samedi, 11 octobre 2008
On dirait du Gérard Dalongeville
« On était bien obligé de freiner. On ne pouvait pas continuer comme ça »
On dirait du Gérard Dalongeville. L’expression est pourtant de monsieur David Noël. Et elle est accablante de vérités.
Sur la situation financière de la ville tout d’abord. Est-il encore utile d’y revenir ?
Sur la place qu’entend donner monsieur David Noël à la Culture : une variable d’ajustement dans un contexte où les choix politiques et les mises en œuvre pourraient être différents.
Si l’option retenue est discutable sur le fond, elle l’est aussi et surtout sur la forme : la population la plus éloignée des pratiques culturelles sera prioritairement pénalisée. C’est évident, et monsieur Noël ne peut feindre de l’ignorer.
Cette baisse aurait dû être un prétexte pour amorcer enfin la réflexion visant à la définition d’une politique culturelle déclinable selon des priorités et des possibles. Cette économie là, nous aurions dû nous en passer !
Sur l’importance que David Noël entend donner à son mandat. L’adjoint à la culture qui, il y a peu encore, s’était engagé à préserver « son » budget se dit maintenant être obligé … Et tel un scout bêtement caricaturé, monsieur Noël y va de son « Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer ». Patience monsieur Noël, cela viendra.
Une précision SVP monsieur Noël. Cette décision vous la prenez en tant qu’adjoint ou membre du Parti Communiste ? Et vos aspirations communautaires ?
Sur sa conception de la politique. Monsieur Noël qui s’indigne que l’on puisse s’amuser d’images détournées, qui n’entend nullement se faire donner de leçons eu égard au respect qu’impose son militantisme éclectique, monsieur Noël est la preuve vivante de l’aptitude humaine au changement. Tout devient possible.
Entendons-nous bien monsieur Noël, je ne vous pense pas être animé par l’appât d’un gain financier, ce dont en revanche je suis persuadé c’est que votre ambition n’est pas, à partir d’Hénin Beaumont, de défendre les femmes et les hommes aux côtés de qui vous défilez. Votre quête est ailleurs et se mesure à l’aide de fauteuils méritant bien quelques concessions… (Oui décidément l’aptitude est remarquable).
Sur son avenir, enfin. Mais là, vous avez raison monsieur Noël, cela ne me regarde pas … Je laisse le soin à Gérard Dalongeville de vous flatter le temps d’une amitié toute calculée. Permettez moi de vous souhaiter un bon courage. Il vous en faudra lorsque bien esseulé, la tête vous relèverez et face à vous apercevrez vos convictions si mal traitées.
PP
02:05 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note



Commentaires
Votre article aurait pu aussi s'intituler " En avoir, ou pas..."
Ecrit par : lola | samedi, 11 octobre 2008
je propose "Courage, fuyons!"
on reconnait la tout le courage de david noel...
Ecrit par : Tigibus | samedi, 11 octobre 2008
Il a bien retenu la leçon David, c'est Tonton Gérard qui va etre content!
Ecrit par : Tintin | samedi, 11 octobre 2008
Mariage forcé - mariage de raison- mariage arrangé-
Parole surveillée- parole perdue- parole censurée-
Acte manqué-
"j'ai donné m' parole, j'la r'prin".
Acte 1 jE T'AIME MOI NON PLUS.
Acte 2 je suis l'chef et j'entends le rester.
Acte 3 T'en a trop dit tu t'barres...
Acte 4 Baiser de JUDAS, j'finirai bien par l'aimer un jour..se dit -t-il joyeusement.
Acte 5 j' rent dans l'rang, la tune c'est important.
Acte 6 A écrire peut être par la section locale de la LDH...au titre de la cause perdue.
Acte 7 je l'savais , pourri, pourri.C'est tout dit vrai.
Acte 8 : In prend les mêmes et inr' comminch....
Ecrit par : AFFUTE | samedi, 11 octobre 2008
pas mal l'analyse de la pièce de théâtre qui se joue en mairie, pour l'adjoint à la culture...
Ecrit par : picorette | samedi, 11 octobre 2008
Coucou, revoilou la CRC... pour une nouvelle aventure intitulée "Mission 2004-2008".
Ecrit par : Lu dans VDN de ce jour | dimanche, 12 octobre 2008
la CRC est de retour, après son rapport définitif qui n'a pas encore été publié. Cela rend-t - il caduc et provisoire le rapport précedent? C'est à y perdre son latin...
Ecrit par : lola | dimanche, 12 octobre 2008
David Noël a souhaité réagir sur son blog aux propos développés dans cet article.
La lecture de son argumentaire m’incite à prolonger ce débat.
Je ne me suis nullement exprimé sur le caractère « cache misère » de la plaquette commune des Scènes Associées. Je regrette néanmoins qu’une logique budgétaire l’ait commandité alors que la mise en synergie des moyens à laquelle je suis favorable aurait du relever de ce à quoi vous n’avez pas répondu : la définition d’une politique culturelle. Etre doté d’un outil aussi fabuleux que l’est l’Escapade, monsieur Noël, ne suffit pas pour prétendre en disposer d’une.
Je déplore par ailleurs l’amalgame auquel vous vous livrez en prenant à témoin l’ensemble des personnels de cette association. Une pratique pour le moins douteuse dont je ne pourrai être la principale victime, monsieur Noël, et mon ego n’y est pour rien.
Votre visiteur du jour (une vieille connaissance d’Alter Echo, je crois) mériterait, il me semble, de votre part une réponse... Question de culture…
Quant à vous mettre en cause, monsieur Noël, permettez moi simplement de vous répondre ainsi : je ne suis pas l’auteur de vos propres « contradictions ». Je m’efforce en revanche de les porter à la connaissance du plus grand nombre, non dans l’intérêt de vous nuire personnellement, mais dans un but qui ne vous a, comme à tous, jamais été caché. Un but comme un préalable à la mise en œuvre de réelles politiques sur ce territoire. Eloigner de la mairie Gérard Dalongeville et le FN pour ensuite contribuer au défi que devra relever notamment l’ensemble du bassin miner. Je n’ai nulle prétention d’y parvenir à coup sur (je ne mésestime pas les nombreux blocages dont certains résultent de la transmission d’un héritage politicien douteux et je ne me surestime point) mais je m’y emploierai avec conviction, naïveté et sincérité.
Votre conclusion visant à vous associer au président de la CAHC et à ménager grandement le maire d’Hénin Beaumont, me confirme dans l’origine de vos motivations. Chacun aura tout loisir d’interpréter les choses différemment, c’est entendu.
Vous dire enfin, que la chance qui m’est encore donnée d’accéder à diverses pratiques culturelles, je la tiens davantage de mes rencontres que de mon compte en banque.
Ecrit par : PP | dimanche, 12 octobre 2008
d'apres la VDN de la semaine derniere il fallait : boire de l'eau de l'eau du robinet à le CAHC le bon exemple est donné aujourd'hui de l'eau de l'eau de l'eau en bouteilles .la VDN du 11 1O
Ecrit par : roro | dimanche, 12 octobre 2008
Il m est impossible de ne pas réagir au commentaire de roro .
Il est vrai que quand on prone une certaine ligne de conduite concernant les economies ,que quand on incite les salariés a boire de l eau de robinet si bonne soit elle , ( chez moi elle est imbuvable tant elle est chlorée ! ),on ne se fait pas photographier avec des bouteilles d eau minérale sur la " scene " !
Si le budget de la CAHC est a ce point mal en point , il faudrait , au moins montrer l exemple !
Et pourquoi pas pas faire payer l eau qui coule de maniere irrationnelle de l autre coté de la route !
Certains comportements , de la part de dirigeants qui se disent defenseurs des classes populaires et laborieuses mériteraient d etre révisés !
Ecrit par : rafa | dimanche, 12 octobre 2008
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