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samedi, 18 avril 2015

TIG : insuffisant mais nécessaire cependant.

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Depuis mars 2014, Steeve Briois se montre incontestablement moins à son aise pour parler du sujet de la délinquance à Hénin Beaumont.

Il est vrai qu'il est beaucoup plus aisé de surfer sur les faits quant on est dans l'opposition que de reconnaître ses incapacités lorsqu'on est aux commandes.

Nous parlons bien ici d'incapacité parce qu'il convient de reconnaître que les leviers pour un élu local s'emparer pour partie de ce sujet ne sont pas nombreux, et qu'il faut être un tantinet prétentieux pour croire en l'efficacité redoutable d'un gabier.

Autant dés lors se saisir du peu que l'on dispose.

Il est manifestement un outil qui à défaut d'être miraculeux mériterait que l'on y prête attention. L'effort n'est pas surhumain pour qui ne se souhaite se réfugier dans la démagogie et le mensonge.

Cet outil ne nous épargnera pas des hauts faits de délinquance mais il est à même de pouvoir contribuer à prévenir de la récidive et à réduire le sentiment d'impunité qui peut être parfois ressenti par la population.

 

Cet outil est familièrement connu sous son abréviation : TIG.

Le Travail d'Intérêt Général (1) est un travail non rémunéré réalisé par une personne condamnée, majeure ou mineure. Il peut être prononcé pour des délits punis d'une peine d'emprisonnement et pour certaines contraventions de cinquième classe, mais également en cas de prononcé d'une peine d'emprisonnement avec sursis.

Le TIG doit être réalisé dans une période maximale de 18 mois suivant le caractère exécutoire de la condamnation. Sa durée varie en fonction de la nature de l'infraction (entre 20h et 210h).

Le TIG peut être effectué au profit notamment d'une collectivité territoriale. Il peut prendre plusieurs formes - travaux d'amélioration de l'environnement (entretien des espaces verts, ...), des travaux d'entretien et de manutention ( peinture, maçonnerie, ...), travaux de rénovation du patrimoine (nettoyage de graffitis, ...), aide aux personnes ou en direction des personnes défavorisées, tâches administratives, etc. -  mais les travaux proposés doivent présenter une utilité pour la société ainsi que des perspectives d'insertion sociale ou professionnelle pour le condamné.

Le TIG constitue donc une réponse pénale à la fois réparatrice et socialisante qui participe pleinement des politiques de lutte contre la récidive. Il sanctionne le condamné et permet à la structure "accueillante" de disposer de nombreux droits :

- bénéficier d'aide financière de l'Etat

- l'accueil de la personne ne se fait qu'avec l'accord de l'organisme d'accueil

- il peut mis fin à tout moment à la prise en charge du condamné

- l'Etat répond du dommage ou de la part du dommage qui serait causé à autrui par le condamné

 

N'est ce donc pas la une mesure dont l'application permettrait de se différencier des politiques qui manifestement se réjouissent des faits crapuleux et les plus abominables parce qu'ils espèrent tirer un profit électoral de l'émotion naturelle et compréhensible qu'ils suscitent ?

 

 

(1) informations tirées du guide pratique "Le Travail d'Intérêt Général" à l'usage des structures d'accueil

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