samedi, 28 novembre 2009

Le cumul des mandats : le cas Marine Le Pen

Un représentant au Parlement européen, outre qu'il ne peut pas être dans le même temps titulaire d'un mandat parlementaire national, ne peut exercer plus d'un mandat électoral parmi les mandats de conseiller régional, conseiller à l'Assemblée de Corse, conseiller général, conseiller de Paris ou conseiller municipal d'une commune d'au moins 3 500 habitants.

Le régime applicable aux détenteurs de mandats locaux et aux représentants au Parlement européen  se caractérise par l'obligation d'abandon des mandats les plus anciens.

Un élu local ou un représentant au Parlement européen acquérant un mandat le plaçant en situation d'incompatibilité dispose d'un délai de trente jours à compter de la date de l'élection qui l'a placé dans cette situation - ou, en cas de contestation de cette élection, à compter de la date à laquelle la décision juridictionnelle confirmant l'élection qui est à l'origine de la situation de cumul prohibé devient définitive - pour démissionner de l'un des mandats qu'il détenait antérieurement.

cumul.jpgMarine Le Pen ne doit donc d'être épargnée par la loi sur le cumul des mandats que par l'existence de recours déposés visant à l'annulation des élections locales. Chacun appréciera ici l'usage fait par Marine Le Pen d'un  texte de loi lui permettant de justifier son cumul non sur le fond mais sur la forme.

Dès lors, il est permis de s'interroger sur l'intention première des recours déposés par le FN lors des dernières municipales. Nul doute que Steeve Briois, pour qui " à l'issue des élections régionales, il y aura forcément quelqu'un pour déposer un recours" pourrait nous en dire davantage.

En effet, sans cette disposition juridique, la représentante de l'extrême droite aurait perdu l'un de ses 3 mandats. Ce que sembla reconnaître Marine Le Pen lorsqu'elle déclara dans la VDN du 21 septembre 2009, sa volonté, si nécessaire, d'abandonner son mandat de conseillère régionale.

Mais de quel mandat nous parle Marine Le Pen ?

Celui qu'elle est en droit d'exercer au Conseil Régional d'île de France jusqu'en mars 2010 ?

Ou celui de conseillère régionale du Nord-Pas-De-Calais dont elle ne peut, à ce jour, se prévaloir ?! S'il en était ainsi, la démarche deviendrait alors extraordinaire. Marine Le Pen entendrait donc briguer dans 4 mois un mandat qu'elle affirme, depuis le 21 septembre dernier, et si elle en était contrainte (comment pourrait-il en être autrement ?) ne pas vouloir par la suite exercer ? U-bu-esque !

Les médisants vous diront que le culte du chef se nourrit de l'absence de compétences qu'il sait orchestrer minutieusement  et qu'une telle boulimie vise à favoriser la sur-concentration des pouvoirs.

Un pouvoir qui toutefois s'avèrera insuffisant pour espérer déroger au régime applicable aux cumulards, détenteurs de mandats locaux et aux représentants au Parlement européen : l'abandon des mandats les plus anciens.

Pour Marine le Pen conserver son mandat de Conseillère municipale, il lui faudrait quitter sa fonction de député européenne. Fort peu probable et ce pour diverses raisons. Dès lors, c'est bel et bien sa fonction de conseillère municipale qu'elle abandonnerait.

Quant à sa participation aux prochaines législatives, c'est de nouveau de Bruxelles et de Strasbourg qu'il conviendra alors de parler.

Gageons que des nouveaux recours nous conduisent à devoir apporter quelques ajustements à cette première analyse. 

Nous retiendrons toutefois et sans attendre, qu'au-delà de l'exercice d'un mandat, c'est avant tout la publicité que celui-ci procure qui semble animer les politiciens pratiquant sans vergogne le cumul. L'instauration d'une loi visant à sanctionner celles et ceux, qui pour s'en justifier, abusent des recours, mériterait d'être débattu.

 

 

vendredi, 27 novembre 2009

Communiqué de presse

Gérard Dalongeville n'a pas changé. Les 7 mois de détention préventive ne semblent avoir eu aucune prise sur cet homme qui continue, sans humilité, de se présenter en vilain petit canard, alors qu'en cette période de fêtes de fin d'année, les Héninois n'ont jamais autant été les dindons de la farce.
Cette remise en liberté n'est pas un certificat de virginité. En aucune manière les 7 mois de détention n'ont eu vocation à effacer l'ardoise laissée à Hénin Beaumont par cet homme arrogant.
Les Héninois n'apprécient  pas la capacité d'auto-amnésie de l'ancien maire, amnésie qui tendrait à glisser naturellement vers une auto-amnistie.
Ce faisant, Gérard Dalongeville fait une nouvelle fois le jeu d'un FN aux abois et friand du sempiternel "tous pourris". Le MoDem héninois dénonce cette attitude qui consiste à crédibiliser plus encore le parti local d'extrême droite; Briois et Bouquillon oeuvrant déjà suffisamment et conjointement dans ce sens.

jeudi, 26 novembre 2009

"Il faut se rassembler pour le climat et pour la France"

portrait-ecoute-fb.jpgFrançois Bayrou a participé au Forum Copenhague à l'Assemblée nationale, dimanche 22 novembre, avant le sommet du même nom qui aura lieu en décembre à l'ONU.

Le Président du Mouvement Démocrate, au côté de représentants d'autres partis politiques, a appelé à " se rassembler" pour "le climat" et "pour la France".


"Pour faire quelque chose de sérieux sur ce sujet, il faut se rassembler. Pour faire quelque chose de sérieux pour la France, il faudra aussi se rassembler", a-t-il ainsi affirmé.

 

"L'idée qu'on pourrait rester chacun chez soi et chacun pour soi en pensant qu'on peut prendre le pas et la domination sur les autres est une idée stupide" et "d'un autre temps", concluant qu'"on a des responsabilités très lourdes" à l'égard de "la planète".

Pour une fiscalité verte internationale

JL-Bennahmias2.jpgDans une tribune publiée dans le quotidien "Le Monde", vendredi 20 novembre, Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, décrit sa vision pour contrer le changement climatique dans les années à venir.

L'Europe a un rendez-vous historique avec la communauté internationale. Douze ans après le protocole de Kyoto, nous sommes en passe de planifier pour l'après-2012 l'action du monde contre le processus de changement climatique. L'ultime occasion pour nous, Européens, de métamorphoser nos stratégies, nos acteurs et nos moyens face à ces défis écologiques de premier ordre.

 

Premier de ces défis : l'efficacité énergétique. Trop souvent oubliées, la sobriété et de l'intelligence collective face aux divers gaspillages sont les moyens de réduire la facture énergétique payée par les citoyens européens d'aujourd'hui et de demain.

 

Cet enjeu illustre un paradoxe inacceptable : le problème grandit, alors que les solutions technologiques existent : qu'il s'agisse du ferroutage (projet Lyon-Grenoble-Turin), du tunnel ferroviaire sous le Montgenèvre (entre la France et l'Italie), du rail à grande vitesse (pour l'arc méditerranéen, puis les ouvertures vers l'Est), du tramway, des voies fluviales et maritimes (bateaux à grande vitesse), la révolution de la mobilité européenne, ce n'est pas pour 2040, nous en avons besoin maintenant ! Dans le même sens, écoconstruction contre bétonnage urbain, valorisation verte des déchets contre incinération... il faut changer nos automatismes ; rien n'est figé.

Tenons un langage de vérité aux peuples : la solution ne viendra ni de l'importation du gaz de l'Azerbaïdjan ni de l'énergie solaire du Sahara. Elle viendra uniquement de notre capacité d'innovation, ainsi que de notre volonté à nous changer, jusque dans nos cultures et nos certitudes.

Par exemple : changeons nos rapports aux déplacements. Cessons de considérer qu'un produit transporté sur 100 000 km a le même prix que le même produit transporté sur 10 km. La différence ? Selon le mode de transports utilisé, la facture énergétique explose... au détriment de la collectivité, non polluante mais payante. C'est bien de proximité et de décentralisation dont nous avons besoin pour gagner le défi de l'autonomie énergétique, si essentiel à l'Ouest comme à l'Est de l'Europe à l'aube de ce siècle.

Que je sache, le soleil brille aussi chez nous et nos vents marins sont aussi puissants qu'ailleurs ! Pourquoi sommes-nous alors si peu pourvus en énergies renouvelables alors que nos bâtiments scolaires et administratifs, nos zones commerciales et industrielles, tout comme les zones désertiques non agricoles sont des espaces disponibles pour intégrer les panneaux photovoltaïques de nouvelle génération ? Tout ceci doit être fait avec bon sens. On n'est pas obligé d'installer des milliers d'éoliennes à proximité de sites environnementaux remarquables...

Changer les cultures, les pratiques, les comportements collectifs... très bien. Mais Copenhague doit apporter des réponses précises à des questions qui le sont tout autant. Par exemple, en ces temps de déficits budgétaires croissants, le moment n'est-il pas venu de s'interroger sereinement sur la place du nucléaire en Europe et dans le monde ? Ces milliards d'euros distribués pour la construction des réacteurs EPR, pourtant si prolifiques en déchets radioactifs... à quoi ont-ils manqué ? A la recherche fondamentale, histoire de trouver enfin une solution au problème des déchets nucléaires (la "génération 4" de réacteurs ?) ; aux énergies renouvelables, pour leurs applications technologiques dans nos quotidiens.

Les enjeux climatiques ne sont pas objets de dogmes. Tant que l'action des Etats membres est sincère et engagée, l'Union peut fixer des objectifs différents aux uns et aux autres selon les réalités économiques, sociales et infrastructurelles du pays. Faire bénéficier la Pologne de dérogations, alors qu'elle est profondément ancrée dans l'industrie du charbon ? Pourquoi pas ! A condition que ces dérogations permettent à la Pologne d'en sortir progressivement. Demander un peu plus d'efforts aux Etats membres qui sont plus avancés que les autres ? Absolument d'accord, la France en tête. Contribuer à la hauteur de ses possibilités : c'est cela la méthode du développement durable !

Pour ne pas achopper sur les questions de financement, nous avons porté au Parlement européen, au sein d'une coalition "arc-en-ciel", l'idée d'une taxe Tobin pour le financement des énergies renouvelables dans les pays du tiers-monde. Dans le même esprit, l'existence d'un marché de droits à polluer n'interdit pas l'existence conjointe d'une fiscalité verte internationale. Parmi les autres mesures urgentes qu'il nous faut absolument soutenir, l'inclusion des grands principes du développement durable (principe de précaution, principe pollueur-payeur, transparence...) dans le corps des règles et des pratiques de l'OMC devient aujourd'hui impérative. La réflexion de l'OMC sur ces problématiques est désormais suffisamment avancée dans le temps : le droit international du commerce doit évoluer, et Copenhague est l'occasion rêvée pour les Etats d'en formuler le voeu.

Scientifiques, cinéastes, journalistes spécialistes nous alertent que nous entrons, sur le plan international comme européen, dans les arrêts de jeu. Ils ont raison ! Nous sommes face à l'impératif de "buts" et, plus que jamais, devant la nécessité d'exiger de bons arbitrages."

 

Jean Luc Bennahmias

mardi, 24 novembre 2009

Pour "une approche positive" du droit des homosexuels

bayrou.jpgAFP – le 19 novembre 2009
François Bayrou plaide pour "une approche positive" du droit des homosexuels

"Les sociétés évoluent et les gens aussi" comme "mon regard sur la reconnaissance du droit des homosexuels à vivre une vie de couple reconnue devant la loi. Je trouve qu'il faut avoir une approche positive de ce point de vue là", a expliqué l'ancien candidat à l'élection présidentielle sur la chaîne Public Sénat.

Interrogé sur le Pacs, le patron du MoDem s'est dit "favorable à l'idée de l'égalité des droits entre couples constitués devant la loi": "Je suis favorable à l'égalité des droits fiscaux, sociaux et en matière de succession. Je trouverais tout à fait normal et possible que l'on ait une signature en mairie", a-t-il expliqué.

Concernant l'adoption, le leader centriste a expliqué n'avoir jamais compris "la discrimination qui est exercée par quelques uns sur ce droit là".

"En France, les célibataires ont le droit d'adopter. Si les célibataires ont le droit d'adopter, je ne reconnais pas aux pouvoirs publics la faculté d'aller scruter dans leur vie personnelle (...) la vie intime de quelqu'un ne regarde pas l'Etat, donc je suis contre cette discrimination", a-t-il dit.

"Lorsque deux personnes vivant en couple élèvent un enfant ensemble, il faut que soit reconnu un lien entre ces deux personnes et l'enfant", a fait valoir François Bayrou

"Voilà pourquoi j'avais défendu une idée qui était, ce qu'on appelle l'adoption simple, qui était la faculté d'inscrire dans la reconnaissance publique, ultérieurement, en cas de mort, d'accident ou de séparation, un lien entre les deux personnes qui élèvent cet enfant", a rappelé M. Bayrou en expliquant qu'il suffirait "d'une simple modification législative pour que l'adoption simple n'interrompt pas les droits du parent qui avait les droits parentaux précédents".

dimanche, 22 novembre 2009

Ainsi parlait kamasutra

bilde.jpgConstipé, ventre mou (la cohérence des termes employés eut égard au registre exploité semble manifestement peu importer chez les frontistes…), schizophrène, ampoulé, … les exemples ne manquent pas pour définir la propension de Steeve Briois à respecter qui ne lui est pas acquis ou profitable. Passons encore sur le talent CACHE du photographe Christophe Szczurek et sur ce militant FN québécois, rallié à la cause de l'enfant du pays et ardent défenseur de notre Poste française, comme l'atteste son adresse électronique.

 

Tout cela est consternant de puérilité mais semble se concevoir comme un préalable pour qui désire, à Hénin Beaumont, plus qu'ailleurs sans doute, faire valoir l'intérêt républicain et démocrate à toute autre priorité nationaliste. Des "Gars de la Marine" aux articles plus récents, l'absence d'agressivité dans la rédaction des argumentaires  exposés, y compris en réaction aux nombreuses inepties débitées par le pigiste de l'extrême droite localo-nationale, semble nourrir le désir compulsif de certains à explorer un nouvel échelon de la bêtise humaine.

 

Prenons pour exemple un commentaire laissé par mes soins sur l'article "Briois, élu condamné par la justice. Toujours roi des menteurs" paru ce 14 novembre sur le blog du MJS.

Je cite " Briois et Bilde useront de tous les vices pour pourrir le débat républicain et démocrate dont la population a tant besoin. En agissant ainsi, bien loi des images couchées sur papier glacé (le jauni n’est plus très loin cependant), ils attestent non seulement du bien fondé de l’action entreprise par chacune des composantes du Nouvel Elan pour Hénin Beaumont, mais aussi du réel impact de cette dernière.
Ce couple (ne déplaise à Bruno Bilde, ce terme usité notamment en politique n’est pas diffamatoire ; Quant à sa vie privée, je m’en contrefiche) est le curseur, bien malgré lui, de notre réussite.
"

 

La parenthèse est bien évidemment volontaire, et elle s'explique.

 

Il m'importe en effet que Bruno Bilde et Steeve Briois puissent comprendre que je n'entends nullement me faire dicter la teneur de mes écrits ainsi que le choix des mots. Pourquoi le ferai-je ? Au nom de quoi ?

De l'incohérence des propos de l'extrême droite visant, au gré de ses humeurs et de ses petites stratégies, tantôt à fustiger Christine Coget d'avoir condamné l'agression dont fut victime Marine Le Pen, tantôt à dénoncer l'absence de compassion chez ses autres adversaires politiques ?

 

Nous faudra t-il demain nous taire sur chacun des sujets contrariant monsieur Bilde ? S'il le pense, je l'invite en ce sens à m'établir une liste de ses autorisés et de ses interdits. Et puisque l'occasion lui est donnée, qu'il passe commande auprès de ses amis.

 

Exploration d'un nouvel échelon de la bêtise humaine disions-nous…  Voici ce qu'il fut possible, à la suite du dit commentaire évoqué ci-avant, de lire, un samedi, quelques minutes après l'infamie commise.

Attention, les parents sont invités à surveiller l'utilisation faite par leurs enfants de l'accès à Alter Echo, en leur qualité de tuteur légal. Il est de leur responsabilité de déterminer quel terme est ou non approprié pour leur(s) enfant(s).

Bon, On vous aura prévenu.

 

"Si on parlait de ta vie privée (en l'occurrence la mienne) et de ta précédente épouse, ça serait pas triste, croustillant même."

 

A côté, le "J’ai (comprendre le fourbe et l'arrogant Patrick Piret) pu droit de me rendre en Meuse alors je manifeste à HBT" s'avère être de la roupie de sansonnet.

Qu'en pensent le meusien Bruno Bilde et Steeve Briois ?

 

Si au hasard de sorties quotidiennes, possibilité leur était donnée de rencontrer l'explorateur en question, qu'ils l'invitent à lire Nietzsche et notamment son "ainsi parlait zarathoustra". Il y apprendra que celui qui a de vieux chameaux n'a rien à voir avec kamasutra. Et pour peu qu'il y prenne goût, 100 pages d'Ecce Homo (expression latine signifiant voici l'homme) devraient lui ouvrir de nouveaux horizons.

 

Gageons qu'ainsi notre homme puisse parapher de ses mains les révélations les plus croustillantes qui soient sur le blog du couple politique Briois-Bilde. Il lui faudra tout de même prendre garde : à trop jouer avec les lois sur la diffamation, on peut perdre, même avec un avocat dont la réputation dépasse le cercle du FN.

Pour ma part, je laisse le soin à mon ex-épouse de convenir des suites à apporter à un commentaire visant à discréditer une femme qui ne peut être tenue responsable de l'engagement citoyen et politique qui est le mien.

 

 

Patrick Piret

Source Photo : l'express.fr

jeudi, 19 novembre 2009

Triste blogosphère ?

Quelques commentaires aperçus récemment sur la blogosphère hénibeaumontoise soulignent la tristesse des sujets l'alimentant ainsi que des réactions qu'ils suscitent. Leurs auteurs en appellent à un retour aux débats constructifs que la situation locale, il est vrai, mérite grandement.

 

Cette préoccupation est respectable, et pose notamment la question de l'intérêt et de l'usage des blogs.

A défaut d'y répondre totalement, je livre, à qui souhaite s'en saisir, les observations suivantes :

 

webmaster.jpg- la responsabilité du webmaster n'est pas d'encourager ou de freiner les "ardeurs" des internautes. Elle est en revanche de veiller au respect d'un nombre de règles, au 1er rang desquelles, celles encadrant les propos diffamatoires. L'exercice est délicat pour qui souhaite garantir une liberté d'expression et ne pas s'enfermer dans des débats d'initiés.

 

- parmi les reproches adressés à la majorité municipale, celui de la rareté de ses communications. Parler de rétention d'information ne parait pas insultant. Que dire aussi du choix opéré par Georges Bouquillon de ne point engager le débat sur nombre de problématiques soumis par les composantes politiques du Nouvel Elan pour Hénin Beaumont. Dés lors, la majorité municipale nourrit ses réflexions d'un grand nombre de conditionnels, dommageables et chronophages eut égard aux enjeux et aux défis à relever. Le tramway illustre à lui seul la politique de terre brûlée développée par le 3ème adjoint. On insulte et provoque l'opposition démocrate et républicaine pour s'assurer de l'inefficience d'un comité des sages restant, malgré les promesses, à installer. Je ne reviendrai pas sur les propos tenus par Alain Alpern sur ce sujet. L'irresponsabilité est totale : refusant d'endosser la moindre de ses responsabilités dans la situation que nous rencontrons, Georges Bouquillon s'enferme dans un mutisme, chaque jour plus flagrant, et installe plus fortement encore la ville dans une posture où elle ne pourra faire que de subir.

 

- Le blog est un outil dont la finalité est plurielle. Alter Echo s'est à plusieurs reprises penché sur nombre de sujets en lien avec l'actualité et les préoccupations locales, avec pour créneau, le cas échant, d'associer à chaque critique défavorable une contre-proposition. L'exercice est intéressant, nécessaire même. Force est d'observer cependant qu'il ne suscite guère d'observations, que ces dernières soient ou non favorables au MoDem.

 

- Moins avouable mais tout aussi évident, l'attention de ne point se soumettre aux copier coller d'un adversaire politique clairement identifié : le FN de Steeve Briois. Car au-delà de la cohérence et de la pertinence des idées, il est aussi un combat qu'il convient de mener : celui des valeurs. L'intention et l'usage n'ont chez certains rien de commun. Le "tête haute - mains blanches" bien que soupçonneux m'indispose bien moins que la lecture de sous entendus rampant d'un "tête blanche - main haute".

 

- Enfin, le MoDem hénibeaumontois dispose d'autres moyens et espaces pour initier débats et controverses et nourrir sa réflexion. Un seul préalable pour y prendre part : le respect d'autrui.

mercredi, 18 novembre 2009

Protégeons nos communes

non.jpgVous le savez sans doute déjà : Olivier Henno, Maire de St André (59) et Frédéric Leturque, adjoint au maire d'Arras (62) ont lancé il y a quelques jours une pétition pour dénoncer les modalités avec lesquelles le Gouvernement tente de faire passer la Réforme territoriale.

Au départ accueillie chaudement par le Mouvement Démocrate qui avait souhaité participé au débat, la Commission Balladur a en effet fini par vider de sa substance cette réforme, pourtant nécessaire,
- en dépouillant la mairie de ses responsabilités,
- en proposant un mode de scrutin uninominal à un tour propre à assurer l'hégémonie de l'UMP (ou l'assassinat en règle du pluralisme au niveau local !),
- et en prétendant faire des économies, ce qui est un leurre puisqu'elle refuse de fusionner Conseil Régional et Général !

Les maires sont légitimement choqués et le Mouvement Démocrate pose cette simple question : qui va encore vouloir être maire à l'avenir ??

Aujourd'hui il est urgent d'agir pour protéger nos communes, alors MOBILISONS-NOUS !

Cette pétition appelle l'ensemble des citoyens et élus de notre territoire national, quelque soit leurs opinions politiques, à montrer leur attachement au rôle primordial des communes dans la gestion des services publics de proximité, et comme pilier de notre démocratie.

Rejoignez-nous et, ensemble, protégeons nos communes !

Vous pouvez signer la pétition en cliquant ici :
http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITIO...

mardi, 10 novembre 2009

Il était une mauvaise foi *

Croyez moi ou pas, mais Steeve Briois est un homme consensuel.

 

Voilà un gentilhomme qui, en sus de sa lourde charge professionnelle, ne rechigne nullement à participer aux tâches du foyer. Un gendre idéal, comme le dirait ma belle-mère, qui malgré la fatigue venue, s'en va faire quelques achats pour lui remplir un frigo bien vide en ces temps de crise.

Un homme qui stationne son véhicule sur le parking de Babou ne peut pas être un mauvais homme. Oh, bien sûr, ce n'est pas l'enseigne où il escompte faire ses achats, mais la place, malgré l'heure tardive, venant à manquer sur les emplacements du supermarché, celui que chacun s'accorde à reconnaître comme l'enfant du pays, fera contre fortune bon cœur de cet aléa et remerciera finalement la providence de lui offrir l'opportunité d'une petite marche nocturne, bien sympathique ma foi.

Que monsieur Briois y rencontra Gérard Dalongeville et qu'un enregistrement de ce qu'il convient de présenter comme un non-événement fut réalisé - mais, charité oblige, jamais diffusé - ne peut relever, vous le comprendrez, que du pur hasard.

 

Un hasard, s'acharnant sur celui que des intimes aiment à appeler "ce bon vieux Steeve" mais qui, fort heureusement, n'entame en rien son très haut sens de la modestie et de l'altruisme.

Jugez donc : à la gloire promise que lui aurait conférée un fer médiatique croisé avec Gérard Dalongeville, le saint homme préfèrera laisser sa place sur le plateau de France 3 à une jeune femme inconnue. Et c'est tout naturellement qu'il mit à la disposition de cette dernière son art de la communication et de la médiation.

 

Croyez moi ou pas, mais voilà aussi un homme qui bien qu'adepte des produits régionaux - reconnaissons-lui, comme à ses flibustiers, de redoutables capacités d'adaptation et une ouverture d'esprit sans limite : préférences européennes, régionales, hénibeaumontoises, … - et de la bonne cuisine française (oui messieurs-dames, française) se résigna malgré tout à inviter Georges Bouquillon, Bruno Bilde, Daniel Duquenne, Marine Le Pen pour faire pitance autour de quelques modestes pizzas. Son haut sens des usages républicains le poussa même jusqu'à faire de Christine Coget, sa tête d'affiche puis, élections européennes obligent, probablement, sa tête de turc.

Et ce ne fut pas faute, pour Steeve le sage, que d'avoir tout entrepris pour inciter l'infâme traîtresse à demeurer fidèle au PS de Gérard Dalongeville puis, dès cette dure lutte perdue, au sein de l'AR, du moins de celle de son grand complice, le nouvel alexandrin.

 

Pauvre monsieur Briois ! Un homme si affable et courtois, cible quotidienne des pires railleries. Non, ce Che Guevara hénibeaumontois n'est pas le leader de la cause "tête blanche - mains hautes", qu'on se le dise.

Sa condamnation pénale, qu'un appel viendra à coup sûr casser, rétablira l'homme dans sa dignité. De celle qui le conduit sans répit à sermonner ses ouailles au moindre débordement de potache. De ces blagues telles que "Et transmettez à Piret de bien recevoir l'huissier de justice" et qui, manifestement, le font douloureusement souffrir.

 

Que dire enfin de cet orateur hors norme, puisant dans la mythologie l'inspiration de ses discours d'anthologie, fervent serviteur de la langue de Molière, qui sans la moindre attente d'un retour, livre sa plume et son temps à qui le lui demande, même au 3ème adjoint et à son maire. Et je vais vous dire, que le Goncourt de 2009 ne lui ait pas été décerné, et c'est encore l'arbitraire qui s'est ainsi manifesté.

 

Croyez moi ou pas, mais pour son mutisme contenu, comme pour tout ce qui ci-avant fut évoqué, monsieur Briois est véritablement un saint homme.

 

Mais évidemment, vous n'êtes pas obligé de me (ni de le) croire *.

 

Patrick Piret

 

*Avec la coopération involontaire de la chonique de Jean-Pierre Gauffre

lundi, 09 novembre 2009

Hénin Beaumont n’est pas un tribunal

Je n’ai pas la suffisance de Marine Le Pen ni même sa prétention de transformer en or tout ce qu’elle touche.

Je préfère pour ma part être aux côtés de celles et de ceux qui ne cèdent pas, malgré leurs réelles difficultés, au chant des sirènes, les écouter, échanger pour ensuite proposer et agir.

Oui l’Etat doit intervenir à Hénin Beaumont, en faveur des Hénibeaumontois. Mais son intervention doit se concevoir dès à présent et ne pas se soumettre à une éventuelle injonction judiciaire.

On ne gère pas une ville avec d’hypothétiques décisions judiciaires. On ne gère pas une ville dans l’attente de ces dernières. Manifestement, l’extrême droite semble concevoir la chose différemment.

Hénin Beaumont n’est pas un tribunal. Les plaidoiries fumeuses et répétitives de Marine Le Pen finiront par lasser et viendra le temps ou Steeve Briois n’aura plus que la lecture de ses notes préparées auxquelles s’accrocher.

Que la frontiste et ses seconds de banc et d’arrière banc puissent s’en remettre encore à la désignation de fausses responsabilités est à bien y réfléchir très révélateur de la pauvreté et des sérieuses limites de leur argumentaire politique.

Que Madame Le Pen puisse mettre en jeu la démission du 1er adjoint en cas de réussite de la procédure qu’elle entend initier sans engager la moindre contre partie et notamment sa propre démission l’est tout autant. Les mauvaises langues vous diront que sur ce point, elle pourrait céder n’ayant à faire de sa fonction de conseillère municipale que le temps d’échéances régionales et nationales.

Patrick PIRET

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