mercredi, 29 juillet 2009

Droit aux vacances

Le départ en vacances des jeunes est très fortement dépendant de celui des parents. Deux raisons principales à ce constat :

-  des vacances familiales qui restent le modèle dominant,

-  le nombre conséquent de ménages dont les ressources ne permettent pas de faire partir les enfants. La situation la plus préoccupante concerne,et l'on pouvait s'en douter, les ouvriers et les employés : 62% d'entre eux renoncent à quitter leur domicile l'été.

Il s'agit bel et bien d'un inégal accès aux loisirs, à la culture et à l'éducation qui s'observe également par le prisme des colonnies de vacances. On estime en effet à 8 %, le pourcentage des jeunes qui, ne partant pas en vacances, fréquentent ces accueils de mineurs.

 

colo.jpgCertes, il y a lieu de s'assurer de l'adéquation des offres de loisirs aux attentes des adolescents. Des collectivités locales et des mouvements de jeunesse et d'éducation populaire se sont engagés d'ores et déjà dans cette réflexion.

 

Plusieurs pistes mériteraient par ailleurs d'être explorées et en particulier à Hénin Beaumont. Citons en 3 (toutes figuraient, bien que dans une forme différente, dans le projet présenté lors des dernières municipales) :

 -  mettre en place une politique d'initiative et d'engagement, notamment des jeunes, visant au départ autonome en vacances. Des dispositifs financiers existent et contribuent à réduire la participation financière des familles.

-    développer une meilleure communication sur les dispositifs et concevoir, pour ce faire, une mise en relation des structures ressources du territoire, en capacité de délivrer une information.

-    mutualiser les opérations développées par les collectivités locales du territoire de la CAHC et généraliser les partenariats avec les associations volontaires pour participer à cette démarche. Ce "chantier " doit porter une ambition allant au-delà  de la période estivale.

 

Il importe de mettre tout en oeuvre pour que le départ en vacances des enfants et des jeunes devienne un droit.

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Commentaires

A Pascale
votre commentaire "alors les amours avec ferrari ca marche toujours ou allez vs le quitter comme les autres dada dd ect la girouette de la liste ferrari" est le dernier du genre à être diffusé.
Incompréhensible, et d'une vacuité incommensurable.
La controverse que vous semblez vouloir provoquer devient de fait tout bonnement stérile. C'est sans doute bien dommage...

Ecrit par : webmaster | mercredi, 29 juillet 2009

Bonjour à tous les lecteurs du blog,

Oui, c'est un Droit les vacances et je dirai même davantage : le départ vers une autre destination que son village ou sa ville, ou la région où l'on travaille, où l'on s'esquinte toute l'année pour des salaires jamais revalorisés.

Il faut faciliter les rencontres, le dialogue entre tous les acteurs qui peuvent faciliter cet accès au "départ" et "aux vacances" plus simplement. C'est le rôle du politique, de l'homme ou de la femme d'action qui ne se répand donc pas uniquement en paroles.

Beaucoup de personnes seules ou ayant la responsabilité d'une famille comptent sur l'engagement d'hommes et de femmes responsables. Elles espèrent, sans détour, pouvoir compter sur votre équipe et vous-mêmes, Madame Coget, le Modem et ses relais politiques, sociaux, associatifs.

Bien à Vous,
A. L.

p. s. :
j'ai bien compris que si votre article ciblait davantage les jeunes et les enfants, vous n'étiez pas insensibles au sort des adultes dont ce n'est plus un choix que de ne plus quitter leur domicile pendant les congés d'Eté.

Ecrit par : Astrid Lecoeur | mercredi, 29 juillet 2009

malheureusement, il est bien dommage que certains puissent se permettre de prendre des vacances et ne sachent en profiter...

Ecrit par : lola | mercredi, 29 juillet 2009

Il fut un temps où les familles partaient peu en vacances.
Fort de ce constat, les collectivités, les entreprises ou les administrations organisaient des centres de loisirs ou des colonies de vacances à destination des enfants. J'ai même connu l'époque des Eclaireurs de France où nous étions de gros bataillons à partir en grand camp vivre la vie au grand air dans les vosges ou la massif central.
Curieusement, pendant ces années d'après guerre durant lesquelles les ressources individuelles n'étaient guère plus élevées qu'aujourd'hui , les organisations collectives ont su mettre en place des dispositifs peu coûteux pour la société, dispositifs qui ont permis à nombre de jeunes issus des milieux humbles de pouvoir bénéficier des programmes de changement d'air et de vacances à la montagne et à la mer. On en profitait en même temps pour apprendre la vie en collectivité et les notions de ce qu'on appelle aujourd'hui "citoyenneté".
Mais c'était un autre temps où la solidarité entre les uns et les autres me semblait plus développée, alors qu'aujourd'hui triomphe l'individualisme au détriment des plus humbles...
Mais peut être est-ce l'avancée dans le temps qui me fait ainsi réagir en regardant le passé avec une certaine nostalgie ?

Ecrit par : cimares | mercredi, 29 juillet 2009

Le droit aux vacances. Un sujet qui à lui seul suffit amplement pour s'emparer d'une question d'actualité : quelles missions pur le service public ?
Nous pourrions en débattre très longuement. Nul doute que nous aborderions alors le parcours d'hommes politiques issus du champ associatif et qui une fois élus s'empressèrent d'oeuvrer à quelques instrumentalisations. La nostalgie peut parfois provoquer des vérités bien romancées.
Evitons nous donc la formule "de mon temps c'était plus ...". De votre temps, Cimares, c'était différent.
Même si, entre nous, de mon temps, c'était quand même bien mieux

Ecrit par : PP | mercredi, 29 juillet 2009

sans vouloir jouer le rôle de vieux con, il faut néanmoins bien admettre que l'organistion des vacances pour les enfants qui n'en disposaient pas fut plus efficace il y a 30 ou 40 ans qu'elle ne l'est aujourd'hui.
Et puisque le sujet porte sur le droit aux vacances, il n'est pas inconvenant de comparer et d'amener la réflexion sur l'intégration réussie d'un système surement obsolète, mais qui n'a pas trouvé de succédané pour permettre aux moins fortunés de bénéficier des vacances qui nous ont été offertes dans notre jeune temps.
A la fin des années 1970 et au début des années 80 certaines communes ont mis en place des dispositifs permettant à tous leurs jeunes de bénéficier des Centres de loisirs sans hébergement .
Pour avoir travaillé sur cette question avec le service de la jeunesse et des sports dans un autre département, je puis assurer que la formule conserve un réel succés pour peu que la collectivité accepte d'initier cette politique avec l'effort financier indispensable que ce choix implique.

Ecrit par : cimares | jeudi, 30 juillet 2009

Jamais les opportunités de départ en vacances n'ont été si nombreuses pour les enfants. Et pourtant les statistiques semblent implacables. J'admets qu'il est aisé de faire dire aux % le tout et son contraire. Mais il est des tendances qui chaque année s'alourdissent. Je pense, moi aussi, ne pas trop méconnaître ce sujet.
Et j'ose croire que si quelques intendances viennent effectivement parfois à faire défaut, le problème n°1 ne vient pas principalement de l'offre. Je m'inscris en faux contre cette problématisation pathogène d'UNE jeunesse que l'on cherche parfois à nous vendre. Les jeunesses d'aujourd'hui ne sont pas plus ou moins que celles d'hier. Vous parlez, Cimares, d'intégration là où je parle d'exercice de sa citoyenneté. La nuance n'est pas mince. Qui pour croire que les jeunesses d'aujourd'hui n'aspirent pas, tout comme autrefois leurs aînés, à vivre tout bonnement tranquillement ? Je ne vous crois pas ni vieux con, ni stigmatisant Cimares, mais s'en remettre "au bon vieux temps" c'est oublier trop facilement que notre présent n'est pas le fruit d'un hasard que l'on ne pourrait expliquer. Certains, ces derniers mois, ont semblé oublier. Et aujourd'hui encore...

Ecrit par : PP | jeudi, 30 juillet 2009

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