mercredi, 30 septembre 2009

On ne savait pas

Ci dessous le courrier remis en mairie le 23 septembre

à l'attention de chacun des adjoints et des conseillers

de la majorité municipale.

exception faite de M. Georges Bouquillon

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

 

L'AR a perdu le plus important de ses combats : celui des valeurs. Ceux qui en avaient la charge n'ont pas tenu leurs engagements.

Des premiers soupçons de mai 2008 aux faits reconnus en juillet 2009, des cordialités prétendues républicaines aux complicités diverses, l'existence de relations entre le FN et l'AR ne fait désormais plus, pour nombre d'Héninois et de Beaumontois, l'ombre d'un doute.

La confiance que l'on accorde et celle dont on espère, en retour, être bénéficiaire empêchent parfois sa raison de conduire l'analyse d'une situation. Nombre de mensonges voire de manipulations s'appuient sur cette difficulté : admettre d'avoir été trompé.

 

Oui, Steeve Briois est un élu d'extrême droite. Non, le FN n'est pas un parti comme les autres, à Hénin Beaumont, comme partout en France. L'opposition très feutrée de Steeve Briois à Daniel Duquenne dans les médias est surprenante à plus d'un titre. On est bien loin des insultes et des pratiques indignes employées par le frontiste et son équipe à l'égard, notamment de Christine Coget et de moi-même.

Que penser également d'un maire qui non seulement se dispense de rassembler et qui en outre, volontairement, enchaîne les provocations à l'égard des seuls démocrates et républicains ?

 

Je le dis sans aucune réserve : Daniel Duquenne a trahi les électeurs qui ont participé au sursaut républicain. Il vous appartiendra de juger librement de sa culpabilité comme de celle de Georges Bouquillon.

Je note pour ma part que mes demandes successives de démentis sont toujours restées, depuis 2008, sans suite.

 

Ce courrier n'a qu'une ambition : vous éviter d'endosser la responsabilité des complicités FN – AR. Une responsabilité comparable à celle des collaborateurs les plus zélés de Gérard Dalongeville et qui pour leur tardive défense s'en allèrent clamer leur "on ne savait pas".

 

Il est bien évident que je reste à votre disposition pour, si vous en estimiez le besoin, entamer la controverse.

 

Je vous prie d'agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l'expression de ma considération courtoise et distinguée.

 

Patrick PIRET

 

mardi, 29 septembre 2009

Opacité des frais bancaires

Meglena Kuneva, commissaire européenne responsable de la Protection des consommateurs, a présenté mardi 22 septembre 2009 un rapport accablant sur les frais bancaires en Europe qui pointe du doigt certains pays dont La France. Cette présentation est réalisée alors que vient d'être publié l'indicateur semestriel de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF qui indique que les plaintes des consommateurs contre les banques françaises sont en nette augmentation : + 15,1% ).

Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate, s'est entretenu jeudi 17 septembre avec Meglena Kuneva. Pour lui : « La France figure en Europe, parmi les pays champions en matière d'opacité des frais bancaires. Non seulement, pour certaines banques, nous sommes en présence de frais coûteux et incompréhensibles pour leurs clients mais cela va jusqu'à des frais cachés. »

 

« L'existence de ces frais cachés ou de structures de frais très complexes rend bien évidemment les comparaisons de prix d'une banque à l'autre très difficile pour les citoyens, ce qui explique peut-être que seuls 9% des consommateurs dans l'UE aient transféré leur compte courant vers une autre banque ces deux dernières années. »

L’ancien directeur du CREDOC a dénoncé la « volonté manifeste pour certains établissements de compenser une partie de leurs pertes par des hausses globales de tarification bancaire avec notamment la création de nouveaux frais comme ceux pour la mise à disposition de chéquier. Le code de conduite volontaire adopté par le secteur bancaire au niveau européen, et qui devrait entrer en application en novembre prochain, est certes un pas dans la bonne direction, mais il semble d'ores et déjà insuffisant. D'autant que les résultats de l'enquête de la Commission tendent à prouver que la situation actuelle en Europe est contraire à l'application correcte du droit des consommateurs européens, en particulier à la directive sur les pratiques commerciales déloyales. Aussi, un débat ouvert sur un renforcement des règles européennes et de leur mise en œuvre effective par les Etats membres semble plus approprié que la simple mise en place d'un code de conduite volontaire par le secteur. »

 « Les frais bancaires sont malheureusement un problème récurrent en France. Je demande au gouvernement français d’agir avec fermeté et de prendre toutes les mesures nécessaires pour inciter les banques à améliorer le traitement des détenteurs de comptes. » a ajouté Robert Rochefort.

lundi, 28 septembre 2009

Ras le bol

011.JPG013.JPGLes riverains du Clos du lac ont en assez. Et on les comprend aisément. La qualité du cadre de vie de leur résidence n'est pas, loin s'en faut, à la hauteur des espérances de ces propriétaires qui n'en finissent plus de regretter leur choix d'il y a quelques années. Une pétition circule depuis quelques jours et rencontre un franc succès.

Premier de leurs griefs, la circulation. En effet, la résidence se trouvant sur le chemin du centre commercial, c'est un raccourci emprunté chaque jour par de nombreuses voitures, souvent à vitesse excessive. Le rétrécissement de chaussée et le ralentisseur n'ont pas découragé les automobilistes. C'est donc la fermeture d'une des 2 entrées qui est demandée, ou la mise en sens unique de circulation, ou encore l'installation d'un dos d'âne à espace rapproché. Juste une question de bon sens pour la sécurité des personnes et notamment des enfants.

Deuxième sujet d'inquiétude: l'environnement. Les riverains de la rue de la Canche sont les plus concernés par l'urbanisation à outrance qui régit ce secteur. Au bout de cette rue, juste derrière les habitations de deux familles, ce sont des immeubles de 2 niveaux qui ont été construits, annihilant du même coup tout espoir de tranquillité et de calme. Sur le côté droit de la rue, la coulée verte n'existe plus. A la place, ce sont également des habitations qui sont en phase de construction. Une inquiétude des riverains concerne l'éventualité de l'ouverture d'un passage entre les deux lotissements.

Dernier sujet de colère, et non des moindres: le futur tramway. Lors de la présentation du projet de tramway, en février et en juin 2009, certains tracés faisaient passer le tramway entre les jardins des riverains de la rue de la Canche et feue la coulée verte. L'arrivée de métreurs, dernièrement, et la pose de bornes laisse envisager le pire.  La pétition est éloquente à ce sujet, le tramway n'est pas nommé désir dans ce secteur. Et on comprend pourquoi !

Dès février, en conseil municipal, Christine Coget avait proposé la tenue de réunions par quartiers afin que tous nous soyons acteurs et non spectateurs de l'implantation du tramway à Hénin Beaumont. La pétition est une illustration parfaite de la pertinence de cette demande. Espérons que la nouvelle municipalité saura prendre ce sujet à bras-le-corps, et trouvera les réponses adéquates. Nous soutenons l'action des riverains du Clos du lac et resterons vigilants quant aux solutions proposées par l'équipe majoritaire.

samedi, 26 septembre 2009

François Bayrou - l'invité de Jean-Michel Apathie

Invité de l'émission radio de Jean-Michel Apathie sur RTL, jeudi 24 septembre, François Bayrou a jugé qu'avec le projet de fiscalisation des indemnités pour accident du travail, le gouvernement cible une fois de plus "les plus fragiles" alors que ceux "au sommet de la pyramide" sont "protégés".

Il s'est aussi exprimé sur l'affaire Clearstream en cours, en épinglant "l'ambiguïté de la position de Nicolas Sarkozy" dans cette affaire, où il est à la fois "partie civile et garant de la justice", ce qui "est anormal".

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, François Bayrou.

François Bayrou : Bonjour.

Alain Duhamel a souligné le volontarisme du chef de l'Etat, hier, lors de son intervention télévisée, avant l'ouverture du G20. Ceci vous a-t-il convaincu, François Bayrou ?

Oui, c'était la mise en scène d'une action politique volontariste censée tout changer.

Vous êtes ironique !

La seule question qu'on se pose, c'est qu'est-ce qui change ? C'est les résultats qui manquent et je dirai que les résultats manquent de plus en plus.

Il y en aura peut-être, vendredi, des résultats puisque le chef de l'Etat parlait du G20 et de la réunion aujourd'hui à Pittsburgh.

On verra ! Il a beaucoup accentué sur les bonus des traders, comme on dit, c'est-à-dire des gens qui sont dans les salles de marché devant leurs ordinateurs ; mais pour moi, les traders ne sont pas la cause de la crise, ils en sont un symptôme mais pas du tout la cause de la crise. La cause de la crise c'est dans le mélange des genres des banques entre leur travail de protection de l'épargne du consommateur, des comptes en banque de vous, de moi et de tous ceux qui nous écoutent, et les risques insensés pris pour faire de la spéculation. C'est ce mélange-là, protection de l'épargne d'un côté et risques insensés : un jeu comme au casino de l'autre qui a entrainé de la crise. Est-ce qu'on porte remède à ça ? Jusqu'à maintenant, non. Et donc, c'est les résultats qui manquent et je voudrais bien que ce soit aux résultats qu'on s'intéresse.

Sur cette partie-là, on fera le point, demain soir, après le sommet du G20 à Pittsburgh. Le Président de la République a aussi évoqué beaucoup de problèmes de politique intérieure, il a notamment donné son accord au projet de soumettre à l'impôt les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux accidentés du travail. Nicolas Sarkozy a justifié ceci par le souci de l'équité fiscale. Pourriez-vous voter une telle mesure, François Bayrou ?

Sûrement pas. Sûrement pas, parce que ce que Nicolas Sarkozy - et l'UMP qui propose cette mesure - a oublié de dire qu'une personne qui est victime d'un accident du travail, c'est quelqu'un qui perd toute la partie de son salaire lié à l'activité, c'est-à-dire les primes, les heures supplémentaires, s'il en fait, et c'est une partie importante  du salaire sur bien des bulletins de salaire, et il perd 40% du salaire. Les indemnités pour accidents du travail, c'est si je ne me trompe pas, 60% du salaire pendant le premier mois. Eh bien, une personne qui perd toute la partie de l'activité liée à ces primes et 40% du salaire, simplement parce qu'il a été victime d'un accident pour aller à son travail, ou à son travail, il me semble qu'il ne devrait pas être la cible de : impôts nouveaux, et c'est lui qu'on va charger. Vous voyez...

L'argument de l'équité ne vous convient pas ?

Non. Tout se passe comme si en France, c'était toujours les plus fragiles qu'on ciblait. Les accidentés du travail, les mères de famille à qui on a annoncé, je ne sais pas si ça se fera, qu'on supprimait l'allocation pour élever des enfants...

C'est la Cour de Cassation qui a demandé une modification de la législation.

Non, non, pas du tout... Absolument pas. Là, vous évoquez les retraites des mères de famille...

Ah oui, pardon.

Et j'évoquais l'allocation pour éducation des jeunes enfants pendant les trois premières années. Mais ceux qui sont au sommet de la pyramide, ceux qui ont de très gros salaires, ceux qui ont des revenus et des patrimoines très importants, ceux-là sont protégés par la loi, ceux-là, on a décidé une fois pour toutes qu'on ne leur demanderait aucun effort. Et c'est ce déséquilibre-là, les plus fragiles ou en tout cas, ceux qui ne le méritent pas, ciblés et au contraire, les plus privilégiés protégés que je trouve anormal.

Alain Duhamel le notait, c'est un mot qui, aujourd'hui, est beaucoup commenté. Le Président de la République a utilisé le mot de "coupable" pour désigner les personnes actuellement jugées dans le procès Clearstream. Lapsus ou pas ? Comment avez-vous entendu, reçu ce mot ?

Ah, monsieur Freud aurait dit que c'était un lapsus révélateur. Et révélateur de quoi ? Révélateur de l'ambiguïté de la position qui est celle de Nicolas Sarkozy dans cette affaire. Il est à la fois, partie civile, c'est-à-dire celui qui a déposé plainte et qui se plaint et le garant de la justice, et même le supérieur hiérarchique du Parquet. Eh bien, ce déséquilibre-là, cette position anormale, elle ne devrait pas être acceptée dans une république qui a des principes.

Vous savez, le Président de la République ne peut même pas être appelé comme témoin devant un tribunal. Il ne peut pas être poursuivi quelque soient les faits qui lui sont reprochés. Il ne peut même pas être appelé ! Il me semble qu'il y a là un déséquilibre qui fait que naturellement, la situation qui est la sienne n'est pas normale.

Et si c'est un lapsus, après tout ça arrive à tout le monde des lapsus  !

Ca arrive à tout le monde.

Ca n'est pas plus grave que cela. La Justice de votre point de vue, peut rendre tout de même ou faire tout de même sereinement son travail ?

Ah j'espère que la Justice est suffisamment indépendante, que les magistrats sont suffisamment indépendants pour ne pas être, comment dirais-je, influencés par une décision de cet ordre. Mais c'est totalement anormal que quelqu'un puisse être partie civile et en même temps, supérieur hiérarchique de magistrats présents dans cette enceinte, des magistrats du Parquet, et en même temps garants à la tête du Conseil supérieur de la Magistrature de tous les magistrats de France.

Le Président de la République a aussi évoqué l'évacuation des immigrés à Calais, mardi. Eric Besson, à votre place, justifiait cette opération par la nécessité de faire appliquer, partout sur le territoire, la loi républicaine. Comprenez-vous comme cela, François Bayrou ?

J'aimerais bien que ce soit ça. Mais annoncer plusieurs jours à l'avance, une opération de police, ça veut dire que vous dites aux passeurs, aux trafiquants : échappez-vous ! Et deuxièmement, cette "jungle", comme on dit, puisque c'est le nom qu'on a donné à cet espace horrible dans lequel ils étaient, ça fait suite à Sangatte. Eh bien, vous vous souvenez Sangatte ? On avait mis en scène, on avait dit que : plus jamais ! Ce qui est frappant, c'est que la jungle c'était pire que Sangatte et que ce qu'on risque d'avoir ça risque d'être pire encore que la jungle.

Il ne fallait pas évacuer ?

Non, il faut garantir des conditions de propreté et de sécurité telles qu'il n'y ait pas d'espace hors droit sur le territoire national ; et dans cet espace qui serait un espace garanti et sûr, alors on pourrait faire œuvre de police, ce qui est nécessaire.

Alba Ventura, journaliste au service "Politique" de RTL, a recueilli une confidence qu'elle n'a pas pu vérifier. Donc je vais le faire en direct, François Bayrou : vous discuteriez avec Georges Frèche, d'une éventuelle alliance pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon !

Eh bien je n'ai pas rencontré Georges Frèche depuis au moins cinq ans.

Et personne, chez vous, ne le rencontre ?

Et personne chez moi, ne le rencontre.

Pas d'alliance MoDem - Georges Frèche ?

Personne, chez moi, ne le rencontre. Je veux dire clairement à tous ceux qui spéculent sur des conversations souterraines, qu'il n'y a pas de conversations souterraines sur ces affaires de régionales et qu'il est clair que ce sera une décision de l'ensemble de notre mouvement, le jour où nous mettrons la question de la stratégie pour les régionales, à l'ordre du jour.

Les pendules sont à l'heure ! François Bayrou était l'invité de RTL, ce matin. Bonne journée.

 

vendredi, 25 septembre 2009

Crise du lait

Orne-FB-180909-2.jpgFrançois Bayrou, Président du Mouvement Démocrate, s'est rendu vendredi matin à la ferme des Nouettes à Aube dans l'Orne, à l'invitation de Jean Marie Vercruysse, agriculteur et président des maires ruraux du département.

Une occasion privilégiée de s'entretenir longuement avec les producteurs de lait du secteur sur la crise profonde qui les frappe.

À l'issue de ce long échange avec les professionnels, François Bayrou a réaffirmé sa solidarité avec les producteurs laitiers, en demandant de "changer de politique", et en rappelant la nécessité impérative de régulation et d'organisation de la production.

Il a ajouté encore : "Le sens de cette visite était de manifester de la solidarité avec un secteur agricole qui vit aujourd'hui un drame".

"La preuve est faite que la dérégulation dans ce secteur d'activité, c'est la mort de l'agriculture parce qu'elle ne peut pas supporter les à-coups de marché qui font que les prix s'effondrent", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques.

"Il n'y a qu'une solution possible : l'organisation de la production", a-t-il assuré, jugeant que "l'abandon des quotas laitiers est une catastrophe".

La grève du lait est "un mouvement européen, un mouvement qui appelle à une prise de conscience de l'urgence de la situation. Il faut changer de politique pour sauver quelque chose qui est infiniment précieux pour la France", a encore rappelé François Bayrou, soulignant que le déversement de milliers de litres de lait était un "crève-coeur" pour les agriculteurs.

Alors que "les prix du lait ne couvrent pas le coût de revient", les producteurs "sont désespérés et ne voient plus d'avenir pour beaucoup d'entre eux", a-t-il conclu.

jeudi, 24 septembre 2009

Le dernier bastion ?

DSC_7803.JPG"Marine Le Pen pourrait-elle quitter Hénin Beaumont ?" s'interrogeait la VDN du 21 septembre.
La spontanéité d'un oui, même franc et massif, prêterait à n'en pas douter peu d'intérêt à l'argumentaire ainsi développé. Nous décrions suffisamment l'usage d'une telle pratique chez le frontiste Steeve Briois pour nous même nous en dispenser.

Nous sommes convaincus de l'intérêt de Marine Le Pen pour Hénin Beaumont, et pour cause…
En ligne de mire, l'avenir fort incertain du FN et le devenir de celle qui aspire à prendre la suite de son père.
Celle qui le 13 septembre dernier ne sut que répondre, sur les plateaux de Canal +  quant à son terrain de jeu pour les prochaines régionales, dit opter finalement pour le Nord-Pas-De-Calais. Quelques économies en conséquence puisque qu'après son "les chtis avec Marine" des européennes, un coup de ciseau et un point de colle devraient suffire pour l'actualisation 2010 de son message publicitaire.
Que les Normands se rassurent ! "La liste FN sera menée par Nicolas Bay, candidat du MNR de Bruno Megret en 2004. M. Bay, qui "n'est pas adhérent au FN", selon Mme Le Pen, a quitté le MNR pour se rapprocher, "il y a deux ans", du Front où il a soutenu activement Marine Le Pen lors de la municipale partielle à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) en juin." (Le Monde – 21/09/09).
Il n'y a guère que chez les Picards que cet "amour du maillot" pourrait faire des envieux…

Marine Le Pen est une cumularde : parlementaire européenne, conseillère régionale d'Ile-de-France et conseillère municipale d'opposition à Hénin-Beaumont.
Mais peu importe puisque pour l'enfant du pays Steeve Briois, l'existence d'un recours suspensif suffit à répondre à celles et ceux pour qui "la vice-présidente du FN bénéficie, selon la loi, d'un mandat de trop" (VDN 21 09 09). De là à penser que les recours déposés par le FN n'ont que pour seul objectif de fournir de telles réponses, il y a un pas que chacun pourra ou non franchir.
De tout ceci Marine Le Pen en a cure. Pour celle qui vise la succession paternelle à la tête du FN, à quoi bon lui parler "d'un truc qui se passera dans un an et demi et d'une élection à la présidence qui reste quelque chose de conditionnel. On verra ça dans un an et demi." Les Héninois et Beaumontois apprécieront et attendront…
C'est aussi et pourtant à cela que les invite Steeve Briois en exposant le combat mené et dont lui seul semble se préoccuper : faire que le mandat de conseiller communautaire entre en ligne de compte dans la loi sur le cumul des mandats.
L'incohérence du propos nous laisse bien songeur de la part d'un salarié de la politique. Il semble témoigner en effet d'une très grande méconnaissance de l'intercommunalité.
A plus d'un titre, Hénin Beaumont semble bien être le dernier bastion de l'extrême-droite qui connaît, comme notre ville, une grave situation financière.

mercredi, 23 septembre 2009

Communiqué de presse

Daniel Duquenne campe dans son rôle d'opposant. Le propos s'il était provocateur eût été plus agréable. Mais force est de constater que la tenue du dernier Conseil Municipal prive démocrates et républicains d'une possibilité de réagir sur le mode des moqueries politiciennes.

Un conseil municipal qui confirme, s'il en était besoin, les difficultés auxquelles sont et seront confrontés cette majorité trop inexpérimentée.

Ne reste à Daniel Duquenne qu'à épargner la population des dérives qui pourraient en résulter, car les craintes s'affirment plus encore chaque jour.

Deux exemples suffisent pour illustrer le propos.

Daniel Duquenne qui le 13 septembre s'enorgueillissait d'une excellente nouvelle - un acheteur sur des bases convenables pour la résidence de Léon - est resté sur ce sujet beaucoup plus prudent hier soir.

Quant à imputer à Gérard Dalongeville, maintenu en détention, la responsabilité de l'annulation de délibérations prises par la nouvelle majorité le 12 juillet dernier, voilà qui relève d'un énième mensonge.

 

Les registres d'inquiétudes ne manquent pas. Les multiples complaisances de Daniel Duquenne à l'égard de Steeve Briois et de Marine Le Pen vont bien au-delà des cordialités républicaines d'usage.

A défaut d'un béni oui-oui, Daniel Duquenne est manifestement du pain béni pour les 2 frontistes, qui après avoir obtenu satisfaction à nombre de leurs demandes, se sont livrés à quelques réactions plus intempestives, comme pour mieux affirmer le rôle qu'ils entendent jouer aux côtés de la majorité. Une jurisprudence héninoise que le FN ne manquera pas probablement d'exporter !

 

Il ne faudra guère compter sur Daniel Duquenne pour livrer combat aux "valeurs" véhiculées par l'extrême droite ! Qu'il lui préfère l'exclusivité d'une politique locale (difficilement entendable chez un homme se déclarant fidèle au socialisme) le place plus encore face à des responsabilités qu' il nous dit pourtant et d'ores et déjà ne pas vouloir assurer. Et pour cause !

Eugène Binaisse nous invite, dans un lapsus malheureux, à "ne pas remettre en cause la mauvaise foi de la majorité". Dont acte, mais si l'argumentaire venait à perdurer, il serait alors permis de douter, si ce n'est de sa sincérité, tout du moins de son efficacité. Car plus que jamais, Hénin Beaumont a besoin de compétences, et non de complaisances vis à vis de l'extrême-droite, dont les pratiques demeurent, y compris à Hénin Beaumont, indignes.

 

mardi, 22 septembre 2009

Rentrée Politique - "Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont"

18092009457.jpgL’association « Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont » a tenu ce vendredi 18 septembre, pendant près de deux heures et devant une salle comble, sa seconde Assemblée Générale depuis sa création en Juillet dernier.

Notre association, qui ne cesse de se développer, est avant tout un nouvel espace progressiste dans la Vie politique Héninoise. Ce nouvel espace est ouvert à toutes celles et ceux qui sont attachés aux valeurs d’émancipation humaine, de justice sociale, de laïcité, de solidarité et qui ont la volonté de faire de la politique autrement. Nous sommes une force de proposition et d’évaluation.

Au cours de cette Assemblée Générale, les membres de l’association ont notamment fait un débriefing extrêmement intéressant sur les élections municipales de Juillet dernier avant d’échanger sur la situation politique de notre Ville. Les déclarations provocatrices et l’attitude méprisante du duo Duquenne-Bouquillon au cours de ce début de mandat à l’encontre de notre association ont été, comme vous pouvez l’imaginer, extrêmement mal ressentis par les adhérents.

L’association qui a pour objectifs principaux : « de Former, d’Informer, de Débattre et d’Agir » a également élaboré de nombreuses propositions qui pourraient être utiles à la Municipalité. Nous y reviendrons prochainement.

L'entente cordiale

Hier soir avait lieu le 1er conseil municipal de l'ère Duquenne, après le conseil d'installation du 12 juillet dernier.

Et une terrible constatation: c'est le FN qui dirige Hénin Beaumont !

Daniel Duquenne, toujours aussi piètre orateur, ne semble pas s'être aperçu qu'il n'était plus dans l'opposition. La présentation du énième rapport de la CRC fut l'occasion pour lui de retrouver le fond de commerce dans lequel il a excellé durant ces 8 dernières années: Gérard Dalongeville et ses dérives.  Daniel Duquenne n'a toujours pas tourné la page, se réfère sans cesse au passé, semble avoir du mal à endosser le costume de maire, qu'il trouve lui-même trop grand, avouant ne pas pouvoir prendre seul ses responsabilités.

Pendant ce temps, Briois et Le Pen boivent du petit lait, et viennent en aide au 1er magistrat, proposant ici un amendement, là une délibération, ou là encore un mode de fonctionnement pour les élections des conseillers dans les différentes commissions. Et Duquenne y va de ses "je reconnais que", "je n'y vois aucun inconvénient", "vous avez raison", "je vous rejoins sur ce point".

Point d'orgue de cette connivence affichée:  Marine le Pen se lève, imitée par les élus de la majorité et de l'opposition (sic) et tous se dirigent ensemble vers l'urne... Ah consensus, quand tu les tiens !!

Peu à peu la séance prend toutefois des allures de chemin de croix pour les élus majoritaires qui voient la situation leur échapper et leur amateurisme éclater au grand jour.

Mais même en démontant les arguments de l'adjoint aux finances, même en démontrant l'illégalité d'une délibération qui aurait dû être une motion, même en posant le doigt sur des erreurs de calcul et/ou de présentation, Briois emploie un ton complaisant, s'excusant presque de mieux maîtriser les sujets.

Daniel Duquenne n'en finit pas de se faire manger tout cru, et même s'ils sont au regret de le faire, Briois et Le Pen ne peuvent laisser passer les erreurs commises ou autres approximations.

Dans la salle, le public n'en croit ni ses yeux, ni ses oreilles: mais qui donc est réellement le maire d'Hénin Beaumont ? Sous l'oeil "bienveillant" de Bilde qui jubile de voir sa stratégie fonctionner à merveille, les élus frontistes sont chez eux, grâce à Daniel Duquenne qui leur offre les clés sur un plateau doré.

En agissant de la sorte, Daniel Duquenne ne fait pas que banaliser le FN, il le crédibilise !

En plus de la situation financière catstrophique, les Hénibeaumontois vont devoir subir cette gouvernance pseudo-républicaine et vivre avec le sentiment d'avoir été trompés. A ce jeu dangereux, les Hénibeaumontois ne seront pas gagnants . Quelle déception ! Quelle honte !

Christine COGET

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lundi, 21 septembre 2009

AG Un nouvel élan pour Hénin Beaumont

Intervention de Patrick Piret 

 

Il y a quelques mois, Daniel Duquenne s'agaçait de voir Gérard Dalongeville s'amuser lui imputer les responsabilités de la mandature exercée par Pierre Darchicourt. Aujourd'hui Daniel Duquenne tente de nous imputer la culpabilité des exactions dalongevilliennes.

 

Il y a quelques semaines, dans l'entre-deux tours, Georges Bouquillon nous écrivait pour nous assurer de l'absence de toute connivence avec le Front National et obtenir ainsi le soutien de notre association. Quelques jours après, Marine Le Pen lui opposait publiquement l'existence de relations assidues et de collaborations avec l'AR.

Ce ne sont là que deux exemples des nombreuses contradictions des principaux responsables de la nouvelle majorité municipale.

 

A les entendre, les membres du MoDem, partenaires jusqu'en octobre 2008, seraient devenus de prétentieux revanchards prêts à tout, et notamment à taire les oppositions d'autrefois, pour accéder au pouvoir. Ce faux semblant politicien n'est pas en soi choquant. Il est en revanche stupide et inexact.

 

Stupide tant la volonté du MoDem hénibeaumontois de contribuer à un rassemblement des compétences ne s'est jamais démentie. La situation financière d'Hénin Beaumont et la présence d'une extrême-droite, même aseptisée pour la circonstance, le recommandaient. Nos écrits et nos correspondances le prouvent.

  

 

J'entends bien le discours que certaines personnes peuvent nous tenir. Il faut leur laisser le temps. Elles ont raison. C'est  pourquoi notre critique ne porte nullement sur les résultats obtenus par Daniel Duquenne.

 

Mais j'entends aussi les plaintes, je vous l'assure, de nombre d'Héninois et de Beaumontois, d'agents municipaux, d'associations, de commerçants. J'entends le bon sens de leurs observations qui ne portent pas prioritairement sur leurs difficultés pourtant importantes, mais sur les pratiques qualifiées d'irrespectueuses d'une majorité municipale.

Que Daniel Duquenne puisse nous opposer son dédain en guise de réponse aux propositions que nous ne cessons de lui adresser est ennuyeux ! Qu'il fasse de même avec les demandes de citoyens, voilà qui, en revanche, est affligeant !

 

Tout cela dénote, si ce n'est d'une volonté délibérée des membres de la majorité, d'un manque flagrant de compétences au sein de celle-ci. Eugène Binaisse le reconnaît aisément lorsqu'il déclare que "lui, il aura fait ce qu'il a pu" . Et je vais vous dire, je le crois sincère. Mais pour autant, on ne peut pas se satisfaire de cette réponse. Et nous voilà revenus à nos propos introductifs. La situation héninoise est telle que seule la mobilisation des compétences et le rassemblement peut garantir sa prise en compte. Notre association n'est donc nullement le gadget de prétentieux revanchards. Elle est la réponse à un contexte particulier mais aussi, je le pense la réponse aux aspirations d'un nombre croissant d'Héninois et de Beaumontois qui désirent que soit privilégiée l'action à l'immobilité et aux belles paroles de Daniel Duquenne.

 

C'est donc sur ce double objectif que je vous propose de poursuivre ensemble notre action, chacun avec ses compétences, son histoire et ses convictions.

 

Il faut donner aux Hénibeaumontois toutes les clefs de lecture pour que la situation que nous connaissons ne puisse se reproduire.Vous êtes les ambassadeurs de cette démarche à laquelle nous croyons et participons. Vous êtes les ambassadeurs d'un renouveau possible pour Hénin Beaumont.  

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