vendredi, 06 novembre 2009
Allez hop, en campagne !
Le conseil municipal s'est réuni hier soir. Nous l'avons appris par la presse le mercredi, la majorité ne jugeant pas opportun d'annoncer aux Hénibeaumontois la date de ces réunions.
Plusieurs constats à porter à la connaissance de la population, à l'issue de cette réunion publique:
- On trouve toujours aussi peu de chaises dans le public, mais beaucoup moins de monde qu'aux précédents conseils. Plusieurs explications possibles à cela, le manque de communication laisse la population dans l'ignorance des faits et gestes de la majorité d'une part. D'autre part, les Hénibeaumontois savent à quoi s'attendre, c'est à dire à pas grand chose, et se désintéressent de la vie politique depuis juillet dernier.
- Eugène Binaisse a beau tenter d'y mettre les formes, le message véhiculé reste très approximatif, et la bonne volonté ne suffit pas à combler le manque flagrant de compétences de l'équipe majoritaire. Du pain-béni pour Marine Le Pen, qui parut tout de même, à plusieurs reprises, agacée par "l'humour"du 1er Adjoint.
- Georges Bouquillon est manifestement en campagne électorale. Un discours-plaidoyer totalement hors-sujet lui permit de mettre en avant ses réalisations en tant qu'opposant à Dalongeville. Quelques petites (et volontaires) imprécisions ont toutefois émaillé ce monologue monocorde: Georges Bouquillon, sans doute emporté par une motivation secrète et conseillé par le parrain de Dalongeville, a tout d'abord omis volontairement de préciser qu'il est pour beaucoup dans l'arrivée à la mairie de Dalongeville en 2001, qu'il fut son fidèle adjoint, présent sur les photos, aux inaugurations et aux festivités aux côtés de Dalongeville jusqu'en décembre 2002, qu'il vota le compte administratif 2001 en juin 2002, et que Dalongeville lui retira sa délégation d'adjoint à la Culture et aux Relations Publiques en raison de suspicion de relations très cordiales avec Briois (déjà en 2002). Il lut un catalogue exhaustif des démarches entreprises contre l'ancien maire, allant jusqu'à recenser ses allers-retours en sous-préfecture de Lens, et le temps passé à tenter de "faire tomber" Dalongeville. A cette occasion, il oublia de reconnaître que toutes ses actions furent vaines et n'aboutirent à rien, et que la révocation de Dalongeville n'est aucunement la conséquence de malversations, mais bien d'une mauvaise gestion. Georges Bouquillon, pour finir, tenta de mêler Pierre Ferrari et David Noël à la gestion calamiteuse de Dalongeville depuis 2001, sachant très bien que ces derniers ne furent élus qu'en 2008, et pour quelques mois seulement. En matière de mauvaise foi, on ne fait pas mieux! Ce faisant, il réussit ce qui peut-être était son objectif non-avoué, à savoir offrir une tribune à Marine Le Pen.
- Marine Le Pen, égale à elle-même, donneuse de leçons, méprisante, et assimilant elle-aussi Pierre et David à Dalongeville. Méthode similaire à celle de Georges Bouquillon... encore une...
- Le clou de la soirée fut cette fois l'intervention de Steeve Briois, qui profita d'une délibération sur le PLU pour dérouler tout son programme en matière d'urbanisme, d'environnement et de circulation. Et sans être interrompu une seule fois, il fit se succéder les propositions du FN, sous les yeux ébahis d'une assemblée qui se projetait déjà dans les prochaines élections. A voir à quel compte de campagne ce discours pourra être attribué... FN ou AR?
En conclusion, une bien triste soirée pour Hénin Beaumont, et de larges inquiétudes quant au devenir de notre ville.
Allez hop, en campagne messieurs dames!
01:40 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
Appel du jugement dans l'affaire Tapie
François Bayrou a déclaré, lundi 2 novembre, qu'il envisage de faire appel du jugement du tribunal administratif qui a validé l'arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais ; ce jugement contraint l'Etat à verser 285 millions d'euros à l'ancien homme d'affaires.
"La probabilité, c'est que nous ferons appel", a précisé le Président du Mouvement Démocrate, ajoutant : "nous étudions en détail le jugement pour voir quels sont les arguments qu'on peut faire valoir en appel".
Le jugement rendu début octobre a ouvert "une porte tout à fait positive". "Charles de Courson et moi-même avons été déclarés recevables" par le tribunal, mais "nous savions depuis le début que c'était une oeuvre de longue haleine", a encore affirmé François Bayrou.
Il a conclu en considérant que "ce n'est pas Tapie le problème, le problème c'est l'Etat qui a pris cette décision".
01:04 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, tapie, appel, justice, crédit lyonnais


