vendredi, 25 septembre 2009

Crise du lait

Orne-FB-180909-2.jpgFrançois Bayrou, Président du Mouvement Démocrate, s'est rendu vendredi matin à la ferme des Nouettes à Aube dans l'Orne, à l'invitation de Jean Marie Vercruysse, agriculteur et président des maires ruraux du département.

Une occasion privilégiée de s'entretenir longuement avec les producteurs de lait du secteur sur la crise profonde qui les frappe.

À l'issue de ce long échange avec les professionnels, François Bayrou a réaffirmé sa solidarité avec les producteurs laitiers, en demandant de "changer de politique", et en rappelant la nécessité impérative de régulation et d'organisation de la production.

Il a ajouté encore : "Le sens de cette visite était de manifester de la solidarité avec un secteur agricole qui vit aujourd'hui un drame".

"La preuve est faite que la dérégulation dans ce secteur d'activité, c'est la mort de l'agriculture parce qu'elle ne peut pas supporter les à-coups de marché qui font que les prix s'effondrent", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques.

"Il n'y a qu'une solution possible : l'organisation de la production", a-t-il assuré, jugeant que "l'abandon des quotas laitiers est une catastrophe".

La grève du lait est "un mouvement européen, un mouvement qui appelle à une prise de conscience de l'urgence de la situation. Il faut changer de politique pour sauver quelque chose qui est infiniment précieux pour la France", a encore rappelé François Bayrou, soulignant que le déversement de milliers de litres de lait était un "crève-coeur" pour les agriculteurs.

Alors que "les prix du lait ne couvrent pas le coût de revient", les producteurs "sont désespérés et ne voient plus d'avenir pour beaucoup d'entre eux", a-t-il conclu.

jeudi, 30 juillet 2009

Energie - Se souvenir pour l'avenir

Le calendrier se livre parfois à quelques coïncidences que l'on pourrait croire hasardeuses.

A l'approche des quatre-vingt ans de la catastrophe minière de Courcelles, les médias nous informent sur l'augmentation de 1,9% des tarifs d'électricité pour les particuliers proposé par le ministère de l'Ecologie et de l'Energie, ainsi que sur le rapport traitant de la faisabilité d'une taxe carbone, remis par Michel Rocard au chef du gouvernement.

 

Ce triste anniversaire n'est pas, dans une certaine mesure, sans nous inviter à nous engager dans quelques réflexions relatives à la production et l'utilisation de ressources énergétiques.

 

cheminée.jpgLa "contribution climat énergie" vise à taxer les produits générant beaucoup de gaz à effets de serre (gaz, pétrole – fioul et diesel compris –, charbon voire électricité) et ainsi à modifier les comportements des consommateurs.

Le lien de responsabilité peut surprendre. Non seulement parce qu'il impute aux consommateurs la responsabilité des choix énergétiques du pays, faits depuis de nombreuses décennies par des politiques, mais aussi par qu'il fait du stimulus-réponse, le seul mode d'intervention capable d'opérer chez chacun d'entre nous les changements de comportement attendus.

En revanche, le lien de causalité et les conclusions qui s'y rapportent ne doivent eux plus guère étonner.

 

C'est pourquoi, le projet de création d'une taxe carbone peut s'avérer à plus d'un titre pertinent pour peu que cette nouvelle contribution :

- n'oublie pas de répondre aux préoccupations des plus démunis. Des contreparties sociales doivent être en ce sens garanties.

- s'accompagne de sérieuses incitations à changer, par exemples, d'appareils de chauffage et de voiture.

- soit donc appréhendée comme un outil au service de la sortie de crise.

 

Une crise qui tout comme la mine autrefois engendre et compte déjà des victimes.