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vendredi, 05 septembre 2014

Steeve Briois pouvait-il ne pas savoir ?

Qu'est ce que les citoyens qui ont voté front national doivent en déduire ?

 J'invitais mercredi Steeve Briois à répondre à la question posée par l'ex 1ère adjointe d'Hayange, ville emportée en mars dernier par le FN

En ligne de mire pour cette élue, des pratiques pour le moins fort surprenantes mise en place lors de la campagne municipale. Il appartiendra à la justice de les considérer ou non comme condamnables.

Mediapart apporte un nouvel  éclairage sur cette affaire et cite Steeve Briois.

Les éléments développés viennent mettre à mal les discours d'exemplarité de ce dernier et de Marine Le Pen.

briois-2532790-jpg_2172587_316x138.JPGSteeve Briois pouvait-il ne pas savoir ? Si non, pourquoi n'en a t-il rien dit aux électeurs du FN notamment héninois  lui qui a su tant réagir aux soutiens politiques dont pouvait autrefois se prévaloir Gérard Dalongeville ?

"Qu'est ce que les citoyens qui ont voté front national doivent en déduire ?" s'interroge Marie Da Silva qui se souvient, selon Libération, des mots de Marine Le Pen : «Le péché mortel en matière de comptes de campagne, c’est la dissimulation.»

La réponse est pour moi et depuis bien longtemps évidente, à Hayange comme à Hénin Beaumont. À suivre...

L'article de Mediapart : "Le maire FN d'Hayange rattrapé par ses factures de campagne"

La première adjointe de Fabien Engelmann, maire FN d'Hayange et conseiller de Marine Le Pen, a payé pendant la campagne municipale des factures qu'elle n'aurait pas dû régler. Le maire risque un rejet de ses comptes de campagne et une peine d'inéligibilité. La direction du FN était informée depuis la mi-août. Mediapart publie les documents.

« Nous sommes prêts à gouverner », répète Marine Le Pen depuis dimanche, à l’occasion de sa rentrée politique. On peut encore en douter à voir la gestion de son conseiller « au dialogue social », le maire d’Hayange (Moselle), Fabien Engelmann. Depuis quelques jours, les règlements de comptes dans l’équipe municipale d’Hayange tournent au grand déballage, démontrant au passage l’amateurisme de certains élus frontistes.

 

 

 Le 3 septembre, lors d’un conseil municipal qui s’annonce houleux, elle redeviendra officiellement simple élue municipale. Depuis mars, Hayange, 16 000 habitants, la ville des derniers hauts-fourneaux de Lorraine, fermés par ArcelorMittal, est détenue par le Front national qui l'a ravie au PS. Mais quelques mois à peine après la victoire du FN, qui détient 23 des 33 sièges du conseil municipal, rien ne va plus. Arrivée le 1er juin, la nouvelle directrice des services, Élisabeth Calou, ex-candidate du Rassemblement Bleu Marine aux municipales à Saint-Cyr-sur-Mer (Var), a quitté la ville au bout de sa période d'essai de trois mois, sans donner d'explications. La crise couve depuis des mois.

« À la mairie, les gens sont tétanisés, témoigne Marie Da Silva. Le maire ne cesse de régler des comptes personnels. Il fait pression sur les gens pour qu'ils partent, veut tout gérer. Il a déstabilisé le fonctionnement du centre communal d’action sociale, s’apprête à déloger les syndicats du local municipal qui leur était loué par la mairie. » L’adjointe n’a pas non plus apprécié les « coloriages » du maire, qui a entrepris cet été de repeindre une fontaine et un monument d’hommage aux mineurs lorrains.

Mais le conflit est surtout financier. L’adjointe affirme avoir payé de sa poche 3 000 euros de dépenses de campagne. En partie versés sur le compte personnel de Fabien Engelmann. Selon elle, la somme n'aurait été que partiellement remboursée, sans être déclarée dans les comptes officiels du candidat déposés à la CNCCFP.

L'affaire a été révélée par une scène stupéfiante, captée par un journaliste de la Nouvelle Édition de Canal Plus, diffusée ce lundi 1er septembre. On y voit l'époux de la première adjointe, face caméra, réclamer au maire 3 000 euros que le couple lui aurait versé dans le cadre de la campagne : « Je veux mon fric. Tu as eu du fric en campagne que tu n'as pas déclaré. Je veux mon fric. ».

« Quand on a commencé la campagne, Fabien Engelmann n'avait pas un sou, raconte à Mediapart Marie Da Silva. Il m'a demandé de lui avancer un peu d'argent. En novembre 2013, je lui fais un premier chèque de 1 000 euros, à son nom. Ensuite, j'ai payé l'apéro “saucisson-pinard”, lorsque Louis Aliot (vice-président du FN – Ndlr) est venu à Hayange (le 29 novembre 2013 – Ndlr). Au total, j’ai déboursé 3 000 euros.

Ces paiements n'apparaissent pas dans ses comptes de campagne. » L’adjointe explique avoir, ce mardi, déposé plainte contre le maire pour « abus de confiance, abus de biens sociaux et harcèlement » au tribunal de grande instance de Thionville.

 

 Steeve Briois alerté dès le 14 août

Pour se mettre en règle avec la commission des comptes de campagne, Fabien Engelmann a ensuite produit à la CNCCFP une attestation en bonne et due forme attestant que c’est bien le mandataire financier qui a réglé la facture. « Un faux », assure Marie Da Silva.

Joint à plusieurs reprises par Mediapart, le trésorier et avocat du FN, Wallerand de Saint-Just, finit par expliquer qu’il « patauge » sur ce dossier et qu'il « ne conna(ît) pas le cas et la cuisine d'Engelmann ». Il nous renvoie vers Jean-François Jalkh, le vice-président en charge des élections, qui explique qu’il reviendra à la commission nationale des comptes de campagne d’estimer ces éventuelles irrégularités, mais argumente : « À toute règle, il y a des exceptions. La commission tolère qu’il y ait certaines dépenses après la désignation du mandataire financier. Il y aura peut-être une discussion sur les dates, on verra. » Pourtant, les règles de la commission des comptes de campagne sont claires : seul « le mandataire règle les dépenses engagées en vue de l’élection, à l’exception de celles prises en charge par les formations politiques et des concours en nature ».

Marie Da Silva affirme avoir apporté ses preuves à la Commission des comptes de campagne le 29 août. Une information que la commission se refuse à commenter.

Selon nos informations, la direction du Front national a été alertée bien avant que la polémique n’éclate. Le 14 août, la première adjointe d’Hayange se rend avec des colistiers à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) pour rencontrer le maire, Steeve Briois, qui est aussi le secrétaire général du parti. Après trois heures de discussion, ce proche de Marine Le Pen leur demande de lui transmettre des documents pour étayer leurs dires. Ce qui sera fait le 22 août, dans un mail dont Mediapart a eu copie. Le maire d'Hénin-Beaumont a visiblement fait état de cette rencontre à la direction du FN puisque le trésorier du parti nous confirme que « des gens d’Hayange sont venus voir Steeve Briois ». Questionné par Mediapart, l'intéressé balaie la question : « Je ne vous répondrai pas parce que vous faites des articles pourris » (sic).

Fin août, deuxième alerte au Front national. Cette fois par Fabien Engelmann lui-même. Anticipant les révélations de son adjointe, l’élu téléphone à Jean-François Jalkh, le monsieur élections du FN. « Il m’a fait état d’un litige avec sa colistière, et m’a dit qu’il comptait écrire à la commission des comptes de campagne. Je lui ai dit que c’était une excellente idée de matérialiser ce litige », explique M. Jalkh.

 Le 1er septembre, en amont du bureau politique du FN, au siège, à Nanterre, Marine Le Pen s’entretient de l’affaire avec Fabien Engelmann, pendant une demi-heure. « On a vu Engelmann, on lui a dit : “c’est quoi ce truc ?” Marine Le Pen lui a dit de se démerder », rapporte Wallerand de Saint-Just. Le maire d’Hayange assure de son côté que la patronne du FN l’a assuré de son soutien. Sollicitée via son cabinet, Marine Le Pen n'a pas donné suite.

Questionné sur France Info, mardi matin, elle a évoqué une « affaire de Clochemerle » et tenté de minimiser l’affaire, préférant y voir « un désaccord entre la première adjointe et le maire », et assurant qu'elle avait « tendance à croire le maire ».

Contacté, son bras droit Florian Philippot, vice-président du parti en charge de la communication, nous répond qu’il « ne parle pas à Mediapart ». Mais dans le parti, certains prennent déjà leurs distances avec le maire d’Hayange. « Les candidats du Front national, ce n’est pas le Front national. Ils sont indépendants, nous on ne peut pas tout faire ! Si le compte de campagne est rejeté, ce sera celui d’Engelmann », insiste Wallerand de Saint-Just. « Sur la salade du compte, je me doutais qu’il y avait un problème », rapporte à Mediapart un cadre du FN, qui y voit les limites de son parti une fois au pouvoir : « Dans cette affaire, il y a beaucoup d’amateurisme et d’inexpérience. Il y a des gens qui débarquent en politique, puis qui sont élus… Nous sommes de très bons gestionnaires, mais dans les municipalités Front national on se frotte aux réalités, on sort du laboratoire là… »

De son côté, Fabien Engelmann tente de décrédibiliser son adjointe, qu’il avait pourtant choisie pour être sa numéro deux. « Elle fréquente des groupes qui manifestent avec le GUD et a dit lors d’une réunion qu’elle était 100 % raciste », lance-t-il. « On va trouver tous les défauts à la mariée, maintenant qu’elle lève le voile », ironise un cadre du Front national.

Retrouvez l’intégralité de cet article et l'ensemble des pièces justificatives s’y rapportant sur : http://www.mediapart.fr/article/offert/b5f2de7479f5384b52b01f882e612cf8

 

Plus d'informations aussi sur : http://www.francetvinfo.fr/politique/front-national/patriotisme-zele-delation-et-defections-a-hayange-les-debuts-chaotiques-du-maire-fn_685169.html

 

Source photo : le point.fr

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