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mercredi, 25 septembre 2013

L'intercommunalité au service de l'intérêt communautaire

Dans sa rubrique "Expressions politiques", le magazine DIVERCITE donne la parole à M. Jean Urbaniak.


Son propos mérite que l'on s'y attarde.


Divercite-le-mag_large.jpgJe cite :"ce qui n'est pas une bonne chose, c'est que dans cette campagne (des municipales) qui s'engage, l'essentiel pourrait être négligé. Ainsi, quels projets pour les regroupements communautaires ? Les communautés urbaines et les communautés d'agglomération, avec les avancées législatives, cumulent de plus en plus de compétences et parmi elles, assurent les plus importantes, celles qui touchent à l'emploi. ... autant de prérogatives relevant des élus communautaires qui souvent échappent à tout débat public, autant de dossiers qui ne connaîtront que rarement la transparence nécessaire à tout choix collectif."


Jean Urbaniak pose alors la question "La faute à qui ?" Et l'une des réponses qu'il apporte est on ne peut plus clair. "la faute peut être également aux élus, en tout cas à ces élus qui utilisent le pouvoir communautaire pour égoïstement faire prévaloir d'autres intérêts, des intérêts idéologiques ou micro-géographiques, et non l'intérêt général, celui pour lequel il sont en place."


S'il m'est difficile d'apprécier, car non élu, le périmètre sur lequel s'appliquent ces remarques, je n'en sous estime pas pour autant ni leur justesse ni leur caractère constructif.

C'est en effet un véritable défi que celui de porter l'intérêt communautaire. Un défi en faveur duquel tous les prétendants au poste de 1er magistrat dans les communes de la CAHC devront s'engager publiquement s'ils veulent pour le moins être crédibles et parler logement, emploi, économie, notamment.


Un engagement comme le signe manifeste d'un volontarisme à combattre l'illusion des solutions simplistes et dangereuses du FN.


Je ne sais pas si, à l'instar d'un Montebourg trouvant en Barroso le coupable idéal de nos craintes républicaines, il est possible et surtout utile de désigner un responsable politique au sein de la CAHC de la montée de l'Extrême Droite dans le bassin minier, mais je ne doute pas qu'une action communautaire débattue, concertée et partagée dans le seul but de l'intérêt général constitue l'un des plus surs leviers pour renvoyer définitivement Marine Le Pen et consort à leurs chères études.


Car c'est aussi par le prisme communautaire que les connexions avec les orientations et impulsions régionales - citons par exemple celles engagées par Pierre de Saintignon en faveur de l'emploi et de l'économie - mais aussi nationales et européennes pourront s'opérer plus facilement et plus efficacement.


C'est bien parce que le maillage de nos institutions est fait de strates que le FN, s'il venait à l'emporter dans une ou plusieurs communes de notre territoire en mars prochain, ne pourrait en aucune façon tenir ses engagements.


Tout au plus pourrait il, et comme il le fait au sein du conseil régional se satisfaire d'une posture stérile d'opposant.


 

Faible consolation pour autant pour tous ceux qui aiment à considérer l'EPCI comme l'épicentre de la mise en oeuvre des politiques à développer en réponse aux préoccupations de nos concitoyens.

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