vendredi, 14 novembre 2008
Qui croire ?
Nous avons eu à plusieurs reprises l’occasion de nous exprimer via ce blog sur l’Office Municipal des Sports et notamment pour évoquer notre position quant à l’implication de cette association dans la définition et mise en œuvre d’une politique sportive municipale. En substance, nous reconnaissons bien évidemment à l’OMS un rôle prépondérant à jouer au sein de cette politique.
Mais pour autant nous n’entendons nullement voir l’ensemble des élus du conseil municipal lui en déléguer la totale responsabilité.
Limiter une politique sportive à la seule pratique compétitive ou organisée au sein des clubs nous semble en effet non exacte. Que la pratique associative puisse être encouragée est un fait mais cela ne doit pas pour autant exclure celle, plus «autonome » , à laquelle certains publics aiment à se livrer avec tout autant de passion.
C’est notamment à partir d’un tel constat qu’il appartient à la collectivité d’établir un état des lieux afin de repérer les besoins et les potentiels d’interventions permettant de les satisfaire. Cette ambition ne peut donc faire l’impasse d’une analyse des attentes que ne peut ou ne veut prendre en compte le champ associatif.
Cette ambition doit pour partie reposer par ailleurs sur une réflexion d’envergure communautaire. L’expression des prérogatives et responsabilités politiques des élus se doit d’être, la aussi, prédominante.
Les délibérations du conseil municipal visant à l’attribution de subventions aux clubs sportifs sont toutes libellées à l’aide de cette formule
"Le conseil municipal trouvera ci-dessous la répartition proposée par l'Office Municipal des Sports des subventions à ses clubs."
Si sur le fond, nous ne voulons bien évidemment nous opposer à ce soutien, nous ne pouvons accepter compte tenu de l’argumentaire sus développé ce libellé préambulaire.
Nous ne le pourrons désormais d’autant moins qu’il semblerait que l’OMS, par l’intermédiaire de son Président, n’a de cesse depuis plus de 6 mois, de réclamer le compte de gestion de cet Office établi préalablement à sa dernière AG. Il en serait de même des critères effectifs de répartition des subventions au sujet desquels, Jean Bernard Deshayes s’était manifesté en conseil municipal pour inviter l’oppostion à les demander au … Président de l’OMS ! Ce même JB Deshayes qui le 22 mai 2008 déclarait dans les colonnes de la VDN "Convaincu de la nécessité, à l’image de différents présidents de clubs, d’une totale indépendance politique des associations sportives vis-à-vis des élus locaux, j’observe avec intérêt ce que certains qualifient une mutation de l’OMS en perspective, et notamment l’abandon du cumul forfaitaire « adjoint au sport – président de l’OMS » "
Si ces éléments venaient à être confirmés – et j’encourage le président de l’OMS et ses co-administrateurs à se manifester clairement pour le cas échéant réfuter les propos ci-avant exprimés – c’est une nouvelle fois et à minima la transparence de cette gouvernance municipale qu’il nous appartiendrait de dénoncer.
PP
PS : ce texte fut rédigé préalablement à la parution de l’article de la VDN consacré le jeudi 13 novembre 2008 au Cercle d’escrime. Nous vous proposons de (re) découvrir à travers 3 archives d’Alter Echo notre analyse de cette problématique sportive héninoise.
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2008/05/22/sport-...
http://alterecho.hautetfort.com/tag/oms
http://alterecho.hautetfort.com/archive/2008/09/02/sport....
01:42 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note



Commentaires
Après les finances de la ville....
Voici maintenant notre club d'escrime au bord de la faillite... faillite aussi bien économique qu'humaine...
Ces dirigeants qui ont tant oeuvrés pour faire de ce club d'escrime un fleuron pour notre ville et qui aujourd'hui risque de "disparaître"
Que faîtes vous Monsieur le Maire....
Je vous entends déjà : "ce n'est pas de ma faute si les membres du lub d'escrime ne savent pas gérer leur budget et si il y a diminution des subventions... c'est la faute de notre président".
Les subventions aux associations diminuent sans cesse, la valorisation du sport au sein des quartiers est très restreinte et une question se pose...
"Ou va tout l'argent géré par l'OMS?"
Ecrit par : Un fleuron au bord du désespoir | vendredi, 14 novembre 2008
Le président de l'OMS joue un double jeu. Pare feu dalongevilien, il en oublie grandement pour ma part l'intérêt des associations sportives héninoises. Nous ne sommes pas dupes !
Ecrit par : sportif | vendredi, 14 novembre 2008
En rappelant M. Tranchant, le président de l'OMS cherche à retrouver une crédibilité et à restaurer son image. Faites attention à vous M. Tranchant, ne vous laissez pas berner.
Ecrit par : Skovitch | vendredi, 14 novembre 2008
Ca commence à sérieusement gronder dans le landerneau sportif héninois. Les arrangements d'hier volent en éclat. C'est amusant mais aussi dramatique pour les adhérents de ces associations.
Ecrit par : A la soupe | vendredi, 14 novembre 2008
A fleuron, ainsi qu'à l'ensemble des dirigeants et pratiquants, je reste à votre disposition pour échanger notamment sur ce sujet. L'adresse électronique référencée sur ce site nous permettra d'établir un 1er contatct.
Au plaisir de vous rencontrer.
Ecrit par : PP | vendredi, 14 novembre 2008
La situation financière du club d’escrime Héninois n’est pour moi que le reflet de l’humeur versatile de la ville d’Hénin-Beaumont et de G Dalongeville en matière de soutient à la vie sportive est associative en général. Les dirigeants du club font, il me semble, l’amer expérience d’un partenariat de dupe que leur a proposé la municipalité et qui se traduit aujourd’hui par le jeu du « qui gagne, perd ».
Au delà des difficultés que rencontre l’escrime héninoise, qui n’est pour moi que la partie immergée de l’iceberg, c’est bel est bien l’inexistence d’une politique éducative à Hénin-Beaumont qui est en train de révéler les limites d’un système qui ne prends pas en compte la réalité sociale à Hénin-Beaumont.
Pour qu’un tel projet puisse exister des impératifs sont incontournables : la volonté politique de partenariat, la volonté politique de coordination des réflexions et actions , la volonté politique du pilotage partagé d’un tel processus et enfin la volonté politique d’oser l’évaluation partagée.
L’enjeu pour les Héninois est donc de taille et les obstacles nombreux dans la mesure où ces quatre dimensions posent la question centrale du pouvoir, de sa distribution et partage, et en la matière la volonté de la municipalité est malheureusement manifeste.
Ces questions redoutables mais responsables donne à l’idée d’un projet éducatif local à Hénin-Beaumont une dimension politique incontournable. Il faudra certainement attendre l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête de la mairie pour que se réalise enfin, ce qui existe déjà sur d’autre territoire et cela depuis plusieurs années maintenant.
Le projet éducatif local ne peut donc pas être confondu avec les différents dispositifs financiers existants. Il n’est pas non plus réductible à une simple répartition technique des actions, des financements et des sphères d’influences comme le souligne PP. Il n’est pas enfin la simple juxtaposition ou le seul cumul des actions que chacun élabore selon ses propres finalités, diagnostics et orientations. Il suppose en conséquence l’accord sur la nécessité de produire dans la durée une « intelligence collective » sur le territoire permettant de déboucher à terme sur une « culture et stratégie commune » qui bien entendu n’est pas contradictoire avec le maintien des identités particulières de chaque acteur.
Le club d’escrime et l’ensemble des associations sportives y trouveraient de manière certaine le potentiel de développement qui aujourd’hui leur fait défaut.
Ecrit par : Affranchi | vendredi, 14 novembre 2008
L'ensemble des acteurs de la vie associative et sportive doivent se manisfester pour essayer d'enrayer la politique de notre maire (on devrait plutôt dire sa non politique)...
Attendre encore 7 ans nous conduira inévitablement vers une mort programmée ....
REAGISSEZ!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Siou | vendredi, 14 novembre 2008
Pourquoi 7 ans ?
Par contre, entièrement d'accord Réagissez.
Ecrit par : Juste une question | vendredi, 14 novembre 2008
Le congré de Reims, nous n'en avons rien à faire ! merci de continuer à argumenter les sujets de la sorte.
Ecrit par : Janov et Pavlov | vendredi, 14 novembre 2008
à Siou:
6 ans, c'est déjà bien assez long... Déjà qu'il a bénéficié d'une année supplémentaire à cause de la présidentielle et des législatives! STOOOOOOOOPPPP!!!!!
Ecrit par : Ah ben non! | vendredi, 14 novembre 2008
Le président de l'OMS aurait tout intéret à exprimer haut et fort son mécontentement. Pour l'instant, et notamment dans la VDN, on a l'impression qu'il "couvre" l'adjoint aux sports et la municipalité...
Ecrit par : dommage | vendredi, 14 novembre 2008
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