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jeudi, 09 janvier 2014

Retranscrire les faits tels qu'ils sont et seront

Le 29 décembre dernier, le Nouvel Observateur publiait l'article "Municipales : les villes à surveiller".

Parmi les collectivités locales citées, celle d 'Hénin Beaumont. Faut-il s'en étonner ?

Les Héninois ne connaissent que trop bien le déferlement médiatique que suscite depuis plusieurs années chaque élection locale pour ne pas en être surpris.

De surprise dans les faits, il ne pourrait y avoir que dans le traitement de l'information auquel les médias  voudront bien se livrer.

Et puisque le temps peut être encore aux bons voeux, puissions nous en adresser quelques uns à la presse "parisienne" parmi lesquels celui de ne plus caricaturer l'Héninois dans l'habit d'un alcoolique postant 24h/24h devant sa maison en brique rouge, aux murs délavés par les très nombreux et longs hivers rigoureux.

D'aller aussi à la rencontre des populations qui savent bien que Marine Le Pen ne vient pas faire ses courses au marché chaque mardi et vendredi,  mais qu'il n'est pas rare de l'y croiser lorsque caméras et micros sont de sortie.

Plus sérieusement et pour évoquer le sujet du nouvel observateur repris en fin d'article, qu'il soit difficile de s'y repérer dans cette jungle qu'est la paysage politique héninois est ma fois fort compréhensible. Que parce qu'il en est ainsi il convient de se montrer aussi précis que possible.

Que le 1er adjoint n'est pas véritablement dans une démarche de candidat mais d'opposition. Qu'il lui faudrait donc s'associer à un prétendant pour parvenir à ses fins. Que de prétendants il ne pourrait y en avoir qu'un, du moins hors coulisse.

Que la présence de Gérard Dalongeville sur la ligne départ est critiquable et critiquée à juste raison et viendrait, si elle se confirme, amoindrir le score de Steeve Briois.

Qu'il est entre l'utopie et le défaitisme une voie intermédiaire qui aujourd'hui suscite de l'adhésion et de l'intérêt. Et qu'il n'est pas loin le temps où ce même Steeve Briois (municipales de 2008) s'en était allé déclarer "si on ne gagne pas les élections, c'est qu'on est nul." Comme quoi il est parfois des autocritiques frappées du coin du bon sens.

Et donc pour conclure sur un dernier voeux, celui de retranscrire les faits tels qu'ils sont et seront. Parce que tout bonnement, et quoi qu'il puisse advenir, Hénin Beaumont en a véritablement besoin.

 

 

Hénin Beaumont, futur vitrine du FN ?

Cette fois-ci c'est la bonne, Steeve Briois, secrétaire général du Front national en est persuadé: il peut se hisser sur le fauteuil de maire d'Hénin Beaumont, ville du Pas-de Calais historiquement ancrée à gauche, sous les projecteurs lors des législatives de 2012 qui ont vu s'affronter Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

En 2008, le dirigeant frontiste avait été devancé par le maire divers gauche Gérard Dalongeville, révoqué un an plus tard pour détournement de fond publics, corruption, faux et usage de faux, favoritisme et recel de favoritisme.

Mais en 2009, lors des élections partielles, c'est le divers gauche Daniel Duquenne qui l'emporte, une nouvelle fois face à Steeve Briois. Mais au printemps 2010, Daniel Duquenne, gravement malade, démissionne, laissant la place à son ancien premier adjoint Eugène Binaisse qui entend reconstruire la ville en proie à de graves difficultés financières. Le maire sortant peut se targuer d'avoir fait baisser la taxe d'habitation et augmenter le budget du Centre communal d'action sociale. C'est contre lui que Steeve Briois se présente à nouveau pour les élections de mars 2014.

Implanté depuis 20 ans dans la commune, le candidat FN entend bien profiter de la morosité ambiante et de la défiance à l'égard du PS, amplifiée par l'épisode Dalongeville. Le cadre frontiste peut également compter sur la multiplication des candidatures à gauche, car en plus du maire sortant, son adjoint se présente sous l'étiquette MRC. Et 2014 signe aussi le grand retour de Gérard Dalongeville qui entend bien se relancer dans la course. Il faudra compter aussi sur Pierre Ferrari, exclu du parti socialiste en 2011. Pour la droite, c'est Jean-Marc Legrand qui conduira la liste.

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