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lundi, 24 mars 2014

Ce que j’aurai souhaité écrire – ce que je souhaite dire

A l’issue de ce 1er tour, les Héninois(e)s sont désormais confrontés  à la seule question qui vaille : quel Hénin Beaumont souhaitent-ils ?

Parce qu’au-delà des divergences sérieuses qui pourrissent la relation entre trois des têtes d’affiche républicaines, l’heure est désormais aux responsabilités.

Celle de Gérard Dalongeville tout d’abord. Bien qu’en situation de se maintenir pour le second tour et de créer ainsi une triangulaire qu’il conviendrait alors d’ajouter à son triste bilan, ce dernier doit s’effacer sans demander la moindre contrepartie.

De même Georges Bouquillon. La récréation est terminée et il serait pour le moins appréciable de le voir désormais tirer définitivement sa révérence.

Tous les deux ont cru bon centrer leurs attaques contre le maire sortant et ce jusqu’aux dernières heures de cette campagne officielle du 1er tour.

A l’instar de Steeve Briois, le recours à un dernier tract assassin réservant leurs plus belles flèches au maire sortant ne les honore pas.

Ni l’un ni l’autre n’ont eu le moindre mot pour exprimer ne serait-ce qu’un regret sur une situation à laquelle ils ont pourtant et depuis trop d’années grandement contribué.

Pire encore, tous les deux ont semblé agir comme si l’enracinement du FN ne leur posait aucun souci.

Les hypothèses sont nombreuses et peuvent permettre de s’interroger sur la réalité d’un hasard qui profite depuis trop longtemps à Steeve Briois.

J’invite d’ores et déjà les colistiers de ces deux candidats à prendre eux aussi leur responsabilité, si leur tête de liste se refusait de l’assurer.

Eugène Binaisse a su dans cette tourmente malsaine lui tenir un cap : celui du respect de ses adversaires et donc de leurs électeurs.

Un cap qui ne l’exonère pas des erreurs que certains peuvent lui reprocher mais qui aujourd’hui ne pèsent strictement rien à la lumière du haut enjeu de ce second tour.

Aux héninois donc et à eux seuls d’en mesurer la portée et de répondre dimanche prochain à quel Hénin Beaumont ils aspirent.

La victoire d’Eugène Binaisse apportera pour le moins une garantie : celle de pouvoir envisager un devenir dans le respect des différences, de rétablir le jeu d’une démocratie locale dont sont privés depuis trop longtemps les habitants.

La victoire de Steeve Briois engendrerait au contraire 6 années de violents combats politiques, juste retour d’un pourrissement  de la situation locale qu’il n’a cessé d’alimenter.

6 années au cours desquelles la population aurait alors tout loisir de mesurer les écarts entre les promesses lancées et l’efficacité des actions mises en œuvre.

6 années au service desquelles les républicains  n’auraient alors d’autres choix que de s’unir.

Est-il dés lors besoin d’attendre 6 ans  alors que dés dimanche prochain les Héninois auront l’opportunité de prendre l’initiative de cette union en votant en faveur d’Eugène Binaisse.

Plus que jamais, l’heure est en effet à la responsabilité collective.

 

 

264204_485461248145517_1774234577_n.jpgSteeve Briois a été élu, ainsi en a décidé une petite majorité d’électeurs.

Je le regrette très amèrement, mais il n’existe pas aujourd’hui d’autre alternative que celle de respecter ce douloureux constat.

Dans mes propos développés ci avant, une ligne directrice de laquelle je me refuse encore  aujourd’hui et plus que jamais de me détourner : celle d’un combat à mener contre le Front National et d’un projet à construire pour tous les Héninois(e)s.

Les deux vont de paire.

C’est un chantier gigantesque qui attend tous les Républicains de bonne volonté. C’est un RDV pour 2020  qu’il convient de se donner aussi rapidement que possible.

J’entends pour ma part bien évidemment y contribuer et engagerai dans les prochaines semaines les premières démarches.

Depuis hier soir, mes pensées vont à toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont œuvré chacun à leur façon pour éviter une victoire du FN.

Je veux les remercier oh combien sincèrement et je ne doute pas que grande doit être leur tristesse comme l'est la mienne.

Oui, Hénin Beaumont est en deuil !

Sachons donc respecter cette période pour mieux ensuite nous interroger sur nos erreurs. Notre victoire aurait été collective, notre défaite l’est donc aussi.

Je ne pourrai conclure sans saluer le courage et l’attitude digne d’Eugène Binaisse. L’histoire jugera prochainement de la grande difficulté qui fut celle de sa tâche. Ceux qui s’aventuraient à lui imputer la pleine et totale responsabilité de ce qui aujourd’hui nous frappe seront d’emblée discrédités.

 

 

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