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mercredi, 23 octobre 2013

Aux dirigeants et bénévoles des associations héninoises

Historiquement, le mouvement associatif s'est structuré à partir d'organisations verticales visant au sein de chacune de ses composantes à rechercher une cohérence dans l'action, de l'échelon national au local.

A chaque niveau, son instance représentative. Il en est ainsi par exemple du mouvement sportif qui dans le lien du club à sa fédération française passe par par un comité départemental et une ligue régionale.

Progressivement, et en sus de cette approche verticale, sont apparus parfois des réseaux  territorialisés, offrant une plus grande perméabilité dans les échanges entre  dirigeants bénévoles.

Il s'agit là d'appréhender ensemble une problématique où chacun, selon sa spécificité, convient de coordonner son action à celle développée par des acteurs relevant d'une même commune (ou intercommualité, département,  ...) mais d'un champ d'intervention différent.

L'objectif et le moyens ici se confondent puisqu'il s'agit de mutualiser les expériences et compétences, afin de faire preuve d'efficacité et d'efficience dans le projet engagé, de faire poids dans un environnement partenarial au sein duquel des décisions sont prises.

C'est bien dans la combinaison de ces deux modes d'organisation - vertical et horizontal - que le monde associatif dispose parfois, dans la pratique, d'un temps d'avance sur les politiques.

Ce droit à l'initiative que reconnait la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association est une grande chance, et plus particulièrement en ces temps de crise que nous connaissons.

Non seulement parce que le projet associatif représente un formidable outil pour limiter les effets de cette dernière, par une prise en charge des populations en souffrance- qu'en seraient-ils de ces effets aujourd'hui sans l'implication des associations ? - mais aussi parce qu'il est porteur d'un espoir pour les individus qui disposent plus aisément de leur droit à s'exprimer et à devenir plus autonome en exerçant par exemple des responsabilités. Bref,  à être reconnu.

Aujourd'hui, et parce que nous ne savons rien de ce qu'il pourrait advenir en mars prochain, si d'aventure venait à l'emporter un parti dont les menaces à peine voilées de porter plainte contre tout individu et plus particulièrement contre les journalistes  utilisant le terme d'extrême droite pour le qualifier, j'en appelle très simplement mais oh combien sincèrement à l'ensemble des dirigeants bénévoles que compte le mouvement associatif héninois, pour que se constitue, en dehors des préoccupations particulières que les uns ou les autres peuvent légitimement avoir, un réseau local à même de manifester ses plus vives inquiétudes.

Il y aurait là aussi, et à n'en pas douter, un nouvel élément de taille, à même de convaincre les derniers hésitants à la mise en oeuvre d'une union des forces politiques.

Patrick Piret

 

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