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vendredi, 21 mars 2014

Les Héninois ont RDV ce dimanche avec les 10-20 prochaines années.

Ce 1er tour des municipales héninoises 2014 comprendra deux enjeux :

- se donner toutes les chances d'un second acte ;

- écarter toute tentative de fusion dans l'entre deux tour.

 

En accordant 45% des intentions de vote à Steeve Briois, le dernier sondage conduit à penser que les Héninois seront invités à retourner aux urnes le 30 mars.

Mais il ne s'agit là bien évidemment que d'un sondage, d'une photographie à un instant T avec ses zones de flou, résultantes de la difficulté à estimer l'impact d'un vote dit honteux.

Puissions donc nous oeuvrer ce dimanche, chacun avec notre conscience, à ne pas faire entrer ce 23 mars dans l'histoire locale.

 

L'entre deux tour est propice aux exercices les plus tortueux, et rappelons que pour y participer il est un droit d'entrée : passer au 1er tour la barre des 10% des suffrages exprimés pour se maintenir ou celle des 5% pour fusionner avec une autre liste.

 

Qu'en l'occurrence, et à la lumière des éléments du même dernier sondage, Gérard Dalongeville pourrait être en posture de brandir la menace d'une triangulaire et Georges Bouquillon celle d'une fusion.

Que pour ce dernier, l'hypothèse d'un rapprochement avec Gérard Dalongeville apparaît peu probable et ce pour différentes raisons :

- un effet contre productif pour celui qui fut adjoint de Gérard Dalongeville ;

- l'impossibilité de l'emporter au second tour voire de siéger dans les rangs de l'opposition ;

- l'historique politique de Georges Bouquillon : une épée de Damoclès. Epargné jusqu'alors par les critiques d'un FN probablement fort ravi des agissements du 1er adjoint, Steeve Briois pourrait changer la donne si la probabilité d'un score jugé trop élevé de Gérard Dalongeville venait à pointer.

 

Gérard Dalongeville pourrait en revanche faire les yeux doux à Georges Bouquillon.

Son intérêt n'est pas dans une fusion avec la liste d'Eugène Binaisse. Son regard semble déjà porter sur 2020 et pour lui espérer arriver à bon port, il lui faudra une tribune : une place dans l'opposition au conseil municipal avant son procès en appel et dans l'hypothèse d'une condamnation, un siège occupé par celui qu'il désignera.

 

Quant à l'équipe d'Eugène Binaisse, je n'ose croire un instant qu'une idée de fusion il puisse y avoir. Ce serait notamment là courir un double risque : celui d'une implosion interne et pour les mêmes raisons, celui d'un fort taux d'abstention au second tour dont on sait alors qui en tirerait profit.

 

C'est pourquoi et compte tenu de l'ensemble de ces observations, en allant voter dimanche, les Héninois doivent avoir conscience qu'ils se prononceront déjà et pour partie importante sur le second tour. Et qu'au delà de ce second tour, le 23 mars 2014 est un RDV donné aux électeurs pour s'exprimer sur le devenir de notre ville pour les 10-20 prochaines années.

 

Que la démocratie s'exprime : pour ma part, je voterai Eugène Binaisse en ayant en tête ces 10-20 prochaines années.

 

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