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vendredi, 22 août 2014

Affaire d’Hénin-Beaumont: l’appel sera jugé du 8 au 19 décembre

Source : VDN du 21 08 2014

Le marathon judiciaire de mai-juin 2013 avait été harassant. Trois semaines de psychodrame sur fond de règlements de comptes entre amis et partenaires d’hier devenus ennemis irréductibles.

Une affaire pitoyable de saccage financier d’une ville, via de petits arrangements entre amis, qui laissera longtemps des traces à Hénin-Beaumont et aura eu pour effet collatéral de dynamiter la vie politique locale.

Une exploration au sein d’une administration municipale aussi pléthorique que désorganisée par la mainmise du maire (et parfois de son premier adjoint) sur tous les leviers et le manque criant de procédures. Une affaire pour laquelle la juge Sylvie Leman, dont il s’agissait là du dernier dossier béthunois avant sa mutation en tant que présidente à la cour d’appel d’Amiens, aura été impitoyable avec les principaux protagonistes de ce dossier hors normes. Aussi bien du côté des mis en cause (21 en première instance, l’un d’entre-eux ayant été finalement relaxé) que des sommes présumément évanouies (la Ville d’Hénin-Beaumont, partie civile, demandait plus de six millions d’euros de dommages et intérêts, au titre à la fois du préjudice matériel et du préjudice moral subis, sachant que les magistrats de la chambre puis de la cour des comptes avaient déjà condamné MM. Dalongeville, Chopin et Mollet à rembourser solidairement 101 000 € dans le volet des avions-taxis).

Trois semaines de débats autour d’un Gérard Dalongeville arc-bouté sur sa défense renvoyant systématiquement la faute originelle sur un système de blanchiment orchestré du côté de la fédé PS, thèse qui n‘aura jamais été étayée par la moindre preuve. ni la moindre révélation fracassante.

Peines exemplaires

Au terme des débats, l’ancien maire d’Hénin-Beaumont et l’ancien patron du Journal du pays écoperont tous deux d’une peine de 4 ans de prison dont trois ferme ; trois ans de prison dont un ferme pour l’ex-premier adjoint, Claude Chopin, qui ne fera pas appel du jugement ; enfin, deux années de prison dont une avec sursis pour le chef d’entreprises montignynois Jean-Marc Bouche, les autres protagonistes héritant, outre de fortes amendes, de peines avec sursis.

Une pathétique saga héninoise dont l’épisode 2 se déroulera, c’est désormais officiel, du 8 au 19 décembre, devant la 6e chambre de la cour d’appel correctionnelle de Douai. Avec, d’ici là, pour Gérard Dalongeville, le mince espoir de voir sa ligne de défense étayée par un providentiel aboutissement de l’information judiciaire, primitivement ouverte contre X, en 2013, par la juge Fabienne Atzori. Une procédure qui avait abouti au placement en garde à vue, en janvier dernier, de Jean-Pierre Kucheida, de trois entrepreneurs de l’arrondissement lensois et d’un fonctionnaire territorial pour présomptions de corruption active et passive, d’abus de biens sociaux et de recel d’abus de biens sociaux. Un espoir ténu toutefois contrebalancé par une menace de révélations pouvant être fort néfastes à l’ancien homme fort d’Hénin-Beaumont (lire plus bas), ayant de plus perdu de sa superbe au terme des municipales. Décembre est encore bien loin…

 

La suite sur : http://m.lavoixdunord.fr/region/affaire-d-henin-beaumont-l-appel-sera-juge-du-8-au-ia34b0n2333899

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