jeudi, 02 juillet 2009
Message du collectif des citoyens "ouvrir LES YEUX"
OUVREZ LES YEUX
Marine Le Pen est bien la fille de Jean Marie Le Pen.
Oseriez vous confier les clefs de votre ville à un parti qui a 8 millions d'€ de déficit (fin 2008) ?
Avez vous envie qu'Hénin beaumont devienne la seule ville FN en France ?
La gestion n'a t-elle pas été catastrophique dans les villes qui leur ont fait confiance ?
Votre colère est juste. Soyez sûr que votre vote le sera aussi.
Mobilisation générale
vendredi 3 juillet à partir de 12 h devant la mairie.
Unission nos dernières forces
Faites-vous relais de la raison, relais du réveil, relais de ce message.
MERCI
Le collectif des citoyens "ouvrir LES YEUX"
01:15 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
samedi, 01 novembre 2008
A bientôt ?
Aux membres de l'Alliance Républicaine
Bonjour à toutes et à tous,
La situation politique héninoise me conduit à donner une nouvelle dimension à mon engagement. Je quitte l'Alliance Républicaine.
Il s’agit bien évidemment de MA décision et non d'une consigne qui m'aurait été donnée.
Cette décision résulte d’une réflexion dont je vous ai livré, lors de nos différentes rencontres et de la dernière Assemblée générale, la substance.
Je ne puis aujourd’hui de fait et par respect pour chacun d’entre vous me satisfaire d’une double appartenance MoDem – Alliance Républicaine. Je le pensais possible, l’option souhaitée par Daniel et la pratique de ces derniers jours m’ont convaincu du contraire.
Pour autant, vous dire que cette expérience passée à vos côtés fut à plus d’un titre humainement enrichissante. De ceci, et très sincèrement je souhaitais très simplement vous en remercier.
Qu’une page se tourne est indéniable. Je demeure toutefois persuadé que l’histoire n’est point achevée. Il vous appartiendra d'en convenir ou non.
Bien amicalement et restant à votre disposition pour toute information complémentaire que vous jugerez nécessaire.
Patrick
02:31 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
vendredi, 24 octobre 2008
Manichéen
La diversité des situations et la complexité des problématiques rencontrées localement ne peut faire l’objet d’une politique communale qui se voudrait immuable et à même d’orchestrer les évolutions jugées nécessaires. Ce postulat, pour peu qu’il soit partagé, rend caduque toute approche se satisfaisant d’un mode binaire droite – gauche. Un dispositif, quel qu’il soit, ne tient pas sa valeur de son ancienneté mais de son opérationnalité au présent et de son adaptabilité aux préoccupations à venir.
Nous pourrions penser que le "barre à gauche" prôné par Daniel Duquenne pour le bien de l’Alliance républicaine relève de cette logique. Certains, et c’est leur droit, le pensent réellement. J’y vois pour ma part, au contraire, un repli identitaire visant à s’inscrire pleinement dans la question du « Qui ? » et non plus du « Comment ». Qui pour mener l’AR ? Qui pour être son candidat et non comment la conduire. Le « Qui ?» personnalise les échanges et le repli observable pourrait conduire à privilégier les débats nationaux aux problématiques locales. Un repli comme une antichambre ?
Le « Comment ?», lorsqu’il n’oublie pas le « Pourquoi ? », cherche lui à mobiliser l’ensemble des compétences et en premier lieu celles des Hénibeaumontois(e)s. Le comment n’est nullement manichéen, il se veut on ne peut plus pragmatique. Un pragmatisme qui nécessite de faire fi du politiquement convenu. Que cette démarche puisse agacer, je le sais et l’assume pleinement. Daniel Duquenne n’aura finalement mis que quelques mois de plus que le Front National pour exprimer son inquiétude. La forme est moins agressive, mais le fond identique. La démarche agace car elle implique, pour qui souhaite y entrer, de se mettre à nu face à ses convictions mais aussi ses contradictions. Alter Echo essaie de viser aussi à cela. Je persiffle et je signe : il ne peut donc être le blog d’un dissident de l’AR, n’en déplaise à son président actuel.
Je ne puis donc que regretter vivement que Daniel Duquenne ait pris l’initiative de mettre de côté ce qui pour ma part fit et pourrait faire sa force : une dynamique collective spontanée et la complémentarité des différences.
Ce dynamisme et cette complémentarité seront de nouveau indispensables pour qui souhaite éviter à Hénin Beaumont Gérard Dalongeville et le Front National. Daniel Duquenne le sait pertinemment. En repoussant l’échéance, c’est le risque d’une énième coalition accouchée au forceps qui est pris. Que Daniel Duquenne désire mettre la focale sur ma personne est donc bien peu important. La tête sur le billot de celui qui il y a quelque mois (et pour nombre de personnes encore aujourd’hui) n’était qu’un illustre inconnu n’intéressera personne. Pire encore, elle ne résoudra aucun des problèmes sérieux et nombreux résultant des deux mandats de Gérard Dalongeville. C’est bien volontiers que je m’y présenterais s’il pouvait en aller autrement.
Les « puristes » pourront en revanche et à juste raison regretter que Daniel Duquenne n’ait pas souhaité aller au terme du processus démocratique régissant l’association Alliance Républicaine. La fonction de Président n’octroie pourtant aucune dérogation. Une posture sur laquelle je ne manquerai pas d’interroger l’intéressé. Je n’ai pas, il est vrai, cette préoccupation du « Qui ? ». Je m’efforce de contribuer au « comment ? » et au « Pourquoi ?», non par provocation malsaine ou par jubilation soit disant intellectuelle, mais là aussi par pragmatisme (ça aussi Daniel Duquenne le sait). Ainsi, en cette période post municipales, il conviendrait de ne point servir de débats. Je n’y conviens pas, fussent-ils difficiles avec celles et ceux qui demain s’allieraient pour s’engager ensemble lors des prochaines municipales. Je ne peux accepter l’idée selon laquelle tous les Héninbeaumontois se moquent de savoir si Daniel Duquenne mange ou non avec Steeve Briois. Il ne s’agit nullement ni d’irrespect à l’égard du leader frontiste, ni de question gastronomique ! On ne rassemble pas sur des non -dits ! Hénin Beaumont et ses habitants souffrent de la pseudo union de la gauche, comme elle aurait à souffrir d’une pseudo union de la droite. Le prix d’un dogme fédéral, voilà ce que aujourd’hui paient les 27 000 Hénibeaumontois(e)s. Un dogme qui raisonne comme une insulte aux compétences dont sont pourtant dotés quelques élus. Un dogme comme une insulte à l’intelligence et à la confiance en l’individu.
Ce dogme a aujourd’hui le sourire aux lèvres. A-t-il pour autant un avenir ? Puisse l’AR ne pas lui en offrir.
PP
09:00 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
mardi, 14 octobre 2008
Qu’on se le dise
Alter Echo n’est point le blog bis de celui animé par l’Alliance Républicaine. Il n’a nulle ambition de le concurrencer ou de positionner une dissidence.
Alter Echo est un espace résolument ouvert aux partis et mouvements d’opposition républicaine à Hénin Beaumont qui souhaitent s’exprimer, débattre et échanger.
Que l’ambition puisse apparaître démesurée (ou naïve) est pour ma part secondaire. Elle est surtout nécessaire et légitime, étant convaincu que notre présent est pour partie la conséquence d’un dialogue savamment « confisqué » par quelques intérêts particuliers n’acceptant pas la divergence, fusse-t-elle productive. Les 906 visiteurs uniques d’Alter Echo recensés en septembre 2008 semblent attester de l’intérêt pour la chose politique à Hénin Beaumont. Ce chiffre en cette période post-municipale, usuellement calme, est révélateur à lui seul d’un profond malaise. Il me faut donc me rendre à l’évidence : je ne puis attribuer à mon génie littéraire un tel résultat…
Cette confrontation est donc plus que jamais indispensable.
Aussi ai-je grandement apprécié que monsieur Alain Alpern s’y soit essayé et l’invite à poursuivre autant qu’il le voudra. J’apprécie tout autant que le MoDem puisse s’y exprimer régulièrement. Je regrette en revanche l’absence du MJS et du PS se recroquevillant sur leurs enjeux nationaux, sans doute pour mieux oublier leurs querelles intestines locales. Un commentaire, fusse-t-il pour souligner, par exemple, la limite voire l’absurdité de mes propos serait pourtant bien intéressant. Les écrits "réaction" de monsieur David Noël constituent un premier pas intéressant.
J’ajoute que toute personne est libre d’y développer un écrit sous la rubrique « société civile », pour peu que celui-ci puisse garantir le respect des principes élémentaires régissant toute parution électronique. L’adresse e-mail référencée en haut à droite servira de boîte aux lettres.
Alter Echo n’est donc pas l’arme d’un membre de l’AR désireux d’y exprimer une dissidence. Désolé pour les déçus.
PP
01:30 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
samedi, 11 octobre 2008
On dirait du Gérard Dalongeville
« On était bien obligé de freiner. On ne pouvait pas continuer comme ça »
On dirait du Gérard Dalongeville. L’expression est pourtant de monsieur David Noël. Et elle est accablante de vérités.
Sur la situation financière de la ville tout d’abord. Est-il encore utile d’y revenir ?
Sur la place qu’entend donner monsieur David Noël à la Culture : une variable d’ajustement dans un contexte où les choix politiques et les mises en œuvre pourraient être différents.
Si l’option retenue est discutable sur le fond, elle l’est aussi et surtout sur la forme : la population la plus éloignée des pratiques culturelles sera prioritairement pénalisée. C’est évident, et monsieur Noël ne peut feindre de l’ignorer.
Cette baisse aurait dû être un prétexte pour amorcer enfin la réflexion visant à la définition d’une politique culturelle déclinable selon des priorités et des possibles. Cette économie là, nous aurions dû nous en passer !
Sur l’importance que David Noël entend donner à son mandat. L’adjoint à la culture qui, il y a peu encore, s’était engagé à préserver « son » budget se dit maintenant être obligé … Et tel un scout bêtement caricaturé, monsieur Noël y va de son « Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer ». Patience monsieur Noël, cela viendra.
Une précision SVP monsieur Noël. Cette décision vous la prenez en tant qu’adjoint ou membre du Parti Communiste ? Et vos aspirations communautaires ?
Sur sa conception de la politique. Monsieur Noël qui s’indigne que l’on puisse s’amuser d’images détournées, qui n’entend nullement se faire donner de leçons eu égard au respect qu’impose son militantisme éclectique, monsieur Noël est la preuve vivante de l’aptitude humaine au changement. Tout devient possible.
Entendons-nous bien monsieur Noël, je ne vous pense pas être animé par l’appât d’un gain financier, ce dont en revanche je suis persuadé c’est que votre ambition n’est pas, à partir d’Hénin Beaumont, de défendre les femmes et les hommes aux côtés de qui vous défilez. Votre quête est ailleurs et se mesure à l’aide de fauteuils méritant bien quelques concessions… (Oui décidément l’aptitude est remarquable).
Sur son avenir, enfin. Mais là, vous avez raison monsieur Noël, cela ne me regarde pas … Je laisse le soin à Gérard Dalongeville de vous flatter le temps d’une amitié toute calculée. Permettez moi de vous souhaiter un bon courage. Il vous en faudra lorsque bien esseulé, la tête vous relèverez et face à vous apercevrez vos convictions si mal traitées.
PP
02:05 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
jeudi, 09 octobre 2008
Qu'est ce que vous dites ... ?
23 janvier 2004, un premier courrier est adressé au maire d’Hénin Beaumont par un riverain de la rue Octave Legrand(1). Pétition (et non manifeste) à l’appui, Gérard Dalongeville est informé des nuisances sonores générées par la circulation des véhicules, du danger pour les piétons (et parmi eux nombre de personnes âgées et d’enfants) d’emprunter cette voie, et ce notamment car devant faire face au mode de stationnement des conducteurs, désireux à juste titre de préserver l’état de leur voiture ; Une vitesse excessive conjuguée aux croisés des automobiles engendrant en effet pour celles immobilisées des rétroviseurs emportés …
Une demande visant à instaurer un sens unique dans la dite rue est alors portée et ce afin de remédier à ces différents problèmes.
Septembre 2005, deux autres riverains (2), l’un témoin, à plusieurs reprises en l’espace d’un mois, d’accidents évités de justesse - concernant deux enfants, le conducteur d’une mobylette et un habitant désireux de se garer chez lui - , l’autre, victime de dommages occasionnés sur son propre véhicule, confirment par le biais d’écrits à Gérard Dalongeville les risques potentiels mais sérieux et les nuisances auxquels sont soumis quotidiennement les habitués de la rue Octave Legrand. La demande d’un sens unique est confirmée.
Pour toute réponse, Gérard Dalongeville informe de la mise en place d’un projet de stationnement mis à l’étude et délègue un agent des services techniques pour une rencontre. L’entretien permet de convenir de l’inadéquation de ce projet aux faits observés…
Août 2007, Gérard Dalongeville informe de la fin d’un dispositif expérimental permettant de juger de l’intérêt d’un sens unique rue Octave Legrand. Il précise en outre sa décision de procéder à la rénovation du parking Ampère et de désigner à sa surveillance nocturne un agent municipal…
Gérard Dalongeville est très rapidement informé de la portée limitée de ce dispositif et donc des conclusions pouvant en être tirées. Le mois d’août n’est pas en effet propice pour mesurer l’influence d’un trafic tel que celui rencontré en période d’activité scolaire et professionnelle.
La demande d’un maintien du sens unique est approuvé par 82,46% des riverains de la rue Octave Legrand. Gérard Dalongeville en sera également informé par une lettre remise à son attention.
Mieux encore, l’avis du Commandant de la caserne des sapeurs pompiers interrogé sur le dispositif expérimental est à ce sujet non seulement intéressant mais révélateur des faits dénoncés : « le test ne nous a créé aucun souci particulier. Il a même facilité le passage des engins car ce n’est pas facile de passer dans la rue Octave Legrand. »
Pleinement conscient des répercussions d’un tel aménagement routier, les deux riverains proposent la mise en place d’une table ronde et d’un échange visant à :
- repenser la circulation du quartier dans sa globalité
- envisager un certain nombre de mesures s’y rapportant dont la pose d’une signalétique appropriée aux camions qui bien que se rendant sur le secteur de zone commerciale ou sur Dourges longent la rue Octave Legrand.
Aux dernières nouvelles fin octobre 2007, le bureau municipal devait être réuni par Gérard Dalongeville afin d’étudier ce sujet …
Ce 9 octobre 2008, soit presque 5 ans après le premier courrier évoqué, Gérard Dalongeville n’a rien fait et se dispense d’apporter la moindre réponse aux suggestions formulées, favorable ou non …
J’invite toutefois monsieur Gérard Dalongeville à ne point envisager la pose de bacs à fleurs … Je l’informe en outre, que contrairement à ses allégations, l’ex Direction Départementale de l’Equipement n’a pas compétence en la matière pour intervenir. La rue Octave Legrand est en effet une voirie … communale !
PP
(1) La rue Octave Legrand est située entre la caserne des sapeurs pompiers et le rond point du souvenir. Elle permet notamment l’accès au cimetière via le Parking Ampère ainsi qu’au centre ville.
(2) en l’occurrence monsieur YOUSFI Smaïl et moi-même.
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mercredi, 08 octobre 2008
S'employer pour l'emploi
La problématique de l’emploi est complexe et il convient de l’admettre pour mieux se prémunir des discours claironnants ou, au contraire, fatalistes. Elle recouvre en effet diverses aspirations dont certaines, quel doux euphémisme, se concurrencent. Il en est ainsi de l’attente des actionnaires, parfois, si divergente des besoins de ceux qui contribuent à l’activité de l’entreprise, pourtant support des bénéfices désirés.
Un tel contexte ne peut être nié mais s’avère bien insuffisant pour dépasser le sempiternel stade du « c’est pas moi » auquel reste pourtant bloqué Gérard Dalongeville. Cette stratégie vénère l’attentisme en l’érigeant en politique !
Se satisfaire de la critique ne vaudrait guère mieux. L’esquisse qui suit se veut donc être une première réflexion qui, pour ma part, mériterait d’être explorée ou à défaut suscitée à l’échelon d’une commune.
1) Inscrire la politique locale dans une cohérence à minima intercommunale et régionale pour ce qui relève de l’emploi, de la formation initiale et continue. Le non-renouvellement des CDD municipaux, outre la légitime indignation qu’il continue de susciter, suffit pour exprimer les limites d’une collectivité qui se voudrait endosser un rôle démesuré d'employeur. L’analyse ne peut donc se concevoir pertinemment en dehors d’un cadre régional d’observation et de formations, d’une part, et d’une action concertée de l’agglomération visant à faciliter l’implantation (voire la régulation) de nouvelles activités économiques, d’autre part. L’action de la commune est donc prépondérante pour qu’un dialogue puisse s’opérer et les mesures en résultant être adoptées.
2) Concevoir la transversalité des politiques au regard d’une ambition clairement affichée : l’accès à l’emploi. Cette transversalité est la seule à pouvoir garantir la mise en synergie et la convergence des compétences et des moyens. Toutes les pistes se doivent donc d’être explorées : activité touristique, sportive, … et ses retombées économiques, choix des « filières » dont se dotent notamment les établissements d’enseignement professionnel, etc…
3) Contribuer à l’attractivité du territoire intercommunal en veillant au maintien et au développement des services proposés à la population, et notamment aux ménages disposant des plus hauts revenus. La Culture, comme les services marchands en centre ville, revêt de ce seul point de vue, une importance qu’il serait fâcheux de négliger ou pire encore, de dénigrer. La qualité de ces prestations représente bien souvent une partie des incontournables estimés par des entreprises désireuses de s’implanter et à la recherche de cadres.
4) Mettre en œuvre une politique jeunesse basée conjointement sur l’instauration d’un continuum éducatif réellement partagé ainsi que sur la notion de logique de projet. Tout concourt aujourd’hui à inscrire enfin l’action éducative, et à chaque fois que possible, dans un processus impliquant les jeunes à la mise en place et à la définition des activités qui leur sont destinées. L’enjeu vise notamment à l’acquisition de savoirs et de compétences susceptibles d’être réinvestis dans une démarche d’insertion sociale et professionnelle, une démarche citoyenne, une démarche d’engagement, une démarche de consommateurs plus avertis. C’est pour ma part, un levier fondamental sur lequel une commune de 27 000 habitants doit intervenir.
5) Cibler et adapter les mesures d’assistance et d’assistanat, au plus près des besoins et non des a priori sur lesquels il est si facile, il est vrai de se reposer.
L’évaluation des aptitudes individuelles, et non plus seulement des conditions environnementales, doit conduire à convenir de la spécificité des mesures d’accompagnement à développer. Le cloisonnement dont souffrent certains quartiers relève aussi pour partie de l’image que l’on se complait à leur donner. Il en va du respect dû à la personne. Sortir du discours trop libéral qu’est celui de l’égalité pour entrer pleinement dans le champ des pratiques fondées sur l’équité. La solidarité s’exprimera d’autant plus fortement en ne se résumant pas à de l’assistanat.
6) Veiller à l’équilibre des différentes catégories socioprofessionnelles. Le développement du logement social est une ambition qui ne peut raisonnablement être envisagée sans la présence au sein d’un même territoire de diverses CSP ; sauf à vouloir faire d’Hénin Beaumont une ville dortoir ou un ghetto de pauvreté, une ville sans vitalité économique et donc sans avenir.
7) Repérer les « petits » chantiers permettant la construction d’une identité locale et contribuant à faciliter l’accès aux services et aux activités.
La programmation des jours de marché prive les commerçants d’une partie non négligeable de leur clientèle potentielle : celle des salariés qui le mardi et vendredi s’en vont travailler. Le report du vendredi au samedi pourrait être réfléchi.
La mise en place d’un mode de garderie des jeunes enfants permettant à leurs parents d’accéder plus facilement aux activités associatives représenterait aussi un plus.
L’impact économique de ce que certains ne manqueront pas de qualifier de mesurettes mériterait d’être étudié.
Ces différentes réflexions sont bien évidemment soumises à vos réactions et peuvent être martyrisées. Elles n’ont pas l’ambition d’être appréhendées comme des recettes miracles. Je les préfère toutefois aux discours mensongers et aux promesses dont certains se parent aussi habilement que lâchement.
PP
02:28 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
lundi, 06 octobre 2008
MobilitéS
Monsieur Alain Alpern privilégie l’approche communautaire et la cohérence régionale pour ce qui relève de la mise en œuvre de projets d’envergure, tel le Louvre à Lens, le tramway et ses résultantes comme le développement d’infrastructures hôtelières. Sa lettre adressée au président de la CAHC autorise cette lecture.
Je confirme pour ma part l’intérêt et l’utilité de cette approche. Cette réelle conviction ne peut toutefois faire l’économie d’une réelle prise en compte des spécificités territoriales.
Qu’il importe de s’extirper au plus vite du bourbier politique héninois dans lequel certains s’efforcent de nous maintenir est une évidence. Mieux vaut par conséquent ne pas l’ignorer. Il en va notamment, pour ma part, de la possibilité de répondre à cette légitime aspiration que nous partageons : que chaque habitant puisse s’approprier son destin !
En l’état des choses, nombre d’Hénibaumontois, vous le savez, ont bien d’autres préoccupations que celles générées par l’implantation du Louvre et le tramway.
S’il s’agit de ne point manquer ce défi d’une plus grande mobilité physique et culturelle, alors il importe de prendre en considération cette réalité. Sans quoi, le risque sera grand de voir ces beaux chantiers être moqués par une partie de la population ou pire encore, perçus comme un énième dictat imposé. Un ressenti qui ne manquerait pas d’être exploité par quelques extrémistes ou autres politicards en recherche de sujets de diversion.
Ce constat, je le crois, me semble transposable à nombre de communes adhérentes à la CAHC et au-delà à l’ensemble d’un bassin minier en perte d’identité : Carvin, Hénin Beaumont, Lens, Liévin, … où sont les synergies, les cohérences ?
Le bassin minier souffre, Hénin-Beaumont se meurt ; ce n’est pas fort heureusement une fatalité, pour peu que l’action qu’entendra entreprendre le Conseil Régional puisse être marquée du sceau de la solidarité : une solidarité notamment financière à l’égard de ces territoires. Le Conseil Régional y gagnerait alors sa crédibilité, celle d’un échelon territorial attestant de sa capacité d’observation, d’intervention et de régulation des inégalités. Une instance capable, dans un contexte s’interrogeant sur le devenir des Conseils Généraux, de « s’enrichir » enfin des intercommunalités.
Cette solidarité, quelques élus régionaux la doivent aussi aux habitants de ce bassin de vie que pourrait être l’agglomération d’ Hénin-Carvin ...
PP
02:12 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
samedi, 04 octobre 2008
César
L’Histoire des villes s’appréhende parfois douloureusement. L’image d’Epinal nous la restitue à l’aide d’un jeune potache s’évertuant à écouter la narration linéaire d’un exposé auquel se livre un homme intègre mais sans passion.
De temps à autre, la chance est là qui vous sourit. Elle se manifeste l’instant d’un Rendez-Vous dont l’agréable simplicité n’a d’égale que la belle humanité de l’être rencontré.
César est davantage qu’un patriarche haut en couleur. Il est bien plus que l’instituteur que nous aurions pourtant aimé avoir.
Sa connaissance des faits est avant tout une connaissance des hommes.
La vie de César s’écoute naturellement, délicieusement.
Son existence, un témoignage de haute valeur, irremplaçable, sur ce que fut, ce qu’est et ce que pourrait être la vie à Hénin Beaumont.
Ce témoignage, César nous l’offre, sans l’attente d’une contre partie ni d’un hommage. Il prend la forme de nombreuses planches illustrées.
Des planches instructives qui fleurent bon la nostalgie ; elles s’indignent avec respect d’un présent, de ses dérives ; Elle nous convient aussi à préparer l’avenir.
Des planches qui transpirent de sa reconnaissance envers la République, trahissent sa vraie pudeur, et attestent de son attachement porté à notre ville, de sa préférence pour l’intelligence des femmes et des hommes.
Des planches qui vous éloignent des basses considérations politiciennes tout en vous invitant à l’engagement.
A bientôt César.
PP
01:11 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
jeudi, 02 octobre 2008
Fiscalité - Intercommunalité - Unité
L’intercommunalité permet aux communes de se regrouper au sein d’un établissement public, (EP), soit pour assurer certaines prestations (ramassage des ordures ménagères, assainissement, transports urbains...), soit pour élaborer de véritables projets de développement économique, d’aménagement ou d’urbanisme.
Les structures intercommunales n’ont que des compétences limitées (principe de spécialité). Les communes leur transfèrent les attributions nécessaires à l’exercice de leurs missions et elles se trouvent investies, à leur place, des pouvoirs de décision et exécutif (principe d’exclusivité).
C’est un remède à l’émiettement communal et un instrument de l’organisation rationnelle des territoires.*
Fin de l’acte 1
La taxe foncière se présente comme la résultante d’impôts prélevés par
la commune,
l’intercommunalité,
le Conseil Général et le Conseil Régional.
Le transfert d’attributions d’une commune vers sa Communauté Agglomération devrait en toute logique s’accompagner d’un effet financier comparable à celui des vases communicants. Ce dernier reste cependant, il est vrai, soumis à des effets contextuels qui peuvent s’avérer plus ou moins favorables. La fluctuation des taxes perçues, résultant de suppressions ou de créations d’entreprises, peut, à titre d’exemple, expliquer que le prélèvement intercommunal soit affecté d’une augmentation ou d’une réduction équivalente à la dite fluctuation. La réalisation de projets structurant le territoire nécessitant un investissement dans l’attente de retombées économiques profitables à l’intérêt collectif peut également se concevoir.
Qu’en est-il pour les Hénibeaumontois ?

Ce simple tableau, tiré d’un avis d’imposition concernant la taxe foncière habitation 2008, est à lui seul révélateur :
- du déficit municipal et de l’augmentation des impôts que ce cher JP Chruszez aime à comparer à l’inflation … !
- de l’absence de véritable politique intercommunale afférente aux compétences dont s’est dotée la Communauté d’Agglomération d’Hénin Carvin, une agglomération que VDN présente à juste titre comme déchirée. Les responsabilités sont diverses. Celle du maire d’Hénin Beaumont est conséquente. Notre ville ne peut et ne veut assurer le rôle moteur qui pourtant devrait lui être dévolu.
Les taxes foncières, est-il utile de le rappeler, sont votées par les collectivités qui les perçoivent. Elus municipaux et communautaires notamment. La décentralisation, pour ma part oh combien nécessaire, vit très mal des incompétences, … dussent ces dernières ne point altérer l'unité des socialistes et le rassemblement de la gauche. Cette ligne de conduite si chère à monsieur Janquin a un coût pour tous les contribuables hénibeaumontois : + 12,61% et + 171,79%…
La taxe foncière n’est pas une cotisation versée pour adhérer à un parti.
PP
* L’ensemble de ces données peut être consulté sur le site Vie Publique.fr
02:46 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note


