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mardi, 11 mars 2014

Baisse des impôts locaux : il faut être sérieux.

34458_137450422946603_6755562_n.jpgSi on parle beaucoup politique en ville ces derniers temps, force est de constater que chez les postulants au siège majoral, de politique de la ville on ne dit mot.

Il est vrai qu'en ces périodes où il s'agit avant tout de convaincre, le sujet peut apparaître assez indigeste.

Il est pourtant à l'instar de celui de la décentralisation quelques enseignements sérieux à tirer, et qui s'ils sont non maîtrisés, ne manqueront pas d'impacter le quotidien de tous les héninois(e)s.

La raréfaction des crédits conduit en effet aujourd'hui l'ensemble des décideurs publics (Etat, Conseil Régional, Conseil Général, EPCI) à devoir faire des choix selon une formule que nous pourrions résumer ainsi : en finir avec le saupoudrage des crédits et "investir" sur des priorités.

Ces éléments sont factuels, et pour qui s'y intéresse un peu, aisément vérifiables.

Ils sont aux antipodes des argumentaires de campagne développés par les partisans d'une baisse drastique des impôts locaux, ces apprentis sorciers du budget communal qui raisonnent comme si dans les prochaines années il pourrait en aller comme autrefois.

L'illusion d'une baisse à la hauteur de celles promises par Steeve Briois et Gérard Dalongeville ne pourra tenir à l'épreuve des faits et des obligations qui y correspondent.: une coupe dans les dépenses que ne manquera pas d'imposer la tendance à venir des aides et partenariats financiers cités ci avant.

Et de ces coupes, non seulement les 2 protagonistes ne vous en disent rien mais mieux encore, ils vous affirment qu'il ne sera nul besoin d'y recourir. Formidable ... pour ne pas dire totalement insoutenable et irréalisable.

Parce que du côté des recettes, et sauf à s'en remettre aux paroles de ces deux candidats affirmant détenir de miraculeux carnets d'adresses des entreprises prêtes à se bousculer pour venir s'implanter à Hénin Beaumont, c'est un peu, Anne ma soeur Anne.

La relance d'une activité économique sera principalement envisageable que si notre territoire est en mesure de redevenir attractif. Et cela a bien évidemment un coût ...

Que la baisse de l'imposition locale soit possible, et surtout nécessaire est une évidence. Et c'est là la principale raison pour ne pas la mener de manière hasardeuse et inadaptée.

Parce qu'en matière de budget communal, il est des dépenses obligatoires et incompressibles et d'autres susceptibles d'être qualifiées d'optionnelles, parmi lesquelles les aides versées aux associations.

Et qu'à faire des promesses suicidaires, ce sont bien évidemment ces dépenses optionnelles qui seront mises à mal.

La mémoire courte devrait suffire pour se souvenir de ce qu'il advint de l'assise financière des associations et des contribuables pour pallier au déficit laissé par 8 années de pratique et de gouvernance dalongevillienne.

Fort heureusement, il est quand même 2 candidats pour s'en aller dire que de baisse de la fiscalité locale, il ne pourra y en avoir que de raisonnable.

Et à chacun de se demander pourquoi Eugène Binaisse et Jean-Marc Legrand agissent de la sorte bien que pleinement conscients du caractère moins "vendeurs" de leurs propos ? Par masochisme et amour de l'échec ?

Pour ma part, c'est bien parce que je n'ignore rien de la contribution des associations au maintien d'une cohésion sociale, d'autant plus importante en ces périodes de raréfaction des crédits, que j'invite tous les héninois(e)s à ne pas céder à l'appel des sirènes.

Les tubes de campagne ne sont que très rarement repris sitôt le second tour passé.

 

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