette nouvelle majorité municipale, son utilité n'aurait d'égale que sa médiocrité.

L'obligation de résultats s'accommode en effet fort mal des incantations, fussent-elles de l'opposition.

Et c'est parce qu'il en est ainsi, qu'il convenait, en revanche, d'opérer, dès cet été, quelques notables changements dans les pratiques. La majorité municipale en avait le droit mais aussi le devoir !

Qu'ont-ils fait ? Au jeu des "on dit", même les plus conciliants commenceraient à perdre patience.

 

Les arguments, il est vrai, ne manquent pas. Citons en quelques-uns.

 

La majorité semble fort bien s'accommoder d'une opposition unique au sein du conseil municipal. Il est manifeste que ses principaux représentants réservent leurs réactions les plus âpres au MoDem, MJS et PC, sur une scène politique, en outre, où l'UMP et DLR se font désormais moins présents. Voilà qui a de quoi interroger ? Complaisance, connivence, complicité entre l'AR et le FN ? Chacun jugera.

Quoi qu'il en soit, ce qui pour quelques-uns pouvait s'accepter à l'époque où les pratiques et les échanges visaient à renverser Gérard Dalongeville (Le recours de l'AR rédigé par les amis de Steeve Briois pouvait relever de cet objectif) ne peut désormais plus l'être, sauf à désirer la poursuite de cette collaboration.

 

La victimisation continue à battre son plein. Georges Bouquillon ré-écrit l'histoire politique locale. Il y a peu encore, il nous parlait de sophisme…

Cette tendance augure sans nul doute des tiraillements qui à l'issue de la traditionnelle période de grâce se manifesteront au sein, si ce n'est de la majorité municipale, de l'AR. Cela nous rappelle étrangement et malheureusement une période récente.

Une période où Steeve Briois et Gérard Dalongeville justifiaient le bien-fondé de leur présence par celle de l'autre. Manifestement, le procédé semble avoir fait école. Le sujet paru sur le blog de l'AR ce 1er septembre est amusant. Ne reste plus désormais à son auteur qu'à plaider en faveur d'une exécution en place publique de Gérard Dalongeville. De quoi continuer à explorer le filon des écrans de fumée, si cher aux adeptes de l'irresponsabilité.

 

L'esprit qui anime le MoDem n'est nullement celui de la revanche. Tout comme les hénibeaumontois, nous aspirons aux changements nécessaires. Que l'AR puisse réussir, c'est là tout le mal que nous pouvons lui souhaiter.

L'esprit qui nous anime n'est pas celui de la vanité. Pour autant, nous demeurons convaincus que la démarche du MoDem, initiée avec d'autres depuis plusieurs mois, demeure bien plus pertinente que celle adoptée par le "parti" d'opposition qu'est à ce jour encore l'AR.

vendredi, 21 août 2009

Gérard Dalongeville reste en prison.

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Nord Eclair sur le Net jeudi 20 août 2009 : "La cour d'appel de Douai a infirmé cet après-midi l'ordonnance de remise en liberté prononcée par le juge des libertés, vendredi dernier à Béthune. En clair, Gérard Dalongeville, actuellement en détention préventive dans le cadre d'une affaire de corruption, restera incarcéré. L'ex maire d'Hénin-Beaumont avait eu l'espoir d'une libération la semaine dernière, mais le parquet de béthune avait immédiatement fait appel. La décision de la Cour d'appel de Douai donne donc raison au ministère public qui voulait le maintien en détention de l'ancien maire socialiste.

Mis en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture, favoritisme et corruption passive, Gérard Dalongeville était arrivé au palais de justice de Douai dans la voiture des gendarmes, menotté."

 

Au-delà de cette information, permettons-nous un commentaire de la situation.

D'un point de vue personnel tout d'abord, contrairement à ce que l'on nous avait annoncé, Gérard Dalongeville ne paraît pas physiquement diminué, malgré les 4 mois et demi de détention. De cela, nous pouvons nous réjouir, au regard des conditions de vie des détenus dans les prisons françaises.

Psychologiquement, rien ne transparaît, mis à part un regard beaucoup moins appuyé et méprisant. Je donnerai beaucoup, par contre, pour connaître son analyse de la situation depuis ce 7 avril, jour de son arrestation. Tant de choses ont changé en si peu de temps. Tout s'est enchaîné à une vitesse folle, et de son statut de maire, il ne reste plus rien. S'il pouvait en être autant des problèmes financiers rencontrés à Hénin Beaumont par sa faute ! ...

Politiquement, cette prolongation de détention provisoire interpelle pourtant. On peut s'interroger sur les raisons juridiques mises en avant. Peut-être Dalongeville n'a-t-il pas tout dit? Continue-t-il à "protéger" certaines de ses relations, et si oui, dans quel but ?

Quoi qu'il en soit, l'instruction n'est pas encore terminée, et il est fort à parier que certains, malgré la liberté dont ils jouissent encore, doivent regretter depuis avril, leurs nuits d'avant les insomnies...

Photo VDN

mardi, 28 juillet 2009

Coup de théâtre

Sans savoir si Hénin Beaumont, à l'image de Paris, vaut bien une messe, gageons qu'une pièce de théâtre retraçant son histoire politique pourrait ne pas déplaire.

Ne resterait plus, alors, qu'à s'entendre sur le genre …

 

Une comédie ?

A coup sûr, les actes joués depuis 2001 le justifieraient pour nombre de spectateurs éloignés de la scène locale. Une prise de distance difficile en revanche pour les Hénibeaumontois dont la quotidienneté ne se prête guère à l'envie de dédramatiser.

 

 

Une Tragédie ?

 

Que les interventions des uns et des autres puissent présenter un caractère passionnel, voilà qui est acquis.

Ces municipales de 2009 se singularisèrent par de multiples oppositions, dépassant les coutumières rivalités entre partis politiques. Des oppositions dont l'AR tira profit, certains vous diront, malgré elle.

 

Une opposition entre les valeurs et les idées, même si on peut légitimement s'interroger quant au réel impact des projets ou programmes municipaux sur les suffrages exprimés : des constats similaires, des "copier-coller" manifestes. Il n'y eut guère que le FN pour prétendre baisser très rapidement les impôts.

Il en va différemment des valeurs incarnées par chacun. Prenons toutefois garde de ne pas s'en satisfaire. L'illusion est parfois trompeuse … et les abus de langage si répandus...

Promouvoir et défendre les valeurs démocrates et républicaines est indispensable … cela demeure cependant bien insuffisant.

Les mettre en œuvre relève en revanche d'un engagement tout autre. Sur ce registre, le RDV de ces dernières municipales fut un RDV manqué.

 

Qui pour croire, en effet, que le double jeu de la fédération PS du Pas-De-Calais fut l'expression de son refus idéologique à la mise en place du collectif MJS-MoDem-PC- Société civile ? L'article "PS. Daniel Percheron et les affranchis du Pas-De-Calais" paru dans le numéro du 18 juillet de "Marianne" illustre parfaitement les réels soutiens dont bénéficia Gérard Dalongeville.

L'ambition d'un renouveau des pratiques politiques et politiciennes, portée par la liste "un nouvel élan pour Hénin Beaumont", voilà ce qui provoqua ce travail de sape. Une œuvre "grandiose" autour de laquelle se retrouvèrent praticiens du monologue centripète, adeptes et dépendants du "je te tiens – tu me tiens", l'ambition des uns répondant à la survie des autres.

Le Front National, notamment par le biais de ses relations avec l'Alliance Républicaine apporta lui aussi sa pierre à l'édifice.

Dés lors le "Tous pourris", s'il devait s'appliquer, ne pourrait épargner l'extrême droite héninoise.

 

testament3_292x237.jpgDés lors, la tentation d'un "tous pourris sauf nous" est grande. Grande parce que la liste "un Nouvel Elan pour Hénin Beaumont" peut s'enorgueillir d'avoir mené proprement sa campagne.

Grande mais inexacte car l'héritage ne vaut que si les héritiers consentent à le percevoir. Cela vaut pour la fédération PS du Pas-De-Calais, comme pour l'Alliance Républicaine.

 

A bien y réfléchir, Hénin Beaumont, à défaut d'une messe, vaudrait finalement bien une petite révolution.

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