jeudi, 22 mai 2008
Sport et Politique(s)
Convaincu de la nécessité, à l’image de différents présidents de clubs, d’une totale indépendance politique des associations sportives vis-à-vis des élus locaux, j’observe avec intérêt ce que certains qualifient une mutation de l’OMS en perspective, et notamment l’abandon du cumul forfaitaire « adjoint au sport – président de l’OMS » jusqu’à présent pratiqué à Hénin Beaumont.
Il s’agit en effet de garantir, pour ma part, à chaque association, sportive ou non, le droit de disposer d’une grande liberté dans la poursuite de son objet statutaire ainsi qu’à la collectivité locale l’exercice de ses prérogatives dans la définition et mise en oeuvre d’une politique sportive. De cette indépendance découlent l’efficience de la dite politique et le respect de l’ensemble des acteurs acceptant ou non d’y contribuer collectivement.
S’il convient pour une collectivité de soutenir et d’accompagner les associations dans leur fonctionnement – le développement de cette vie associative peut alors être appréhendé comme un objectif à part entière - il importe également de considérer les clubs sportifs comme une ressource mobilisable comme peuvent ou doivent l’être notamment les services municipaux en charge des questions de jeunesse et des enjeux sportifs, des problématiques sociales, …, et ce au regard des objectifs assignés au projet communal.
Sans prévaloir des dispositions qui ce samedi matin seront débattues en Assemblée Générale de l’OMS, plusieurs interrogations mériteraient d’être levées :
Pourra-on parler d’indépendance en conservant l’adjectif Municipal entre un O et un S. Le ou les représentant(s) de la ville d’Hénin Beaumont sera/seront-il(s) considéré(s) comme membre de droit et doté(s) d’une voie délibérante ou consultative. L’OMS, en clair, disposera t-il d’une capacité à s’administrer pouvant aller à l’encontre des orientations préconisées par la municipalité si elle le juge nécessaire ?
Peut on parler d’indépendance en présence d’une subvention municipale conséquente accordée à l’OMS, 375 000 €, et votée en sus des aides consacrées par le maire et son équipe au sport, 802 500 € ? Pour quelle(s) mission(s), quels postes de dépense, quelle(s) complémentarité(s) ?
Autant de questions auxquelles il appartiendra à l’OMS ainsi qu’au maire d’apporter ou non ce samedi les éléments de réponses. Il en va, non d’une volonté d’inciter la ville d’Hénin Beaumont à se désengager pour des raisons purement et bassement idéologiques. L’objectif vise au contraire à jouer pleinement le jeu des partenariats, des complémentarités et des priorités que génèrent les besoins et attentes de toute une population dans le domaine des pratiques sportives et de ses déclinaisons : pratiques de compétition, féminine, des seniors, des publics en difficultés, apprentissage de la citoyenneté, ainsi que sport et santé, …
PP
22:21 Publié dans La Société Civile | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sport, oms, vie associative, mairie, indépendance, finance publique



Commentaires
Tant que l'office des sports restera municipal, il ne pourra y avoir d'indépendance au sein des différents clubs. Il suffit de voir comment certains présidents d'associations sportives avaient peur de s'engager lors des dernières élections municipales pour comprendre qu'ils sont pieds et poings liés.
De plus, cette somme (très conséquente) allouée à l'OMS, en plus du budget "sportif" de la ville, par quoi est-elle justifiée?, Pourquoi y a-t-il 2 budgets distincts?
Ecrit par : Augustin | vendredi, 23 mai 2008
Demandez un peu au maitre d'armes qui a offert son image dans les tracts de Dalongeville ce qu'il pense de l'indépendance des associations!!!
Ecrit par : Onestcocusmaiscontents | vendredi, 23 mai 2008
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