mercredi, 04 novembre 2009
Elections régionales - Mode d'emploi
Le mode de scrutin pour les élections régionales de 2010 a été défini par la loi du 11 avril 2003. Il s'agit d'un scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire.
Afin de permettre aux électeurs d'identifier facilement les candidats de leur département, les listes régionales de chacun des partis engagés comporteront des sections départementales.
Les citoyens élisent les conseillers régionaux :
- pour six ans
- selon un système mixte combinant les règles des scrutins majoritaire et proportionnel, en un ou deux tours,
- sans panachage ou vote préférentiel, tout bulletin modifié en quoi que ce soit par un électeur étant déclaré nul.
Les listes sont déposées au niveau régional, mais les candidats sont répartis entre les départements (on parle de sections départementales constituant la région).
Le nombre de sièges à attribuer pour chaque liste est calculé globalement au niveau régional, puis réparti entre les sections départementales en fonction du nombre de suffrages obtenus dans chaque section.
Lors du premier tour de scrutin,
- si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, elle obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.
- sinon, il est procédé à un second tour la semaine suivante.
Seules les listes ayant obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se maintenir au second tour de scrutin et éventuellement fusionner avec les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.
Au second tour, la liste qui arrive en tête obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour.
La loi oblige chaque liste à comporter autant d'hommes que de femmes.
Le scrutin régional est ouvert à tous les électeurs des scrutins nationaux, c'est-à-dire à toute personne :
- Âgée de 18 ans ou plus au 1er janvier de l'année de l'élection
- De nationalité française
- Qui jouit de ses droits civils et politiques
- Inscrite sur les listes électorales.
Les élections de 2010 pourraient être les dernières sous ce mode de scrutin. En effet, le gouvernement cherche à le modifier dans le cadre des réformes des collectivités territoriales. Les futures élections régionales et cantonales seraient combinées en une seule élection de conseillers territoriaux, avec un scrutin mixte entre suffrage uninominal majoritaire à un tour et représentation proportionnelle. Il s'agirait aussi d'encourager les fusions de régions pour en réduire le nombre – le comité pour la réforme des collectivités locales proposait en rendant ses travaux 15 régions en métropole.
Sources : Wikipedia
01:06 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales
mardi, 20 octobre 2009
Projet contre projet
Le tribunal administratif de Lille rendra très prochainement sa décision sur la demande en annulation de la suspension de Gérard Dalongeville.
Une décision dont chacun connaît l'importance puisque susceptible d'apporter une sérieuse indication quant aux probabilités d'un 2nd retour aux urnes hénibeaumontoises, ou pour Daniel Duquenne, de mener son mandat à terme.
Notons au passage que le lieu retenu par le FN pour implanter son siège de campagne des prochaines régionales ne relèvent en rien du hasard et lui permettrait de prétendre courir 2 lièvres à la fois.
Si les prochaines semaines permettent progressivement de lever les hypothèses, elles ne peuvent en revanche justifier un temps d'arrêt dans le combat politique à poursuivre et à renforcer contre le frontiste Steeve Briois.
Les plus optimistes argueront que l'enfant du pays a mangé le pain blanc offert l'été dernier par Gérard Dalongeville et qu'à force de le voir repasser le plat, il en perd sa saveur.
Il est heureux, en effet, d'observer que de nombreux abusés du 5 juillet trouvent maintenant le besoin de nous le signifier.
Hénin Beaumont dispose donc des atouts suffisants pour en finir avec ce passé. Un passé qu'il convient non pas d'oublier mais duquel il importe de s'extraire.
Les incompréhensions exprimées suite au retour de Georges Bouquillon au MRC de Jean Marie Alexandre ont été nombreuses. Les interrogations - car n'en déplaisent aux détracteurs qui aiment les travestir en insinuations les plus contestables (1) – aussi.
Ce retour de Georges Bouquillon aux côtés de Jean Marie Alexandre nous ramène, quoi que l'on puisse en dire, à Gérard Dalongeville. Dés lors le risque d'une triangulaire permanente apparaît comme accepté (si ce n'est souhaité) (2) dans un contexte politique qui pourtant devrait conduire chaque démocrate et républicain à s'en éloigner !
C'est donc dés à présent qu'il appartient à chacun de s'engager pour qu'une telle éventualité ne puisse se produire.
Un engagement comme une invitation lancée à l'ensemble des responsables politiques locaux de :
- mener chaque campagne "projet contre projet"
- de s'effacer, le soir du 1er tour, en faveur du/de la candidat(e) républicain(e) et démocrate le/la mieux placé(e) pour s'en aller battre le parti d'extrême droite auquel appartient Steeve Briois.
Patrick PIRET
(1) Que les choses soient claires. La vie privée de George Bouquillon comme ses choix politiques lui appartiennent. Et si je m'interdis d'évoquer la première, les sous-entendus les plus perfides ne m'empêcheront pas de critiquer, et autant que je le juge nécessaire, les seconds.
(2) S'il est des femmes et des hommes, membres de l'Alliance Républicaine avec qui l'avenir de notre ville pourrait très sérieusement se réfléchir, il en est d'autres, avec qui, des compromis apparaissent, en l'état, fort difficilement envisageables. Non par rancœur, ni même pour une revanche à prendre. Il en va tout simplement de la cohérence entre notre discours et nos actes ainsi que, bien évidemment, du respect des électeurs !
01:48 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : briois, justice, piret, bouquillon, duquenne, élections régionales, municipales 2009
lundi, 12 octobre 2009
communiqué du Mouvement Démocrate

Communiqué de presse des
Conseillers régionaux du
Mouvement Démocrate
Valérie LETARD quitte le groupe « Centristes » au Conseil Régional !
Les conseillers régionaux du Mouvement Démocrate réagissent
Tandis que Valérie Létard quitte le Groupe « Centristes » au Conseil Régional, Frédéric Leturque, Jacques Richir et Dany Masset, conseillers régionaux, réaffirment le positionnement du Mouvement Démocrate au centre de la politique régionale.
Alors qu’en 2004, Valérie Létard, alors tête de liste UDF, avait pris un soin tout particulier à négocier un groupe indépendant en Région, convaincue à l’époque de la nécessité de préserver une liberté de ton et d’action pour défendre haut et fort l’intérêt régional, voilà qu’elle décide, à quelques mois du prochain scrutin régional, de rejoindre les élus UMP.
Il est vrai que les choses ont bien changé depuis et que, dorénavant Secrétaire d’Etat, elle se doit peut être de donner des gages de son engagement à droite…
Depuis 2004, avec ses cinq autres collègues du groupe UDF puis centristes, elle ne s’était pas privée de voter pour un certain nombre de projets présentés par l’exécutif socialiste-verts, considérant que tout n’était pas à rejeter en bloc. Elle était même allé jusqu’à s’abstenir, dès décembre 2004, sur le vote du budget, permettant ainsi à l’exécutif, alors en difficulté avec les positions du Parti Communiste, de valider son projet de budget contre toute attente.
Il est légitime de se demander aujourd’hui si, par ce choix, Valérie Létard prend une décision purement tactique vis-à-vis de ses nouveaux amis UMP pour avoir une chance de prendre de vitesse Thierry Lazaro, candidat lui aussi à la tête de liste, ou si elle fait ce choix par conviction considérant que c’est désormais l’intérêt de la Région !
Les conseillers régionaux du Mouvement Démocrate, Frédéric Leturque, Jacques Richir et Dany Masset, confirment leur engagement au centre, fidèles au projet qu’ils ont porté ensemble et aux positions qu’ils ont défendues depuis 2004 dans l’intérêt de tous les habitants du Nord Pas-de-Calais. Ils respectent la décision de Valérie Létard mais s’interrogent réellement sur ce revirement très tardif de situation. Rappelons qu’en 2004, la liste UDF avec à sa tête Valérie Létard avait martelé la nécessité de ne pas tout confondre, de ne pas mélanger la politique nationale et l’intérêt régional.
01:18 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales, modem, létard
mercredi, 07 octobre 2009
Situation de blocage dommageable ?
L'annonce hier, dans les colonnes de la VDN, d'un possible rebondissement dans les affaires politiques hénibeaumontoises – en jeu, l'obtention d'une annulation de l'arrêté ministériel de suspension de Gérard Dalongeville – a tout d'une bien mauvaise plaisanterie.
S'il convient de laisser le temps aux puristes et aux juristes de défaire les nœuds de cet imbroglio, il est des conséquences qui dès aujourd'hui peuvent d'ores et déjà être échafaudées :
La décision que rendra prochainement le Tribunal Administratif de Lille fera, nous pouvons sérieusement le penser, l'objet d'un appel devant le Conseil d'Etat.
2 mois seraient alors nécessaires pour cette instance se prononcer. Sa décision, si elle venait à rendre caduc l'arrêté ministériel de suspension, placerait de nouveau l'Etat face à ses responsabilités.
Un gouvernement, désireux de ne pas perdre la face, s'engagerait dans une nouvelle mesure de suspension puis de révocation de Gérard Dalongeville. 2 mois supplémentaires au cours desquels la population se devrait de patienter pour elle retrouver le calme auquel elle aspire.
L'ensemble de ces procédures conduirait alors les hénibeaumontois, pour la 3ème fois en moins de 2 ans, à s'en retourner aux urnes, à partir de la mi-février prochain. La proximité de dates aidant, les élections régionales de mars 2010 pourraient donc revêtir à Hénin Beaumont un double enjeu.
Conséquences dommageables disions-nous puisque aux premiers pas scabreux de Daniel Duquenne s'en suivrait une période de troubles importants et surtout peu propice pour entamer les actions et démarches pourtant indispensables au redressement financier de la ville.
La Communauté d'Agglomération se retrouverait de nouveau orpheline de la ville la plus peuplée de son territoire. L'ambition de réelles politiques communautaires ne manquerait pas d'attendre pour s'exprimer.
Conséquences dommageables enfin pour des élections régionales ayant leur propre raison d'être. Le "oui" irlandais au traité de Lisbonne vient confirmer que dans un contexte particulier le sujet posé peut être motif à l'expression d'autres revendications.
S'il en était ainsi, nous ne serions que trop recommander à Daniel Duquenne de ne pas venir ajouter à cette ubuesque situation quelques procédures juridico-administratives supplémentaires.
Car si nous pourrions en effet comprendre l'existence d'un désenchantement chez celui qui, quelques mois après son élection, se verrait débarrasser de ses prérogatives, nous ne pourrions en revanche accepter que ce désappointement puisse primer sur l'intérêt des hénibeaumontois, et venir allonger inutilement une période de fortes instabilités.
Quoi qu'il en soit, cet énième rebondissement n'est pas sans poser la question suivante : pour faire quoi ?
L'intérêt pour Gérard Dalongeville d'un "honneur retrouvé", que pourrait lui conférer l'annulation de sa suspension, nous apparaît en effet bien mince pour un homme qui aura également à rendre compte de ses actes devant une juridiction autre qu'administrative.
D'ores et déjà, nous confirmons notre engagement à ne pas laisser la population faire les frais de quelques marchés de dupes supplémentaires. Des marchés dont furent coutumiers, il y a peu encore, certains acteurs locaux.
01:36 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : dalongeville, justice, cahc, élections régionales, duquenne, hénin beaumont
vendredi, 02 octobre 2009
Régionales : le MoDem veut une campagne "projet contre projet"
Article paru le jeudi 1er octobre 2009 dans la VDN
Les probables têtes de liste MoDem des élections régionales de 2010 sont connues : il s'agit d'Olivier Henno, maire de Saint-André, en leader régional et nordiste, et de Frédéric Leturque, adjoint au maire d'Arras, en chef de file pour le Pas-de-Calais.
Ce choix doit être validé par les militants courant octobre, mais aucun autre candidat ne s'est manifesté. « Nous abordons le scrutin avec une certaine gourmandise », assure même Olivier Henno... tout en reconnaissant que l'électorat du MoDem « n'est pas acquis ». Le duo espère franchir la barre des 10 %, sachant que le MoDem n'avait recueilli que 8,1 % des voix dans le Nord - Pas-de-Calais aux européennes. « Nous devons conquérir des électeurs nouveaux. » Pour cela, les fidèles de François Bayrou comptent sur leur « liberté de pensée et de parole ». Face à un hyper-président à la tête d'un hyper-État, ils souhaitent opposer une « hyper-région » : « On doit pouvoir fusionner les départements et les régions, on doit pouvoir donner plus de rôles aux régions. » Et les candidats d'en passer directement au stade des « propositions iconoclastes ». Comme par exemple l'utilisation de la taxe carbone pour rendre les transports ferroviaires régionaux (TER) gratuits (« Cela donnerait du sens à la contribution climat ») Ou encore la création d'un bonus-malus dans les subventions régionales à destination des entreprises, pour récompenser celles qui appliquent la parité dans leur conseil d'administration.
Dans l'exécutif ?
En résumé, le MoDem veut une campagne « projet contre projet », même s'il reste « ouvert sur les autres ». Et les autres, en l'occurrence, c'est l'exécutif PS - Verts du conseil régional, s'il est reconduit. L'actuel groupe centriste ne survivra pas au prochain scrutin (il compte des élus MoDem et Nouveau Centre !). Dès lors, « la porte est ouverte, l'intérêt régional est une donnée partagée ». Peut-on envisager une fusion avec les socialistes au deuxième tour, voire une éventuelle participation au futur exécutif en cas de victoire ?
« Cette question est prématurée. Mais si un regroupement se fait, sur la base de compromis et d'accords, nous n'aurons pas l'attitude des communistes qui, en 2004, ont fait liste commune et, une fois élus, ont basculé dans l'opposition. » Bref, peser sur un exécutif jugé aujourd'hui « trop timoré » sur les transports ou la santé.
CHRISTOPHE CARON
Le MoDem revendique 2 000 adhérents dans le Nord et 1 000 dans le Pas-de-Calais.
PHOTO PATRICK JAMES
01:15 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales, leturque, henno, modem
jeudi, 24 septembre 2009
Le dernier bastion ?
"Marine Le Pen pourrait-elle quitter Hénin Beaumont ?" s'interrogeait la VDN du 21 septembre.
La spontanéité d'un oui, même franc et massif, prêterait à n'en pas douter peu d'intérêt à l'argumentaire ainsi développé. Nous décrions suffisamment l'usage d'une telle pratique chez le frontiste Steeve Briois pour nous même nous en dispenser.
Nous sommes convaincus de l'intérêt de Marine Le Pen pour Hénin Beaumont, et pour cause…
En ligne de mire, l'avenir fort incertain du FN et le devenir de celle qui aspire à prendre la suite de son père.
Celle qui le 13 septembre dernier ne sut que répondre, sur les plateaux de Canal + quant à son terrain de jeu pour les prochaines régionales, dit opter finalement pour le Nord-Pas-De-Calais. Quelques économies en conséquence puisque qu'après son "les chtis avec Marine" des européennes, un coup de ciseau et un point de colle devraient suffire pour l'actualisation 2010 de son message publicitaire.
Que les Normands se rassurent ! "La liste FN sera menée par Nicolas Bay, candidat du MNR de Bruno Megret en 2004. M. Bay, qui "n'est pas adhérent au FN", selon Mme Le Pen, a quitté le MNR pour se rapprocher, "il y a deux ans", du Front où il a soutenu activement Marine Le Pen lors de la municipale partielle à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) en juin." (Le Monde – 21/09/09).
Il n'y a guère que chez les Picards que cet "amour du maillot" pourrait faire des envieux…
Marine Le Pen est une cumularde : parlementaire européenne, conseillère régionale d'Ile-de-France et conseillère municipale d'opposition à Hénin-Beaumont.
Mais peu importe puisque pour l'enfant du pays Steeve Briois, l'existence d'un recours suspensif suffit à répondre à celles et ceux pour qui "la vice-présidente du FN bénéficie, selon la loi, d'un mandat de trop" (VDN 21 09 09). De là à penser que les recours déposés par le FN n'ont que pour seul objectif de fournir de telles réponses, il y a un pas que chacun pourra ou non franchir.
De tout ceci Marine Le Pen en a cure. Pour celle qui vise la succession paternelle à la tête du FN, à quoi bon lui parler "d'un truc qui se passera dans un an et demi et d'une élection à la présidence qui reste quelque chose de conditionnel. On verra ça dans un an et demi." Les Héninois et Beaumontois apprécieront et attendront…
C'est aussi et pourtant à cela que les invite Steeve Briois en exposant le combat mené et dont lui seul semble se préoccuper : faire que le mandat de conseiller communautaire entre en ligne de compte dans la loi sur le cumul des mandats.
L'incohérence du propos nous laisse bien songeur de la part d'un salarié de la politique. Il semble témoigner en effet d'une très grande méconnaissance de l'intercommunalité.
A plus d'un titre, Hénin Beaumont semble bien être le dernier bastion de l'extrême-droite qui connaît, comme notre ville, une grave situation financière.
01:10 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le pen, briois, élections régionales, hénin beaumont


