samedi, 24 octobre 2009

Conseil européen : les priorités du MoDem

sarnez-0709-1.jpgIntervenant ce mercredi 21 octobre au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, lors du débat consacré à la préparation du Conseil européen des 29 et 30 octobre, Marielle de Sarnez, députée européenne et première vice-présidente du Mouvement Démocrate, a mis en exergue trois priorités :

"D'abord la question du changement climatique. Tout le monde le voit bien, l'Union a une responsabilité particulière pour entraîner à Copenhague les nations du monde. Pour cela nous devons être exigeants et ambitieux sur les objectifs à atteindre. Mais il nous faut aussi être à la hauteur de la dette que nous avons vis-à-vis des pays en voie de développement. Chacun devra consentir un effort financier à sa mesure. Si nous ne sommes pas capables de nous montrer solidaires, et bien, ça ne marchera pas !"

 

"Deuxième point, la question des migrations. C'est bien, évidemment, d'agir mieux avec FRONTEX. Mais si nous voulons vraiment aider les pays du Sud de l'Europe, alors il nous faut aller vers une harmonisation du droit d'asile, revenir sur la convention de Dublin, et plus encore élaborer, enfin, une vraie politique en matière d'immigration. Je crois que c'est la seule façon de traiter de cette question de manière sereine et responsable".

"Troisième question enfin, la politique étrangère. Le Conseil va avancer sur la question du Service d'Actions Extérieures, tant mieux ! Nous allons probablement avoir un Haut-Représentant, tant mieux ! Mais ce qui serait mieux encore, c'est de parler d'une seule voix, au moins sur les conflits qui agitent le monde. Et je pense en particulier à l'Afghanistan, où je veux rappeler que le nombre de soldats européens engagés est presque le même que celui des soldats américains. Il va y avoir un Sommet UE-Etats-Unis le 3 novembre prochain. Les Européens ont une responsabilité particulière : ils doivent proposer une stratégie qui ne soit pas exclusivement militaire. S'ils ne le font pas, personne d'autre ne le fera

vendredi, 23 octobre 2009

Steeve Briois : coupable, pas victime !

briois le pen.jpg

Mais que se passe t-il au FN ?

 

Si maintenant Steeve Briois, qui aime à s'abriter derrière le slogan "tête haute - mains propres", est condamné pour diffamation, alors il y a de quoi être réellement inquiet …

 

Que les choses soient claires, le MoDem hénibeaumontois n'a aucune raison de se réjouir de cette décision judiciaire. Cette condamnation confirme, en revanche, les craintes de voir une opposition davantage injuriée et une presse vilipendée si Steeve Briois devenait le 1er magistrat de la commune. La liberté d'expression, et notamment celle des médias, semble être pour "l'enfant du pays" et ses collaborateurs à géométrie variable.

 

Le frontiste Steeve Briois s'en remet désormais à l'organisation d'un complot érigé par l'ensemble des partis politiques pour se présenter comme en étant la victime. Une défense pour mieux fuir sa responsabilité.

Mais Steeve Briois n'est pas victime, il est coupable !

 

Il est vrai qu'il est coutumier de tels artifices qui désormais ne peuvent plus tromper. Il suffit pour s'en convaincre de se souvenir des amalgames honteux auxquels avec l'Alliance Républicaine il s'était livré lors des dernières municipales.

 

Monsieur Briois doit savoir qu'il ne suffit pas de provoquer les polémiques pour se targuer d'être irréprochable et se donner de la consistance. Plus que jamais, les Héninois et Beaumontois ont besoin d'élus compétents et non de politiciens pleurnichant. 

 

Avec cette condamnation, Steeve Briois s'inscrit dans la lignée de celles de Jean-Marie Le Pen. Mais que se passe t-il au FN ?  Rien de nouveau serions nous tentés de dire.

 

photo daylife.com

jeudi, 22 octobre 2009

Gérard Dalongeville - Une responsabilité morale irréfutable

dalongeville.jpgFaut-il voir dans ce hasard des calendriers un clin d'œil ? La  condamnation de Steeve Briois coïncide avec l'annulation de la suspension de Gérard Dalongeville.

Quoi qu'il en soit, et concernant cette seconde, le MoDem hénibeaumontois confirme que ce rebondissement a tout d'une très mauvaise plaisanterie qui ne peut faire oublier les trop nombreux rapports de la CRC et qui ravive la rancœur d'une population confrontée à de sérieuses difficultés, qui plus est si la motivation première de l'ancien maire était de nature pécuniaire.

 

Pour Christine COGET et Patrick PIRET, il importe que Gérard Dalongeville ne puisse se penser au-dessus des lois. Pour ce faire, il est vrai que les sanctions administratives ne peuvent être entachées de la moindre irrégularité, même sur le fond.

 

Mais ne nous y trompons pas, il est des condamnations parfois plus importantes que les décisions judiciaires : les condamnations morales. Et sur ce sujet, le MoDem n'en démordra pas : la responsabilité de Gérard Dalongeville dans le marasme héninois est irréfutable. Pour sa culpabilité, nous nous en remettons, comme pour Steeve Briois, aux décisions des tribunaux.

 photo Nord Eclair

mercredi, 21 octobre 2009

Atteinte aux libertés individuelles élémentaires

JL-Bennahmias2.jpgJean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a réagi lundi 19 octobre sur le projet du gouvernement relatif à la création de nouveaux fichiers de police.

En mettant en place, dimanche 18 octobre, deux nouveaux fichiers de police - un premier visant la prévention des atteintes à la sécurité publique, un second visant la réalisation d'enquêtes administratives liées à la sécurité publique - le gouvernement récidive dans son intention de porter atteinte aux libertés individuelles élémentaires.

S’il est désormais acquis - depuis la mobilisation massive de l’opinion publique contre le fichier « Edvige » l’année dernière - qu’aucune base de données du Ministère de l’Intérieur ne doit mentionner l’origine ethnique et l’orientation sexuelle des personnes fichées, le gouvernement s’obstine à faire état, dans ces deux nouveaux outils, de l’origine géographique de l’individu, ainsi que de ses activités politiques, philosophiques, religieuses et syndicales… et ce alors même que l’Assemblée nationale prévoyait de légiférer contre de telles mentions. La sécurité est un droit et demande des mesures efficaces.

En ce sens et afin de recueillir l'assentiment général de nos concitoyens, il est impératif de ne pas détricoter les garanties relatives aux droits fondamentaux. Il nous revient donc de soutenir avec le monde associatif et les défenseurs des Droits de l’Homme, une nouvelle mobilisation générale.

Communiqué national de la LDH

Pour le respect des libertés fondamentales contre le fichage

abusif et le retrait des deux décrets du 16 octobre dernier !

Urgence pour les libertés et les droits !

 

Edvige, le retour !

 

Un an après la mobilisation de centaines de milliers de citoyens contre le fichier Edvige, le gouvernement récidive. Deux décrets signés le jour de la... sainte Edwige viennent empêcher le législateur de jouer son rôle constitutionnel de protection des libertés, alors que la commission des lois de l'Assemblée nationale avait adopté une proposition de loi encadrant la création des fichiers de police. Cette manoeuvre en dit long sur le mépris des droits du Parlement que l'on disait vouloir revaloriser.

Sur le fond, ces deux décrets, même s'ils traduisent certains reculs face à la mobilisation de 2008 (renonciation au fichage de la vie sexuelle et au mélange des finalités dans un même fichier), sont entachés des mêmes violations des libertés fondamentales que leurs prédécesseurs.

Ils vont même plus loin dans la méconnaissance des libertés et de l'égalité en prévoyant le fichage de « l'origine géographique » de personnes suspectes aux yeux de la police : chacun comprend que cette notion indéfinissable, qui ne renvoie ni à la nationalité ni au domicile, est à l'origine « ethnique » ce que les « Auvergnats » sont aux Maghrébins dans le vocabulaire ministériel, et permet un fichage au faciès.

On retrouve de plus le fichage des enfants dès l'âge de 13 ans, alors que la Convention internationale sur les droits de l'enfant, ratifiée par la France, protège les mineurs de toute assimilation aux personnes majeures jusqu'à l'âge de 18 ans. Et une fois encore il s'agit de ficher non de jeunes délinquants mais des enfants que le « ressenti » d'un policier aura tenu pour « susceptibles » de le devenir, au mépris de toute présomption d'innocence.

Enfin, les deux décrets permettent le fichage des activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales : est tenu pour dangereux ou incompatible avec la candidature à un emploi l'exercice même par les citoyens de leurs libertés constitutionnelles.

La Ligue des droits de l'Homme, membre du collectif « Non à Edvige », appelle dès aujourd'hui à une mobilisation aussi massive que l'an dernier pour obtenir le retrait de ces deux décrets et le vote d'une loi protégeant les libertés fondamentales contre le fichage abusif.