Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 20 mars 2015

Quoi qu'il en soit, et en attendant, j'irai voter.

J'avoue qu'il me sera fort difficile de m'étonner des résultats qui dimanche s'afficheront suite au dépouillement.

Il ne s'agira certes que d'un 1er tour mais celui ci n'en sera pas moins fort révélateur.

Sauf surprise, les mêmes discours s'enchaîneront alors sur les plateaux télé pour nous expliquer comme toujours que ce n'est pas de notre faute à nous mais de celle des autres, voire et histoire de se mettre tous d'accord, qu'il s'agit d'abord de la faute des abstentionnistes.

Les motivations des citoyens sont complexes, sans aucun doute, difficiles à analyser aussi, mais n'en doutons pas porteuses de sens et notamment à Hénin Beaumont.

Je ne manquerai pas de revenir très prochainement sur cette situation locale pour exprimer de nouveau cet agacement qui prédomine chez nombre d'électeurs, face à tant d'inertie.

Chacun pourra à juste titre déplorer que la vacuité d'un programme puisse l'emporter sur des considérations plus réfléchies ou des préoccupations plus sincères.

Tout cela est juste, inquiétant, mais voilà qui ne changera pourtant et pour le moins à court terme strictement rien à la donne. 

Me revient un échange avec Marie-Noëlle Lienemann avec qui nous évoquions préalablement à son rattachement à Gérard Dalongeville la situation héninoise ; et pour elle de s'enquérir de ce que j'en pensais et pour moi de lui répondre que cela n'avait aucun intérêt, que s'il était une question, cette dernière devait porter sur ce qu'en pensaient les habitants.

C'est sur cette incompréhension que s'est construit aussi ce que nous vivons aujourd'hui et qui, si nous n'y prenons garde, perdura.

Alors maintenant on fait quoi ? 

On poursuit sur la gestion d'une défaite, dans l'attente d'un miracle, ce fameux faux pas évoqué il y a quelques mois par Benoit Hamon lors de sa visite, comme si de faux pas déjà, il n'y avait eu ! 

L'action politique s'est ici vidée de son sens tout bonnement parce qu'elle s'est éloignée des gens.

Certains se sont étonnés de la création il y a quelques mois d'Henin Beaumont Action, se sont amusés pour partie de sa représentation.

J'affirme que sans ce collectif, de constat indispensable pour la suite, il n'y aura pas.

C'est vrai qu'il est plus aisé de s'accommoder d'une défaite que d'accepter une remise en cause, profonde et sincère. Chacun devrait pouvoir trouver dans l'actualité nationale, motifs à la déresponsabilisation et donc au réconfort.

Ils sont nombreux ces héninois qui ne pouvant se résigner au choix de l'Extrême éprouvent toutefois les pires difficultés à trouver ne serait ce qu'une seule et bonne raison de s'en remettre à d'autres.

Quoi qu'il en soit, et en attendant, j'irai voter.

Patrick PIRET

 

23:52 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

Commentaires

Il en faut du courage pour dénoncer les erreurs du passé et avoir confiance en l'avenir dans une commune dorénavant gérée par le front National: Parce qu'entre nous, il ne leur est pas trop difficile d'obtenir l'accord d'une population totalement ignorée voire méprisée précédemment et depuis longtemps.
Un phénomène qui n'est d'ailleurs pas le propre d'Hénin-Beaumont, mais que l'on rencontre là où ceux qui sont au pouvoir le sont depuis bien trop longtemps, sans partage et ont perdu la totalité du sens de leur mission.

Écrit par : anonyme | lundi, 23 mars 2015

Ce n'est pas qu'une question de courage, c'est aussi celle d'une absolue nécessité pour qui les idéaux républicains représentent bien plus qu'une inscription sur le fronton de nos mairies ou l'alibi d'un propos qui n'engage à rien.

Écrit par : PP | mardi, 24 mars 2015

Les commentaires sont fermés.