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mercredi, 24 septembre 2014

Conseil de surveillance du CHHB : faut-il se réjouir ?

Sur le fond, les critiques (positives ou négatives) concernant  la nomination de Marine Tondelier à la tête du conseil de surveillance du CHHB Charlon ne peuvent avoir de sens qu'au regard des compétences dont ce conseil dispose, mais aussi de celles du directoire de cet établissement et des attributions de l’Agence Régionale de Santé (ARS)

Car si les établissements publics de santé sont dotés d’un conseil de surveillance, ils sont dirigés par un directeur assisté d’un directoire. Le directeur préside le directoire. Il dispose de très larges compétences dans la conduite de l’établissement, qu’il exerce en propre ou après concertation du directoire.

 

L’article L.6143-7 du Code de la Santé Publique précise qu’après concertation du directoire, c’est au directeur qu’il appartient de conclure le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) de l’établissement de santé. C’est aussi au directoire que revient d’approuver le projet médical de l’établissement.

Quant au système régional de santé, son pilotage revient depuis 2009 et la loi HPST à l’ARS. Relève ainsi de ses attributions et notamment, les mises en œuvre du plan régional stratégique de santé, la conclusion des CPOM, les autorisations d’activités de soins et d’équipements matériels lourds.

 

Sur la forme (considérations politicienne) il est en revanche plus que probable que l’élection de Marine Tondelier  servira, malgré elle, les intérêts d'un FN. Un avantage bien plus grand que celui que Steeve Briois aurait pu tirer s’il  avait été choisi.

D'une part, parce que la rengaine de la victimisation devrait être reprise à tue-tête et d'autre part, parce que ce dernier ne manquera pas de pointer l'incapacité de Marine Tondelier à résister, son inefficacité à s'opposer à toutes mesures fâcheuses qui bien que ne relevant pas de sa prérogative pourrait s’imposer au CHHB et impacter son fonctionnement.

Certes on pourra toujours opposer à Steeve Briois que semble pour lui prévaloir, non pas les modalités de désignation qu’il compare à des arrangements politiciens, mais le fait de ne pas avoir pu en bénéficier.

Et de nouveau, c'est encore l'approche politicienne pour traiter de problématiques fondamentales (pour qui en doute, se référer aux indicateurs socio-sanitaires du bassin minier) qui l'emportera, ce qui est vivement regrettable.

 

hopital15.jpgEt si l’on peut se réjouir pour les agents hospitaliers de la non élection de Steeve Briois, il n’est pas moins vrai que ce qu'il apparaît manquer dans le cas présent, c’est bien un « Politique » capable de défendre la carte sanitaire du territoire s’étendant d'Hénin à Liévin. Dans l'intérêt de ses habitants et desdits agents ! 

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Commentaires

Bien vu, Monsieur Piret, tant en ce qui concerne le pouvoir propre du conseil de surveillance que l'erreur grossière de la désignation de la nouvelle présidente qui servira le Front National.
Par ailleurs,les mesures draconiennes qui seront décidées par l'ARS dans le cadre hospitalier seront naturellement reprises par l'extrême droite qui démontrera une fois de plus le désintérêt ou l'incapacité de la classe politique locale à défendre une population de plus en plus précarisée.
Nous avons beau expliquer cela depuis des années, rien n'y fait et nous ne pouvons que déplorer la faiblesse de la pensée politique de ce département qui ne s'affirme qu'en occupant des postes et en les vampirisant.
Dans ces conditions, l'extrême droite risque encore de progresser.

Écrit par : anonyme | mercredi, 24 septembre 2014

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