mercredi, 14 octobre 2009

Reconstruire une France équilibrée

Dans un entretien accordé au quotidien "Le Monde" daté du 11-12 octobre, François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate, s'exprime sur l'état actuel de la France.

Prix Nobel à Barack Obama, gouvernance de Nicolas Sarkozy, affaire Mitterrand, dette et déficits, suppression de la taxe professionnelle, les perspectives relatives aux élections régionales de 2010.... François Bayrou revient sur tous ces sujets qui font l'actualité.

 

Le Monde : Barack Obama méritait-il le prix Nobel de la paix ?

François Bayrou : Cette récompense arrive tôt, très tôt. Disons qu'elle salue des intentions et un changement de cap plutôt que des résultats effectifs. En ce sens, c'est un grand défi que les Nobel lancent à Obama. Il faut qu'il obtienne des résultats. Mais au moins a-t-il en peu de mois changé l'image des Etats-Unis dans le monde, et donc un peu aussi l'équilibre du monde. Ce peut être un grand tournant.

 

L'affaire Mitterrand est-elle close ?

Qui peut savoir ? Lorsque M. Mitterrand a été nommé, ceux qui le nommaient savaient quels étaient ses écrits. Et certains sont violents, à la limite de l'insupportable, comme le genre de vie qu'ils décrivent. Pour moi, je crois et j'espère qu'un homme qui constate l'insupportable de sa vie peut changer. Mais sa fonction de ministre peut être rendue plus problématique...

 

Nicolas Sarkozy avait fait sa campagne contre Mai 68, faut-il faire l'inventaire de 1968 ?

Je n'ai jamais participé à la vindicte contre 68. Mai 68, ce n'est pas la cause de tous les maux, c'est la conséquence de mouvements très profonds de la société française, qui viennent de très loin. Dans l'héritage de 68, il y a des choses positives du point de vue des libertés, de la prise en main par chacun de son propre destin, d'un sentiment communautaire, et il y a des choses négatives, voire extrêmement négatives, la plus grave étant la dérive qu'on a tolérée et encouragée vis-à-vis de l'enfance et de l'adolescence. Une société qui expose les enfants est une société barbare. Sur ce point, il y aura un jour nécessairement interrogation.

 

L'ouverture participe-t-elle du brouillage idéologique ?

L'ouverture à la mode Sarkozy, ce n'est pas le dépassement des frontières que j'appelle de mes voeux, c'est la société de communication, du spectacle. On prend non pas des idées, des consciences, mais des figures médiatiques, pour abuser l'opinion publique. Mon idée de l'ouverture est exactement le contraire : la situation de la France est tellement grave qu'il sera impératif de traiter la crise sous forme d'une union nationale. Dans l'infinie dégradation qu'il connaît, depuis l'éducation jusqu'à la justice, ce pays exigera qu'on sorte de l'affrontement des camps et du simplisme pour choisir une voie nouvelle et reconstruire - car il s'agira bien de reconstruire - un pays équilibré.

 

Pourquoi un tel catastrophisme ?

Voyez ce qui vient de se passer en quelques jours. Dans la même semaine, le gouvernement propose de subventionner les élèves pour qu'ils viennent en classe. Il livre le pactole du marché des jeux sur Internet à des intérêts privés, bookmakers et autres, au mépris des principes que la France respectait depuis 150 ans : le jeu, parce qu'il est dangereux, est organisé par l'Etat. Il annonce que le déficit de l'Etat atteint 50 % de la dépense publique ! Et le fils du président de la République se voit installé (à 23 ans et sans aucune compétence particulière) à la tête de l'établissement public d'aménagement du quartier de La Défense, un des intervenants les plus puissants dans l'aménagement au niveau européen. Tous les piliers solides sur lesquels notre pays s'était construit, en termes de principes, de décence, de raison, chancellent et s'effritent. Cela rappelle l'Empire romain.

 

Quel est le principal défi de l'après-crise ?

La dette : chaque heure de la journée, quand on fait une dépense publique de 1 000 euros, il faut en emprunter 500 ! Ce déficit a augmenté de 350 % en deux ans ! Et contrairement à ce qu'on dit, les choses ne vont pas s'arranger. Comme Jean Peyrelevade l'a montré, la charge de la dette est devenue telle qu'il ne peut y avoir de rétablissement à politique constante. Pendant des années et des années, tout le travail des Français sera ponctionné pour rembourser, notamment à l'étranger, cette charge qui a été constituée à leur insu. Ce déficit, désormais, fait boule de neige : il semble hors de tout contrôle. Notamment si les taux d'intérêt augmentent. Pour inverser la tendance, il faudra un immense effort national, Etat, collectivités, citoyens. Cela ne se fera pas sans un changement profond, majeur, dans la politique du pays.

 

Faut-il poursuivre la réduction du nombre de fonctionnaires ?

On peut le faire, si cela n'est pas décidé à l'aveugle et si on sait réorganiser l'Etat. Mais il est illusoire de croire qu'on trouvera là les économies suffisantes.

 

Faut-il taxer les indemnités liées aux accidents du travail ?

Non, on ne peut pas les considérer comme un salaire normal. C'est la compensation par l'assurance d'un dommage subi. Et il y a souvent des pertes de revenus supplémentaires liées à cet arrêt de travail.

 

La réforme des collectivités va-t-elle dans le bon sens ?

L'idée principale, rapprochement des départements et des régions, je la défends depuis longtemps. Je suis donc disposé à la soutenir et à la voter, à une condition impérative : qu'il y ait une loi électorale juste, représentant équitablement les grandes sensibilités du pays, comme le fait la loi électorale allemande.

 

Comprenez-vous les réticences des élus ?

C'est normal, les élus ont envie de conserver leurs prérogatives. Mais le système actuel ne va pas. Il n'est plus possible de conserver deux institutions (départements et régions) avec des élus qui s'ignorent pour faire à peu près la même chose. Moi, je veux changer les choses. Le conservatisme n'est pas une solution.

 

Partagez-vous la colère d'Alain Juppé sur la réforme de la taxe professionnelle ?

Oui. Les collectivités ont reçu des assurances formelles et l'on découvre que ces assurances ne seront pas respectées. En vérité, quand un impôt est accepté, il faut y toucher avec prudence. Les intérêts qui pèsent sur la décision du gouvernement sont puissants. Mais les milliards qui seront rendus aux industriels les plus puissants, il faudra les prendre à de plus fragiles. Ce sont autant de décisions dont on n'a pas pesé les conséquences.

 

Après votre échec aux européennes, vous avez formulé une offre de dialogue publique à l'opposition. Avec qui allez-vous discuter ?

Ma démarche repose sur cette conviction : face à la dégradation du pays, au dévoiement de son projet national, il faut changer nos institutions, reconstruire complètement la pensée et cette révolution ne peut pas se faire camp contre camp, démagogie contre démagogie. Il faut donc que ceux qui cherchent l'alternance acceptent de se parler, de confronter leur point de vue, sans renoncer à rien de ce qu'ils sont, à leur histoire, à leurs idées. Cette idée avance, je le crois, et j'espère qu'elle se concrétisera dans les semaines qui viennent. J'essaie d'être l'accoucheur d'un espoir crédible pour le pays.

 

La percée des Verts ne contrarie-t-elle pas votre appel ?

Pourquoi donc ? Je les crois aussi attachés à sortir de l'impasse dans laquelle se trouve la France. Sur le fond j'ai une différence avec eux : l'environnement est un problème pour l'humanité mais je ne crois pas que les problèmes de la société française se résument à l'environnement. Les banlieues, les inégalités sociales, l'école, la santé, la situation des jeunes totalement abandonnés, celle des finances publiques ne se résument pas au problème de l'environnement.

 

Corinne Lepage et Jean-Luc Bennhamias vous poussent à un accord national avec les Verts. Y êtes-vous favorable ?

Le choix que j'ai fait depuis longtemps, c'est celui du rassemblement. Etre soi-même, et en même temps faire tomber les murs, dépasser les frontières. Avec les écologistes dans certaines régions ? J'y suis ouvert. Mais cela ne nous dispensera pas de construire nos propres forces.

Commentaires

comme nous vous l'avions prédit,le traitre multirécidiviste,BOUQUILLON ,le juda de la politique,rejoint aujourd'hui le soutien perpétuel de dalongeville,ALEXANDRE.
demain ce sera la famille DUQUENNE,qui rejoindra le P.S.pour une place en position élégible dans les prochaines élections.
ces gens là se sont fait élire sur une fausse liste "apolitique".qu'en pensent les membres de l'A.R.,qui se sont fait rouler dans la farine par ces 2 manipulateurs,et en particulier l'u.m.p vincent???
peut-on continuer à faire confiance à cette bande de menteurs et d'incapables.hélas les trahisons vont se succéder,n'est-ce pas mr CORBISEZ.
n'avez vous pas l'impression d'avoir fait un mauvais choix,comme tous les héninois le pensent,maintenant.....

Ecrit par : juda | mercredi, 14 octobre 2009

Jean Sarkozy, futur président de l'EPAD ? Et pourquoi pas ? Place aux jeunes, après tout...

Croyez-moi ou pas, mais c'est normal que Jean Sarkozy soit candidat la présidence de l'établissement public d'aménagement de la Défense. Place aux jeunes, après tout. Quel âge il a ? 25 ans ? 24 ? 23 ? Oui, bon 23 ans. Eh ben, 23 ans, c'est très bien. A cet âge-là, tout le monde ne peut pas être footballeur professionnel, génie de l'électro pop ou glandeur dans une émission de téléréalité. En plus, il fait des études. Il est quand même en deuxième année de droit. A 23 ans, c'est pas mal. C'est vrai qu'il poursuit ses études plutôt qu'il ne les rattrape, mais il a des circonstances atténuantes.

Il a beaucoup d'activités associatives, notamment au Conseil général des Hauts-de-Seine. Ca prend du temps, ces grandes assemblées générales où on discute de tout et de rien. Alors c'est sûr que les cours, il ne peut peut-être pas y consacrer tout le temps qu'il souhaiterait. En plus, il est marié, Jean Sarkozy. Vous vous rendez compte, c'est quand même méritoire. Voilà un étudiant qui est chargé de famille. On sait ce que c'est, surtout à Paris. Le coût des loyers, le coût des transports, la vie, quoi, d'une manière générale. Ca coûte très cher. Il est donc obligé de cumuler les emplois pour faire vivre sa famille et payer ses études.

Moi, je dis bravo. Il ne faut pas désespérer de la jeunesse, à qui on prête tous les défauts en ce moment. Jean Sarkozy ne fait pas partie de ces traîne-patins qui squattent des halls d'immeuble toute la journée en attendant le RSA. Lui, c'est pas ça. C'est, je bosse, et si je peux en croquer. Euh pardon, si je peux trouver plusieurs boulots pour nourrir ma famille, je le fais.

En plus, c'est ça qui est admirable chez ce garçon, c'est qu'il trouve toujours du travail pas loin de chez lui. Et sentimentalement, c'est plus ou moins le quartier de son enfance, la Défense. Vivre et travailler au pays, c'est un slogan qu'on a tous proclamé, nous les post soixante-huitards nourris au Larzac et à Creys-Malville. Alors pour une fois qu'une jeune d'aujourd'hui y parvient à la force de son petit poignet taillé pour la Rolex, on lui cherche des poux dans la tête parce qu'il s'appelle Sarkozy. Alors ça, vous voyez, c'est l'exemple parfait de la pire mauvaise foi et franchement, ça me révolte. Mais évidemment, vous n'êtes pas obligés de me croire.

Ecrit par : "Il était une mauvaise foi" | mercredi, 14 octobre 2009

Nous avons également des jeunes formidables au niveau local ; prenez notre directeur de l'instance de coordination gérontologique d'Hénin Carvin qui est parvenu par la force de son petit poignée aux plus hautes fonctions.
Diplomé, travailleur, fidèle, droit dans ses bottes, ce proche collaborateur de JP Corbisez fait l'unanimité et assume le mélange des genres comme il aime le rappeler dans la voix du nord.
Non vraiment,il gagne à être connu et reconnu !!!.

Ecrit par : Le petit c.....prince | mercredi, 14 octobre 2009

A quand la guerre ouverte entre partisan de Duquenne pour un retour au PS et ceux de Bouquillon pour le MRC...

C'est deux là étaient pourtant partisan d'aucun parti poltitique au sein de l'AR et maintenant, on oublie les règles ...

Il aurait été plus judicieux d'inscrire tous les membres de l'AR au FN...

Ecrit par : Qui pour gérer l'AR!!!!! | mercredi, 14 octobre 2009

comme nous vous l'avions prédit, BOUQUILLON ,le juda de la politique,rejoint aujourd'hui le soutien perpétuel de dalongeville,ALEXANDRE.
demain ce sera la famille DUQUENNE,qui rejoindra le P.S.pour une place en position élégible dans les prochaines élections.
ces gens là se sont fait élire sur une fausse liste "apolitique".qu'en pensent les membres de l'A.R.,qui se sont fait rouler dans la farine, et en particulier l'u.m.p vincent???
peut-on continuer à faire confiance à cette bande d'incapables.hélas les trahisons vont se succéder,n'est-ce pas mr CORBISEZ ?
n'avez vous pas l'impression d'avoir fait un mauvais choix,comme tous les héninois le pensent,maintenant.....

Ecrit par : juda | mercredi, 14 octobre 2009

dés que je croise bouquillon,je lui fait avaler ma carte de l'A.R.
c'est honteux,qelle traitre.je quitte ce jour cette liste de tricheur et de manipulateur.

Ecrit par : anonyme | mercredi, 14 octobre 2009

Le directeur d'instance de coordination gérontologique est fidèle aux trahisons, ça c'est certain!
En connaissant son identité, on comprend mieux pourquoi Duquenne et les Héninois ont voté pour le report de la délibération à la CAHC, le concernant. Cet individu était aussi fidèle de la section PS canal historique, mais s'est laissé bercer par les sirènes faconiennes dénigrant Duquenne, puis par les sirènes oigninoises. Il concède pratiquer le mélange des genres en allant à la pêche aux électeurs dans les familles des séniors pris en charge. C'est beau l'intégrité!!!
Quand on sait en plus que c'est un pote de Brahim, on se dit que oui, vraiment, notre agglomération a elle-aussi des jeunes gens de valeurs...

Ecrit par : Pas bo | mercredi, 14 octobre 2009

http://img94.imageshack.us/img94/1283/6075a98c3a40f3e486f4255.jpg

Ecrit par : Sarkofils | mercredi, 14 octobre 2009

ne vous inquiétez pas, mesdames et messieurs les adeptes de l’A.R.,
lors de la prochaine réunion ou assemblée,le grand manipulateur va encore vous endormir et vous prouver que sa grande traitise est une grande tactique politique.preparez vos mouchoirs,il va encore vous faire pleurer

Ecrit par : juda | mercredi, 14 octobre 2009

DANS CETTE NOUVELLE ASSOCIATION DE TRAITRE,IL EN MANQUE UN ,ET C’EST LE MEILLEUR…
MR MOUTON

Ecrit par : ANNIE | mercredi, 14 octobre 2009

j.p.POLICANTE a refusé le poste d'adjoint offert par dalongeville.BOUQUILLON a accepté la promotion du perpetuel soutien de dalongeville,ALEXANDRE,trahissant les héninois et les adhérents de l'A.R.
ils n'ont pas les mêmes valeurs.....trahison...trahison....quant tu nous tiens

Ecrit par : ca ne va pas mieux | mercredi, 14 octobre 2009

On peut s'interroger pourquoi G. Bouquillon s'est-il jeter volontairement en pâture ?
pour la réponse "Il veut tuer l'AR", tapez A
pour la réponse "Il veut tuer Duquenne", tapez B
Attention, contrairement à ce que l'on peut penser, l'option A et l'option B ne renvoient ni aux mêmes motivations, ni au même objectif.
Georges peut bien évidemment jouer, parce que franchement son explication du jour, c'est pour amuser la galerie.

Ecrit par : juste un avis | mercredi, 14 octobre 2009

desole jean sarkozy n est pas nomme il es candidat a ce poste avant d y arriver il y a 3 elections tartine o brie heureusement qu il y a papa delors derriere on s attaque a lui pour viser son pere

Ecrit par : pascale | mercredi, 14 octobre 2009

A Juda (qui porte bien son nom)
Je suis certain que la famille Duquenne (comme tu le dis si bien) ne reprendra jamais sa carte au PS, la famille Duquenne a été trop déçu par ce parti (trahison, méchanceté, lâcheté, viré etc...) et saches que Daniel DUQUENNE a fait une promesse pendant sa campagne, celle de ne jamais reprendre sa carte au PS et lui c'est un homme honnête et surtout pas menteur, tu vois, il n'est pas comme toi tu devrais suivre son exemple.
Saches tout de même que pour moi tous les partis politiques sont pourris (y compris le tien) mais que cette majorité municipale héninoise beaumontoise se donne à fond pour la population et simplement pour l'honneur de bien faire et non de pavoiser comme tu le fais. Mais peut-être n'as-tu que cela à faire.

Ecrit par : fidèle à mes idées | jeudi, 15 octobre 2009

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