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jeudi, 22 mai 2014

Fréjus - Hénin Beaumont : même combat ?

La municipalité FN de Fréjus vient de décider de baisser très fortement la subvention allouée aux trois centres sociaux de la commune : de 46% à 65% nous informe "Var Matin".

Et pour les responsables de ces associations, une question forcément cruciale : comment continuer une action digne de ce nom dans ces conditions, tant la suppression d'emplois pour échapper au dépôt de bilan pourrait très rapidement s'avérer inévitable.

 

Moins de 2 mois à peine après les dernières municipales, certains trouveront dans cette décision, matière à se souvenir et à comparer avec la gestion municipale des villes de  Marignane, Orange, Toulon et de Vitrolles conquises par le FN entre 1995 et 97.

 

448299-france-s-far-right-national-front-political-party-leader-le-pen-toasts-with-his-daughter-le-pen-and-.jpgSteeve Briois aura bien évidemment tout loisir d'affirmer que Fréjus n'est pas Hénin Beaumont et qu'il ne peut donc être tenu responsable de la politique menée par son homologue, le maire frontiste David Rachline.

 

L'argument pourrait politiquement tenir si Steeve Briois n'était que maire d'Hénin Beaumont. Mais c'est oublier qu'il est aussi Secrétaire Général du FN depuis le 16 janvier 2011 et qu'à ce titre, pour le moins, il dispose d'un droit à réaction pour dénoncer tout écart avec la ligne directrice du Parti (bien évidemment, cela vaut aussi pour les nouveaux propos scandaleux de Jean-Marie Le Pen sur le virus Ebola).

  

Réagir ?

À moins qu'il n'y ait dans l'exemple fréjussien les prémices d'une démarche qui dans d'autres villes frontistes pourraient s'appliquer : une démarche visant à conditionner le versement des aides municipales aux associations à l'existence de co-financements conséquents.

 

C'est une chose que de ne vouloir ou ne pouvoir pour une commune se substituer aux désengagements même partiels de financeurs. S'en est une autre que de se retrancher derrière ces derniers, lorsqu'ils existent réellement, pour convenir de ne plus intervenir ou de baisser de façon drastique le montant du soutien apporté.

 

Cette hypothèse de retrait ne peut pas en effet être écartée, et notamment à la lecture du 1er budget municipal voté récemment dans notre ville. Rappelons par exemple que la réduction de 10% de la taxe d'habitation (part communale) est d'un montant semblable à celui  d'un nouvel emprunt contracté et que les contribuables Héninois n'auront d'autre choix que de rembourser (517 000 contre 500 000 € intérêts non compris). Certaines dépenses auraient été en outre de l'avis du maire sortant sous évaluées.

 

Que dés lors, et si la ville venait à être confrontée à de nouvelles difficultés financière, le levier "crédits d'intervention" représentera bien évidemment une option sur laquelle "jouer", une option d'autant plus probable qu'il serait difficile pour Steeve Briois de s'auto désavouer en faisant voter ... une augmentation des impôts locaux.

 

D'ores et déjà, il peut être bon de rappeler qu'un centre social a pour mission d'être un équipement de quartier à vocation sociale globale, familiale et plurigénérationnelle, un lieu d'animation et d'interventions concertées et novatrices.

 

Rappeler aussi qu'il est à Hénin Beaumont des structures susceptibles d'être comparées pour partie ou totalement à un centre social et dont la dépendance financière à la municipalité est on ne peut plus conséquente donc vitale pour le devenir des actions qu'elles développent au bénéfice de tous les habitants, parmi lesquels des Héninois en situation de grande fragilité.

 

Source photo : Libération

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