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samedi, 09 mai 2015

Au risque de déplaire voire de fâcher

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Commémorations du 8 mai 1945

Au risque de déplaire voire de fâcher

 

Rares sont les commémorations auxquelles je ne me rends pas à Henin Beaumont.

 

Parce qu'au delà de l'Histoire de France, il y a aussi l'histoire de millions de femmes et d'hommes, civils ou militaires, qui s'en sont allés défendre bien souvent, au risque de leur vie, ce en quoi je crois, l'histoire de femmes et d'hommes aussi, qui n'aspiraient qu'à la tranquillité et qui au hasard d'un fait de guerre ont trouvé la mort.

 

Tous ceux qui aujourd'hui sont impliqués dans l'action politique connaissent mon aversion envers les pratiques du FN et l'idéologie qui les sous-tend.

 

Que c'est parce qu'il en est ainsi que je n'ai jamais hésité à dénoncer l'action des dirigeants frontistes envers notamment des sociétés patriotiques, en prenant d'ailleurs l'initiative de mettre sur la place publique leur "ingérence" dans la vie associative (que d'autres partis aient pu agir ainsi avant n'y changent rien).

 

Ceux qui me connaissent savent pertinemment que ma sensibilité politique est celle d'un socio démocrate, c'est à dire d'un homme attaché aux principes démocratiques qui régissent notre pays et guidé avant toute chose par la recherche d'un mieux vivre, pour tous et ensemble.

 

C'est bien cette sensibilité qui m'a toujours conduit à ne pas calibrer ni mêmes sélectionner mes indignations. Je crois savoir reconnaître les qualités de ceux qui à gauche comme à droite se mobilisent dans l'intérêt du bien commun.

 

Il est évident que si l'histoire politique eut été dans ce bassin minier différente de celle que nous avons connu, cette sensibilité eut sans doute pu trouver matière à s'exprimer au sein du PS. On ne réécrit pas l'histoire et j'entends mettre mon indépendance au service d'Hénin Beaumont Action.

 

Présent ce 8 mai, j'en suis donc revenu avec la désagréable sensation qu'une nouvelle fois le pourrissement de la situation locale a prévalu sur l'essentiel, et en cette date anniversaire, sur le devoir de mémoire.

 

Qu'une opposition municipale puisse s'en aller déposer à l'issue des cérémonies commémoratives des gerbes au pied d’un monument aux morts ne me choque en aucune façon.

Qu'elle crût utile de faire mention de leurs appartenances politiques respectives n'est pas mon problème et pour tout dire à bien des égards me paraît anecdotique, sans intérêt, en un mot  inutile.

 

Que Bruno Bilde puisse invoquer le fait qu'il n'ait jamais vu comportement pareil dans une autre ville française pour tenter de s'opposer à cette initiative relève selon moi d'un motif fallacieux.

 

Je l'invite à poursuivre sur la voie de la « judiciarisation » de son action politique.  Viendra en effet le temps où le procédé lassera, agacera les héninois et beaumontois et celui où il lui sera alors extrêmement difficile de se victimiser, si d'aventures de fâcheuses décisions venaient à être rendues.

 

11256422_976172585741045_810466433_n.jpgEn réagissant ainsi, le FN de Steeve Briois a fait d'une démarche dont la sincérité et/ou les motivations politiciennes ne peuvent être totalement écartées, un point de crispation inutile et surtout à mille lieux du message qu'il aurait pourtant convenu, en de pareilles circonstances, de délivrer.

 

La solennité d'une commémoration est pour ma part porteuse d'un sens. Elle ne doit pas servir les ambitions politiques, d'où qu'elles viennent.

 

 

Patrick PIRET

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