vendredi, 31 octobre 2008
Des engagements - Désengagement
S’il est vrai que le rapport de la Chambre Régionale des Comptes méritait un conseil municipal à lui tout seul, il n’en reste pas moins que la question écrite de Christine Coget sur l’annulation des voyages scolaires aurait mérité un examen approfondi où tout le moins un débat politique car c’est bien de politique dont il s’agit.
Dissimuler autant de sujets d’importance en un seul conseil municipal relève pour ma part d’un artifice classique pour qui veut cacher nombre de désordre, et l’annulation de la classe découverte de l’école Pantigny en est un. Un éclairage sur la nécessité pour une ville comme Hénin-Beaumont d’avoir une vision à long terme sur les questions éducatives n’étant pas superflu, le débat sur Alter Echo pourrait amorcer la réflexion avec les parents d’élèves à défaut d’exister au sein d’une municipalité et d’un conseil municipal qui est censé être le réceptacle des pensées et actions en la matière.
Ne soyons pas naïfs sur les atermoiements de Gérard Dalongeville en ce qui concerne le financement des classes de découverte et plus particulièrement à l’école Pantigny. L’éclairage sur la situation doit se faire inévitablement à travers le prisme du rapport de la Chambre Régionale des comptes qui révèle la nécessité pour la ville de rétablir les comptes en adoptant, enfin, des mesures d’économie.
Que Gérard Dalongeville ne connaisse pas encore le budget de la Caisse des Ecoles à cette heure n’est pas anormal, dans la mesure où, la Chambre Régionale des Comptes dénonce de sa part, un pilotage général des dépenses au petit bonheur la chance qui va l'obliger à resserrer la vis au niveau budgétaire. Cela prendra certainement un certain temps, vu que l’intéressé confirme lui-même ne pas connaître ces marges de manoeuvres. Voila un aveu d’incompétence signé, qui à travers l'implacable épée de Damoclès du préfet pour les autorisations d'engagement au titre de 2009, va l’obliger à racler les fonds de tiroirs pour dégager ces fameuses « marges de manœuvres ».
En argument principal, Gérard Dalongeville fait référence au désengagement de l'Etat avec la perte de 50 000 euros de subvention de l'Etat sur le budget 2008 pour le Dispositif de Réussite Educative(PRE) et les participations allouées à la Caisse des Ecoles par les partenaires sont également revues à la baisse, ainsi, si le financement des classes de découverte n’est pas totalement garanti, celles-ci ne sont pas remises en cause et seront étudiées ultérieurement après la confirmation des marges de manœuvres dégagées par le budget de la Caisse des Ecoles .
Le point de discussion étant posé, rétablissons les choses avec vérité et précisions pour que derrière les mots apparaissent au grand jour les véritables intentions du maire. Les parents d’élèves qui ont assisté au conseil municipal, les enfants concernés par les classes découvertes et leurs enseignants méritent bien qu’on leurs donne des éléments de compréhension de la situation dont il est fait ici publicité.
Tout d'abord des faits: Les crédits du Programme de Réussite Educative ne concernent pas tous les enfants des écoles de la ville. Ils ne concernent qu’une minorité d’enfants triés sur le volet, scolarisés en Réseau d’Education Prioritaire ou habitants dans une Zone Education Prioritaire. Les financements du Programme de Réussite Educative auxquels Gérard Dalongeville fait référence assument des prises en charge individuelles d'enfants en difficulté sociale, scolaire mais aussi de santé etc... Qu'il envisage de financer avec des crédits du Programme de Réussite Educative, l'éventuelle participation des familles des enfants concernés par ces voyages, pourquoi pas, c'est concevable vu le principe de mise en oeuvre du PRE, mais de là à faire croire que les voyages scolaires dépendent directement de "ces crédits PRE" est tout simplement un mensonge, une tromperie supplémentaire, et cela il faut le signaler.
Tout comme il faut aussi signaler que l'Etat ne s'est pas désengagé de la Politique de la Ville comme voudrait le faire croire le maire. Dire que l'Etat s'est désengagé est une vue de l'esprit bien pratique pour cacher ses propres turpitudes.
L'Etat alloue des lignes budgétaires conséquentes pour le Programme de Réussite Educative d’Hénin-Beaumont (selon la loi de cohésion sociale et les circulaires de mise en oeuvre du Programme de Réussite Educative jusqu'à 340 000 euros peuvent être mobilisés par an et par PRE...c'est le cas pour Hénin-Beaumont qui grâce au PRE peut obtenir en 1 an ce que la ville obtenait en 5 ans de contrat de ville).
Au plus il faut être en capacité de faire un bon usage de cet argent public et de le dépenser. Aussi, si l'argent mobilisé dans l'année n'est pas dépensé, l'Etat le récupère et c'est bien normal quand il n'est pas utilisé.
Si c’est bien d'une perte dont il s'agit ici, elle n’est pas du fait de l'Etat, comme le souligne fortement Gérard Dalongeville, mais de la ville d'Hénin-Beaumont pour n'avoir pas su dépenser l'argent mis à disposition pour les enfants de la ville.
Ainsi, conditionner le financement des voyages scolaires à la baisse de cette subvention qui n'à rien à voir avec le sujet est simplement scandaleux et démontre le mépris de Gérard Dallongeville envers la population. Le principe du Programme de Réussite Educative étant vérifiable auprès des services de l'Etat, les informations sont disponibles sur Internet pour qui voudrait se rendre compte de la supercherie mise en avant en guise d'échappatoire.
C'est somme toute une habitude bien ancrée maintenant, de travestir la réalité de la situation financière de la ville, et la mise sous tutelle de la ville par le Préfet le prouve de manière indiscutable! Cela est une première certitude !
Un défaut de transparence caractérise le fonctionnement de la ville, cela est une deuxième certitude! Preuve en est, l'impossibilité pour le maire de confirmer les voyages scolaires à ce jour, de les conditionner à d'éventuelles marges de manoeuvre dégagées par la Caisse des Ecoles, puis finalement de les étudier au cas par cas. Dire que les voyages ne sont pas remis en cause est tout simplement irrespectueux envers les parents d'élèves, les enfants et leurs enseignants.
Vu l’état des finances de la ville, que dénonce pourtant la CRC, on ne peut décemment comprendre et excuser sa persistance à ne pas dire la vérité aux héninois. Les héninois sont en capacité de comprendre(l'admettre est autre chose) qu'il n'y a plus assez d'argent dans les caisses pour les actions au service du plus grand nombre. Il faut simplement avoir le courage politique de le dire publiquement et de l'assumer.
Autre supercherie….quand Gérard Dalongeville annonce que : la ville garantit pour 2009 la même subvention que 2008, soit 1 300 000 euros. Cette information est strictement inutile pour apprécier la sincérité de la situation financière de la Caisse des Ecoles dans la mesure ou par exemple, il ne fait pas référence aux nombreux transferts de personnel de la ville vers la Caisse des Ecoles qui en assume désormais les salaires. Les charges de personnels sont en conséquence et cela n'est pas sans conséquence surtout à subvention constante.....cela est une énième certitude !
Pour tous ces motifs, il faut dénoncer l'attitude scandaleuse du maire qui cherche encore à faire illusion pour cacher les conséquences inéluctables de sa gouvernance " en amateur" de la ville alors que la "messe" est dite par la Chambre Régionale des Comptes.
Aujourd’hui, pour financer les classes de découverte , il est question de choix politique et de rien d’autre. Si Gérard Dalongeville veut que des enfants aillent en classes de découverte, il faut qu’il le décide ! Tout comme il faut qu’il assume, que cela l’obligera à revoir par exemple pour cette année, ses dépenses de prestige, de représentation qui dans un contexte financier comme le nôtre, sont indécentes.
C’est sa responsabilité qu’il engagera très prochainement devant les parents et les enfants d’Hénin-Beaumont !
Pour l’heure, Christine Coget assure une veille particulière en ce qui concerne l’issue de cette regrettable affaire.
Donc, affaire à suivre…
BAHA
05:12 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
jeudi, 30 octobre 2008
Au sujet des classes de découverte.
Comme convenu lors du Conseil Municipal du 27 octobre, j'ai rencontré hier matin, en mairie, M Vergnaud, Directeur des Affaires Scolaires, ainsi que Mme Tranchant Directrice Adjointe en charge notamment des sorties et voyages scolaires.
Après un point technique sur le budget de la Caisse des Ecoles et sur les partenaires financiers, (un focus spécifique sera effectué sur ce point dès demain sur ce blog), nous nous sommes concentrés sur les différents projets de voyages scolaires des écoles héninoises.
Pour l'année scolaire 2008/2009, 7 projets ont été déposés. Ils concernent 356 enfants, pour un montant total de 160 000€. Les écoles concernées, Guy Mollet, Fallières, Blum, Rousseau, Michelet et Pantigny ont monté des projets pour un coût allant de 200€ à 500€ environ par enfant.
Le coût d'un voyage comprend le déplacement (en autocar, même si le déplacement par train a été étudié), l'hébergement dans un centre agréé, les activités et visites sur place, le salaire des animateurs et une régie municipale.
A ce jour, les projets ne sont ni remis en cause, ni validés, puisque le financement n'est pas réalisé. Monsieur Vergnaud m'a assuré qu'une réponse définitive serait donnée au plus tard le 17 novembre. Si d'aventure le financement ne pouvait être assuré dans sa globalité, les voyages devraient peut-être être "revus à la baisse", mais maintenus dans la mesure du possible.
Dès l'an prochain, un nouveau mode de fonctionnement se devra d'être adopté. J'ai, pour ma part, proposé la dotation d'une enveloppe par école, sur projet, au prorata d'une tranche d'âge à définir. Charge ensuite aux équipes pédagogiques de se responsabiliser et d'organiser à l'interne une répartition de cette enveloppe. L'apport de financements complémentaires pourrait être réalisé, le cas échéant, par le biais d'actions volontaires de parents d'élèves.
Le dossier n'est pas clos pour les voyages 2009, je le suis de manière attentive, et réaffirme ici ma détermination à lui trouver une issue favorable, en collaboration avec les services de la Caisse des Ecoles. Je ne manquerai pas d'en faire connaître l'évolution aux parents concernés.
CC
04:58 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mercredi, 29 octobre 2008
Est-ce bien raisonnable ?
Concentrer sur un seul conseil municipal tant de sujets d’importance, certes inégale, mais nécessitant le temps de débats suffisant, relève d’une intention de s’épargner toute controverse mais aussi de n’aborder que trop superficiellement les dits sujets. Plus de 5 heures d’une séance à la fois trop longue pour le maintien d’une attention digne et trop courte pour étudier convenablement toutes les périlleuses difficultés dont la paternité revient à Gérard Dalongeville.
L’aménagement de la salle du conseil avec des tables agencées en U réduisant l’espace d’accueil réservé au public. Un public venu nombreux pour participer à sa façon aux différents points inscrits à l’ordre du jour. C’est là sans conteste non seulement le fait le plus positif de cette soirée mais aussi le plus porteur d'espoirs. Sa composition plurielle tranche sérieusement avec les habitudes maison « convoquant » aux 1ers rangs les supporters officiels de Gérard Dalongeville. Cette présence massive et diversifiée a réellement pesé dans les débats motivant quelques élus de l’opposition à s’essayer à des envolées lyriques de piètre qualité, invitant Gérard Dalongeville à céder, en façade tout du moins, sur quelques modalités d’une gouvernance moyenâgeuse, mais aussi à attester sur la forme d’une réelle différence de méthode et de style entre madame Coget et monsieur Duquenne.
La prouesse de Gérard Dalongeville d’homogénéiser l’argumentaire des diverses composantes de l’opposition. Cette unanimité est dramatique et ne serait être assimilée à une coalition de circonstance. Elle provoque par ailleurs et pour ma part un réel malaise en offrant au Front National la possibilité de postuler au jeu des 7 différences avec les autres composantes de l'opposition. Que la météo ne soit guère discutable est une chose, convenir de ce qu’il importe d’en faire est autre chose ! Cette prouesse, Gérard Dalongeville n’y serait jamais arrivé sans l’appui de sa majorité et de l’instance fédérale du PS en mars dernier. Il est regrettable que la quantité des élus à revendiquer l’ait emporté sur leur qualité, y compris, pour ne pas dire et surtout, dans un département historiquement marqué par ce parti.
L’absence excusée de Marie Noëlle Lienemann atteste de nouveau de l’habileté politique de la première adjointe à qui il ne pourra être reproché ni sa caution ni sa défiance à l’égard de Gérard Dalongeville. Cela suffit madame Lienemann de cette intelligence ci. Nous n’en voulons plus et l’heure des démissions, en commençant par la vôtre, serait la bienvenue. Elle serait surtout respectueuse. Prétexter ce que bon vous voudrez, peu importe, mais SVP, cessez donc au plus vite cette aventure dalongevillienne.
L’heure des démissions serait en effet la bienvenue. Jean Pierre Chruszez est vraiment formidable. L’instauration d’un comité de suivi des finances conjuguée à la mise en place d’un plan stratégique fantoche est une pitrerie de la part de celui qui il y a quelques semaines encore donnait à qui voulait l’entendre des leçons d’immodestie caractérielle et d’expert en économie. Ce même monsieur Chruszez n’a eu de cesse de reconnaître après une nouvelle salve d’irresponsabilité, l’urgence d’agir de concert avec l’ensemble des bonnes volontés. Il y a dans les propos tenus un bel aveu d’impuissance mais aussi l’envie de s’en amuser en invitant les élus de l’opposition à endosser la culpabilité de ses errements passés et futurs. Une posture contribuant en outre à édulcorer l’image du Front National.
« Oublions le passé » « On est gentil, on vous dit la vérité ». Monsieur Chruszez, votre gentillesse m’indiffère, la vérité n’est autre que celle que vous avez créée, grevant le budget des habitants et des politiques sociales pourtant indispensables. Le seul oubli qui vaille, monsieur, prendra du temps. Le temps de permettre à tous les Hénibeaumontois de se construire une identité et une fierté ! La démission, celle de votre majorité monsieur Chruszez, n’est pas indue ni un dû. Elle n’est qu’un préalable, mais un préalable indispensable.
Une partie de l’opposition qui se suffit dans son opposition et s’enferme pour ce faire volontairement dans un argumentaire qu’elle maîtrise parfaitement à force de répétition. Une attitude, qui bien que comparable à celle de Gérard Dalongeville, en devient tout aussi lassante et navrante. La forme l’emporte systématiquement sur le fond et se justifie à elle seule pour ne point s’assouplir. Ainsi en est-il du passé de monsieur Duquenne, de ses similitudes avec le FN, ainsi en est-il avec l’UMPS, et bientôt, soyez en assuré, ainsi il en sera de la connivence entre madame Coget et Gérard Dalongeville.
Les parents d’élèves présents hier soir auront pu juger de ce que peut être la différence entre la parade et l’acte politique.
Des actes il y en eut heureusement : reconnaissons notamment à monsieur Noël le courage de son opposition au retrait de la délégation de monsieur Pierre Ferrari. De quoi l’inviter à poursuivre davantage sur cette voie. Reconnaissons enfin à madame Coget la volonté de trouver une solution pour s’assurer d’un financement nécessaire aux classes de découverte. Cette volonté ne pourrait être interprétée comme un acte de servitude à l’égard de Gérard Dalongeville. Il est bon de l’affirmer. Nous ne manquerons pas en effet de vérifier l’exactitude de la réponse apportée par le maire sur ce sujet.
Déplorer enfin la décision du FN et de monsieur Duquenne de ne pas exprimer, publiquement et préalablement au vote, leur position quant au devenir de l’ex-adjoint à l’emploi et à la formation. Une belle satisfaction, à n’en pas douter, pour Gérard Dalongeville. Ce dernier, croisé à l’issue d’une interruption de séance, sembla il est vrai, en avoir grandement besoin.
PP
03:10 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
mardi, 28 octobre 2008
Interventions principales de madame Christine COGET - 3
concernant les classes de découverte
M le Maire, je vous ai fait parvenir une question écrite concernant l’annulation des classes de découverte.
Vous m’avez répondu dans la journée.
Je voudrai cependant, si vous me le permettez, monsieur le Maire, vous demander d’y revenir ce soir en séance, et ce notamment parce que la réponse ne me satisfait pas.
Vous avancez le désengagement de l’Etat, et à titre d’exemple la perte de 50 000€ de subvention pour le Dispositif de Réussite Educative dans le budget 2008 de la Caisse des Ecoles.
Le Dispositif de Projet Réussite Educative vise à proposer à des élèves en très grande difficulté scolaire repérée, un suivi éducatif global et individualisé.
Les classes de découverte ne dépendent pas directement de ces crédits.
Vous ne pouvez vous prévaloir d’une baisse de l’aide de l’Etat pour justifier votre désengagement et la difficulté à financer, faute de moyens municipaux, ces séjours éducatifs prévus de longue date.
Vous annoncez également que les participations des partenaires sont revues à la baisse. Quels sont ces partenaires ?
Reconnaître que je vous cite : les voyages scolaires de l’école Pantigny et des autres écoles de la Commune ne sont donc pas remis en cause, mais seront étudiés au cas par cas, après confirmation des marges de manœuvre dégagées par le budget de la Caisse des Ecoles, c’est reconnaître encore une fois, l’absence d’une réelle politique éducative sur Hénin Beaumont.
Pouvez-vous, svp monsieur le Maire, apporter des précisions ?
02:55 Publié dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Interventions principales de madame Christine COGET - 2
Concernant le retrait de la délégation d'adjoint à M. Pierre Ferrari
Concernant cette délibération qui méritait, à mon avis, de figurer ailleurs que dans le chapitre Questions administratives diverses, je voudrai vous faire part de mes impressions.
Je ne partage pas, ce n’est un secret pour personne, le choix politique initial de Pierre Ferrari qui a décidé de s’engager à vos côtés en mars 2008.
Pour autant, je ne peux concevoir le retrait de délégation que vous soumettez ce soir au vote.
Pierre Ferrari représente-t-il une menace au sein de votre majorité ? Que lui est-il reproché ? Est-il coupable d’avoir exprimé son désaccord face à l’augmentation des impôts locaux, et face à la mauvaise gestion ?
En prenant cette mesure « disciplinaire », M le Maire, vous montrez que votre ego ne supporte aucun avis contraire. Vous ne respectez pas votre propre groupe majoritaire, comment pourriez-vous alors respecter l’Opposition ?
Je me prononcerai personnellement donc en faveur du maintien de Pierre Ferrari dans ses fonctions d’adjoint.
Qu’en sera-t-il de vous, Mme Genty, Mme Policante, M Noël ?
Accepterez-vous que M le Maire démantèle ainsi la fameuse union de la Gauche créée, il est vrai, de toutes pièces pour les élections ? Qu’en penserait Mme Lienemann
Braverez-vous les menaces de sanction pour soutenir votre camarade de lutte ?
02:45 Publié dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Interventions principales de madame Christine Coget - 1
Concernant l'avis définitif rendu par la Chambre Régionale des Comptes
Nous avons reçu dernièrement le second avis de la CRC, (daté du 30 juillet). Cet avis fait suite aux mesures que le groupe majoritaire a approuvées lors du CM du 21 juillet 2008.
Ces mesures n’ont pas convaincu la CRC qui les considère insuffisantes.
Outre les faits constatés dès le 1er avis et dont voici quelques extraits :
« ce déficit trouve sa source dans un déséquilibre structurel de fonctionnement masqué par des reports de charges croissants d’années en années ainsi que dans des déficits antérieurs de comptes annexes (ex : ZAC du Bord des Eaux, 4,4M€ dont 2M€ depuis 2002) »
« faute d’avoir en temps utile assumé les charges qui lui incombaient en les finançant par des ressources appropriées, la ville a aggravé progressivement sa situation financière »
outre ces faits donc, permettez-moi de vous citer ce passage lourd de sens issu du rapport définitif :
« Au delà des principes généraux positifs adoptés par le CM, les délibérations du 21 juillet 2008 ne sont pas appuyées d’éléments chiffrés, venant détailler le rythme et les modalités concrètes du redressement de l’équilibre pour les années à venir ; le CM ne s’est pas engagé sur les postes budgétaires sujets à économies nouvelles, et sut l’ampleur des économies projetées. Les termes de la délibération du 21 juillet 2008 laissent supposer que le CM attend une augmentation de la fiscalité du seul fait de l’évolution naturelle des bases. La prudence impose de s’appuyer sur des recettes immédiates certaines plutôt que sur des recettes futures hypothétiques. »
en clair et cela est repris dans les conclusions du rapport, les mesures proposées et adoptées de manière ironique par votre groupe majoritaire sont loin d’être suffisantes, et le préfet vous inflige, Monsieur le Maire une seconde tutelle en 4 ans.
Le préfet se substitue à vous, M le maire, vous retirant la délégation la plus importante pour un premier magistrat, à savoir la délégation financière résultant d’une politique générale.
A croire que vous n’avez rien appris en l’espace de ces 7 années écoulées, et que vous vous contentez du bonnet d’âne.
La politique municipale dont vous êtes l’instigateur ne mène à rien, sauf à aggraver le sort des plus démunis, à faire fuir les classes moyennes qui revendent en masse leur logement, et à alimenter ainsi le discours du FN.
Vous dirigez cette ville en amateur, au « ptit » bonheur la chance, sans jamais vous être inscrit dans une logique d’obligation de résultats.
Le plan stratégique pour la gestion financière proposé ce soir est révélateur de votre mauvaise ou devrais-je dire non-gestion. Les mesures annoncées sont le fondement même de la conduite d’une collectivité, en l’occurrence de notre commune, et je m’étonne que vous puissiez ainsi reconnaître ne jamais encore les avoir mises en pratique.
J’aurai apprécié m’adresser également à Mme Lienemann. Aujourd’hui, ce sont 27 000 héninois qui paient votre erreur de jugement et de choix. Vous aviez 2 objectifs principaux : une surveillance financière rapprochée de monsieur Dalongeville, d’une part, et la lutte contre le FN d’autre part. Ces 2 objectifs ne semblent pas atteints.
Qu’auriez vous eu à dire sur ce sujet ? Auriez-vous été de nouveau solidaire ou auriez vous réussi enfin à faire entendre à monsieur le Maire la voix de la raison ?
Pour ma part, je dégage toute responsabilité, ne vous ayant jamais accordé ma confiance. La situation dans laquelle se trouve Hénin Beaumont découle uniquement de votre fait. Je ne prendrai pas part au vote.
02:32 Publié dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 27 octobre 2008
Communicare
Dans son édition du 21 octobre, la VDN exprimait un différent entre les commerçants du centre-ville d'Hénin-Beaumont et la mairie, concernant le déplacement du prochain marché de noël souhaité par cette dernière, du centre ville vers le jardin public de la rue Élie Gruyelle.
Vendredi soir, le message délivré lors d’un conseil d’école par le représentant de la mairie confirma l’existence de ce différent mais attribua aux commerçants la préférence de cette nouvelle implantation…
Situation sensible pour certains, plus anecdotique pour d’autres, là n'est pas la question aujourd'hui. Nous retiendrons toutefois l’existence d’une information manifestement peu fiable.
Evitons de tomber dans le jeu du « pouf pouf » tel que pratiqué dans les cours de récréation, et restons je vous prie sur le sujet de l’art de communiquer.
L’ordre du jour du Conseil Municipal de ce lundi apparaît de nouveau révélateur du refus de Gérard Dalongeville de s’épancher sur ses décisions dont il ne semble vouloir assumer la responsabilité ; et notamment, le retrait de la délégation d’adjoint accordée à monsieur Pierre Ferrari. Cet acte politique aurait probablement mérité mieux que la rubrique des questions administratives diverses …
J’invite au passage l’ensemble des élus de l’opposition à exprimer publiquement et préalablement au vote leur position quant au dit retrait. Chacun aura ainsi tout loisir de mesurer la solidarité régnant au sein de la majorité municipale et entre les différentes composantes de l’union de la gauche.
Les incompétences s’observent dans les faits, elles peuvent également être perçues par le biais des structurations de texte, des effets de style et du phrasé adoptés pour rédiger les délibérations soumises au vote de l’assemblée. Je ne puis là aussi que recommander au public présent ce soir de bien tendre l’oreille lors des lectures de ces délibérations. J’y reviendrai avec gourmandise à l’issue de ce Conseil Municipal.
PP
03:00 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 24 octobre 2008
Manichéen
La diversité des situations et la complexité des problématiques rencontrées localement ne peut faire l’objet d’une politique communale qui se voudrait immuable et à même d’orchestrer les évolutions jugées nécessaires. Ce postulat, pour peu qu’il soit partagé, rend caduque toute approche se satisfaisant d’un mode binaire droite – gauche. Un dispositif, quel qu’il soit, ne tient pas sa valeur de son ancienneté mais de son opérationnalité au présent et de son adaptabilité aux préoccupations à venir.
Nous pourrions penser que le "barre à gauche" prôné par Daniel Duquenne pour le bien de l’Alliance républicaine relève de cette logique. Certains, et c’est leur droit, le pensent réellement. J’y vois pour ma part, au contraire, un repli identitaire visant à s’inscrire pleinement dans la question du « Qui ? » et non plus du « Comment ». Qui pour mener l’AR ? Qui pour être son candidat et non comment la conduire. Le « Qui ?» personnalise les échanges et le repli observable pourrait conduire à privilégier les débats nationaux aux problématiques locales. Un repli comme une antichambre ?
Le « Comment ?», lorsqu’il n’oublie pas le « Pourquoi ? », cherche lui à mobiliser l’ensemble des compétences et en premier lieu celles des Hénibeaumontois(e)s. Le comment n’est nullement manichéen, il se veut on ne peut plus pragmatique. Un pragmatisme qui nécessite de faire fi du politiquement convenu. Que cette démarche puisse agacer, je le sais et l’assume pleinement. Daniel Duquenne n’aura finalement mis que quelques mois de plus que le Front National pour exprimer son inquiétude. La forme est moins agressive, mais le fond identique. La démarche agace car elle implique, pour qui souhaite y entrer, de se mettre à nu face à ses convictions mais aussi ses contradictions. Alter Echo essaie de viser aussi à cela. Je persiffle et je signe : il ne peut donc être le blog d’un dissident de l’AR, n’en déplaise à son président actuel.
Je ne puis donc que regretter vivement que Daniel Duquenne ait pris l’initiative de mettre de côté ce qui pour ma part fit et pourrait faire sa force : une dynamique collective spontanée et la complémentarité des différences.
Ce dynamisme et cette complémentarité seront de nouveau indispensables pour qui souhaite éviter à Hénin Beaumont Gérard Dalongeville et le Front National. Daniel Duquenne le sait pertinemment. En repoussant l’échéance, c’est le risque d’une énième coalition accouchée au forceps qui est pris. Que Daniel Duquenne désire mettre la focale sur ma personne est donc bien peu important. La tête sur le billot de celui qui il y a quelque mois (et pour nombre de personnes encore aujourd’hui) n’était qu’un illustre inconnu n’intéressera personne. Pire encore, elle ne résoudra aucun des problèmes sérieux et nombreux résultant des deux mandats de Gérard Dalongeville. C’est bien volontiers que je m’y présenterais s’il pouvait en aller autrement.
Les « puristes » pourront en revanche et à juste raison regretter que Daniel Duquenne n’ait pas souhaité aller au terme du processus démocratique régissant l’association Alliance Républicaine. La fonction de Président n’octroie pourtant aucune dérogation. Une posture sur laquelle je ne manquerai pas d’interroger l’intéressé. Je n’ai pas, il est vrai, cette préoccupation du « Qui ? ». Je m’efforce de contribuer au « comment ? » et au « Pourquoi ?», non par provocation malsaine ou par jubilation soit disant intellectuelle, mais là aussi par pragmatisme (ça aussi Daniel Duquenne le sait). Ainsi, en cette période post municipales, il conviendrait de ne point servir de débats. Je n’y conviens pas, fussent-ils difficiles avec celles et ceux qui demain s’allieraient pour s’engager ensemble lors des prochaines municipales. Je ne peux accepter l’idée selon laquelle tous les Héninbeaumontois se moquent de savoir si Daniel Duquenne mange ou non avec Steeve Briois. Il ne s’agit nullement ni d’irrespect à l’égard du leader frontiste, ni de question gastronomique ! On ne rassemble pas sur des non -dits ! Hénin Beaumont et ses habitants souffrent de la pseudo union de la gauche, comme elle aurait à souffrir d’une pseudo union de la droite. Le prix d’un dogme fédéral, voilà ce que aujourd’hui paient les 27 000 Hénibeaumontois(e)s. Un dogme qui raisonne comme une insulte aux compétences dont sont pourtant dotés quelques élus. Un dogme comme une insulte à l’intelligence et à la confiance en l’individu.
Ce dogme a aujourd’hui le sourire aux lèvres. A-t-il pour autant un avenir ? Puisse l’AR ne pas lui en offrir.
PP
09:00 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
mercredi, 22 octobre 2008
L'heure du choix...
Le Conseil Municipal se réunira lundi prochain. L'ordre du jour comprend 3 points, dont un intitulé "Questions administatives diverses". C'est sous cette appellation et dans ce chapitre, que sera réexaminé le budget, mais aussi le cas de Pierre Ferrari.
Petit rappel au cas où... Pierre Ferrari, responsable du MJS, s'est engagé aux côtés de Gérard Dalongeville, apparemment contraint et forcé par la fédération PS, dès janvier 2008. Il est élu Adjoint à l'Emploi et à la Formation, cette nomination venant récompenser une allégeance ou un mariage de raison. Les premiers mois se passent sans heurts, lune de miel oblige, Pierre Ferrari "mouillant la chemise" pour représenter l'équipe majoritaire dans plusieurs situations-problèmes.
Puis... 1er rapport de la Chambre Régionale des Comptes, hausse de la fiscalité en perspective, premières tensions... avant la trêve estivale. Dès la rentrée, Ferrari change son fusil d'épaule. Second rapport de la CRC, hausse effective des impôts locaux, la fibre "solidarité" reprend le dessus, il craque... devant les caméras de France3. Il dénonce alors la mauvaise gestion dalongevillienne, le train de vie trop dispendieux de la municipalité, tout comme son camarade David Noël d'ailleurs. Dès lors, le processus de désamour est engagé, la rupture paraît inévitable.
Le sang de Dalongeville ne fait qu'un tour, il retire sa délégation au benjamin de l'assemblée municipale. Benjamin très entouré, dont la défense est aussitôt assurée par les militants du MJS, furieux de voir leur leader destitué et sans doute ayant l'impression de s'être faits floués, d'avoir été utilisés. Action - Réaction: une pétition est lancée lors du marché aux puces de septembre.
Parallélement, l'invalidation de Pierre Ferrari est prononcée par le Tribunal Administratif. Mais il fait appel devant le Conseil d'Etat, et cet appel est suspensif. Ce qui, fort logiquement, ne convient pas à Dalongeville.
Lundi soir, le Conseil Municipal aura donc à se prononcer sur le maintien de Pierre Ferrari dans ses fonctions d'adjoint. Gérard Dalongeville n'a, semble-t-il, aucun doute sur l'issue de ce vote à bulletin secret et à la majorité absolue. En effet, la délibération suivante propose d'élire un nouvel adjoint.
Il sera intéressant de voir comment vont se comporter les ex-membres du Club des Cinq, à l'origine de la pseudo-union de la Gauche locale. Débat? Contestation? Doigt sur la couture du pantalon? Pierre Ferrari pourra comptabiliser ses amis, et Gérard Dalongeville connaîtra par la même occasion la force ou la fragilité de sa majorité. Vivement lundi!
CC
19:30 Publié dans Le MoDem | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
mardi, 21 octobre 2008
Conseil Municipal
Le Conseil Municipal se réunira
lundi 27 octobre 2008
à 18H
dans les salons d'Honneur de l'Hôtel de Ville.
Ordre du jour:
- Réglement intérieur du Conseil Municipal
- Avis définitif de la Chambre Régionale des Comptes
- Questions administratives diverses
20:25 Publié dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


