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samedi, 03 mai 2014

Baisse de 10% de la taxe d’habitation : un 1er tour de passe-passe aux frais des contribuables et de vraies inquiétudes.

L'annonce à grand coup de clairon de la baisse de 10% de la Taxe d’Habitation  (il ne s’agit ici,  rappelons le, que de la part communale) aura bien un coût pour les contribuables Héninois.

Elle s'apparente surtout à une opération politicienne plus que comptable.

7415274-1371261377757.jpgMais encore, alors que les circonstances locales ne prêtent nullement à l'amateurisme, cette décision s'inscrit dans un contexte national oh combien contraignant, et s'en remet en outre pour partie  à une démarche hypothétique dont l'adjoint aux finances reconnaît ne pas savoir s'il y recourra ou non (fonds de soutien sur les emprunts toxiques).

Une baisse comme un véritable tour de passe-passe puisqu'aux 517 000 € auquel correspond  les 10% de baisse semble correspondre  les 500 000 € d'un nouvel emprunt qu'entend contracter Steeve Briois pour équilibrer son budget.

Ce sont donc bien les contribuables qui financeront la réduction de la Taxe d’Habitation.

Une opération blanche pour la ville, pas pour ses habitants.

Cette astuce budgétaire grossière suffit à justifier de l'inopportunité de cette décision.

Elle l'est d'autant plus que le dit contexte national et la mise en place de la réforme des rythmes scolaires seront bien loin d'être indolores.

 Au chapitre des manques à gagner : moins 240 000 € au titre des dotations forfaitaires de l'Etat aux communes (et nous aurions pu ajouter aussi l'impact pour les Héninois(e)s de la baisse conséquente de cette même dotation à la Région, au Département ainsi qu'à la Communauté d'Agglomération d'Hénin-Carvin).

Et ce n'est pas l'arrivée attendue de recettes revues sensiblement à la hausse qui peut inverser la tendance (estimation par la majorité de 190  000 €).

Côté nouvelles dépenses, les rythmes scolaires coûteront 85 000 € en 2014, 190 000 € en 2015  et pourrait atteindre 380 000 € en 2016.

Soit un total de 1 222 000 € de nouvelles dépenses et de pertes de recettes pour ce seul exercice 2014, nouveaux investissements jugés prioritaires non compris. Soit 42,5 % du montant annuel consacré au remboursement des emprunts.

Le prochain rapport de la CRC méritera d'être étudié avec attention. Parce que ce 1er pas budgétaire de Steeve Briois laisse entrevoir sur la méthode de vraies inquiétudes.

En attendant, puisse le franc suisse se montrer très-très  sage.

 

Patrick PIRET

 

 

Éléments chiffrés établis sur la base des éléments budgétaires figurant dans la note de synthèse rédigée par la majorité frontiste et remise lors du dernier conseil municipal.

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