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mardi, 01 octobre 2013

Viol des femmes - Steeve Briois doit avoir le courage de s'expliquer !

"Violer c'est quand on veut pas. Moi je voulais, moi." Coluche, expert dans la provocation intelligente pour faire réagir ne croyait pas si bien dire et faire...

 

Le candidat FN à Marseille, Stéphane Ravier, dément vouloir légaliser le viol qu'il a pourtant comparé à "un rapport amoureux, qu'une partie des deux souhaite. la deuxième pourrait faire un effort" sans que pour autant et selon le Huffpost il n'est cru bon revenir sur sa comparaison.

 

 

femme-battue.jpgBref, serait-on tenté de dire, encore un représentant du FN, et non des moindres, pris à l'insu de son plein grès ou victime d'une manipulation des médias à la botte de je ne sais quelle conspiration. Que de Calimero

 

 

Le hic, parce qu'il existe un hic, c'est que Monsieur Ravier pourra s'enorgueillir d'avoir volé sur ce sujet la vedette à un autre membre du FN, un très proche de Marine Le Pen et de Steeve Briois.

 

 

Voici en effet quelques une des réflexions de Bruno Gollnisch sur le viol conjugal que vous pourrez retrouver le blog de ce vice-président du FN.

 

 

Ainsi, et concernant le lancement d'une campagne « de sensibilisation » sur ce thème, ce dernier qui manifestement semble prendre un grand plaisir à parler du sujet et à dévoiler son "sens de l'humour" s'en va déclarer :

 

"Le but du « clip » est naturellement d’expliquer que le viol conjugal c’est très mal. Quand on voit la dame en question, d’un abord à rendre impuissant le célèbre érotomane Rocco Siffredi, on se dit cependant qu’elle, au moins, doit être immunisée contre ce risque.

 

"A la clef, naturellement, le tralala habituel : le numéro de téléphone de dénonciation à la Kommandantur du conjoint (jamais ce mot ne m’a semblé plus approprié) trop empressé, les associations féminines (?), certainement subventionnées qui se chargeront d’aider la malheureuse victime à envoyer son bourreau de mari en Cour d’Assises, etc."

 

Et plus loin d'affirmer que quand il faisait son droit, "il n’y avait pas de viol entre époux (ni de vol, d’ailleurs). On en était resté à la sagesse traditionnelle selon laquelle le mariage comportait en principe, comme l’avait déclaré un sociologue, une exclusivité donnée par chaque époux à l’autre sur son corps. Quant à l’épouse dont le mari se montrait brutal ou tout simplement la rebutait, libre à elle d’y mettre fin en demandant la séparation de corps voire le divorce."

 

Et pour s'en expliquer, ce très proche de Steeve Briois de s'en aller ajouter "autrement dit, il est beaucoup plus grave (et plus lourdement condamné) pour un homme de « violer » sa femme dans le lit conjugal où elle est entrée volontairement que de violer la femme d’un autre, inconnue agressée dans un parking ou un chemin sombre. On croit rêver…"

 

Sa conclusion est à de la même tonalité. "Haro sur le mâle en effet, surtout s’il est occidental, et, pire encore, tenant de quelque élément de tradition politique, patriotique ou religieuse !"

 

Steeve Briois serait bien inspiré de vous dire si de tels propos sont de l'ordre du discours personnel ou relève d'une position officielle du parti.

 

 

Parce qu'il ne suffit pas de sanctionner un tant soit peu quelques saluts nazi malencontreusement photographiés pour affirmer faire le ménage au sein de la maison FN.

 

 

Parce que cher monsieur Briois, il y a quand même dans de tels discours de quoi et à minima  choquer toutes les femmes victimes d'un viol (conjugal ou non ne change rien à l'affaire) mais aussi matière à s'interroger quant à la cohérence chez qui se dit opposé au port de la Burka et concevrait le corps de la femme (fut ce celui de son épouse) comme un objet laissé au libre usage de son tortionnaire.

 

 

Parce qu'il y aurait encore une énième contradiction à voir Steeve Briois laisser Bruno Gollnisch et Stéphane Ravier tenir sans la moindre réaction de tels propos inadmissibles, plus de 5 siècles après la fin du moyen âge après s'en être allé il y a peu condamner l'attitude d'un Dominique Strauss Kahn dans l'affaire du Sofitel new-yorkais.

 

 

Dans le cas contraire, il appartiendra aux Héninoises et aux Héninois de convenir du "qui ne dit mot consent !".

Pour ma part, Steeve Briois peut compter sur moi pour ne pas refermer le couvercle du pot de confiture dans lequel j'y trouve trop fréquemment ses doigts et ceux de ces amis frontistes.

 

 

 

 

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