vendredi, 06 novembre 2009

Allez hop, en campagne !

Le conseil municipal s'est réuni hier soir. Nous l'avons appris par la presse le mercredi, la majorité ne jugeant pas opportun  d'annoncer aux Hénibeaumontois la date de ces réunions.

Plusieurs constats à porter à la connaissance de la population, à l'issue de cette réunion publique:

- On trouve toujours aussi peu de chaises dans le public, mais beaucoup moins de monde qu'aux précédents conseils. Plusieurs explications possibles à cela, le manque de communication laisse la population dans l'ignorance des faits et gestes de la majorité d'une part. D'autre part, les Hénibeaumontois savent à quoi s'attendre, c'est à dire à pas grand chose, et se désintéressent de la vie politique depuis juillet dernier.

- Eugène Binaisse a beau tenter d'y mettre les formes, le message véhiculé reste très approximatif, et la bonne volonté ne suffit pas à combler le manque flagrant de compétences de l'équipe majoritaire. Du pain-béni pour Marine Le Pen, qui parut tout de même, à plusieurs reprises,  agacée par "l'humour"du 1er Adjoint.

- Georges Bouquillon est manifestement en campagne électorale. Un discours-plaidoyer totalement hors-sujet lui permit de mettre en avant ses réalisations en tant qu'opposant à Dalongeville. Quelques petites (et volontaires) imprécisions ont toutefois émaillé ce monologue monocorde: Georges Bouquillon, sans doute emporté par une motivation secrète et conseillé par le parrain de Dalongeville, a tout d'abord omis volontairement de préciser qu'il est pour beaucoup dans l'arrivée à la mairie de Dalongeville en 2001, qu'il fut son fidèle adjoint, présent sur les photos, aux inaugurations et aux festivités aux côtés de Dalongeville jusqu'en décembre 2002, qu'il vota le compte administratif 2001 en juin 2002, et que Dalongeville lui retira sa délégation d'adjoint à la Culture et aux Relations Publiques en raison de suspicion de relations très cordiales avec Briois (déjà en 2002). Il lut un catalogue exhaustif des démarches entreprises contre l'ancien maire, allant jusqu'à recenser ses allers-retours en sous-préfecture de Lens, et le temps passé à tenter de "faire tomber" Dalongeville. A cette occasion, il oublia de reconnaître que toutes ses actions furent vaines et n'aboutirent à rien, et que la révocation de Dalongeville n'est aucunement la conséquence de malversations, mais bien d'une mauvaise gestion. Georges Bouquillon, pour finir, tenta de mêler Pierre Ferrari et David Noël à la gestion calamiteuse de Dalongeville depuis 2001,  sachant très bien que ces derniers ne furent élus qu'en 2008, et pour quelques mois seulement. En matière de mauvaise foi, on ne fait pas mieux! Ce faisant, il réussit ce qui peut-être était son objectif non-avoué, à savoir offrir une tribune à Marine Le Pen.

- Marine Le Pen, égale à elle-même, donneuse de leçons, méprisante, et assimilant elle-aussi Pierre et David à Dalongeville. Méthode similaire à celle de Georges Bouquillon... encore une...

- Le clou de la soirée fut cette fois l'intervention de Steeve Briois, qui profita d'une délibération sur le PLU pour dérouler tout son programme en matière d'urbanisme, d'environnement et de circulation. Et sans être interrompu une seule fois, il fit se succéder les propositions du FN, sous les yeux ébahis d'une assemblée qui se projetait déjà dans les prochaines élections. A voir à quel compte de campagne ce discours pourra être attribué... FN ou AR?

En conclusion, une bien triste soirée pour Hénin Beaumont, et de larges inquiétudes quant au devenir de notre ville.

Allez hop, en campagne messieurs dames!

Appel du jugement dans l'affaire Tapie

Bayrou-petit-151007.jpgFrançois Bayrou a déclaré, lundi 2 novembre, qu'il envisage de faire appel du jugement du tribunal administratif qui a validé l'arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais ; ce jugement contraint l'Etat à verser 285 millions d'euros à l'ancien homme d'affaires.

"La probabilité, c'est que nous ferons appel", a précisé le Président du Mouvement Démocrate, ajoutant : "nous étudions en détail le jugement pour voir quels sont les arguments qu'on peut faire valoir en appel".

 

Le jugement rendu début octobre a ouvert "une porte tout à fait positive". "Charles de Courson et moi-même avons été déclarés recevables" par le tribunal, mais "nous savions depuis le début que c'était une oeuvre de longue haleine", a encore affirmé François Bayrou.

Il a conclu en considérant que "ce n'est pas Tapie le problème, le problème c'est l'Etat qui a pris cette décision".

jeudi, 05 novembre 2009

Restaurer enfin la démocratie !

l_illusionniste.jpgRESTAURER ENFIN LA DEMOCRATIE !

Louable et oh combien indispensable intention… Plus encore, l’un des 8 piliers constitutifs des engagements pris devant les Hénibeaumontois par l’Alliance Républicaine en 2008 et reconduits sans la moindre hésitation en juin et juillet 2009.

4 mois se sont écoulés et des promesses formulées, aucune n’a fait à ce jour, l’objet d’une mise en œuvre.

Mais rafraîchissons-nous donc la mémoire. Restaurer enfin la démocratie et pour ce faire :

-Instaurer une commission de transparence et de citoyenneté (dite des Sages) visant à faire respecter au mieux les engagements présentés dans ce projet.

-Développer les instances de concertation avec les habitants et les représentants de la société civile Héninoise (commerçants, associations …)

-Renouveler les conseils de quartier en respectant une désignation démocratique des membres et communiquer à la population les propositions et avis rendus.

-Libérer la communication de la ville dans un journal municipal et rendre l’information aux citoyens  accessible, indépendante d’intérêts privés.

-Encourager, accompagner et faciliter l’initiative des habitants en stimulant la participation citoyenne.

-Elaborer une charte de qualité des services publics visant à simplifier les démarches administratives des  habitants (désignation des interlocuteurs, connaissance des délais…)

-Mettre en place des permanences municipales délocalisées au niveau des quartiers.

-Conforter le rôle des conseils municipaux relatifs à la jeunesse et aux enfants

-Consulter systématiquement les élus de l’opposition représentants des électeurs de la ville afin de respecter leurs droits légitimes d’expression.

 

 

9 mesures aux incidences financières quasi nulles, comme autant de projets glissés au fin fond d’un tiroir d’un bureau lui-même fermé à clef ? Nous pourrions nous amuser à chercher les propriétaires de ce mobilier pourtant naguère si décrié et désormais patiné avec soin quasi quotidiennement.

 

Hénin Beaumont n’en finit pas de souffrir de cette gouvernance d’un autre temps.

Alors que notre ville doit s’ouvrir, l’adjoint à la communication apparaît s’employer de son mieux pour viser au contraire à un enfermement, réellement et fortement préjudiciable pour l’intérêt collectif. Les solidarités budgétaires ne s’imposeront pas d’elles-mêmes.

 

Dès lors, comment encore s’étonner que le conseil municipal de ce jour ne fasse pas l’objet d’une information à la population digne de ce nom ? Restaurer enfin la démocratie ? Force est d’observer qu’à Hénin Beaumont, nous en sommes bien loin.

 

A défaut d’être entendu, nous savons Alter Echo lu. J’invite donc la majorité municipale à s’emparer de la réforme des collectivités territoriales pour exprimer, en l’état du projet, son opposition ainsi que de dénoncer l’illusion d’un débat voulu, à quelques encablures des prochaines élections régionales, par l’UMP, sur l’identité nationale. 2 motions qui pourraient nous épargner le traditionnel et regrettable « Vous avez raison Madame Le Pen ».

 

Car, pour ce qui est du combat politique à mener en faveur du respect des contribuables hénibeaumontois, il est déjà trop tard ! Les impôts locaux sont malheureusement là pour en témoigner.

 

Mais au fait, qu’en pense monsieur Georges Bouquillon, adjoint à la communication ?

mercredi, 04 novembre 2009

Elections régionales - Mode d'emploi

urne.jpgLe mode de scrutin pour les élections régionales de 2010 a été défini par la loi du 11 avril 2003. Il s'agit d'un scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire.

Afin de permettre aux électeurs d'identifier facilement les candidats de leur département, les listes régionales de chacun des partis engagés comporteront des sections départementales.

Les citoyens élisent les conseillers régionaux :
- pour six ans
- selon un système mixte combinant les règles des scrutins majoritaire et proportionnel, en un ou deux tours,
- sans panachage ou vote préférentiel, tout bulletin modifié en quoi que ce soit par un électeur étant déclaré nul.

Les listes sont déposées au niveau régional, mais les candidats sont répartis entre les départements (on parle de sections départementales constituant la région).

Le nombre de sièges à attribuer pour chaque liste est calculé globalement au niveau régional, puis réparti entre les sections départementales en fonction du nombre de suffrages obtenus dans chaque section.

Lors du premier tour de scrutin,
- si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, elle obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.
- sinon, il est procédé à un second tour la semaine suivante.

Seules les listes ayant obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se maintenir au second tour de scrutin et éventuellement fusionner avec les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.

Au second tour, la liste qui arrive en tête obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour.
La loi oblige chaque liste à comporter autant d'hommes que de femmes.

Le scrutin régional est ouvert à tous les électeurs des scrutins nationaux, c'est-à-dire à toute personne :
- Âgée de 18 ans ou plus au 1er janvier de l'année de l'élection
- De nationalité française
- Qui jouit de ses droits civils et politiques
- Inscrite sur les listes électorales.

Les élections de 2010 pourraient être les dernières sous ce mode de scrutin. En effet, le gouvernement cherche à le modifier dans le cadre des réformes des collectivités territoriales. Les futures élections régionales et cantonales seraient combinées en une seule élection de conseillers territoriaux, avec un scrutin mixte entre suffrage uninominal majoritaire à un tour et représentation proportionnelle. Il s'agirait aussi d'encourager les fusions de régions pour en réduire le nombre – le comité pour la réforme des collectivités locales proposait en rendant ses travaux 15 régions en métropole.

Sources : Wikipedia

mardi, 03 novembre 2009

Les ratés de l'adjoint à la Communication

img_3615vignette.jpgNe s'improvise pas spécialiste en communication qui veut...

A Hénin Beaumont, la communication a toujours été et reste un sujet hypersensible. Sous l'ère pas si lointaine de Dalongeville, la communication municipale avait fait l'objet de convoitise, Guy Mollet et son "Journal du Pays" raflant rapidement la mise et enterrant du même coup le journal municipal d'informations. Dès lors, aucune objectivité dans les écrits majoritaires et un culte de la personnalité outrancier à l'égard du premier magistrat. Tout ceci, complété par des tracts explicatifs et mensongers, entretenait la population hénibeaumontoise dans une ignorance parfaite et efficace. Pour l'annonce des manifestations, les calicots personnalisés fleurissaient sur le fronton de l'hôtel de ville et aux points stratégiques de notre ville. Un peu trop sans doute... Epoque révolue dirons-nous...  Mais qu'en est-il aujourd'hui de cette communication?

L'Alliance Républicaine qui compose l'équipe majoritaire actuelle, s'est dotée d'un adjoint à la Communication, en la personne de Georges Bouquillon. Et donc ??? 

Et donc : rien - nothing - nichts - nada !

La transparence n'est pas de mise. Près de 4 mois après l'élection, aucune communication n'a été faite sur le travail et les priorités de l'équipe majoritaire. Georges Bouquillon qui aimait tant dénoncer l'opacité dalongevillienne reproduit les mêmes erreurs, et ne laisse rien transparaître. Au sein de l'ancienne AR , la transparence sur les faits et actions de l'équipe majoritaire a toujours été réclamée, et ce à juste titre. La démocratie participative était un pan principal du programme de l'Alliance Républicaine, qui prévoyait de développer les conseils de quartiers, d'instaurer un "Conseil des Sages", un "comité de vigilance" de l'action municipale. Quelques mois ont passé, et aux oubliettes les belles promesses... L'influence de Jean-Marie Alexandre, parrain de Dalongeville et nouveau mentor de Bouquillon, explique peut-être cela.

Aucun tract paru depuis juillet, pas même celui qui aurait permis de remercier les électeurs qui ont fait élire Daniel Duquenne. Aucune volonté d'impliquer les citoyens, pas l'ombre d'une once de pédagogie. "Difficultés financières" rétorquera sans doute Georges Bouquillon.

En premier lieu et sans aucune incidence financière,  les deux sites existants, l'officiel de la ville et celui de l'AR, pourraient servir de relais s'ils étaient alimentés de manière régulière et efficace.  Mais le blog de l'AR vivote en entretenant des polémiques stériles et en faisant la publicité du livre de Chruszez ... passe encore, celui-ci est partisan et donc partial. Le plus ennuyeux, c'est quand le site officiel d'Hénin Beaumont diffuse des informations erronées, ou fait de la rétention d'informations. Ceci entraîne des conséquences fâcheuses pour la population quand une manifestation est annoncée à une mauvaise date ou à un mauvais endroit. Très ennuyeux aussi quand on sait que les responsables politiques locaux ne sont pas invités de manière officielle et qu'ils n'ont pour unique référence, que ce site mal renseigné...

Monsieur Bouquillon avait beau jeu de dénoncer hier ce qu'il reproduit aujourd'hui. Sa fonction d'adjoint à la communication lui donne des obligations qu'il n'assure pas.  La population reste toujours dans une ignorance parfaite et efficace. Dormez braves gens, tonton Georges veille sur votre sommeil...

 

samedi, 31 octobre 2009

Et s'il fallait s'en repartir aux urnes

depart.jpgLa jubilation de maître Cattoir à l'idée d'un grand chelem peut être compréhensible.

Mais il est des périodes ou des endroits plus propices que d'autres pour en expliquer les raisons.

Hénin Beaumont ne peut en faire partie. Quoi de plus normal pour une ville où les aléas judiciaires ne pourront effacer les déficits occasionnés au cours de ces trop nombreuses dernières années.

Cette jubilation est donc maladroite comme malhabile fut, pour certains, le communiqué de la LDH demandant le respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence pour Gérard Dalongeville

Pour autant la maladresse n'enlève rien à la justesse des actions entreprises. Faire respecter le droit, d'une part et, pour monsieur Pruvost,  veiller aux "considérations de simple humanité". Tous deux restent dans leur rôle, même si, politiquement, il est de bon ton que de hurler l'inverse.

Il en va ainsi aussi de la sincérité  de celles et de ceux, qui bien que se préoccupant réellement de l'état de santé de Daniel Duquenne , poursuivent leur action politique. Il y a dans cette atitude, et quoi qu'en disent quelques âmes bien intentionnées, le témoignage d'un véritable respect dû à chacun, au maire tout comme à l'ensemble des Hénibeaumontois.

La situation hénibeaumontoise est exceptionnelle. Elle l'est tant et tant qu'elle génère quelques inconciliables. Il en est un notamment que l'actualité prochaine  pourrait nous réserver : faut-il se réjouir d'un retour aux urnes ?

La réponse est sans conteste NON. Deux raisons au moins à cela.

La première trouve son origine dans le marasme hénibeaumontois. Il importe plus que jamais pour la ville d'Hénin Beaumont et ses habitants de retrouver de la sérénité.  L'amputation d'1/3 de ce mandat 2008-2014 serait dommageable pour la majorité municipale qui viendrait à se constituer à l'issue de ce 3ème retour aux urnes.

La seconde est liée à la nature même de notre engagement politique. Celui-ci n'est pas téléguidé par des échéances électorales. Une élection n'est pas une fin en soi. Elle n'est qu'un RDV avec la population, un préalable à la conduite de politiques auxquelles nous croyons et en faveur desquelles déjà nous oeuvrons.

Non, nous n'avons donc nulle raison de nous réjouir s'il fallait  repartir aux urnes.

Mais il est un fait, en revanche, acquis : si élection il y avait, nous serions bien évidemment prêts.

jeudi, 29 octobre 2009

L'identité nationale n'appartient pas aux politiques

 

MLP.jpgPar avance, je ne puis qu'implorer notre nouvel ami canadien (1) de m'accorder son pardon pour les propos ci-après et une introduction moins ampoulée qu'à l'accoutumée.

 

Marine Le pen prend-elle les Hénibeaumontois et les Français pour des imbéciles ?

 

La question s'impose en effet à la lecture du Monde du 28/10/2009 et de son sujet "Marine Le Pen veut rencontrer Nicolas Sarkozy"

 

Prise de vitesse par une UMP qui, à l'approche des régionales, s'extrêmise, la N°2 des frontistes hénibeaumontois se lance à corps perdu dans une opération visant à déborder Nicolas Sarkozy. L'exercice est ardu car il lui faut éviter tout dérapage incontrôlé susceptible de la plonger à nouveau dans l'image du FN paternel.

 

Un cadrage-débordement conduisant la colistière de l'enfant du pays à une nouvelle provocation : selon elle, le futur débat sur l'identité nationale "mérite mieux que des discussions de sous-préfecture encadrées par M. Besson avec quelques emplois-jeunes issus d'associations subventionnées qui ne représentent personne et une poignée de syndicalistes qui ne représentent personne".

 

nicolas-sarkozy.jpgManifestement, Marine Le Pen entend nourrir sa campagne des Régionales de bling bling médiatiques et de buzz marketing. Nul doute que les Héninois et les Beaumontois goûteront goulûment des artifices présidentiels qu'elle entend s'approprier…

 

Roulez tambour et sonnez trompette. Marine Le Pen s'en est allée réclamer un rendez-vous à Nicolas Sarkozy pour parler de l'organisation de ce débat national… un débat avec celui que pourtant son père a accusé de récupération électoraliste ….Voilà qui est fort cohérent.

 

Plus que jamais, l'OPA UMP sur une partie des électeurs du FN fonctionne à merveille et devrait entraîner une radicalisation des discours de l'Extrême-Droite. L'image d'Epinal, il est vrai, résiste bien mieux au temps que celles tirées sur papier glacé.

 

Mais comme le dit si bien Marine Le Pen, la tactique, "ça n'a pas d'importance. C'est de la politicaille". De celle à laquelle, tout comme Nicolas Sarkozy, vous contribuez, madame Le Pen.

 

Patrick PIRET

 

(1) suite à l'article de lundi présentant le dernier tract du MoDem, un individu se disant canadien et militant FN nous a contactés par téléphone. Il souhaitait nous exprimer son incompréhension face à notre ténacité à dénoncer les très nombreuses incohérences de monsieur Steeve Briois et de ses amis.

 

 

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Mod.jpgFrançois Bayrou a affirmé lundi que "l'identité nationale n'appartient pas aux politiques", après l'annonce d'un vaste débat sur ce thème par le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

 

"L'indentité nationale n'appartient aux politiques. C'est comme l'histoire, il n'appartient pas aux politiques de s'en accaparer", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

"C'est une identité toujours en construction. Elle est fondée pour nous sur des valeurs: liberté, égalité, fraternité en premier et intègre tous ceux qui avec le temps s'y rattachent", a fait valoir l'ancien ministre de l'Education en citant l'écrivain Ernest Renan qui la définissait comme "un plébiscite quotidien". 

 

"Rien n'est pire que d'en faire un sujet d'affontement politique surtout quand, par ailleurs, on laisse abîmer l'image de la France. Et, encore pire d'en faire une utilisation partisane", a-t-il dénoncé. "La nation appartient à tout le monde (...) Chacun en a son idée et sa meilleure illustration est la réussite de notre pays", a affirmé François Bayrou.

 

"Evidemment cette nouvelle annonce (d'Eric Besson) est une recette électorale. Chaque fois qu'une élection se présente à l'horizon, le parti UMP agite le sujet de l'identité nationale et de l'immigration", souligne-t-il.

"Cela a pu marcher mais le jour va venir où les Français se rendront compte que toutes ces déclarations à grands sons de trompe n'ont rien a voir avec une réalité qui s'aggrave tous les jours, empêchant toute intégration et renforçant les discriminations, accompagnés de décisions qui sont le contraire des valeurs et l'identité de notre pays", a-t-il ajouté en citant en exemple le récent renvoi de trois Afghans à Kaboul.

mercredi, 28 octobre 2009

Quand la France dit non, le pouvoir recule

FB_europe1.jpgFrançois Bayrou a estimé, lors de son passage au "Grand Rendez-Vous" Europe 1 - Aujourd'hui en France dimanche 25 octobre 2009, que l'affaire Jean Sarkozy avait fait "beaucoup de dégâts pour l'image de la France, y compris à l'étranger".

"Dans les pays qui nous entourent et nos partenaires l'image de la France était terrible du point de vue népotisme, comme ils disaient tous", a-t-il ajouté.

En outre, la polémique prouve que "le peuple français n'accepte pas l'injustice, les décisions tellement choquantes de préférence (...) pour la famille. Toutes les familles françaises, particulièrement celles qui n'ont pas de relations, vivent comme une offense le fait que leurs enfants à elles ne puissent même pas accéder à un stage".

Selon François Bayrou, l'affaire a "réveillé les valeurs républicaines les plus profondes" et "nous a fait voir que l'ascenseur social en France était probablement la chose dont il faudra qu'on s'occupe le plus rapidement". Troisième leçon de l'affaire, d'après François Bayrou, "quand la France dit non, le pouvoir recule et ceci me semble-t-il est un tournant".

Interrogé enfin sur les violentes attaques de l'UMP contre la presse à l'occasion de l'affaire, il a répondu : "je pense que la presse a fait son travail et c'est heureux, c'est bien". "On est en train de vivre une prise de liberté des journalistes, et cette prise de liberté est heureuse et il faut la défendre".

Nomination d'Henri Proglio à la tête d'EDF : "anormale et inacceptable" selon François Bayrou.

Interrogé au sujet de la nomination annoncée d’Henri Proglio à la tête d’EDF, François Bayrou a jugé celle-ci anormale et inacceptable. Henri Proglio, actuel PDG du groupe de services à l'environnement Veolia, devrait être officiellement nommé à la tête du groupe public en conseil des ministres le 25 novembre. Il a annoncé qu'il resterait président de son conseil d'administration, une fois nommé à la tête d'EDF.

"La nomination à EDF du président d'une entreprise privée qui conservera ses responsabilités à la tête d'une entreprise privée est une chose que dans les principes on ne doit pas accepter", a déclaré François Bayrou au "Grand Rendez-Vous". C'est à inscrire "dans les anomalies, dans les choses qu'on ne devrait pas accepter", a-t-il insisté.

"Ce n'est pas possible qu'il y ait à la tête de la plus grande entreprise publique française quelqu'un qui ait en même temps la préoccupation d'une entreprise privée, et si on ne se rend pas compte que ceci contredit aux principes qui sont les nôtres il me semble à ce moment là qu'on fait preuve de courte vue", a encore affirmé François Bayrou. Si cette nomination avait lieu, M. Proglio pourrait ainsi être amené à présider deux groupes comptant près de 500.000 salariés et réalisant des ventes cumulées de plus de 100 milliards d'euros.

 

Construire l'alternance : "Si (ce régime) dure 10 ans, je vous le dis avec certitude et gravité, il y aura de l'irréversible dans ce qui sera fait"

François Bayrou a réaffirmé à cette occasion qu'il y avait "urgence" à bâtir l'alternance pour 2012, car passer dix années sous le "régime" politique actuel aurait des conséquences "irréversibles" sur la société française.

"J'ai fait à partir de la rentrée une offre publique de dialogue (à tous ceux qui souhaitent bâtir une alternance crédible) sans exclusive à qui que ce soit, et cette offre publique est non seulement d'actualité mais selon moi une urgence". "L'objectif est d'obtenir en France une alternance pour qu'en 2012 les choses changent, autrement ce régime durera 10 ans et s'il dure 10 ans, je vous le dis avec certitude et gravité, il y aura de l'irréversible dans ce qui sera fait".

Il y aura, a-t-il ajouté, "des conséquences sur la manière dont le pouvoir est exercé en France, la prise de contrôle de très grands centres de décisions par des petits groupes... un petit groupe, qui comme vous le voyez avance ses pions dans toutes les situations de responsabilités que ce soit (au niveau) bancaire, financier, médiatique, politique, collectivités locales etc...". "La France a droit à avoir des dirigeants qui respectent les principes républicains du pays", a-t-il insisté.

 

Interrogé sur ses propres ambitions pour la présidentielle de 2012, il a répondu : "ce que François Bayrou fera en 2012 il n'en sait rien et vous non plus". D'ici là "il va couler beaucoup d'eau sous les ponts", a-t-il affirmé.

"L'attitude que j'ai c'est celle de rendre possible en France la création d'une majorité d'alternance" avec "des forces républicaines (qui) peuvent être de gauche, socialistes en particulier, (qui) peuvent être démocrates et du centre, j'espère qu'il y aura un jour une partie de la droite républicaine qui dira : ce qui se passe n'est plus acceptable", a-t-il conclu.

mardi, 27 octobre 2009

La CAHC ne doit plus être un gâteau à partager

Qu'il y ait des décisions d'attribution de subventions venant provoquer quelques réactions n'est en soit pas très étonnant. Ces postures ne sont pas, en revanche, anodines et peuvent résulter de dysfonctionnements.

Qu'en est-il de la politique sportive de la CAHC ? Sa mise en œuvre fait l'objet d'un clivage que nous pourrions résumer ainsi : Il y a les "pour" une aide à Hénin Gym et le Cercle d'escrime, et il y a les "pour" un soutien communautaire aux équipements sportifs (investissement et/ou fonctionnement)

 

En l'état, il est illusoire de vouloir prétendre procéder à une hiérarchisation entre ces 2 priorités. 3 raisons au moins à ceci:

1) Il conviendrait de s'assurer que le sujet "Sport" en amont des délibérations ait donné lieu préalablement à de larges débats.

2) Le sport de haut niveau et l'aide aux infrastructures renvoient pour partie à des problématiques de même nature.

3) Il existe bien d'autres déclinaisons et extensions à l'objet sportif (sport santé, vie associative, etc.…) à même d'être, pour certains, jugées tout autant prioritaires.

 

Plus que jamais, il importe de définir ce que peut et doit être l'intérêt communautaire dans la définition et la mise en œuvre d'une politique sportive.

Sur ce champ, comme sur celui de la Dotation de Solidarité Communautaire, notamment, la CAHC doit résolument investir le terrain de l'action voir de l'anticipation et non celui des réactions trop tardives. Ne nous y trompons pas, la réforme des collectivités locales pourrait venir bouleverser la donne et contraindre les plus récalcitrants à se satisfaire de miettes. La CAHC ne doit plus être un gâteau à partager.

lundi, 26 octobre 2009

Dans vos boîtes aux lettres

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