vendredi, 27 mars 2009

Un détail

Le 23 septembre 2007, Marine Le Pen était victime d’une agression. Le Front National s’emploiera dès lors à utiliser les suites judiciaires et médiatiques pour investir comme il sait le faire les champs des déductions gratuites, des transpositions les plus incongrues ainsi que celui des généralisations les plus tendancieuses. Pour les représentants locaux de ce parti d’extrême-droite, cette agression fut présentée comme un événement majeur, ne pouvant souffrir d’aucune contestation et surtout critique.

 

dachau-arbeit-macht-frei.jpgCe mercredi, Jean Marie Le Pen s’en est allé récidiver et de nouveau jouer sur le registre de la provocation de mauvais goût. "Je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, ce qui est une évidence". Des propos aussi monstrueux qu’irresponsables ne peuvent rester sans réaction. L’indignation n’est pas feinte tout comme le silence sur ce sujet de monsieur Steeve Briois et de sa tête de liste lors des dernières municipales.

 

Et pourtant, sur l’échelle des atrocités dont le genre humain est capable, et n’en déplaise au FN, les génocides ne sont en rien comparables à l’agression d’une personne, dusse cette dernière s’appeler Marine le Pen. Cette agression ne serait-elle pas un détail au regard des 6 000 000  de victimes de l’holocauste ?

 

Commentaires

et qu'en pense Cerise?

Ecrit par : Brunette | vendredi, 27 mars 2009

Cette agression a eu lieu le 22 septembre 2007 et non le 23.
Au regard de la loi la date est très importante.
Vérifiez un peu mieux vos sources car si vous faites des erreurs pour cela on peut supposer que vous en faites pour d'autres choses !
Quand vous dites "
"Le Front National s’emploiera dès lors à utiliser les suites judiciaires..."
Est-ce à dire que le Front National aurait dû accuser le coup et ne rien dire ?
De votre côté qu'auriez vous fait si vous aviez été dans le même cas de figure ?

Ecrit par : Emilie | vendredi, 27 mars 2009

à Emilie:
ne pensez-vous pas que cette date est vraiment un détail?

Ecrit par : anti-fn | vendredi, 27 mars 2009

L’attitude qui est celle de Jean Marie Le Pen depuis la création du Front National: une attitude de refus du diktat de la pensée unique et de rebellion totale au système politique qui survit en Europe en pratiquant le terrorisme intellectuel.

Tant qu’il y aura des Jean-Marie Le Pen pour résister au baillon, il y aura de l’espoir pour les peuples, Deux avocats sont actuellement en prison d'avoir fait leur devoir car aujourd'hui il est très bien toléré "de défendre" des pédophiles même multirécivistes plutôt que de défendre un révisionniste !

Comme quoi la vie de nos enfants est moins importante que certaines paroles!

Ecrit par : DETAIL QUI A SON IMPORTANCE | vendredi, 27 mars 2009

Je suis pour l'interdiction de tout parti qui se dit révisionniste, négationniste et fasciste.

Ecrit par : Je suis pour | vendredi, 27 mars 2009

Juste un détail qui prouve que le sujet n'est pas maîtrisé...

Ecrit par : Emilie | vendredi, 27 mars 2009

Comme toujours, le FN est pasé roi dans l'art de provoquer pour faire parler d'elle....

Ecrit par : siou | vendredi, 27 mars 2009

Il ne vous en faut pas lourd mon cher siou pour vous sentir provoqué ! mdr
Sur ce je vous souhaite un bon weed-end dans la douceur du coton...

Ecrit par : Emilie | vendredi, 27 mars 2009

Monsieur Le Pen comme Obama veulent rétablir la peine de mort pour les pédophiles .

Ecrit par : UN AUTRE DETAIL QUI A SON IMPORTANCE | vendredi, 27 mars 2009

Marine Le Pen: "Les chambres à gaz? Je ne pense pas que ce soit un détail de l’histoire"
il y a 2 heures 50 min


Invitée à réagir après la nouvelle déclaration polémique de son père sur les chambres à gaz, la vice-présidente du Front National a déclaré ce vendredi, lors de l'émission "Ripostes", qui sera diffusée ce dimanche sur France 5: "Non, je ne pense pas que ce soit un détail de l'histoire."

Avant de tenter de nuancer les propos de son père: "Il n'a jamais nié aucun des événements de la seconde guerre mondiale. Il a perdu son père à 14 ans, qui a sauté sur une mine allemande. Donc il est l'un des millions de victimes de ce conflit. Lui, pupille de la nation, cherche en réalité à élargir la mémoire collective à l'ensemble des victimes et le fait sûrement de manière maladroite. Parce qu'il est Jean-Marie Le Pen, c'est mal pris."

Ecrit par : Pas un détail selon Marine | vendredi, 27 mars 2009

et oui, mdame Le Pen, difficile de justifier de tels propos, ils sont tous simplement honteux et intolérables.

Ecrit par : lola | vendredi, 27 mars 2009

"je ne comprends pas le discours de Jean Marie Le Pen au sujet du "détail". Je ne le comprends pas et je le condamne." Georges Bouquillon.

Merci Georges

Ecrit par : PP | vendredi, 27 mars 2009

Et la motivation de l'individu Cohn Bendit l'amnésique qui se permet de juger (comme d'autres)et de condamner ? Exemple de haute moralité en effet !

La justice ? Oui mais pas une justice "choisie" : la même pour tous ces politiciens "démocrates, républicains et responsables" lorsqu'ils ont été condamnés par la justice de leur pays pour des scandales financiers (par exemple) ou lorsqu'ils ont choqué par leurs déclarations ou leurs écrits.

Et s'ils n'avaient plus le droit de se présenter aux élections dans leur pays et ipso facto au Parlement européen, combien en resterait-il de ces représentants de la moralité ?
Et la liste est loin d'être exhaustive !

[Le grand bazar / 1975] Extraits du livre de Cohn-Bendit

P.155 :

Mon flirt permanent avec tous les gosses prenait vite des formes d'érotisme. Je sentais vraiment que les petites filles à cinq ans avaient déjà appris comment m'emmener en bateau, me draguer. C'est incroyable. La plupart du temps j'étais assez désarmé. C'étaient tous des enfants d'intellectuels, d'étudiants, donc de gens qui lisaient beaucoup. Les enfants avaient une faculté d'expression réfléchie aux dépens d'une certaine expression émotionnelle. Les parents en rupture avec l' « éducation-matraque » expliquaient tout aux gosses : le pourquoi de chacun de leurs actes. C'est juste, mais en sortant de chez eux, les gosses n'avaient plus du tout envie qu'on leur explique quoi que ce soit. Je me souviens d'un gosse qui, à six ans, en allant visiter un château, m'expliquait qui étaient les Romains, l'époque historique de leurs conquêtes, mais qui souffrait d'un manque d'affection qu'il ne pouvait pas exprimer.

P.159 :

Les conflits avec des parents n'ont pas manqué. Certains enfants avaient souvent vu leurs parents faire l'amour. Un soir, une petite fille va voir sa copine chez elle, et lui demande : « Veux-tu faire l'amour avec moi ? » Et elle parlait de baisage, de bite, etc. Alors les parents de la copine, qui étaient des catholiques pratiquants, sont venus se plaindre, très, très choqués. Il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : « Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi vous m'avez choisi, moi, et pas les autres gosses ? » Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même. Alors on m'accusait de « perversion ». Il y a eu une demande au Parlement pour savoir si j'étais payé par la municipalité, toujours au nom de la loi qui interdit aux extrémistes d'être fonctionnaires. J'avais heureusement un contrat direct avec l'association des parents, sans quoi j'aurais été licencié. En tant qu'extrémiste, je n'avais pas le droit d'être avec des enfants. C'était trop dangereux. L'interdiction d'exercer des fonctions dans l'enseignement frappe les gauchistes, les communistes et même parfois les sociaux-démocrates de gauche.

P.163 :

En France, dans l'extrême-gauche, on a l'impression qu'il n'y a pas d'enfants. De toute façon, ils n'apparaissent jamais dans les réunions et le problème des enfants ne fait pas partie de la problématique militante et de la réflexion sur la vie quotidienne. En Allemagne, par contre, les gauchistes pensaient apprendre quelque chose des enfants. Le mouvement antiautoritaire en Allemagne a eu son point d'impact le plus fort sur l'éducation des gosses. Le mouvement des communes a été lié au mouvement pour les crèches. Les bases du mouvement en Allemagne étaient Reich et Marx. Moins Freud, parce que Freud, c'était une réflexion sur la sexualité objective, et Reich, c'est la lutte pour la sexualité, et surtout la sexualité des jeunes. Un des problèmes du jardin d'enfants, c'est que les libéraux admettent, à la rigueur, l'existence de la sexualité, alors que nous, on essayait de la développer, d'avoir un comportement qui permette aux enfants de réaliser leur sexualité.

Source : Daniel COHN-BENDIT, Le grand bazar, Editions Belfond, Paris, 1975, chapitre IX, p. 155-163 (ISBN 2.7144.3010.4)

Le Canard enchaîné 5 nov 2003 H.L.
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A propos de l'article «Le remords de Cohn-Bendit» (voir L'Express du 22 février). Etes-vous les défenseurs de la morale publique contre les dérives de la dépravation gauchiste post-soixante- huitarde? Pensez-vous que cet effet d'annonce va vous attirer beaucoup de petits lecteurs? Pensez-vous que cet autodafé de Dany le Rouge va redorer votre image? Pensez-vous exercer votre sacro-sainte mission d'information?
Sylvain (courrier électronique).

Les révélations du Grand Bazar confirment deux choses: tout d'abord la sidération du public et des médias devant le conformisme de gauche, le manque de courage intellectuel et critique devant les ignominies les plus insignes, ce qui va de pair. Ensuite, remarquons que c'est avec le même aplomb que M. Cohn-Bendit et ses amis encouragent nos jeunes à fumer du cannabis. Il est à parier que dans quelques années le même individu, devant les constats d'une catastrophe pourtant annoncée, sera tout aussi indigné des accusations qu'on osera porter contre lui.
B. Hammer (courrier électronique).

La réponse de L'Express, par Denis Jeambar
Mûrement réfléchie, notre démarche a été exclusivement journalistique. Nous nous en sommes tenus aux faits et nous avons veillé à les réinscrire dans leur contexte. Ce qui est le fondement de notre métier. Nous n'avons pas accusé Daniel Cohn-Bendit. Nous l'avons confronté à ses propres écrits passés - dans lesquels il racontait avoir échangé des caresses avec des enfants - et à leur publication dans plusieurs grands journaux européens. Nos articles ont manifesté une volonté d'éclaircissement. Daniel Cohn-Bendit a d'ailleurs accepté de répondre dans nos colonnes. Notre dossier n'était pas rédigé à charge ni pensé comme un coup médiatique. Aurions-nous dû nous taire? Non. Un fait est un fait. Notre travail soulève, en outre, une autre question fondamentale: où s'arrête la responsabilité de l'homme public? Depuis plus de trente ans Daniel Cohn-Bendit est un homme public; il est même un élu. A ce titre, ses propos appartiennent au domaine public et relèvent du débat public. Daniel Cohn-Bendit admet, d'ailleurs, que ses propos étaient irresponsables et qu'il les regrette aujourd'hui. Cette évolution, comme celle d'autres acteurs des années 70, est un phénomène de société qui, en lui-même, exige d'être éclairci. C'est ce que nous avons choisi de faire, c'est ce que nous ne cesserons jamais de faire, fidèles en cela au devoir d'information et d'observation qui est le nôtre.

Merci Denis

Ecrit par : INFOS EN DETAILS | samedi, 28 mars 2009

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