mardi, 10 novembre 2009
Il était une mauvaise foi *
Croyez moi ou pas, mais Steeve Briois est un homme consensuel.
Voilà un gentilhomme qui, en sus de sa lourde charge professionnelle, ne rechigne nullement à participer aux tâches du foyer. Un gendre idéal, comme le dirait ma belle-mère, qui malgré la fatigue venue, s'en va faire quelques achats pour lui remplir un frigo bien vide en ces temps de crise.
Un homme qui stationne son véhicule sur le parking de Babou ne peut pas être un mauvais homme. Oh, bien sûr, ce n'est pas l'enseigne où il escompte faire ses achats, mais la place, malgré l'heure tardive, venant à manquer sur les emplacements du supermarché, celui que chacun s'accorde à reconnaître comme l'enfant du pays, fera contre fortune bon cœur de cet aléa et remerciera finalement la providence de lui offrir l'opportunité d'une petite marche nocturne, bien sympathique ma foi.
Que monsieur Briois y rencontra Gérard Dalongeville et qu'un enregistrement de ce qu'il convient de présenter comme un non-événement fut réalisé - mais, charité oblige, jamais diffusé - ne peut relever, vous le comprendrez, que du pur hasard.
Un hasard, s'acharnant sur celui que des intimes aiment à appeler "ce bon vieux Steeve" mais qui, fort heureusement, n'entame en rien son très haut sens de la modestie et de l'altruisme.
Jugez donc : à la gloire promise que lui aurait conférée un fer médiatique croisé avec Gérard Dalongeville, le saint homme préfèrera laisser sa place sur le plateau de France 3 à une jeune femme inconnue. Et c'est tout naturellement qu'il mit à la disposition de cette dernière son art de la communication et de la médiation.
Croyez moi ou pas, mais voilà aussi un homme qui bien qu'adepte des produits régionaux - reconnaissons-lui, comme à ses flibustiers, de redoutables capacités d'adaptation et une ouverture d'esprit sans limite : préférences européennes, régionales, hénibeaumontoises, … - et de la bonne cuisine française (oui messieurs-dames, française) se résigna malgré tout à inviter Georges Bouquillon, Bruno Bilde, Daniel Duquenne, Marine Le Pen pour faire pitance autour de quelques modestes pizzas. Son haut sens des usages républicains le poussa même jusqu'à faire de Christine Coget, sa tête d'affiche puis, élections européennes obligent, probablement, sa tête de turc.
Et ce ne fut pas faute, pour Steeve le sage, que d'avoir tout entrepris pour inciter l'infâme traîtresse à demeurer fidèle au PS de Gérard Dalongeville puis, dès cette dure lutte perdue, au sein de l'AR, du moins de celle de son grand complice, le nouvel alexandrin.
Pauvre monsieur Briois ! Un homme si affable et courtois, cible quotidienne des pires railleries. Non, ce Che Guevara hénibeaumontois n'est pas le leader de la cause "tête blanche - mains hautes", qu'on se le dise.
Sa condamnation pénale, qu'un appel viendra à coup sûr casser, rétablira l'homme dans sa dignité. De celle qui le conduit sans répit à sermonner ses ouailles au moindre débordement de potache. De ces blagues telles que "Et transmettez à Piret de bien recevoir l'huissier de justice" et qui, manifestement, le font douloureusement souffrir.
Que dire enfin de cet orateur hors norme, puisant dans la mythologie l'inspiration de ses discours d'anthologie, fervent serviteur de la langue de Molière, qui sans la moindre attente d'un retour, livre sa plume et son temps à qui le lui demande, même au 3ème adjoint et à son maire. Et je vais vous dire, que le Goncourt de 2009 ne lui ait pas été décerné, et c'est encore l'arbitraire qui s'est ainsi manifesté.
Croyez moi ou pas, mais pour son mutisme contenu, comme pour tout ce qui ci-avant fut évoqué, monsieur Briois est véritablement un saint homme.
Mais évidemment, vous n'êtes pas obligé de me (ni de le) croire *.
Patrick Piret
*Avec la coopération involontaire de la chonique de Jean-Pierre Gauffre
03:05 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : briois, le pen, duquenne, bouquillon, coget, piret, bilde, alliance républicaine, alexandre
jeudi, 05 novembre 2009
Restaurer enfin la démocratie !
RESTAURER ENFIN LA DEMOCRATIE !
Louable et oh combien indispensable intention… Plus encore, l’un des 8 piliers constitutifs des engagements pris devant les Hénibeaumontois par l’Alliance Républicaine en 2008 et reconduits sans la moindre hésitation en juin et juillet 2009.
4 mois se sont écoulés et des promesses formulées, aucune n’a fait à ce jour, l’objet d’une mise en œuvre.
Mais rafraîchissons-nous donc la mémoire. Restaurer enfin la démocratie et pour ce faire :
-Instaurer une commission de transparence et de citoyenneté (dite des Sages) visant à faire respecter au mieux les engagements présentés dans ce projet.
-Développer les instances de concertation avec les habitants et les représentants de la société civile Héninoise (commerçants, associations …)
-Renouveler les conseils de quartier en respectant une désignation démocratique des membres et communiquer à la population les propositions et avis rendus.
-Libérer la communication de la ville dans un journal municipal et rendre l’information aux citoyens accessible, indépendante d’intérêts privés.
-Encourager, accompagner et faciliter l’initiative des habitants en stimulant la participation citoyenne.
-Elaborer une charte de qualité des services publics visant à simplifier les démarches administratives des habitants (désignation des interlocuteurs, connaissance des délais…)
-Mettre en place des permanences municipales délocalisées au niveau des quartiers.
-Conforter le rôle des conseils municipaux relatifs à la jeunesse et aux enfants
-Consulter systématiquement les élus de l’opposition représentants des électeurs de la ville afin de respecter leurs droits légitimes d’expression.
9 mesures aux incidences financières quasi nulles, comme autant de projets glissés au fin fond d’un tiroir d’un bureau lui-même fermé à clef ? Nous pourrions nous amuser à chercher les propriétaires de ce mobilier pourtant naguère si décrié et désormais patiné avec soin quasi quotidiennement.
Hénin Beaumont n’en finit pas de souffrir de cette gouvernance d’un autre temps.
Alors que notre ville doit s’ouvrir, l’adjoint à la communication apparaît s’employer de son mieux pour viser au contraire à un enfermement, réellement et fortement préjudiciable pour l’intérêt collectif. Les solidarités budgétaires ne s’imposeront pas d’elles-mêmes.
Dès lors, comment encore s’étonner que le conseil municipal de ce jour ne fasse pas l’objet d’une information à la population digne de ce nom ? Restaurer enfin la démocratie ? Force est d’observer qu’à Hénin Beaumont, nous en sommes bien loin.
A défaut d’être entendu, nous savons Alter Echo lu. J’invite donc la majorité municipale à s’emparer de la réforme des collectivités territoriales pour exprimer, en l’état du projet, son opposition ainsi que de dénoncer l’illusion d’un débat voulu, à quelques encablures des prochaines élections régionales, par l’UMP, sur l’identité nationale. 2 motions qui pourraient nous épargner le traditionnel et regrettable « Vous avez raison Madame Le Pen ».
Car, pour ce qui est du combat politique à mener en faveur du respect des contribuables hénibeaumontois, il est déjà trop tard ! Les impôts locaux sont malheureusement là pour en témoigner.
Mais au fait, qu’en pense monsieur Georges Bouquillon, adjoint à la communication ?
01:36 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernance, bouquillon, conseil municipal, alexandre, alliance républicaine, le pen
lundi, 19 octobre 2009
L'Alliance Républicaine à la dérive.
L'Alliance Républicaine a vécu, elle dérive aujourd'hui vers une fin inexorable. Afin de mieux comprendre le parcours de cette association politique originale, il faut passer par un retour chronologique détaillé.
La création de l'AR ne remonte pas à "de nombreuses années", mais date de janvier 2007. Par contre, ses "créateurs" ont un passé politique plus fourni.
Georges Bouquillon : élu en 2001 sur la liste de Dalongeville, il sera adjoint à la culture jusque décembre 2002 et adjoint sans délégation (après s'être fait retiré sa délégation par le maire) jusqu'en mars 2008. Fin 2003, il créera "Civisme et Valeurs Républicaines", une association d'opposition à l'action municipale.
Christine Coget : élue conseillère municipale d'opposition dès la 1ère mandature de Dalongeville, elle créera avec Thierry Deneuville l'association "Transparence et Citoyenneté" fin 2004, juste après avoir organisé la manifestation inédite contre l'augmentation de 85% des impôts locaux. Leur slogan sera "Ni Briois, ni Dalongeville".
Fin 2005, les 2 associations fusionneront pour former "Civisme et Transparence" qui fonctionnera de manière démocratique, et dont une des conditions d'adhésion sera la non-appartenance à un parti politique, quel qu'il soit.
Un rapprochement aura lieu entre "Civisme et Transparence" et la section PS Canal Historique. Rapprochement qui aboutira à la création de l'Alliance Républicaine, après vote des adhérents en janvier 2007. C'est en juin 2007 que Daniel Duquenne, ex-collaborateur de Darchicourt, et secrétaire d'une section socialiste bannie par la Fédération PS 62, en sera élu Président. Georges Bouquillon, Christine Coget et Thierry Deneuville seront quant à eux vice-présidents.
Dès lors, l'appartenance à titre personnel à un parti politique n'est plus interdite. Christine Coget rejoint le MoDem par conviction, suivie par de nombreux adhérents, et ce en vue des élections municipales de 2008. L'AR présentera une liste composée, en grande majorité, de membres de la Société Civile, et soutenue par le MoDem et les Verts. Au lendemain de la défaite, des différences d'opinions et de méthodes deviendront de véritables divergences qui entraîneront le départ de Christine Coget et d'autres membres influents en octobre 2007. Au chapitre des divergences notamment, le rejet par l'AR des partis politiques courtisés quelques mois auparavant et les relations florissantes entre dirigeants de l'AR (Bouquillon et Duquenne) et du FN (Briois et Bilde).
Une fois la rupture officialisée, Christine Coget siégera au conseil municipal en tant que représentante du MoDem qu'elle se chargera de développer avec Patrick Piret et Smail Yousfi. Dès lors, (par jalousie? par rancoeur? par respect de ses relations avec le FN ?) Georges Bouquillon n'aura de cesse de dénigrer l'action des représentants du MoDem auprès des responsables et acteurs politiques locaux. Campagne de dénigrement qui n'aura pas résonnance auprès de Pierre Ferrari ni de David Noël.
Aujourd'hui, l'Alliance Républicaine n'a plus grand chose de républicain.
- Duquenne et Bouquillon ont trahi leur parole donnée à Pierre Ferrari en refusant la fusion au soir du 1er tour.
- Ils ont trahi les électeurs qui, en votant pour eux, voulaient prioritairement battre le FN de Briois; en effet les relations entre les 2 entités va bien au-delà de l'usage républicain.
- Ils ont trahi leurs sympathisants en se présentant comme une liste au-dessus des partis et en laissant Bouquillon rentrer au bercail du MRC. L'AR étant composée essentiellement de familles et d'amis du Président et du Vice-Président, il est d'ailleurs fort à parier que la section héninoise du MRC va rapidement voir ses rangs gonfler extraordinairement.
- Ils ont trahi leurs militants en les mettant devant le fait accompli. Presque tous ont appris l'allégeance de Bouquillon à Alexandre en lisant la VDN.
- Ils ont trahi leurs valeurs surtout, et ce de 2 manières. Tout d'abord en pratiquant l'entente cordiale avec Briois, le représentant local du parti d'extrême-droite. Et puis également en adoptant la doctrine de JM Alexandre, le parrain politique et soutien indéfectible de Dalongeville.
L'Alliance Républicaine d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec l'Alliance Républicaine de 2007, sacrifiée sur l'autel de l'ambition personnelle de Georges Bouquillon.
01:59 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alliance républicaine, duquenne, coget, yousfi, piret, bouquillon, deneuville, briois, bilde, noël, ferrari, alexandre, mrc
samedi, 17 octobre 2009
Mes amis, mes amours, mes emmerdes
A l'en croire, Georges Bouquillon se doperait aux attaques qu'il subit. Qui pour le croire ? Ses multiples réactions épidermiques l'ont toujours conduit à rechercher un espace d'expression digne de ses aspirations personnelles et de son "talent" politique. Ne vous y trompez pas, Georges Bouquillon est tout sauf un imbécile. Fort probable qu'il puisse penser que Daniel Duquenne et l'Alliance Républicaine font d'ores et déjà partie du passé. Il lui faut donc aller de nouveau ailleurs.
Nous pourrions sans peine relever une nouvelle fois les incohérences de son parcours. Mais au-delà de cette démarche d'information et de communication utile, le retour de Georges Bouquillon au sein du MRC de Jean Marie Alexandre est tout sauf un fait du hasard, et qui doit nous conduire à nous interroger.
Le 3ème adjoint n'est pas indifférent aux réactions auxquelles s'est livrée une large majorité des représentants politiques locaux. Pour autant, gageons qu'il les a volontairement provoquées.
Pour lui, sans doute, l'espoir d'une porte de sortie honorable que lui confierait l'habit de victime dont il sut, à maintes reprises, se parer.
L' "histoire" pourrait en rester là. Mais il est des sorties qui n'ont rien de définitives et qui, au contraire, ne sont que des préalables.
Georges Bouquillon est un stratège politique, n'ayant rien à envier ni à Gérard Dalongeville, ni au bras droit de Steeve Briois. Peu étonnant qu'il ait donc avec Bruno Bilde œuvré à la mise en place de relations entre le FN et l'AR, des relations plus importantes et assidues que ne le recommandent les usages républicains.
Préalable, mais à quoi ?
A la sauvegarde peu avouable d'intérêts particuliers ?
A satisfaire une ambition personnelle que pourrait notamment lui offrir un départ de Daniel Duquenne ?
Le préalable à un dernier baroud d'honneur contre la "nomenklatura" politique régionale ? Un retour au MRC 59/62 comme un soutien apporté à Steeve Briois ? Le soutien d'un homme venant volontairement mettre en pratique ce qu'aime à dénoncer le frontiste ?
Un peu des trois à la fois ?
Quoi qu'il en soit, les prochaines interventions politiques de Georges Bouquillon n'en seront que plus dangereuses car visant à nous éloigner des préoccupations de la population, des insuffisances de sa majorité municipale, ainsi que des complicités légitimant un FN trop heureux de l'aubaine.
ARCHIVES
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/01/bonne-...
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/08/31/causer...
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/07/la-dec...
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2009/09/03/l-ar-n...
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Ci après, l'intégralité du communiqué de presse de la section hénibeaumontoise du MoDem ainsi que des extraits de l'article VDN consacré au sujet ce 15 octobre.
"Monsieur Bouquillon peut oublier les raisons de son échec dalongevillien et les conditions de sa séparation avec Jean-Marie Alexandre.Mais Georges Bouquillon apporte une nouvelle pierre à l'édifice des incohérences de l'Alliance Républicaine. Une AR qui, il y a peu encore, vous jurait son grand dieu de son indépendance vis à vis des appareils politiques.Sa manoeuvre politicienne est d'autant plus détestable qu'elle nous apparaît comme étant orchestrée par un homme que chacun s'accordera à présenter comme le parrain politique et jusqu'au boutiste de Gérard Dalongeville, ce même Jean-Marie Alexandre. Quelle honte et quel manque de fierté monsieur Bouquillon ! Et surtout quelle révélation de ce que vous êtes vraiment: un politicard dans le sens le plus négatif du terme ! Cette déplorable habitude "du faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais" qui caractérise l'un des principaux membres de la majorité municipale, viendra, et monsieur Bouquillon ne peut l'ignorer, alimenter le discours du "tous pourris" que nous déverse le frontiste Steeve Briois, celui-là même qui en oubliera, pour la circonstance, ses complicités avec le maire et son 3ème adjoint. Une attitude politicienne aux antipodes des conditions qu'il conviendrait pourtant de mettre en place pour oeuvrer au redressement d'Hénin Beaumont. Un redressement qui manifestement semble passer au second plan chez Georges Bouquillon, cet adepte de l'histoire ancienne et contre-productive à laquelle il a, et quoi qu'il s'en défende, hautement contribué. Une histoire qu'il entend ainsi prolonger. A l'heure des feuilles d'imposition, les Héninois et les Beaumontois apprécieront".
Mariage arrangé. Côté MJS, Anne-Sophie Taszarek analyse ce retour comme « l'aveu cinglant de l'isolement politique dans lequel se trouve le président du groupe majoritaire », supputant « les prémisses d'un mariage arrangé entre Jean-Marie Alexandre et l'Alliance Républicaine en perspective des élections régionales... Georges Bouquillon, en se ralliant à Jean-Marie Alexandre laisse s'envoler à tout jamais l'espoir d'une municipalité nouvelle, ferme et décomplexée que Dalongeville n'avait pas su incarner ... » - « Un homme de l'Établissement ». On imagine le rire tonitruant de Jean-Pierre Policante, dissident MRC, évoquant un « retournement de veste qui fait perdre à l'adjoint de Daniel Duquenne sa crédibilité d'homme politique... Georges Bouquillon démontre également que c'est un homme de l'Établissement qui ne sortira jamais du système, à la fois par intérêt politicard et par nécessité tactique ... » - Quelle honte ! Le responsable de la section communiste, David Noël, avoue que ce retour n'a, pour lui, « rien d'une surprise », rappelant le soutien du MRC 59-62 à l'Alliance républicaine lors des municipales. « Loin de combattre le "système ", Georges Bouquillon (...) réintègre une fédération MRC 59-62 vérolée et tenue par le parrain politique de Gérard Dalongeville... Quelle honte pour Georges Bouquillon ! Comment ses amis de l'Alliance Républicaine pourraient-ils accepter ce retournement de veste ?... »
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lundi, 07 septembre 2009
La décision de Daniel DUQUENNE ?
Le 3 septembre, le blog de l'AR consacrait sa une à son Assemblée Générale programmée la veille. Salle archi comble, franchise indiscutable, appel à candidature pour faire suite à la décision de Daniel Duquenne de quitter la présidence de l'association, … De quoi nous rassurer quant au devenir de ce collectif mais aussi et surtout quant à l'avenir de l'exécutif héninois.
Une situation idyllique, bien loin des propos suspicieux du MoDem… Un scénario aux antipodes de celui que nous avions imaginé et que nous vous présentons pour faire amende honorable.
Au cœur de notre histoire, l'indescriptible nostalgie de Daniel Duquenne, de son épouse et de ses fidèles au sein de l'AR.
La nostalgie des années passées se conjugue parfois à merveille avec quelques nécessités politiciennes non avouées et moins avouables.
Le passage par la case MRC de Jean Marie Alexandre représente une opportunité à ne pas négliger et quelques inimitiés pourtant bien récentes à vite oublier. La mémoire est souvent affaire de sélection et au rayon des filtres, certains sont moins poreux que d'autres… Du moins est-ce pour ceci que nous pensions que madame Dufresnes s'en alla présenter sa démission. Le silence est d'or et la présidence endort… Désireuse de rester à la disposition de Daniel pour toute action bénévole profitable à notre ville, l'ex-adjointe aurait accepté de prendre la suite de son ami. Adieu veaux, vaches et cochons, modalités de désignation d'un président d'association … mais aussi et surtout adieu ambition de messieurs Zègre et Benabdelmouene de candidater … trois candidats pour un fauteuil et la démission de monsieur Benabdelmouene plus tard, voilà une AR bien chahutée difficilement manœuvrable.
Un trouble, pensions-nous, susceptible de provoquer d'autres … démissions. Fort heureusement, l'attribution à Rose Marie Slaviero de la délégation à la jeunesse et aux affaires scolaires laissée libre arriva à point nommé.
Au cœur, également, de notre scénario abracadabrantesque, un trio formé de messieurs Bouquillon et Binaisse ainsi que de madame Brigitte Duquenne, mais aussi et surtout, une forte exaspération du 3ème adjoint à voir l'épouse du maire occuper une place prépondérante dans les affaires de l'AR et une influence conséquente sur l'exécutif municipal.
Saine lecture que celle du blog de l'AR. Nous voilà désormais l'esprit rassuré et le cœur léger.
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vendredi, 17 juillet 2009
Christophe Szczurek est de retour.
Faut-il voir dans le dernier papier signé par Christophe Szczurek la fin de la période "gentleman agreement" entre MM. Duquenne et Briois ? Difficile d'en juger. La patience dont font preuve quelques bouillonnants seconds couteaux pour ne pas se livrer à leur exercice favori – se complaire dans des déclarations qui n'ont bien souvent de scandaleuses que le fait de les déclarer comme telles – apparaît, à plus d'un titre, éloquente. Il est des propos longuement tenus, et il y a peu encore, qui n'ont aujourd'hui de valeur que celle d'un vernis qui s'écaille. Et sous la couche pourraient prochainement apparaître quelques arrangements dérangeant aussi un FN que l'on dit opposé à toute forme de compromis avec ses adversaires politiques.
L'extrême-droite héninoise ne serait-elle pas chahutée entre le désir de présenter une version soft de son FN et l'intérêt à voir les forces démocrates et républicaines divisées ? Le devenir de sa relation avec l'AR devra être réfléchi.
Faut-il aller plus loin, et prendre le risque de voir un front démocrate et républicain se développer ? L'AR, en demeurant dans sa forme associative, est à court terme condamnée. Daniel Duquenne, tout comme Georges Bouquillon doivent le savoir. Un rapprochement avec le MRC 5962 de Jean-Marie Alexandre représenterait, le temps d'un sursis, une porte de sortie acceptable pour ces deux parties, notamment…
En se contentant de quelques illustrations de leurs relations passées, le FN, laissera la place au doute impitoyable pour qui veut incarner le changement. Les recours déposés par le duo Briois - Dalongeville n'y changeront pas grand chose.
Mais revenons en à nos astrakans
Faut-il y observer dans le dernier papier signé par Christophe Szczurek le temps d'une reprise : celle des amalgames ? Reprenons, pour tenter de répondre à la question, quelques "passages de ce jeune pigiste".
"Premièrement, il s’avère que le nouveau conseiller municipal est d'origine arabe" C'est un fait Christophe. Mais ce qui seul doit importer en droit français, c'est l'inéligibilité ou non de ce conseiller. L'est-il Monsieur Szczurek ? Si la subjectivité de vos propos devait l'emporter, vous comprendrez aisément qu'elle ne pourrait en aucune manière se prévaloir d'une supériorité à l'égard de celle des femmes et des hommes qui militent pour interdire le FN en France.
"David Noel sous-entend que Daniel Duquenne serait allé racoler à la mosquée d’Hénin-Beaumont avec son homme de main." Pourrions-nous mon cher Christophe être sérieux un petit moment ? Juste un petit moment le temps d'évoquer notamment avec vous votre fête de Jeanne d'Arc. Ah oui, c'est vrai, j'allais oublier que nous avions promis de ne point parler de religion.
Plus sérieusement (je m'y efforce de temps en temps), est-ce là aussi juridiquement condamnable que de rencontrer - racoler s'il vous plait davantage – quelques croyants ? Dîtes-moi, mon cher Christophe, pourquoi, ce qui pour vous est amis et réseaux, serait chez les autres clientélisme et communautarisme ? Dîtes-moi mon cher Christophe en quoi le terme communautarisme doit-il forcément rimer avec celui de magouille? Est-ce le droit français qui vous enjoint de ne pas utiliser le terme d'escroc ?
"Ce que nous dénonçons dans toute cette histoire, c’est que Daniel Duquenne ait voulu nommer un marlou de premier ordre adjoint à l’urbanisme, poste sensible quand il est question de magouilles." Comme j'aurais aimé vous voir avec la même verve pour réagir notamment aux condamnations de Jean Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch. Il est vrai que tous deux ne briguaient nullement le poste d'adjoint à l'urbanisme d'Hénin Beaumont.
"Que des citoyens qui filment une réunion publique soient menacés, que l’on suive des conseillers municipaux un dictaphone à la main, ça, ça ne le choque donc pas. Et pour cause, ce sont ses méthodes soviétiques." Alors là Christophe, c'est un régal…
Un conseil, faudrait voir à appareiller la caméra de votre chef de la propagande - j'ai déjà eu l'honneur de sa présence – de l'option son. Je crois que même du temps des soviets, il était possible d'en trouver équipée de la sorte.
"Qu’il y ait des francs-maçons honnêtes, sincères dans leurs convictions, réellement républicains et démocrates, c’est une évidence. Mais qu’il y ait un comportement sectaire chez certains autres, tout est fait pour le laisser penser."
Voilà le genre de phrase on ne peut plus creuse qu'il est possible de décliner à l'infini, au gré des besoins du moment. Je vous en livre une version qu'un homme de premier plan aurait pu en 2007 faire sienne. "Mais oui, qu’il y ait des frontistes honnêtes et sincères dans leurs convictions, c’est une évidence. Mais qu’il y ait un comportement fanatique et intolérable chez certains autres, tout est fait pour le laisser penser."
"Je ne suis de toute façon pas le seul à avoir des soupçons, l’Express a consacré plusieurs « Unes » à la Franc-Maçonnerie, Jean-Pierre Raffarin a attribué l’élection à la présidence du Sénat de Gérard Larcher à l’influence des Loges. Et que je sache, l’Express c’est pas « Je suis partout », et Raffarin pas spécialement un maréchaliste patenté." Mais nous sommes des millions, cher Christophe, à rester vigilants sur la question des pratiques et des idéaux du Front National. Et que je sache, tous ne votent pas pour le même parti.
Mais que diable, faites-nous donc part de vos réelles convictions. N'ayez pas peur, je vous y aiderai bien volontiers.
Mais je m'emporte, alors même qu'il me faut vous donner raison sur un point. "Comme quoi on cherche les rapprochements qu’on veut bien trouver, même les plus cons…"
Epargnez-nous donc votre tentation de me présenter comme le défenseur de David Noël. Je n'ai pas la prétention.
Au plaisir maîtrisé de vous lire probablement très prochainement.
01:15 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : szczurek, duquenne, briois, alliance républicaine, complicités, bouquillon, alexandre, dalongeville, gollnisch
lundi, 13 juillet 2009
1er conseil de l'ère Duquenne : Ambiance

"Non, non, rien n'a changé, tout, tout va continuer ..."
Ce refrain d'un groupe des années 70 peut facilement rendre compte de l'ambiance de la séance du conseil municipal de ce dimanche 12 juillet 2009.
- Même attente devant les portes (encore closes quinze minutes avant) de l'Hôtel de Ville, d'un public assidû quoique plus clairsemé.
- Même configuration dans les salons d'honneur, mais sans l'occupation majorale del'estrade.
- Même situation frontale de la majorité et de l'opposition. Celle-ci uniquement composée de frontistes a toutefois été séparée en 2 groupes de 4, séparés par l'allée centrale.
- Même style empoulé et vieillot du cérémonial d'installation, et même durée interminable et insupportable de la séance.
- Même chaleur intense dans le public, mais sans ferveur aucune, uniquement dûe à la météo orageuse de ce mois de juillet.
- Mêmes habitudes de réservations de places assises, cette fois à grand renfort de Post-it sur les chaises pour les personnalités invitées (Mme Duquenne - quelques maires de communes voisines - le président de la CAHC - le président du MRC59/62).
- Mêmes sujets de mécontentement de Le Pen et Briois, dénoncés au moyen d'interventions néanmoins beaucoup plus "soft", moins virulentes. L'adversaire étant plutôt fébrile, les joutes verbales sonnèrent faux. Mêmes relations annoncées cordiales entre le FN et les représentants de l'AR.
- Même parrain politique que Dalongeville en 2001. Jean-Marie Alexandre poussant le zèle jusqu'à rester immédiatement derrière Bouquillon pendant 2 bonnes heures. Tout un symbole.
- Même blanc-seing accordé à un seul homme, la délégation générale assurant au nouveau maire absolument tous les pouvoirs.
- Même photo sur le perron de l'Hôtel de Ville à l'issue de la séance.
- Même "pot de l'amitié" concluant celle-ci et réunissant les disciples de la majorité.
Décidément non, non, rien n'a changé...
La même pièce s'est jouée sous nos yeux. Seuls de nouveaux acteurs ont été recrutés. Beaucoup (trop?) de débutants parmi les conseillers majoritaires, peu de sérénité, certains, par le regard, s'excusant presque de siéger. Une équipe qui ne respire ni l'expérience ni le dynamisme. Une équipe pourtant soudée autour de Daniel Duquenne, pour qui le costume de maire de notre ville de 27 000 habitants semble pour l'heure un peu trop grand...
01:48 Publié dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil municipal, dalongeville, alexandre, duquenne


