jeudi, 24 décembre 2009

Joyeux Noël

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mardi, 22 décembre 2009

le Sommet de Copenhague, un "gâchis"

DSC_8634.JPG"Après de longues années de travail préparatoire, l'échec de Copenhague est un immense gâchis.

Sans engagements contraignants pour les pays industrialisés, sans garanties de ces mêmes pays à l'égard des pays les plus pauvres qui sont ceux qui subissent en première ligne le réchauffement climatique, et sans système fiable de mesure des efforts entrepris, le texte adopté par certains à Copenhague apparaît plus que jamais comme un accord a minima, largement insuffisant, et de surcroît non légitime et non consensuel.

Les ONG ont été laissées de côté, ignorées. Or, rien ne peut se faire de durable sans mobilisation citoyenne.

Et l’Europe apparaît comme plus marginalisée que jamais. L’absence totale de l’Union européenne dans la dernière ligne droite, laissant en tête à tête la Chine et les Etats-Unis, aura pesé lourd. Les chefs d’États et de gouvernement européens ont dans cet échec une part de responsabilité. A force de jouer chacun pour soi, au lieu de jouer collectif, l’Europe a été dramatiquement absente, incapable de s’exprimer d’une seule voix, de peser, et donc de changer le cours des choses.

Malgré toutes les bonnes intentions affichées, malgré toutes les mesures que peut prendre l’Union, et j’espère qu’en tout état de cause  elle s’engagera clairement pour une réduction de ses émissions de gaz à effets de serre de 30% et non de 20% comme elle l’avait prématurément indiqué, politiquement l’Europe ne s’est pas révélé un acteur majeur. 

Je forme le vœu que de cet échec surgisse enfin une volonté européenne, seule à même de faire contrepoids dans l’avenir aux deux grandes puissances que sont les USA et la Chine, et seule à même, je l’espère, de se montrer exigeante et exemplaire quand l’avenir des générations futures est en jeu."

Marielle de Sarnez

Députée européenne, première vice-présidente du Mouvement Démocrate

vendredi, 18 décembre 2009

La fin des Pompes Funèbres Municipales.

"La régie municipale des pompes funèbres d’Hénin Beaumont a été créée il y a 35 ans par Jacques PIETTE maire (1969-1989). Depuis toujours, le recours à ce service lors d’un décès ne s’inscrivait pas seulement dans une logique commerciale mais les Héninois  marquaient  ainsi un certain attachement à leur ville.  En utilisant les services que celle-ci leur proposait, ils étaient assurés d’obtenir un service adapté, laissant toutefois  fois libre cours au commerce privé.

Le personnel de cet établissement ne peut pas être tenu responsable des disfonctionnements constatés.  C’est toujours avec sérieux et compétence qu’ils ont accompli les missions de service public qui leur étaient  confiées. Ma première pensée va donc au personnel à qui je   souhaite une reconversion professionnelle honorable."  Daniel Duquenne, avril 2009.

 

 

...

 

Hier soir, lors de la séance du conseil municipal, les employés des Pompes Funèbres Municipales s'étaient déplacés en nombre et en famille. Ils ont assisté, impuissants, au vote de la délibération mettant un terme à ce service public, et ce malgré les nombreux contrats obsèques et  les marques de confiance que les Hénibeaumontois leur accordent.

 

Les employés des Pompes Funèbres Municipales sont des fonctionnaires territoriaux, et donc des agents municipaux. La fermeture de ce service public de qualité ne réduira pas pour autant la masse salariale puisque ces employés rejoindront le contingent des salariés de la mairie, dans différents services auxquels ils sont complétement étrangers, et pour cause.

 

Au sein de l'équipe majoritaire, quatre conseillers se sont abstenus, dont Jean-Marc Bureau et Jean-Michel Gigney,  refusant de valider une décision regrettable et dommageable. Quant aux autres, ils semblent avoir oublié (encore faut-il qu'ils l'aient lu) l'article de leur chef de file, Daniel Duquenne, maire d'Hénin Beaumont. Encore une fois, et sans aucune combativité, l'équipe majoritaire se contente de rejeter la faute sur l'ex premier magistrat et ne cherche pas de solution appropriée. Dès avril 2009, avant même les élections, Daniel Duquenne était déterminé à accepter  la fin annoncée de ce service municipal.

 

Les employés des Pompes Funèbres Municipales en ont fait les frais hier soir. Demain, à qui le tour?

 

 

mercredi, 16 décembre 2009

l'AR n'en manque pas d'air … le FN non plus ! Acte 2

Pour Steeve Briois, "Messieurs Piret et Ferrari viennent de franchir le mur le plus haut de l’hypocrisie et de l’opportunisme politicien.  Depuis des semaines, messieurs Piret et Ferrari grenouillent dans le marécage des appareils pour préparer une éventuelle élection municipale. Patrick Piret allant jusqu'à déclarer sur son blog qu’il croyait dans le succès du recours du FN."

 

Un préalable, tout d'abord, à l'analyse de ce qu'il convient de qualifier d'énième farce grotesque.

 

Alter écho n'est pas le blog de Patrick PIRET. Nous avons au MoDem de nombreuses divergences avec le FN et notamment l'une concernant la gouvernance d'une instance politique. Notre pluralisme, pratique pleinement assumée et clairement revendiquée, s'oppose au culte du chef. Ceux qui s'y expriment le font donc sans avoir le besoin d'un nègre.

 

Alter Echo n'est donc pas le blog de Patrick PIRET. Que Steeve Briois ne puisse concevoir ne pas avoir SON blog, voilà qui ne peut  nous surprendre.

 

Guère étonnant également, le chemin sur lequel aime à traîner l'enfant du pays : celui des fausses indignations, dans l'espoir de faire oublier celles que volontairement il provoque.

 

Et puisque Monsieur Briois aime à jouer avec l'histoire et la mémoire des faits, invitons-le, une nouvelle fois, à parcourir les écrits d'Alter Echo.

 

Que le frontiste déclare s'étonner de voir le MoDem rester fidèle à ses convictions et faire de la mise en synergie des compétences démocratiques et républicaines l'un des fils directeurs de son action politique, voilà qui relève au mieux de l'étourderie.

 

Et ne lui en déplaise, je confirme de nouveau l'absence de difficultés que nous aurions à travailler avec des membres de l'AR pour sortir Hénin Beaumont de ses difficultés.

 

Mais que Steeve Briois se rassure, nous ne pourrions, en revanche, coopérer avec ceux dont il accepta et/ou rechercha des collaborations.

 

Que "l'OPA" sur l'AR espérée par Georges Bouquillon, peu après avoir rejoint Jean Marie Alexandre, n'ait suscité que de pseudo réactions à l'extrême-droite, voilà qui peut apparaître, notamment pour les électeurs assidus du FN, bien surprenant.

 

Surprenant et riche d'enseignements quant au marécage entretenu par S. Briois depuis son acquisition un soir de rencontre avec Gérard Dalongeville, sur le parking d'un grand magasin… Le FN semble tout de même avoir le chic d'être toujours au mauvais endroit au mauvais moment…

 

Quant au devenir de l'AR, sa mise à mort viendra probablement lorsque le frontiste, s'il en a le courage politique ou plus probablement le besoin, en décidera.

Les déclarations de l'entre-deux tours des dernières municipales, jamais démenties depuis par les principaux responsables de l'AR (On ne peut tout de même pas faire le reproche au MoDem de la stratégie adoptée par Georges Bouquillon), ne sont que deux exemples des méthodes dont certains ont abusé. Il faudrait être naïf pour croire qu'il n'y aura pas d'autres déclarations...

Les jugements que ne manqueront pas de rendre le Tribunal Administratif  et le Conseil d'Etat, ainsi que les suites qui y seront données, pourraient inciter quelques esprits déprimés et donc bien intéressés à en faire de nouvelles.

 

Autre étourderie – la seconde dans la même phrase, voilà qui frise tout du moins  le ridicule – celle de me présenter comme un homme croyant dans le succès du recours du FN. Pour un peu, on ferait de celui qui pour Georges Bouquillon n'a aucune vision politique, qui, selon Steeve Briois est l'ex-bras doit de Gérard Longuet  (ancien extrémiste de droite, responsable d’Occident, groupuscule dissous), le plus farouche défenseur de la cause du Front National…

Voici ce que sur ce sujet j'ai écrit : " Pour être plus précis. je fais partie de ceux qui pensent effectivement que le recours déposé par le FN peut aboutir. Faut-il pour autant s'en réjouir ? Et s'il en allait différemment, quelle conclusion pourriez-vous en tirer ?". "Se tenir prêt "à et pour" est le propre de tout engagement politique. Je ne vois donc pas en quoi nous pourrions nous réjouir d'un 3ème retour aux urnes ou aurions à nous en excuser.  J'ajoute que pour pouvoir disposer d'une liberté à s'opposer, il convient de veiller à l'application, pour tous, du droit."

 

Nous nous employons à reconnaître, y compris chez nos adversaires les plus virulents, ce qu'il nous semble juste de reconnaître. Il en fut ainsi, par exemple, du recours de l'AR rédigé, à en croire Marine Le Pen, par les soins du FN, aux lendemains de mars 2008.

Que notre atitude surprenne ceux qui, face à une même question, fustigent toutes les réponses, voilà qui n'est guère inquiétant.

 

Le MoDem, répétons-le, ne cale pas son action politique sur le rythme qui lui serait imposé par la tenue d'audiences provoquées. S'il en allait différemment, il nous faudrait alors attendre de nouvelles condamnations. Le recours excessif à la justice est lui aussi riche d'enseignements sur les priorités de ceux qui s'y adonnent.

 

Quant à l'odieuse censure à laquelle selon vous se livrerait "l'inénarrable Wallart", il me plait d'observer que la liberté éditoriale puisse laisser parfois la politesse d'une communication aux blogs.

Nos divergences, voyez-vous, n'impliquent jamais l'irrespect et l'insulte publique. Bien plus qu'un détail, sans doute...

 

Oui décidément, Steeve Briois ne manque pas d'air ! Quoique … ?

mardi, 15 décembre 2009

l'AR n'en manque pas d'air … le FN non plus ! Acte 1

Interrogé le 24 juillet dernier par la VDN quant à l'intérêt d'un nouveau centre de secours à  Hénin Beaumont, Daniel Duquenne déclarait  "Pour l'instant, il n'y a rien d'acté. Je n'ai pas le dossier en main. En tout cas, ce n'est pas l'urgence. Ce n'est pas demain la veille que ça va se faire, c'est clair." 

 

Des propos qui avaient suscité plusieurs réactions dont celle du MoDem. "C'est bien parce que la ville d'Hénin Beaumont se retrouve confrontée à de sérieuses et multiples difficultés qu'il appartient à la nouvelle majorité municipale de faire preuve d'une volonté sans faille, et d'entrer dans une dynamique de projet et de planification des interventions."

 

L'objet de ces propos visait déjà, à l'époque, d'inciter la nouvelle majorité à inscrire son action dans une logique de partenariats, une démarche de concertation et de co-construction et ce afin d'être acteur sur chaque sujet impactant le quotidien des Hénibeaumontois.

 

Ce 14 décembre, le blog de l'AR fidèle à sa ligne éditoriale du "je vais bien - tout va bien" tient à préciser, par le biais d'un discours de M. Germe repris, Sainte Barbe oblige probablement, que l'arrivée d'une nouvelle caserne "était d'actualité. Il est fort probable que, si elle devait se construire, ce soit sur le territoire d'Hénin-Beaumont bien que l'endroit ne soit pas arrêté."

 

Le propos pourrait prêter à sourire si l'enjeu était d'un  autre ordre. Manifestement, voilà un énième sujet sur lequel l'emprise municipale semble se réduire à un rôle de faire-valoir.

 

Après que l'AR se soit défaussée sur le Préfet pour justifier l'augmentation des impôts, il est plus que probable que le Conseil Général sera amené à assumer les responsabilités que l'AR ne veut pas endosser.

 

Oui décidément, l'AR ne manque pas d'air ! Quoique ... ?

samedi, 12 décembre 2009

En finir avec le populisme à Hénin Beaumont

En politique, le populisme renvoie à l'idéologie  ou l'attitude de certains mouvements qui se réfèrent au peuple pour stigmatiser les élites, ces minorités qui ont monopolisé le pouvoir  - l'UMPS (1) - et qui pour se l'accaparer trahissent sans vergogne les intérêts du plus grand nombre : "tous pourris"(1).

Prônant une démocratie plus directe, ils ont pour objectif de "rendre le pouvoir au peuple".  "La voix du peuple", slogan de Marine Le Pen n'est pas le fruit du hasard.

 

populisme.jpgLe leader populiste propose des solutions qui appellent selon lui au bon sens populaire "Pour Marine Le Pen, Eric Besson doit cesser de prendre les Français pour des imbéciles et passer des paroles aux actes" (1).

Face au "malaise démocratique" (qui actuellement est bien réel), la solution populiste est toujours simple - réinjecter de l'émotion dans le jeu politique - mais pleine de contradictions : le populiste d'aujourd'hui se veut légaliste et pourtant anti-Système. "En se comportant ainsi et en s'affranchissant de la jurisprudence du Conseil d'Etat, certains juges du TA se sont discrédités. C'est devenu une habitude…" (1).

 

Il mêle deux sentiments d'appartenance à la communauté : 

- une logique d'inclusion  : rassembler ceux qui se ressemblent : tout mettre en œuvre sur le terrain pour faire baisser cette insécurité qui pourrit la vie de nos compatriotes" (1).

- une logique d'exclusion ciblant toujours deux ennemis, deux « catégories indésirables » : la classe politique traditionnelle, et les étrangers : "Les élites contre le peuple" (1) .

 

Les solutions des populistes sont présentées comme immédiatement applicables et émanant d'une opinion publique présentée comme monolithique. "Le groupe FN est, lui, une véritable force de propositions : amendements, motions, projets. Steeve Briois et Marine Le Pen  ne laissent rien passer et la majorité est obligée de reconnaître leurs compétences et leurs expertises" (1).

 

Le cercle de pensée pour simpliste qu'il soit est donc d'une perversité sans nom puisqu'il vise derrière des discours rassembleurs à produire de l'exclusion ainsi qu'à condamner tous ceux qui ne lui sont pas acquis : "Patrick Piret est un psychorigide qui pète les plombs quand on lui pose des questions sur son passé " (1).

 

"les slogans de campagne de Marine Le Pen et de son père, l'attitude, les complicités provoquées et les pratiques de ses lieutenants, notamment, apparaissent comme autant d'éléments permettant de qualifier le FN de parti populiste.

 

Et lorsque les populistes accèdent au pouvoir, il peut leur arriver de supprimer les formes traditionnelles de la démocratie, au profit d'institutions autoritaires, présentées comme servant plus authentiquement « le peuple » mais in fine cherchant à installer durablement le culte du chef. L'estrade et le poing levé n'ont symboliquement rien à envier au socle des statuts d'homme épris du culte de leur personnalité.

L'autorité peut alors céder à l'autoritarisme, un autoritarisme qui pour se maintenir se laisse aller aux promesses électoralistes flattant les "bas instincts" comme le nationalisme, la xénophobie voire le racisme puis s'enlise dans les violences répressives les plus injustifiables.

 

 

La période est indéniablement favorable à la démagogie et à l'opportunisme. A Hénin Beaumont, l'AR de Georges Bouquillon a emboîté le pas à Steeve Briois. A force de tabler sur une approche exclusivement affective du politique - "Les militants et élus de l’Alliance Républicaine souhaitent pouvoir participer à de nombreux autres anniversaires de Madame …" ou encore "Songez donc ! Deux de ses principaux militants hospitalisés en même temps. Il en faut du courage et de l’abnégation pour surmonter une telle épreuve". (2) - , elle contribue à activer les peurs sociales, le narcissisme du chez soi, la haine de l'autre, le culte du chef, le dégoût des affaires et la bêtise. "Bref la porosité existe. Elle existe entre l’électorat de Ferrari et celui du FN, car force est de constater que nombre d’électeurs ayant voté pour « le nouvel élan », au premier tour, ont voté FN au 2ème." (2) 

Lutter contre le FN et ce qu'il est réellement, c'est d'abord convaincre les Héninois et les Beaumontois  que le débat démocratique vaut la peine qu'on y participe. Il faut réapprendre à coopérer. C'est là la lourde responsabilité de toutes les femmes et de tous des hommes, véritables démocrates et républicains, que d'y œuvrer sans la moindre ambiguïté.

(1) Lu sur le blog de Steeve Briois - (2) Lu sur le blog de l'AR

vendredi, 11 décembre 2009

Un faux débat - un vrai procès

L'immigration est aussi, et avant tout, l'histoire de femmes et d'hommes qui pour dire non, se sont levés puis s'en sont allés dans l'espoir d'un avenir meilleur. Cette démarche de fierté, voire de survie n'est en aucune façon condamnable. Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, qui, en guise d'unique réponse, leur opposent un repli identitaire teinté d'un patriotisme de bon aloi qu'il convient d'exacerber, sont à double titre indignes de celles et ceux en faveur desquels ils prétendent, le cœur sur la main, pourtant agir.

 

Le slogan selon lequel il n'est pas possible d'accueillir toute la misère du monde renvoie les populations les plus déshéritées, et en particulier celles des quartiers français, dits pudiquement sensibles, à leur propre misère. Il offre aux adeptes du seul "on aimerait bien mais on ne peut point" la caution morale qu'ils sont venus chercher, pour ne pas avoir su et voulu s'attaquer aux causes réelles qui ont amené des millions d'individus à se mettre en mouvement.

 

Ce rejet de l'autre est une perversité qui n'ose s'afficher. Quel bel alibi que celui-ci pour qui ne désire, par facilité, se saisir de son devenir.

 

Ce discours est aussi un frein pour tous les bénévoles et professionnels qui ne cessent de se mobiliser pour accompagner les populations les plus fragiles sur la voie difficile de l'insertion sociale et professionnelle. C'est le langage de la déresponsabilisation que l'on encourage ainsi à tenir aux plus démunis. L'héritage, quel qu'il soit, ne fait pourtant nullement la qualité de l'héritier.

 

Azouz.jpgEn voulant ouvrir un débat sur l'identité nationale, l'UMP de Nicolas Sarkozy stigmatise et oppose nos identités culturelles, celles-là même qui tout au long de l'Histoire de France ont contribué à façonner notre identité plurielle, ... l'identité française. C'est cette identité que Marine Le Pen s'emploie également aujourd'hui à remettre en cause.

 

C'est pourtant la négation même et l'oubli des actes de courage auxquels se sont livrés nombre d'hommes et de femmes, d'individus qui parfois y sont allés du sacrifice de leur vie, pour que tout comme vous, à Paris comme à Hénin Beaumont, nous puissions à l'égal de ces immigrés nous lever, dire non aux dérives vers lesquelles nous convie Steeve Briois, comme récemment encore nous y invitait Gérard Dalongeville.

 

Plus que jamais, nous devons nous mettre en mouvement pour que le privilège du choix à s'implanter ou d'être nomade relève de notre libre choix et non d'une injonction visant à nous métamorphoser en de passifs consommateurs, d'obéissants producteurs, pour qui peut s'estimer heureux de devoir obéir.

 

Plus que jamais, mettons-nous en mouvement pour que personne ne puisse nous interdire d'être tout bonnement libres de nos pensées et digne de ce que nous sommes et voulons  devenir. C'est là le prix à payer pour nous défendre les valeurs d'égalité, de liberté et de fraternité.

 

L'immigration relève d'une situation mondiale. La cantonner à l'échelon national tout en oeuvrant insidieusement à en faire artificiellement une préoccupation majeure, voilà qui dénote d'un mépris considérable à l'égard de l'intelligence humaine.

 

La république est bien plus qu'un slogan. Elle se doit aussi et surtout d'être un projet !

 

Un faux débat - un vrai procès.

 

Patrick PIRET

 

 

mercredi, 09 décembre 2009

Hénin Beaumont fort présente dans les esprits

11439_102559429769036_100000449396680_73156_3481547_n.jpgChacun sera bien évidemment en droit de juger la part de subjectivité qui nous conduit à dresser le bilan d'un congrès national du MoDem particulièrement constructif.

 

Un RDV, où de l'avis des participants rencontrés, l'impression d'avoir été les témoins mais aussi les acteurs d'un moment important prédomine.

 

Car au-delà de la mise en œuvre d'un véritable exercice de démocratie participative, c'est aussi ce que l'application de cette démarche a produit qu'il convient de retenir.

 

Un Exercice incontestablement réussi et ce malgré la difficulté de la tâche.

 

Les 1 500 militants présents furent en effet tous invités, non seulement à réagir en direct, mais aussi à proposer, ajuster voire parfois à rejeter.

11439_102561746435471_100000449396680_73205_8345335_s.jpgCe sont ainsi 140 amendements d'un pré-programme, synthèse d'une consultation nationale et de très nombreuses contributions locales, qui sont venus nourrir la réflexion collective et faire de nos convergences, l'acceptation et la compréhension du peu de divergences qui parfois peuvent exister.

Au final, ce sont 216 propositions qui désormais permettront de répondre à la question légitime de millions de français : "Vos critiques sur les politiques et la gouvernance de Nicolas Sarkozy sont fondées. Mais que propose le MoDem comme alternative ?"

 

Ce "petit livre orange" présente en effet de nombreux avantages au premier rang desquels celui de pouvoir dresser une multitude de perspectives, d'instaurer un pragmatisme et faire des problématiques liées à l'accessibilité et à celle d'une France plus juste bien plus qu'un simple slogan de campagne.

 

 

11439_102561816435464_100000449396680_73208_5693024_s.jpgLes représentants du Modem local en sont convaincus. La situation d'Hénin Beaumont, les difficultés de ses habitants mais aussi l'absolue nécessité de se projeter, d'une fierté à retrouver et d'un espoir à donner sont autant d'illustrations possibles de la pertinence et de la cohérence des décisions qui, en l'espace de 3 jours, ont été à Arras adoptées et notamment :

- faire de ce programme un document de travail évolutif, un socle pour nous bâtir au contact des Héninois et des Beaumontois les projets qui nous apparaissent indispensables.

- poursuivre dans notre ville la construction d'un « arc central » d'alternance au Front National et aux carences de la majorité actuelle au sein de l'association du Nouvel Elan pour Hénin Beaumont.

 

Force est de constater qu'Hénin Beaumont était bien présent au congrès national du MoDem. On ne peut que s'en réjouir.

 

mardi, 08 décembre 2009

MODEM : LE PROJET HUMANISTE

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PROJET HUMANISTE : RETROUVEZ LE LIVRE ORANGE !

 

Retrouvez le projet humaniste adopté le dimanche 6 décembre 2009 à l'unanimité (moins deux abstentions) des membres ayant participé au Congrès d'Arras (Pas-de-Calais).

Le projet humaniste du Mouvement Démocrate est proposé sous le format d'un Livre orange !

Cliquez sur le lien ci-dessous !

lundi, 07 décembre 2009

Congrès d'Arras décembre 2009

FB-arras-cloture-1.jpegCongrès d'Arras 2009 : François Bayrou réaffirme l'indépendance du Mouvement Démocrate, et tend la main "à tous ceux qui veulent changer de projet pour la France"

En clôture du Congrès d'Arras (Pas-de-Calais), dimanche 6 décembre, François Bayrou a prononcé son discours en saluant le travail accompli, en vue d'élaborer le projet humaniste du Mouvement Démocrate qui a été publié sous la forme d'un petit livre.

Le Président du Mouvement Démocrate est aussi revenu sur l'état actuel de la France, notamment sur l'identité nationale et sur les élections régionales de 2010.

Concernant l'identité nationale, François Bayrou a reproché au président de la République de s'en prendre lui-même à l'identité nationale de la France : "L'identité de la France ne serait pas ce qu'elle est si nous ne respections pas les valeurs républicaines qui ont fait de nous un peuple de citoyens. La République, c'est un projet en soi et pas seulement un slogan au fronton des édifices publics".

"Liberté, égalité, fraternité, à l'intérieur de nos frontières et dans le monde, tel est le projet de la République française. Et chaque fois que nous y manquons, et spécialement chaque fois que le président de la République y a manqué, il a porté atteinte à l'identité nationale française", a-t-il affirmé, ajoutant que ce fut le cas "chaque fois qu'il a été manqué à la fraternité entre peuples, et je pense au discours choquant de Dakar". Ce fut aussi le cas "chaque fois qu'il a été porté atteinte à la laïcité", a-t-il aussi rappelé en faisant référence, sans le citer, au discours de Latran (2007) sur les "racines chrétiennes de la France".

François Bayrou a enfin dénoncé les "choix de préférence pour mettre des proches du pouvoir dans les situations de responsabilité, quand ce n'est pas les membres de sa famille", faisant notamment référence à la candidature, finalement retiré, du fils du président, Jean Sarkozy, à la tête de l'Etablissement public de la Défense.

Sur les élections régionales, le Président du Mouvement Démocrate a décliné la proposition de Ségolène Royal d'alliance au premier tour : "Si nous avions répondu +oui, vous nous donnez quelques postes et nous venons+, cela aurait signifié que nous sommes prêts à soutenir le PS. Ce n'est pas notre choix", a-t-il notamment affirmé.

"Notre choix est de construire dans le dialogue. Mes offres de dialogues, ce n'est pas l'acceptation du ralliement ou de la disparition", a-t-il poursuivi, "il faut bien que tout le monde comprenne que tous ceux qui accepteraient de se rallier, ils choisissent de disparaître".  "C'est sympathique comme signe d'ouverture, mais cela ne correspond pas à la force des choix qui sont les nôtres".

"La génétique de notre famille politique, c'est que cette famille a deux noms. Le premier, c'est indépendance, et le second, c'est main tendue. Et nous voulons tenir les deux bouts de la chaîne", a-t-il encore affirmé.

François Bayrou a conclu : "Ne vous y trompez pas, les élections qui viennent, pas seulement les régionales, mais les grandes échéances nationales, seront très difficiles parce que les forces, les puissances qui se sont conjuguées autour du pouvoir actuel et autour de Nicolas Sarkozy, puissances de toute nature, politique, financière, médiatique, ne laisseront pas facilement le pouvoir changer de main".

Evoquant "tous ceux qui veulent changer de projet pour la France et qui mesurent la difficulté de cette entreprise", il a conclu : "on aura besoin de tout le monde".

 

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